Remise et reprise, nomination du DIRCAB, réunion du conseil supérieur de la défense Fatshi annonce ses couleurs

F. Tshisekedi et J. Kabila, après la remise et reprise
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Les choses sont allées très vite au sommet de l’Etat congolais. Ceci, à cause des défis énormes que doit relever le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Tout juste après son investiture intervenue jeudi 24 janvier au Palais de la Nation, pas de temps à perdre pour le nouveau Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a pris possession de ses bureaux, vendredi 25 janvier, au Palais de la Nation, siège de la Présidence de la République, au terme de la cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange.

Le Chef de l’Etat élu sortant, Joseph Kabila Kabange a, au cours de cette cérémonie, cédé son fauteuil à Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant de lui faire visiter les différents bureaux dépendant du Président de la République et l’hémicycle où avait été prononcé le discours de la déclaration de l’indépendance. A l’occasion, le chef de l’Etat sortant lui a aussi transmis des dossiers sensibles que Félix Tshisekedi devra désormais gérer pour la sauvegarde des intérêts des Congolais. C’est le sens même de ce huis-clos qui aura duré près de deux heures entre les deux personnalités.

Fatshi est donc un chef de l’Etat pressé non seulement par lui-même, il doit donner un sens aux multiples promesses de campagne, mais aussi par rapport à la base qui ne cesse de réitérer : « le peuple d’abord ». C’est ainsi que le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a, à l’issue de l’entretien en tête-à-tête avec le chef de l’Etat sortant, Joseph Kabila Kabange, indiqué qu’il fera du slogan «le peuple d’abord», le fil conducteur de tout son séjour à la présidence de la République.

Il a, à cette occasion, confirmé que l’une des premières décisions qu’il prendra sera la fermeture des cachots de fortune. En réponse à une question sur sa charge actuelle, il a indiqué qu’il se sent conscient d’avoir la responsabilité des millions d’âmes. «On essaie donc d’entrer dans la peau du Président et de s’habituer à la fonction», a-t-il dit, estimant que l’expérience s’acquiert.

Les premiers actes

 

 

 

 

 

 

Remise et reprise entre Vital Kamerhe et Néhémie Mwilanya

Déjà investi et en train d’occuper ses bureaux, Félix Tshisekedi doit aller vite à l’essentiel. Pour y arriver, il était important de se doter d’une équipe motivée pour l’épauler dans cette lourde tâche. C’est ainsi que la première décision qu’il a prise, est de nommer son colistier Vital Kamerhe, à la tête de son cabinet. Celui-ci sera secondé par le professeur Casimir Kolongele Eberande, qui s’occupera des questions juridiques, politiques et administratives.

Vital Kamerhe a effectué la remise et reprise avec l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya. A la prise de sa fonction, Vital Kamerhe a fait savoir qu’il va travailler « dans un esprit de cohésion, pour faire avancer les choses en commençant par où le directeur de cabinet Néhémie Mwilanya s’est arrêté. »

« Nous le [Néhémie Mwilanya] remercions pour le travail abattu avant nous. Je crois que c’est ça la renaissance du Congo. Ceux qui partent ne sont pas partis [Ndlr : Néhémie Mwilanya a exprimé sa disponibilité d’apporter son expertise au nouveau cabinet]. On ne va pas inventer la roue», a-t-il souligné.

Il a aussi précisé que la formation de son cabinet requiert « d’important détails techniques. » « Le cabinet du chef de l’Etat est politique ; mais il est avant tout technique. On ne devient pas conseiller du président de la République quand on veut. On doit maitriser la matière. C’est la République qui se gère dans cette maison », a indiqué le directeur de cabinet.

Nombreux sont les Congolais qui se demandent, pourquoi Fatshi a-t-il fait le choix de Vital Kamerhe et non celui de François Muamba qui était pourtant pressenti à ce poste. La réponse, il ne faudra pas la trouver loin ; elle découle des élections du 30 décembre 2018 qui ont donné une majorité parlementaire au président de la République sortant. Ainsi, en application de la Constitution de la Rdc, il revient à l’actuelle majorité parlementaire d’engendrer un Premier ministre.

En fin calculateur, Kamerhe est d’avis que l’actuelle majorité risque d’accaparer l’Assemblée nationale et la Primature. Ainsi, pour avoir de l’influence sur les deux institutions permettre au chef de l’Etat de rencontrer les desiderata du peuple et de toujours avoir la mainmise sur tous les dossiers, il fallait confier le cabinet du chef de l’Etat à un chevronné de la politique interne du pays. Et Vital Kamerhe qui se présente comme un bouclier ou le dernier verrou, semble être bien placé pour concilier les différents intérêts et contenir les pressions qui viendraient aussi bien du Gouvernement que de l’Assemblée nationale.

Concernant François Muamba, peut-être qu’il retrouvera son poste de ministre de Budget lors de la formation du Gouvernement. En plus, ce ne sont pas les postes qui manquent au niveau de la Présidence de la République.

Pas de recrutement ni de mise en place du personnel

A peine installé à la tête d’un Etat-continent dont on sait que la gestion des finances publiques et du personnel n’était pas toujours orthodoxe, il fallait prendre quelques mesures pour non seulement stopper l’hémorragie, mais aussi empêcher que certains actes de mauvaise foi ne soient posés par certains responsables malintentionnés. C’est le sens du communiqué du Directeur de cabinet, Vital Kamerhe, à l’endroit de tous les membres du gouvernement et des dirigeants des entreprises, établissements, ainsi que des services publics de l’Etat. En effet, il ressort dudit communiqué qu’à dater de ce vendredi 25 janvier 2019 jusqu’à nouvel ordre, les recrutements et mises en place du personnel sont suspendus. Il en est de même des engagements et liquidation des dépenses publiques autres que celles liées aux charges du personnel. Les cas exceptionnels sont soumis à l’autorité préalable du chef de l’Etat.

Dans ce pays, on a connu un ministre en fonction, sachant qu’il n’avait pas longue vie à la tête d’un ministère, s’est arrangé pour se nommer Secrétaire général. Comme l’expérience enseigne, il fallait intervenir au bon moment, pour permettre à certains zélés de caser leurs connaissances, sachant qu’ils n’ont plus assez de temps. C’est tout à fait normal qu’en cette période, d’autres dépenses publiques soient soumises au président de la République, qui va en apprécier le bienfondé. Dans tout ceci, c’est toujours pour éviter qu’un groupe de gens n’emporte des deniers publics, ni ne prenne d’éventuelles décisions  préjudiciables à l’Etat congolais.

Cap sur le Conseil supérieur de la défense

Considérant l’instabilité qui règne encore dans certaines parties du pays comme à Beni-Butembo (Nord-Kivu), à Yumbi (Mai-Ndombe), etc., sans oublier les conditions de vie et de travail parfois rudes des militaires et policiers, il revenait au nouveau président de la République de réunir la hiérarchie militaire et celle de la police nationale, non seulement pour qu’on lui présente la situation actuelle en termes d’état des lieux, mais aussi qu’il prenne les premières décisions salutaires, attendues de tous. C’est le sens de la réunion du Conseil supérieur de la défense ayant accouché de la ferme volonté de Félix Tshisekedi d’améliorer le social des militaires et policiers.

Jean-Marie NKAMBUA

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