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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Autorité morale du Front Commun pour le Congo (FCC), méga plateforme dont il a été l’initiateur, le président de la République Joseph Kabila est conscient que pour parcourir 1.000 Km, il faut commencer par un premier pas. Très humble, il estime qu’une victoire électorale s’arrache, non seulement à travers une campagne électorale, parce que fort d’un bilan qu’il faut consolider, mais aussi parce qu’il y a un discours qu’il faut faire passer auprès des Congolais pour solliciter leurs scrutins. C’est dans cette perspective qu’il a invité les regroupements politiques membres du Front Commun pour le Congo (FCC) et le comité stratégique du FCC convoqués hier, en ce premier jour de la campagne électorale, en sa résidence privée de Kingakati, située dans la lisière de la ville province de Kinshasa, pour leur donner les orientations par rapport à la campagne électorale. Tout ceci, en présence du dauphin désigné, Emmanuel Ramazani Shadary.

Après cette réunion de réarmement moral, la parole est revenue à Lambert Mende, n°1 de la cellule de communication de la campagne d’Emmanuel Ramazani Shadary pour donner les grandes lignes de cette rencontre. A l’en croire, les chefs des regroupements politiques du Front Commun pour le Congo (FCC) ainsi que l’ensemble des membres du comité stratégique de ce Front que le président a constitué comme plateforme électorale et qu’il a invité  en ce premier jour de la campagne électorale étaient autour de lui, pour des raisons évidentes. « Nous sommes sereins, nous abordons cette campagne avec beaucoup d’humilité, parce que nous sommes les détenteurs d’une responsabilité », explique-t-il, avant d’ajouter que nous avons le bilan à  présenter et nous sommes totalement décomplexés au regard  de ce que nous avons fait pour ce pays. Et de renchérir que parce que notre campagne sera axé autour d’une vision toute entière tournée vers l’autodétermination du peuple congolais. Et à cet égard, nous sommes en phase avec la majorité des Congolais.

Est-ce Shadary c’est la continuité de Kabila ?

« Je ne sais si les Congolais peuvent se souvenir de là où nous étions lorsque Joseph Kabila a pris les rênes de ce pays en 2001. S’ils peuvent se projeter dans l’histoire et comparer par rapport à ce que nous sommes aujourd’hui, il n’y a aucun complexe à assurer ce bilan et à consolider les choses positives qui ont été faites. Nous gardons beaucoup d’humilité, par rapport aux choses qui n’ont pas été faites. Nos reconnaissons que nous ne vivons pas dans un paradis, il y a des choses qui doivent être consolidées », précise-t-il. Et cela ne veut pas dire que nous en soyons  au même niveau où nous nous trouvions en 2001 lorsque Kabila est arrivé. Ce que ce peuple a vu ce leadership clairvoyant de Kabila qui mérite d’être poursuivi et consolidé par Shadary.

Lutte contre la bonne gouvernance, une critique en creux ?

Ici, Lambert Mende répond que lutter contre la corruption est-ce une critique du régime de Joseph Kabila ? Pour lui, Joseph Kabila, dans toutes ces communications, au parlement il en faisait deux ou trois par année, il revenait avec beaucoup d’insistance sur la nécessité de lutter contre la corruption, d’améliorer la gouvernance. Nous avons hérité d’un pays qui pratiquement n’existait plus. Il a fallu reconstruire à partir  de rien du tout et qu’il l’a amené là où il se trouve aujourd’hui. Dire  qu’on va poursuivre cette œuvre-là, ce n’est pas une critique en creux. C’est dire qu’on va  maintenir le pas sur ceux de l’illustre prédécesseur qui a  quand même posé des actes importants dans l’amélioration de la gouvernance.

Soulignons que c’est en sa qualité  de leader du FCC, que le président Joseph Kabila  a convoqué cette réunion. Il le reste même après les élections. Il dit qu’il ne s’agit pas de gagner pour gagner, mais gagner pour une vision. Il a brièvement édictée cette vision, celle de l’autodétermination du peuple congolais. Le vrai problème, selon Lambert Mende, c’est celui de savoir, si ce pays doit nous appartenir ou appartenir à d’autres. Voilà le vrai problème que nous posons aujourd’hui. Je pense que vous avez la réponse. Vous avez le camp de ceux qui pensent que le pays appartient à d’autres, ils peuvent le manipuler comme on manipule une marionnette, et ceux qui estiment que l’indépendance doit être parachevée. La lutte de nos pères, Lumumba, de Kimbangu, de Mzée Laurent-désiré Kabila  ne pas encore achevée. C’est cette vision au service de laquelle Shadary va s’y mettre.

Ainsi donc, Joseph Kabila est le chef de la famille politique, mais l’administration de l’Etat est une chose, l’inspiration de la politique d’un Etat en est une autre. L’inspiration philosophique vient de ce regroupement qui met ensemble les hommes de gauche, de droite. Mais au niveau de la présidence, nous avons estimé qu’il fallait taire ces dissensions pour mettre en œuvre cette vision de l’autodétermination.

Au sujet du processus électoral, Mende estime qu’il y a trop de spécialistes des questions électorales en Rdc, surtout à l’étranger.  Les gens se mettent à raconter n’importe quoi sur la capacité de la CENI à mener le processus électoral à bonne fin, alors que même nous qui vivons dans le pays, nous sommes bien incapables de vous dire comment  la CENI mènera à bonne fin son travail, faute d’expertise ! Ce n’est pas notre travail et ce n’est pas le travail de ceux qui font les commentaires. La CENI qui a reçu du gouvernement tout le soutien logistique et financière, nous a dit qu’elle est capable de mener à bonne fin cette mission. On ne pouvait pas déployer toutes les machines pour des raisons de sécurité, qu’on le déploiera probablement une ou deux semaines avant. Entendre quelqu’un dire que la CENI n’est pas capable de faire ceci ou cela, adressez-vous à la CENI. Elle seule sait ce qu’elle est ou pas capable de faire. Jusque-là, on aura les élections le 23 décembre 2018.

JMNK

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Hier jeudi, le ministre de l’Enseignement supérieur et Universitaire, Steve Mbikayi était devant les sénateurs, pour répondre à une question d’actualité sur les incidents survenus à l’Université de Kinshasa et ayant causé mort d’hommes. Après les explications fournies par le ministre, il s’en est suivi une séance de questions-réponses. A l’occasion, le ministre a rencontré toutes les préoccupations des sénateurs. A la question relative à la bourse, Steve Mbikayi explique que la prise en charge des professeurs par les parents a commencé vers 1990. « J’affirme que les professeurs, pendant les années 90 n’avaient presque pas de salaires, voilà pourquoi les parents continuaient à les prendre en charge », affirme-t-il, avant de souligner que quand on compare les salaires des professeurs, c’est un peu consistant par rapport à ce qu’ils percevaient.  Pour lui, les professeurs sont payés chaque mois, preuve qu’il y a des efforts qui sont faits. Quant aux antennes installées dans les établissements scolaires, le ministre répond que les établissements jouissent d’une autonomie de gestion et le ministre de l’ESU ne gère pas les établissements. Les contrats sont signés entre les sociétés de télécommunication et les établissements. Mbikayi est revenu sur le climat entre son ministère et les professeurs, pour dire que chaque fois qu’il y avait un problème, il n’a ménagé aucun effort pour que le dialogue soit permanent.

Les gens ne font pas leur travail, stigmatise Mokonda

Toutes les réponses données par le ministre n’ont pas convaincu le sénateur Mokonda Bonza, qui ne s’est pas empêché de  faire remarquer que la solidarité gouvernementale a été mise à rude épreuve. « Sa responsabilité, c’est avant tout l’enseignement, mais il doit savoir qu’envoyer les policiers à l’Unikin, vous avez une responsabilité », dit-il, avant d’insister que c’est à vous que le chef de l’Etat a confié la charge de l’enseignement supérieur et universitaire. Et de poursuivre que vous devez vous occuper de leur sécurité et on ne peut pas tirer sur eux parce qu’ils manifestent ! Et quand nous avons une responsabilité, nous devons l’assumer avec compétence et patriotisme.

Mokonda Bonza a rappelé qu’il y a  deux ans, il avait répété la même chose au premier ministre, d’autant plus qu’il y a un problème de responsabilité dans ce Gouvernement. « Vous êtes là pour régler la situation des professeurs. C’est qui est important, c’est ce que nous pouvons faire aujourd’hui pour solutionner les problèmes qui se posent… », martèle-t-il, avant de conclure que les gens ne font pas leur travail. Tout le monde court après l’argent.

Une conclusion qui ne passe chez Mbikayi

Approché par la presse, le ministre Steve Mbikayi a reconnu que le sénateur Mokonda Bonza lui a donné l’occasion d’expliquer à l’opinion ce qui s’est passé. Toutefois, il ne peut pas aller jusqu’à dire qu’on est irresponsable, parce que nous avons pris des mesures conséquentes. Pour preuve, le policier qui avait tiré est aux arrêts et sera sanctionné. Nous avons eu des séances  de travail avec des parents des étudiants décédés pour parler de l’indemnisation, des funérailles et pour qu’ils soient enterrés  avec dignité. Nous avons déploré le fait d’amener les balles réelles sur le site universitaire et je continue à dire que la police ne relève pas de l’ESU.

L’ESU intervient pour dire qu’on n’entre pas sur le site quand il n’y a pas de danger. C’est ce qu’on a fait. Dernièrement, la police bloquait le passage. J’ai conclu en disant que les étudiants ont manifesté avec raison. « Nous voulons dire qu’on ne peut pas continuer à demander aux parents de payer pour les primes. Il faut que ça soit le gouvernement qui prenne en charge les salaires des professeurs et de tout le personnel. Dire ça, ce n’est pas manquer d’égard aux professeurs. Les bévues policières existent partout. On ne peut pas accepter qu’on amène les balles réelles et qu’on tire. Mais quand vous avez des zélés, nous prenons les mesures pour que cela ne puisse plus e reproduire », dit-il.

JMNK

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La République démocratique du Congo et les Emirats Arabes Unis viennent de poser un nouveau jalon important dans la consolidation de leurs relations bilatérales avec la signature ce 19 novembre 2018 à Abu Dhabi, capitale de la fédération arabe, d’un accord portant exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et la facilitation similaire d’octroi de visas pour les détenteurs d’autres passeports.

Pour les deux parties, les chefs de la diplomatie qui procédèrent à l’établissement des relations diplomatiques l’an passé, sont les signataires de l’accord qui doit faciliter les mouvements entre les populations des deux pays : Léonard She Okitundu, Vice-Premier ministre, ministre des Affaires Etrangères et Intégration Régionale Congolais et Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale émirati.

Faciliter les échanges entre les deux pays

Cet accord d’une validité de cinq ans renouvelable tacitement prévoit de manière réciproque pour les détenteurs de passeports diplomatiques des deux pays avec un délai de validité de six mois au moins, un visa d’entrée à titre gratuit, à l’arrivée et un séjour sur les territoires respectifs de 30 jours maximum. Pour les détenteurs de passeports ordinaires et de service, il prévoit pour les Congolais, des facilitations aux services d’immigration notamment par le biais des ambassades des Emirats ou le site internet officiel de visas qui sera plus accessible avec un délai de traitement administratif plus rapide.

Renforcement des positions diplomatiques

Cet accord a été signé au terme d’une rencontre bilatérale entre les deux délégations ministérielles au cours de laquelle Kinshasa et Abu Dhabi ont décidé d’accélérer le processus diplomatique d’accréditation respectif des ambassadeurs pour “densifier les dossiers bilatéraux pour une coopération mutuellement avantageuse telle que souhaitée par les deux chefs d’Etat, Joseph Kabila Kabange et Sheikh Khalifa”

Léonard She Okitundu a en outre salué  l’excellence de la coopération diplomatique entre les deux pays dont l’un des exemples concrets a été le retrait unilatéral, à la demande de Kinshasa, des Emirats Arabes Unis du comité de pilotage de la Conférence Humanitaire de Genève en ce début d’année organisée sans l’aval et le concours congolais.

Un accord cadre pour des consultations politiques régulières entre les deux ministères et leurs représentations respectives de par le monde a été désigné comme prochaine étape marquant ce rapprochement diplomatique avec l’harmonisation des positions communes au niveau international, par exemple la RDC comme membre du Conseil des Droits de l’Homme et les Emirats Arabes Unis organisant l’exposition universelle 2020 à Dubaï.  La lutte contre le terrorisme ou l’extrémisme religieux, phénomène qui menace aussi l’Est de la RDC, la Corne de l’Afrique et sa région australe, les questions climatiques globales, le renforcement du multilatéralisme international feront partie des thèmes forts communs à défendre.  Le Vice-premier Congolais a réitéré son invitation à se rendre en RDC à Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan, qui a promis de l’honorer courant 2019.

Deux accords en étude pour booster les échanges économiques

Intéressé par le potentiel Congolais, les Emirats Arabes Unis par le biais de leur Ministre ont proposé l’étude par les techniciens des deux parties des textes pour sécuriser leurs probables investissements en RDC, un accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements et un accord sur la non double taxation. Les deux parties ont promis de mettre rapidement sur pied des équipes pour en discuter et procéder dans un délai raisonnable à une signature.

Pour rappel, les Emirats Arabes Unis sont  la deuxième économie du Golfe Persique après l’Arabie Saoudite, avec un PIB estimé à 375 milliards de dollars en 2016 dont les fonds souverains évalués à  près de 800 milliards de dollars US et s’affirment désormais comme le premier bailleur de fonds bailleur de  cette région en Afrique, précisément en Egypte avec plus de 12 milliards investis depuis 2014.

Pour sa part, plébiscitée première économie d’Afrique francophone en PIB nominal par le dernier rapport de la Banque africaine de développement, la RDC connaît cependant des difficultés économiques conjoncturelles suite à la baisse des prix des matières premières dont elle est exportatrice (cuivre, cobalt, coltan) qui mettent sous pression son taux d’inflation et ses réserves  de change.

Une stratégie de crédibilisation du passeport congolais

“Cette signature d’exemption de visas entre Kinshasa et Abu Dhabi est à placer dans le cadre de la stratégie amorcée par le Ministre Okitundu de crédibiliser le passeport Congolais au niveau mondial et faciliter ainsi l’insertion des populations congolaises dans les flux mondiaux” affirme Michael Sakombi, conseiller du Vice-premier ayant participé aux pourparlers.

“Ceci renforce ce qu’on appelle actuellement dans le jargon migratoire, la “puissance du passeport”, indicateur des facilités de voyage pour les détenteurs de passeports d’un pays dont Singapour et Séoul sont les champions.”  révèle Sakombi.

Il rappelle que depuis l’entame du second mandat de She Okitundu à la tête de la diplomatie, c’est le troisième pays  après la Turquie et l’Afrique du Sud à ouvrir ses frontières aux Congolais. Plusieurs autres accords sont en cours de négociations avec des pays d’importance similaire tant sur les plans économiques que diplomatiques révèle-t-il.

JMNK

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Le verdict de l’affaire ayant opposé le Ministère public à près de 36 prévenus Kamuina Nsapu au Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, interviendra le 04 décembre 2018, soit dans le délai de la loi. Telle est la conclusion du juge président Tumuna Tshini Chang qui a clos les débats, avant que les prévenus ne puissent s’exprimer. Soulignons qu’au cours de ce procès, le Ministère public et différentes parties au procès ont apporté les moyens, et il revient au juge de se prononcer.

En effet, ce procès, qui n’a pas été du tout une mince affaire,  nous a pris quasiment une année, à cause de la complexité des faits. Et le Tribunal devait prendre tous les temps possibles pour garantir le respect des regels, respecter les droits de la défense. « L’instruction a permis au juge de poser les questions autour des faits, soit des préventions mises à charges de chacun des prévenus. Après cette phase, le Tribunal  a donné le temps à chaque partie de présenter ses conclusions : la défense a présenté  ses conclusions, le Ministère public a pris ses réquisitoires et la défense a présentés ses plaidoiries », a indiqué le Colonel Limbaya, l’Organe accusateur. Et de renchérir que même les prévenus ont remercié le Tribunal pour avoir respecté les règles, c’est-à-dire, il a suffisamment donné du temps aux prévenus pour se défendre et aux avocats pour plaider en faveur de leurs clients. Aujourd’hui, le Tribunal a estimé que l’affaire était suffisamment instruite. Il a déclaré les débats clos, a pris l’affaire en délibérée pour un jugement à intervenir dans dix jours, soit le 04 décembre 2018.

A la question de savoir pourquoi les prévenus ont tout nié en bloc et exiger leur acquittement, le Ministère public a répondu que c’est leur droit. Et de soutenir que du début à la fin, les prévenus ont nié les faits, ils ont nié les évidences que nous avons produites tout au long de ce procès. Quelles sont ces évidences ? Nous avons confronté les prévenus à leurs propres déclarations. Nous avons présenté les relevés téléphoniques où il est clairement  démontré que les prévenus étaient en communication pendant des périodes suspectes. C’est-à-dire, les périodes préparatoires  et précédant les attaques. Nous avons présenté les enregistrements, les vidéos où les prévenus expliquent ce qu’ils ont commis comme forfait. Il y a en même qui ont rejeté leurs propres photos. « C’est de leur droit, nous avons apporté les moyens, il revient au juge de se prononcer. Nous les avons présentés comme les auteurs des faits, il revient au juge de nous départager », dit-il.

Au regard de ceux qui pensent qu’il s’agissait là d’un procès politique, l’Organe de la loi pense que l’Etat a un devoir, celui de sécurise la population et ses biens. Dans ce devoir, l’Etat a la charge, une fois que l’ordre public est gravement perturbé, de mettre la main sur les suspects et de les déférer devant le juge. La finalité de ce travail, c’est sécuriser la population et ses biens. S’il y a une frange de la population qui ne croit pas, l’Etat a fait son devoir qui permet à cette population de dormir en toute quiétude.

Dans le même sens, la partie civile Rdc à travers Me Lunda Banza wa Seya pense que la République n’attend que justice soit rendue aux différentes victimes. La République, dont les bâtiments ont été détruits… pour ce terrorisme qui, si la République n’avait mis les moyens pour l’arrêter, on ne sait pas là où on en serait. Il y a des victimes humaines, des orphelins, que les criminels soient condamnés et mis à l’écart des paisibles citoyens pour que la campagne et la fin de l’année se passent bien. S’il y a en qui sont innocents, qu’ils soient acquittés.

A l’en croire, il faut féliciter la patience du Tribunal, parce qu’il y a des choses qui ont été faites pour que la procédure n’aboutisse pas. Le Tribunal a fait preuve d’une lucidité, ^parce que tout a été fait pour qu’il s’énerve et panique. Il a été patient, lucide et maitrisé les débats. Toutes les parties ont eu le temps de s’exprimer librement et lorsque le Tribunal rendra son jugement, personne ne pourra se plaindre. Mais ceux qui s’estimeront lésés, iront en appel.

JMNK

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Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur conviction que les élections du 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo constituent une occasion historique pour le premier transfert démocratique et pacifique pouvoir dans ce pays et la création des conditions pour son développement.

Dans une déclaration à la presse publiée mercredi soir à la veille du début de la campagne électorale officielle le 22 novembre, les membres du Conseil se sont félicité « des progrès accomplis dans les préparatifs techniques pour les élections et les efforts du gouvernement congolais pour le financement des élections ».

Ils ont salué la décision du gouvernement de la RDC d’inviter des missions d’observateurs internationaux, notamment de l’Union africaine et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et ont encouragé le gouvernement à inviter d’autres observateurs.

Le Conseil de sécurité a exprimé son inquiétude concernant le déficit de confiance et les différences qui subsistent entre les acteurs politiques congolais. Il les a encouragés, ainsi que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à travailler ensemble pour résoudre, sans plus tarder, les problèmes d’intérêt commun afin d’atteindre le plus grand consensus possible sur l’organisation technique des élections, y compris en ce qui concerne les machines de vote et le registre des électeurs.

Les Congolais voudraient savoir, quels sont ces problèmes d’intérêt commun dont parle le Conseil de sécurité ? S’agit-il de la machine à voter ou des électeurs enrôlés sans empreintes ? Des questions qui sont du reste devenues irréversibles et pour lesquelles un retour en arrière serait trahir la République.

Avant le début de la campagne électorale officielle, les membres du Conseil de sécurité ont exhorté toutes les parties - gouvernement et opposition – à travailler ensemble pour assurer des élections transparentes, pacifiques et crédibles et pour préserver la paix et la stabilité en RDC et dans la région. Ils ont en outre rappelé l’importance d’assurer la sécurité des candidats et des électeurs au cours de la campagne électorale.

Le Conseil de sécurité a appelé la communauté internationale et les gouvernements voisins à soutenir activement le processus électoral en RDC et « à prendre des mesures effectives pour empêcher toute action extérieure, qui pourrait interférer négativement sur le processus électoral, son résultat ou sa légitimité ». Les membres du Conseil de sécurité ont également souligné que le personnel international et des Nations Unies, y compris les observateurs électoraux, les Casques bleus et les experts travaillant en RDC, doit être en mesure d’effectuer en toute sécurité ses tâches.

JMNK

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La dot est une vieille tradition africaine et qui est toujours pratiquée comme c’était le cas des siècles avant. Elle désigne, dans le  langage  courant, l’apport des biens par une des familles ou par le fiancé ou du nouveau ménage.  Elle  accompagne le mariage dans nombreuses cultures. A l’origine, la dot constituait en réalité un objet symbolique. Elle consacrait l’existence et la permanence du mariage. Elle était constituée de certains biens symbolisant les valeurs culturelles de la société. La dot, rappelons-le, est un symbole. Un ensemble de biens qui déterminent le consentement des familles à s’unir entre elles. La dot est surtout un signe d’amour. En effet, quand un homme aime une femme, au-delà de ce qu’il peut aussi aimer ses opinions, il décide de la doter, pour la faire respecter. Ici, le respect de l’un ou de l’autre arrive quand ils prennent la décision d’annoncer au public qu’ils aiment et qu’ils voudraient passer le restant de leurs jours l’un aux cotés de l’autre. L’homme qui va doter la femme, prouve au monde  que sur des milliers de femmes qu’il connait, il a choisi celle-là. Et comment le saurait-on ?   C’est évidemment par le versement de la dot. Doter une femme signifie l’aimer. Comme qui dirait quand on aime, on donne. Je voudrais faire référence à ce verset biblique dans Jean 3, 16 qui stipule : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique…… ». Car l’homme a tant aimé une femme qu’il l’a dotée la femme…..

La dot dénaturée ?

Ici, la dot devient un véritable parcours de combattant. Pourtant, elle n’a pas toujours bonne presse. D’abord, à cause de son coût élevé puis à cause de ses détracteurs l’assimilant à une forme de marchandage de ce qui était au départ symbolique. Les proches de la préposée au mariage montent les enchères autour de leur fille. Et c’est là où le bât blesse. Des voix s’élèvent pour décrier ce dérapage, dans le contexte de la RDC, où le chômage, l’inflation et la guerre constituent des freins au mariage. Si jadis, la dot ne constituait pas un prix, c’est-à-dire qu’elle n’était qu’une preuve d’existence de l’union matrimoniale et signe d’amour, il n’en est plus question pour le Congo d’aujourd’hui. En  effet, la dot a perdu le caractère symbolique qu’elle avait à l’origine. La tradition reculant devant l’intérêt, cela a tôt fait de dénaturer l’être féminin. C’est ainsi que ceux qui entretiennent la surenchère autour de la dot sont critiqués, car ils considèrent la femme   comme un bien, un objet mobilier transmissible et n’ayant aucun droit. Conséquence, le mariage qui était symbolique hier, est devenu aujourd’hui une occasion des grandes cérémonies de dépenses, d’enrichissement et bien d’autres. Pourtant, la dot est un prix à payer pour le futur mari à la famille de la jeune fille, signe d’affection à sa femme et surtout de respect. Il incombe traditionnellement à la famille de la mariée de payer la cérémonie et le repas du mariage. La liste de mariage est aussi une tradition qui peut être considérée comme découlant de la dot, en dehors du cercle familial. En somme, la dot est en réalité un signe d’amour.

 Belinda Mbayo