Ucofem: Les élèves du collège Boboto sensibilisés sur la liberté d’expression

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Après le Lycée Kabambare, le Collège Boboto, c’était le tour du Collège Parfaite et St Léonard à Lemba au quartier Salongo.  Dans ces deux écoles, l’ambiance était au rendez-vous, les élèves ont été édifiés sur la manière de communiquer avec l’autre tout en évitant le stéréotype. Après une explication détaillée sur la célébration de la journée internationale de la femme, le débat a été ouvert pour permettre aux élèves de s’exprimer. Une façon pour l’Ucofem de vérifier si le message avait été bien compris par ces derniers.

En marge de la célébration de la journée internationale de la femme  le 08 mars, les  femmes du collège Boboto ont organisées une journée culturelle le jeudi dernier au cours de laquelle, elles ont invitées l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem) à y intervenir autour du thème «  Faire entendre sa voix pour changer sa situation ». L’accent était mis sur la liberté d’expression.

En effet, depuis le lancement de ses activités du mois de la femme, l’Ucofem RDC  va d’une école à une autre pour sensibiliser les élèves filles et garçons autour de la liberté d’expression selon l’article 23 de la constitution qui reconnait ce droit pour toute personne afin de pousser les élèves à faire entendre leur voix, à dénoncer et à briser le silence.

Au cours de cette grande rencontre, plusieurs thématiques avaient été exposées par les panelistes à savoir, comment les médias agissent vis-à-vis  des droits à l’égard des femmes ? Les rôles des uns et des autres dans la défense de droits à l’égard des femmes  afin de permettre aux élèves de bien cerner cette question de droit de la femme et de la liberté d’expression.

Les élèves ont réagi après ces exposés. En 6ème Biochimie, l’élève Omari Samuel, qui  cherchait après avoir  suivi une émission télévisée, pourquoi devez-t-on nommer beaucoup de femmes sous prétexte qu’elles ont perdu les élections législatives de décembre dernier ? Les panelistes de l’Ucofem ont répondu à cette question en mettant l’accent sur la méritocratie, car comme nous luttons pour l’égalité de chances entre homme et femme, on nommera les femmes compétentes  aux postes de direction pour leur accorder la chance. A la question de savoir si « le Ujana » est une forme  d’émancipation ? Répondant à la question, Mme Maravia a instruit les filles alors qu’elles sont instruites à rester dans le sens positif du mot émancipation de la femme. Nous n’encourageons pas cela. Après le panel de discussion, est venu le moment de détente qui a marqué cette journée, notamment par la scénettes, le ballet  traditionnel, la dense par les collégiens, des poèmes, défilé de mode, le tout focalisé sur le rôle de la femme dans la société.

Dans son adresse à la presse, la commandante des élèves,  Mme Mango Issa de la 6ème Biochimie,  a déclaré que cette journée est exceptionnelle, car nous sommes  impressionnées par la présence des dames de l’Ucofem qui ont parlé de choses  que l’on connais, mais que les garçons ignoraient et ils ont su comprendre  ce qu’et le droit de la femme et la      liberté d’expression.  Nous vivons bien au milieu des garçons, il faut seulement se démarquer par le travail, poursuit-elle. Il y a émulation ici au collège, alors nul ne veut qu’on le dépasse, cela nous pousse à bien travailler. Les filles ont intégré le Collège Boboto depuis 1998. Au départ, il y a eu une et ou deux, mais cette année scolaire nous sommes à 22,  il y a donc un accroissement.

Clôturant la journée, le Directeur des études, le père  Albert Kineni, a remercié l’Ucofem qui s’est joint à eux dans la célébration de la JIF pour échanger ensemble sur certaine question d’actualité. Pour célébrer cette journée est un désir  profond que chaque  être  doit respecter dans  sa dignité. C’est vouloir changer les choses de manière positive.

Rebecca Muzama

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