Législatives partielles à Beni, Butembo et Yumbi/ La Monusco rassure pour la sécurisation des scrutins

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La Monusco a donné, hier, ses assurances de sécuriser les élections législatives partielles qui vont se tenir ce dimanche 31 mars 2019 dans les circonscriptions électorales de Beni-territoire, Beni-ville, Butembo au Nord-Kivu, et celle du territoire de Yumbi dans la province de Maï-Ndombe. La porte-parole de la mission onusienne, Florence Marchal a signifié dans son introduction luminaire de la conférence de presse bimensuelle de mercredi qu’à Beni, la Monusco a organisé une session de recyclage d’une semaine sur la sécurisation du processus électoral à l’intention de plus d’une centaine de policiers.

Et à Yumbi, c’est une base militaire temporaire qui a été déployée en soutien au travail de monitoring effectué par les équipes du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Pour la Monusco, si le Gouvernement décidait de reporter une nouvelle fois les élections à Yumbi, ce sera une décision responsable. Dans ce sens que ce territoire n’est pas encore prêt pour les scrutins, vu l’ampleur du drame.    

L’on signale que le mandat de la Monusco arrive à son terme ce même dimanche 31 mars 2019. Les discussions se poursuivent au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies, sur le renouvèlement de ce mandat de la Monusco. Une nouvelle Résolution devra être adoptée incessamment.

Pour le moment, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Mme Leïla Zerrougui participent à des réunions du Conseil de sécurité. A son retour, elle tiendra une conférence de presse dédiée exclusivement au nouveau mandat de la Monusco.

Au cours de la conférence de presse bimensuelle d’hier à la Monusco, les journalistes ont également échangé avec le représentant spécial du directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour la riposte à l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo, M. Peter Graaft. Celui-ci, basé à Kinshasa pour coordonner au niveau stratégique avec le Ministère de la Santé, a souligné que depuis dimanche 24 mars courant, l’épidémie d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a dépassé le seuil de mille (1.000) cas.

 « L’OMS réaffirme son engagement, à la fois pour mettre fin à l’épidémie et collaborer avec le Gouvernement et les communautés, afin d’établir des systèmes de santé résilients. Cette épidémie dure depuis longtemps », a-t-il déclaré, avant de répondre aux préoccupations des journalistes.

La situation sécuritaire qui a prévalu au cours des deux dernières semaines a été présentée par le porte-parole militaire de la Monusco, le commandant Nabil Cherkaoui. Sur le plan opérationnel, il a fait part des activités militaires que mènent la Force de la Monusco et les FARDC dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, dans le territoire de Beni, etc.

Il a aussi donné quelques informations au titre de la coopération civilo-militaire. Les principales tendances des violations des droits de l’homme au mois de février dernier en Rd Congo, ont été aussi communiquées aux professionnels des médias. Ainsi, il a été dit qu’en février 2019, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté 495 cas de violations des droits de l’homme dans le pays.

Ce qui représente une diminution par rapport au mois de janvier (574 cas). Et dans l’ensemble, ce sont les agents de l’Etat qui sont responsables de plus de 52 % des violations documentées. Et près de 83 % des violations ont été commises dans les provinces affectées par les conflits armés. A l’instar des derniers mois et de l’année passée, la province du Nord-Kivu demeure la plus affectée.

Lepetit Baende

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