Le Professeur Édouard Gatembo « Kimbanseke, mon village doit devenir un slogan populaire »

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Nous sommes allés hier, à sa demande, à la rencontre du Professeur Édouard Gatembo-nu-Kake, (sur la photo), bourgmestre de la commune urbano-rurale de Kimbanseke pour comprendre ce qu’il pense sur l’avenir de la jeunesse de sa municipalité. Cela, surtout, en cette période où, grâce aux élections à venir, il va céder sa place à un autre dirigeant dans le respect de l’alternance. D’entrée de jeu, le numéro un de Kimbanseke reconnait que bientôt il va céder sa place à un nouveau venu, néanmoins, il restera toujours dans cet environnement en tant qu’administré…

De la jeunesse

En ce qui concerne l’avenir de la jeunesse de Kimbanseke, il dit en substance:  » Bien que je serais parti de mon fauteuil de bourgmestre, je resterais toujours attentif aux nombreuses préoccupations des jeunes de cette municipalité. Ici, lorsque je parle de Kimbanseke ma famille, j’entends une assurance tout azimut sur l’éducation de la jeunesse afin de faire de cette grande commune une grande famille où les enfants respecteront inconditionnellement leurs aînés et cela réciproquement. Cela est d’une importance capitale. Malheureusement quand on regarde cette jeunesse de Kimbanseke, on se rend vite compte que la majorité ne sont pas de délinquants, mais ce sont de jeunes gens qui n’ont pas vraiment étudiés. Parce qu’ils ne sont pas occupés, ils sont désœuvrés et par conséquent sont versés dans ce qu’on appelle phénomène « Kuluna ». Et pourtant, en regardant les choses en face, à l’unisson, les habitants de Kimbanseke, dans leur intérêt, doivent de  » Kimbanseke mon pays », un slogan populaire…

Raison pour laquelle, dit le professeur Gatembo-nu-Kake, « nous avons créé de nombreuses structures d’encadrement de cette jeunesse. Nous avons également créé des structures avec la police pour endiguer ce mal-là. Et au-delà de tout ça, nous avons essayé de comprendre ce que veut cette jeunesse-là, comprendre ses préoccupations afin d’y apporter quelques remèdes »…

A un moment, après avoir enregistré les besoins de la jeunesse qui s’était exprimé librement en présentant ses désidératas à l’autorité communale, avec le gouvernement provincial, dit le professeur Édouard Gatembo, « nous avons envoyé une sélection de jeunes en formation à l’INPP. Bien qu’ils ne soient pas nombreux, ce jeunes gens qui ont été formés se comportent déjà bien dans la société. Mais nous ne nous fatiguons pas. Nous continuons à encadrer cette jeunesse et pour cela nous avons mis sur pied de structures fiables pour l’encadrement de ces jeunes qui sont appelés à nous remplacer demain. Nous avons, dans ce cadre, demandé à la plupart des écoles de Kimbanseke qui sont en majorité privées, à bien vouloir encadrer cette jeunesse en incluant, en leur sein, des centres de formation d’où sortiront de jeunes gens bien formés et nécessaires pour la Nation demain »…

Du phénomène » Kuluna »

La commune travaille en synergie avec les familles parce-que ses enfants ont des parents out de tuteurs qui devront veiller sur eux. Pour cela, les chefs de rues, chefs des quartier sont sensibilisés pour pouvoir contribuer à cet effort d’encadrement de la jeunesse..

En ce qui concerne le phénomène « Kuluna », ont on parle de trop dans cette commune, le bourgmestre fait savoir que de disposition ont été prises surtout du côté du quartier Kikimi  en incitant ces jeunes gens d’accepter de laisser tomber cette sale besogne et d’opter pour un bon chemin qui mène au développement sans faille de Kimbanseke en particulier et de la ville de Kinshasa en général. Pour cela, il faut leur donner du travail afin d’être occupé car, disent-ils, c’est par manque de travail, d’occupation plausible que les jeunes de Kikimi se lancent dans le « kulinisme » (s’il faut le dire ainsi). La commune a travaillé d’abord avec la MONUSCO qui avait accepté de l’accompagner dans son souci de donner du travail aux jeunes ensuite, les Ongs aussi ont été contactées pour le même motif. Un projet a été élaboré pour les travaux d’assainissement mais pour la concrétisation, la commune bute aux difficultés de financement parce que ceux qui vont travailler devront être payés en retour… Toutefois, après le travail, il y a la conscientisation, la mobilisation et la participation des jeunes en nous appuyant sur ses besoins ancrés sur le développement sans faille de la commune.

Parlant de son successeur

A celui qui viendra après lui à la tête de Kimbanseke, le professeur Gatembo-nu-Kake dit en référence à ce qui se passe sous d’autres cieux, il pourra devenir le conseiller de son successeur afin de poursuivre et d’assister à la matérialisation de tout ce qu’il a entamé pour la bonne marche de cette commune qui, au demeurant, est la plus vaste de la capitale congolaise singulièrement sur le plan démographique.

Kingunza Kikim Afri/Cp

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