Pour l’action climatique en Afrique entre 2021 et 2025: Le Groupe de la Banque mondiale va mobiliser 22,5 milliards de dollars

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Hier le 14 mars, des dirigeants internationaux se sont réunis à Nairobi pour réaffirmer l’engagement du monde face au changement climatique. Le Groupe de la Banque mondiale a pour ce faire mené des actions afin d’aider les pays africains à protéger la biodiversité, à accélérer la transition vers les énergies renouvelables et de développer une meilleure capacité d’adaptation et de résilience face au dérèglement climatique.

Les points marquants

Le Groupe de la Banque mondiale va mobiliser 22,5 milliards de dollars pour l’action climatique en Afrique entre 2021 et 2025 — soit plus du double des engagements de la Banque mondiale dans des projets climatiques depuis cinq ans. Ce financement s’inscrit dans le cadre des nouveaux objectifs d’action climatique que s’est fixés le Groupe à l’horizon 2025 et qu’il a annoncés en décembre 2018.

Cette annonce interviendra à la veille de la troisième édition du One Planet Summit, qui se tient à Nairobi (Kenya) le 14 mars 2019, à l’Office des Nations Unies. Ce sommet, Co organisé par le Groupe de la Banque mondiale, la France et le Kenya, s’est penché sur les moyens d’accélérer et d’intensifier la lutte contre le changement climatique en Afrique, avec comme principaux axes d’action la promotion des énergies renouvelables, la protection de la biodiversité et le renforcement de la résilience et de l’adaptation.

1. Pourquoi 2019 est-elle une année charnière ?

Le récent rapport du GIEC (a) sur les conséquences d’un réchauffement climatique supérieur à 1,5 °C alerte sur la nécessité d’agir bien plus vigoureusement à travers le monde, et en particulier en Afrique où les besoins sont les plus importants. Les pays se préparent actuellement à mettre à jour leurs plans d’action climatique nationaux dans la perspective de la conférence des Nations Unies sur le climat de 2020. Dans les mois qui viennent, le secrétaire général des Nations Unies organisera un grand sommet pour impulser de plus grandes ambitions avant cette échéance.

La troisième édition du One Planet Summit, qui se tient à Nairobi (Kenya) le 14 mars, est donc un rendez-vous majeur pour accélérer la dynamique. Dirigeants publics et représentants du secteur privé, entrepreneurs, donateurs, organisations internationales et autres parties prenantes venant des quatre coins du monde : tous ces acteurs d’horizons divers se réuniront dans la continuité des précédents sommets à Paris (décembre 2017) et New York (septembre 2018), avec, cette fois-ci, un coup de projecteur sur l’Afrique et ses initiatives en matière d’énergies renouvelables, de protection de la diversité et de renforcement de la résilience et de l’adaptation.

2. Quel est le rôle du Groupe de la Banque mondiale au One Planet Summit ?

Le Groupe de la Banque mondiale est l’un des coorganisateurs du One Planet Summit et constitue à ce titre un partenaire clé pour cette manifestation. À l’instar du président de la République du Kenya, Uhuru Kenyatta, du président de la République française Emmanuel Macron, et de la vice-secrétaire générale des Nations Unies Amina Mohammed, la présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale Kristalina Georgieva prononcera une allocution lors de la session de haut niveau qui ouvrira le sommet. Cette intervention sera l’occasion de réaffirmer la détermination de l’institution à amplifier son action pour le climat en Afrique.

Le Groupe de la Banque mondiale animera en outre plusieurs événements tout au long de la journée : panels thématiques sur les principaux défis et opportunités que présente la lutte contre le changement climatique en Afrique, présentations mettant en lumière des projets innovants, et rencontres à huis clos pour rapprocher les entreprises et les responsables publics autour des initiatives vertes sur le continent. Le Groupe de la Banque mondiale organisera également des entretiens Facebook Live avec des participants et des délégués présents au sommet.

3. Quelles seront les annonces du Groupe de la Banque mondiale ?

Le Groupe de la Banque mondiale va mobiliser 22,5 milliards de dollars pour des mesures d’adaptation et d’atténuation du changement climatique en Afrique. Soit plus du double de ses engagements dans des projets climatiques depuis cinq ans. Ce soutien vient conforter son « Business Plan » pour le climat en Afrique, qui a déjà permis de lancer 176 projets de développement « climato-résilients ».

Sachant qu’un certain nombre de pays africains sont parmi les plus exposés du monde aux chocs et stress climatiques, le Groupe de la Banque mondiale va consacrer plus de la moitié de cette enveloppe — soit entre 12 et 12,5 milliards de dollars — à des mesures de soutien à l’adaptation et la résilience. Un choix qui s’inscrit dans le cadre de ses nouveaux engagements financiers en faveur du climat et dans la lignée de l’orientation future de son Business Plan pour le climat en Afrique (a).

Ces fonds permettront aux pays africains de mieux s’adapter aux conséquences des dérèglements du climat (des inondations catastrophiques aux pénuries d’eau en passant par l’érosion côtière et les sécheresses) et de s’engager sur une trajectoire de développement sobre en carbone et vers un avenir durable.

En tant qu’administrateur du fonds fiduciaire de l’Initiative carbone pour le développement (Ci-Dev), la Banque mondiale signera un accord d’achat de réductions d’émissions avec la Kenya Tea Development Agency Power Company Ltd (KTDA Power). Le but est d’acquérir les crédits carbone de petites centrales hydroélectriques alimentant 350 000 petits planteurs de thé et 39 usines à thé régionales au Kenya. Ce nouvel accord porte le portefeuille de projets de Ci-Dev à plus de 73 millions de dollars.

Au titre du partenariat pour les contributions déterminées au niveau national et grâce à un soutien généreux de l’Allemagne (à travers le BMZ), la Banque mondiale intensifiera ses efforts pour aider le Kenya et le Rwanda à mettre en œuvre leurs engagements.

JMNK

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