Mois de la femme: L’Ucofem lance la campagne « faire entendre sa voix pour changer sa situation »

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A l’occasion du lancement des activités du mois de mars, mois de la femme, l’Ucofem et ses partenaires ont organisés une journée d’échanges avec les élèves du Lycée Kabambare, le samedi 2 mars 2019 autour du thème : « Faire entendre sa voix pour changer sa situation ». Un thème qui cadre avec celui du mois de la femme « Ensemble, promouvoir la paix, la sécurité et le genre par les services publics de qualité ».

Le choix porté sur cette école est fait afin de permettre aux écolières de porter le message plus loin dans  leurs familles. Les préparer déjà, les impliquer dans le traitement des questions liées aux droits de femmes. Il y a beaucoup de cas de violation des droits de femmes dès le bas âge. Il faut commencer à les  impliquer maintenant. Il ne faut pas entendre qu’elles deviennent femme, responsables. Les parents à partir de l’éducation qu’ils leur donnent doivent arriver à inculquer  cette notion de la liberté d’expression, a précisé la Directrice de l’Ucofem, Mme Anna Mayimouna.  

Ebeus Mika, élève de la 6è année littéraire interviewée par la presse, a indiqué que  cette journée d’échange avec les professionnelles des médias nous a permis  d’avoir accès à cette connaissance, faire entendre sa voix, car  je connais certaines jeunes filles qui  vivent des situations difficiles, alors nous avons appris comment faire entendre nos voix, enlever cette peur, pour qu’on ne continue plus à subir. C’est ainsi qu’on doit se décider, ne pas craindre car la loi existe à coté de nous. Se décider à briser le silence, dénoncer les antivaleurs, des mariages précoces et forcés, faire entendre sa voix sachant qu’il y a de gens qui peuvent nous aider.

Un sketch a été présenté pour véhiculer le message en rapport avec la promotion des droit de la femme,  la liberté d’expression, de penser parce que la loi existe et les instruments juridique de la RDC interdisent le mariage précoce. 

Dans  un jeu de questions-réponses

La question posée était de savoir si le fait d’engrosser une fille avant 18 ans était considéré comme un viol ?  A moins de 18 ans, cet acte est un viol et  condamnable au cas où l’auteur de la grossesse est aussi mineur. A ce moment, la loi statue différemment. C’est le tribunal pour enfant qui va le juger. Les élèves voulaient savoir si une fille qui se décide de se marier à 18 ans peut être considérée comme mariage précoce ? A 18 ans, l’âge de la majorité reconnu par notre loi, la jeune fille est libre de décider, a précisé Mme Bakajika, membre de l’Ucofem. Alors à 18 ans, une jeune fille peut décider de sa vie tout en évitant la rébellion. S’il y a mariage forcé, viol, il faut dénoncer, brisez le silence, faire entendre sa voix.    

Pour répondre à la préoccupation des  lycéennes qui cherchaient à savoir si cette activité était organisée aussi en province, l’Ucofem traite les questions de femme de manière conséquente elle est sur terrain.

Les activités du mois de mars sont organisées simultanément en province.  La prochaine étape, c’est la semaine prochaine avec les collèges pour leur parler des droits de femmes, les impliquer dans la  promotion des femmes à leur niveau, comprendre ce message et contribuer à la promotion des femmes.

RTM/Cp \�@�9

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