Selon un sondage: 53 % de Congolais satisfaits de l’action de Fatshi

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Depuis son investiture, le 24 janvier dernier, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi s’est résolu d’améliorer le quotidien des Congolais, tout en extirpant de la société congolaise certains mots qui empêchaient à ce pays important en Afrique, de se développer. Il s’agit de la corruption, du détournement des deniers publics ou coulage de recettes de l’Etat, etc. Ceci le conduit donc à poser certains actes qui sont appréciés à leur juste valeur par les Congolais. C’est dans ce sens qu’intervient une étude menée par le cabinet « Target Research and consulting », et qui révèle que la majorité des Congolais se disent satisfait de la politique menée par Félix Tshisekedi depuis sa prestation de serment en tant que président de République démocratique du Congo.

Ainsi, Félix Tshisekedi démarre son premier quinquennat sur les chapeaux de roue. Tant l’action du président de RDC est favorablement accueillie par la majorité de son peuple. Selon une étude menée récemment par le cabinet « Target Research and consulting », le président récolte 53 % d’opinions très favorables, soit 28 % très favorables et 25 % plutôt satisfaits.  En revanche, 32 % (14 % insatisfaits et 18 % très insatisfaits) des Congolais se disent insatisfaits de l’action menée par le 5è président de l’histoire de Rdc. Et 15 % de Congolais n’ont pas voulu se prononcer.

Selon les responsables de Target Research and consulting, l‘étude a été menée par téléphone du 25 au 27 février auprès de 1000 personnes répartis sur les onze principales villes du pays : Kinshasa, Matadi, Kikwit, Mbandaka, Kisangani, Goma, Bukavu, Kindu, Mbuji-Mayi, Kananga, Lubumbashi. Le cabinet déclare s‘être servi des numéros de téléphone répertoriés lors des enquêtes.

Des motifs divers

Il ressort aussi de cette étude que les scores varient d’une province à une autre. En effet, si Tshisekedi n’est pas aimé à Kinshasa, il récolte 92 % d’opinions favorables dans le Kasaï-Oriental, province natale de son père feu Étienne Tshisekedi.

Et ce n’est pas en vain que « Fatshi » est aimé par son peuple. Parmi les motifs de satisfaction évoqués, l’annonce de la libération des prisonniers politiques, la réouverture de la Maison Schengen, l’annonce du retour au pays des exilés politiques et le reversement du reliquat des frais de mission au trésor public.

Les insatisfaits ont quant à eux moult reproches à l’encontre du président actuel. Et les plus nombreux (36 %) sont ceux qui estiment que durant les 30 premiers jours de règne, Tshisekedi n’a initié aucune action concrète. D’autres pensent qu’il n’y a aucun changement. Selon d’autres, encore (3 %), Fatshi n’est pas différent de Joseph Kabila.

Ces insatisfaits ne doivent pas oublier que le fonctionnement de toutes les Institutions est prévu par la Constitution. Ainsi, avant de formuler n’importe quelle critique, il est toujours sage de chercher à savoir ce que la constitution prévoie. Ici, disons qu’il est précipité de se prononcer sur les premiers jours, oubliant qu’il y a pas mal de démarches qui doivent être faites, pour faire une appréciation sans complaisance.
Sinon, le Président de la République, garant et respectueux de la constitution, ne pourra être bien apprécié que le jour où il va se doter d’un Premier ministre qui formera son Gouvernement. Ceci, parce que c’est le Premier ministre qui est responsable devant le Parlement. En attendant que le bureau définitif de l’Assemblée nationale, celui-là même qui doit investir le Gouvernement, soit installé, toute appréciation du Président de la République risquera d’être incomplète.

Mais quelque rigoureuse qu’elle ait été, l‘étude est loin de faire l’unanimité parmi les Congolais. Nombreux sont ceux qui la rejettent en la qualifiant de superficielle et de fantaisiste.  30 jours, semble être trop peu pour bien apprécier l’agir d’un Président de la République qui hérite un pays aux multiples défis. Basé à Kinshasa, Target Research and consulting dit exercer dans plusieurs pays africains dont le Burundi, l’Angola, le Congo-Brazzaville, le Rwanda, le Gabon et le Cameroun.

Jean-Marie Nkambua

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