Luttant entre la vie et la mort: Les artistes Mpanga Brazzos et André Lufwa Mawidi lancent des cris de détresse au commun des mortels

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La vie des artistes, toute tendance confondue, en République démocratique du Congo, ne cesse d’interpeller plus d’un. Ils sont nombreux, dans cette crème, qui sont partis dans l’au-delà après avoir vécu dans la précarité la plus totale.

Et pourtant,  dans leur évolution, ces différents faiseurs de gaieté qui se sont retrouvés en bonne position dans le circuit de l’art après avoir égayé le public de par leurs travaux, se retrouvent abandonnés lorsque la brume s’annonce. On ne s’occupe d’eux, pratiquement, que lorsque la maladie où l’indisponibilité s’annonce…

Deux malades qui doivent interpeler la conscience

Combien d’artistes-peintres, d’artistes-musiciens, d’artistes-comédiens, d’artistes- sculpteurs, etc… sont morts et conduits dans leurs dernières demeures sans tambours ni trompettes ? Ils sont si nombreux que nous ne saurons dresser une liste exhaustive.

Cependant, il y a un cas présentement qui ne cesse d’attirer l’attention du commun des mortels et l’ONG « Artiste en danger » en fait mention dans ses notes. Il s’agit de 2 cas: Mwango Mpanga Brazzos, artiste-musicien et guitariste-bassiste qui avait fait la pluie et le beau temps dans les orchestres: African Jazz à la table ronde de Bruxelles et Afrisa-international aux côtés du Seigneur Rochereau Tabu Ley. Il est souffrant aujourd’hui. De même pour papa André Lufwa Mawidi, l’artiste-plasticien, bâtisseur du batteur de tam-tam à l’entrée principale de la Foire internationale de Kinshasa, il est aussi malade. Les deux malades luttent présentement entre la vie et la mort.

Peu avant que le changement ne puisse intervenir dans notre pays, de nombreuses démarches avaient été menées par des organismes spécialisés en la matière dont l’ASBL « Artiste en danger » auprès des instances compétentes pour pouvoir venir en aide à ces artistes, mais le tout est demeurée lettre morte.

Saisissant la balle par rapport au changement intervenu sur toute la linge en RDC, dans sa lettre n° 017/AED/019 du 24 janvier 2019, adressée au Président de la République, l’ONG précitée revient sur la périphérie de cette affaire. Elle sollicite l’intervention de la présidence pour venir en aide à ces deux nécessiteux.

L’ordre aurait été donné par le ministre des Finances à celui du Budget pour venir en aide à cet artiste. Malheureusement jusqu’au moment où nous couchons ces lignes, le ministre n’aurait pas libéré le DTO 4837 en faveur de Brazzoz Mpanga, afin que ce dernier puisse être pris en charge par la Clinique de Ngaliema.

En ce qui concerne le plasticien André Lufwa Mawidi, l’État congolais lui doit 1.800.000,00 $ {un million, huit cents mille dollars} à titre des droit d’auteur pour son œuvre à la Foire. Cette somme qui est son droit, une fois libérée, peut permettre à cet artiste, âgé aujourd’hui de 95 ans, de terminer ses jours en toute beauté.

A quoi serviraient alors des funérailles pompeuses?

Contre toute attente, les deux malades, luttant entre la vie et la mort sont encore à domicile faute de moyens. On attend alors que l’irréparable puisse se produire afin de voir sortir de Limousines pour des funérailles coûteuses qui se soldera par l’inhumation digne à la Nécropole, avant la décerne des médailles du mérite artistique à titre posthume. Quelle méchanceté de la part des humains? Si cette somme qui va sortir pour des funérailles pompeuses pouvait être débloquée à temps, sincèrement les vies humaines seront sauvées. Il n’est pas encore trop tard mais le temps presse.

Kingunza Kikim Afri/Cp

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