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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Au 30ème Sommet des chefs d’Etat et des Gouvernements de l’Union africaine (UA) qui s’est clôturé hier à Addis-Abeba (Ethiopie), et qui avait comme thème principal : « Combattre l’impact profond et dévastateur de la corruption, de l’évasion fiscale et des flux financiers illicites », la République démocratique du Congo était représentée par son Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Intégration régionale. Le président sortant de l’Union africaine, Alpha Condé, qui a passé le bâton de commandement à Paul Kagame du Rwanda, a qualifié d’improductive la présence des casques bleus en Afrique, surtout en Rdc, car aucun résultat satisfaisant n’a été enregistré une vingtaine d’année après. Il a proposé la création d’une force africaine, afin de lutter contre le terrorisme et mettre fin à la guerre en Afrique. Position défendue également par Joseph Kabila, dans sa conférence de presse du vendredi dernier, qui a tranché qu’il n’y a pas de cogestion de la Rdc avec la Monusco, avant d’exiger un examen minutieux de l’accord de siège.

Du 28 au 29 janvier 2018,  Addis-Abeba (Ethiopie) a abrité le 30ème Sommet des chefs d’Etats et des Gouvernements de l’Union africaine (UA). La RDC était représentée par le Vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères et Intégration régionale, Léonard She Okitundu. Dans sa délégation, la ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa et celle des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa. Le président guinéen Alpha Condé qui a dirigé la cérémonie d’ouverture dimanche 28 janvier, a aussi passé le bâton de commandement à son homologue rwandais, Paul Kagame. Ce, après avoir passé  douze (12) mois à la tête de l’Union africaine. Le thème principal retenu pour ce 30ème sommet est celui de la lutte contre la corruption et des dossiers politiques. Les dirigeants africains se sont aussi penchés sur le projet de réforme de l’organisation panafricaine.

La cérémonie d’ouverture du sommet a d’abord été retardée par un débat à huis clos de plusieurs heures sur la réforme de l’Union africaine. Comment financer l’organisation afin qu’elle ne dépende plus de ses partenaires extérieurs comme l’Europe, l’Amérique ou encore le Japon ?

Ainsi, le président Alpha Condé, dans son discours, a aussi proposé la création du G5, afin de permettre aux africains de résoudre eux-mêmes leurs problèmes. « La création du G5 montre la volonté pour l’Afrique de prendre son destin en mains, et lutter contre les crises. Nous avons vu que même si nous soutenons les casques bleus, ces derniers n’ont pas eu un rôle très efficient », a déploré le président guinéen.

Quant à la présence des casques bleus en Afrique, principalement en République Démocratique du Congo,  le président sortant de l’UA l’a jugé improductive. Dans la mesure où, aucun résultat satisfaisant n’a été enregistré depuis sa venue sur le sol congolais. Il a proposé la création d’une force africaine, afin de lutter contre le terrorisme et mettre fin à la guerre en Afrique.

« Nous avons plus de 20.000 casques bleus au Congo Kinshasa depuis des années, ça ne donne pas de résultats. En effet, pourquoi voulez-vous que les Bangladais et des indonésiens viennent mourir en Afrique ? Ce n’est pas leur continent ! Pour mourir en Afrique, il faut être patriote et aimer son pays. Donc, seuls les Africains peuvent se battre et défendre leur pays. C’est pourquoi, l’exemple du G5 doit être encouragé et multiplié, afin que nous prenions notre destin en mains. Il y a des Etats africains tels que l’Algérie, le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud qui ont des moyens logistiques. Si nous devons nous battre, nos troupes ne doivent pas attendre l’intervention extérieure. Ces pays peuvent déjà dans un premier temps, assurer la logistique des transports, à l’exemple du Maroc qui a évacué nos frères en Libye qui subissaient l’esclavage. Il est important que nous collaborions et que nous unissions nos forces, afin que nous prenions en mains la lutte contre le terrorisme et la fin de la guerre dans notre continent », a renchéri Alpha Condé.

She Okitundu salue l’engagement de l’UA à soutenir le processus électoral en RDC

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Intégration régionale, Léonard She Okitundu, chef de la délégation congolaise à Addis-Abeba a noté l’engagement de l’Union africaine de soutenir le processus électoral en République Démocratique du Congo. Pour le VPM She, la Commission de l’UA veut résoudre la question liée à la logistique et déployer les moyens et l’équipement sur l’ensemble du pays. Par ailleurs, She Okitundu a salué les missions opérées par les différents commissaires de l’UA en RDC, afin de s’enquérir du déroulement du processus électoral, et dont les rapports ont été positifs. Moussa Faki Mahamat a fait savoir qu’il faut une réappropriation de ce processus électoral par le continent africain et non pas trop dépendre des appuis extracontinentaux. C’est pour cette raison qu’il a décidé au niveau de la commission, de sensibiliser plusieurs pays africains qui peuvent apporter cet appui logistique au processus électoral en RDC.

« Pour soutenir le processus électoral en RDC, le commissaire de l’Union africaine est venu à Kinshasa rencontrer toutes les parties prenantes. Les autorités, la société civile, la Majorité et l’Opposition politique. Et il a fait un rapport ici à la commission et c’était un rapport positif. Il prouve effectivement l’engagement de la Commission à soutenir le processus électoral dans notre pays. Ensuite, il a dépêché dans notre pays le commissaire chargé de la paix et la sécurité mais aussi son conseiller stratégique. Les deux personnalités ont fait des rapports positifs.  Le commissaire Cherby du Conseil de paix et sécurité, a insisté sur le besoin logistique de la RDC pour le processus électoral. Vous savez que nous sommes un pays continent, et la question logistique est un grand défi pour déployer les moyens et l’équipement sur l’ensemble du pays. Il faut disposer des hélicoptères, des véhicules, et pour cette raison, le commissaire a insisté qu’il faille une réappropriation de ce processus électoral par le continent africain, et non pas trop dépendre des appuis extracontinentaux. C’est pour cette raison qu’il a décidé au niveau de la commission, de sensibiliser plusieurs pays africains qui peuvent apporter cet appui logistique au processus électoral », a dit She Okitundu.

Moussa Faki note l’urgence d’appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre

Dans son de son discours à l’ouverture du sommet, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a estimé que « le moment est venu » d’imposer des sanctions contre ceux qui entravent les efforts de paix, sans pour autant donner d’exemples de possibles sanctions. Pour le cas RDC, le diplomate tchadien a noté l’urgence d’appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre et a condamné toutes les tensions et violences enregistrées ces derniers jours.

«En République Démocratique du Congo, les tensions et violences de ces derniers jours ont, une fois encore, illustré l’urgence de la mise en œuvre de bonne foi de l’Accord de la Saint-Sylvestre, en vue de la tenue des élections en décembre 2018…L’Afrique doit prendre toute sa place dans la recherche d’une solution, de concert avec les Nations Unies et les autres partenaires concernés », a-t-il déclaré.

La lourde tâche de Paul Kagame

Le nouveau président de l’Union Africaine, le rwandais Paul Kagame n’a pas une tâche facile. Il doit conduire une réforme de l’Institution.

Il souhaite que les 55 Etats africains appliquent une taxe de 0,2 % sur tous les produits éligibles qu’ils importent. Cependant, plusieurs pays dont l’économie est très tournée vers l’extérieur, sont hésitants. C’est le cas de l’Egypte et du Nigeria. Pour ces pays, des mesures spécifiques sont envisagées.

« Notre cohésion procède de la franchise de nos discussions », a dit le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.

La plus grande annonce de ce 30ème sommet qui se clôture, est le lancement du Marché unique africain du Transport aérien (SAATM). Ce projet  vise à unifier le transport aérien en Afrique et à libéraliser l’aviation civile sur le continent.

Le diplomate tchadien a annoncé, par ailleurs, qu’un sommet extraordinaire se tiendrait en mars prochain au Rwanda, avant celui qui est fixé dans six mois à Nouakchott en Mauritanie. Reste à savoir si ce sera un sommet réunissant les cinquante-cinq Etats ou simplement les cinq Etats représentant chacune des cinq sous-régions du continent.

(Bernetel Makambo)

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Le Secrétaire général de la Majorité Présidentielle (MP) a poursuivi hier lundi 29 janvier 2018, sa tournée politique dans des quartiers généraux des partis membres de cette plateforme présidentielle. Aubin Minaku a visité le parti des Patriotes résistants Maï-Maï (PRM) dans la commune de Kasa-Vubu ; le Parti national pour la démocratie et la République (PANADER) ; l’Union des Congolais pour le progrès (UCP) et la Convention pour la République et la démocratie (CRD), dans la commune de Ngaliema. Comme dans les 17 précédents partis visités, le président de l’Assemblée nationale a sensibilisé les sociétaires sur la tenue des élections, la communion d’esprit et correction des frustrations au sein de la MP, remplissant ainsi la mission lui confiée par le Président Joseph Kabila.

Poursuivant la mission lui confiée par l’Autorité morale de la Majorité Présidentielle (MP), le Président de la République Joseph Kabila, Secrétaire général de cette plateforme présidentielle, l’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko était hier lundi 29 janvier 2019 dans quatre sièges des partis politiques membres de la MP.

La ronde a ainsi débuté dans la commune de Kasa-Vubu, précisément au croisement des avenues Enseignement et Ethiopie, où se trouve le parti des Patriotes résistants Maï-Maï (PRM), parti cher au ministre honoraire Pardonne Kaliba. Puis, se dirigeant directement sur l’avenue de l’école dans la commune de Ngaliema, le président de l’Assemblée nationale a été accueilli avec une très forte animation au PANADER, entendu, Parti national pour la démocratie et la République, dont le député national Jean-Marie Bulambo Kilosho est le président national.

Depuis, Aubin Minaku n’a pas quitté cette commune montagneuse, avant d’avoir visité deux autres partis politiques de la MP. Notamment, l’Union des Congolais pour le progrès (UCP), parti cher au ministre Eugène Serufuli des Affaires sociales et action humanitaire, et dont le siège national se trouve justement sur l’avenue Nguma à Binza Meteo. Ainsi que la Convention pour la République et la démocratie (CRD), parti cher M. Mboso Kodiapuanga Christophe, ancien vice-ministre de la Justice et de l’ESU, sis avenue Nguma 1 dans le quartier Jolie Parc à Binza Macampagne.

Partout où il est passé en sa qualité de Secrétaire général de la MP, le speaker de la chambre basse du Parlement, a sensibilisé et rassuré les militants, membres et cadres de ces partis de la famille politique du Chef de l’Etat, à la tenue effective des élections en Rdc, selon le calendrier de la CENI. Puis son appel à toutes ces formations politiques à s’organiser déjà pour remporter les prochaines échéances électorales, et cela, à tous les niveaux des scrutins.

Et pour y arriver, l’honorable Minaku les a appelées à la communion d’esprit au sein de la plateforme, afin de définir des stratégies électorales pour qu’il y ait une cohérence d’actions. Et chaque parti doit peaufiner ses propres stratégies.

Toutefois, un véritable préalable s’impose. Il faut d’abord résoudre les problèmes de frustration au sein de la plateforme. Et il y a donc quatorze catégories de frustration classées dans cette première force politique du pays. La mission d’Aubin Minaku c’était aussi de rassurer les membres des partis de la Majorité que leur bureau politique travaille pour corriger toutes ces frustrations.

Laquelle mission d’Aubin Minaku a également consisté à inviter ces partis politiques de la MP à détecter leurs candidats, et à se regrouper au sein de la plateforme afin de pouvoir réussir la problématique du seuil légal de représentation électorale fixé à 1 % sur le plan national dans la loi électorale.

A savoir, dans le cadre de cette mission purement politique, et sur instruction de l’Autorité morale, le Président de la République Joseph Kabila, le Secrétaire général de la MP entreprend depuis mardi 23 janvier courant, cette ronde des quartiers généraux des partis politiques membres de la plateforme présidentielle. A ce jour, 21 sièges nationaux des partis politiques de la MP à Kinshasa, ont déjà reçu la visite du Secrétaire général Aubin Minaku. La série continue, et comptez sur nous pour la suite des événements.

(Lepetit Baende)

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« Dans le sable le plus fin, plus d’une autruche s’est cachée la tête », a dit Friedrich Nietzche. Ça laisse perplexe, médusé, désemparé, inquiet, le réveil tardif de l’activisme « démocratique » de l’Association des laïcs chrétiens catholiques de l’Archidiocèse de Kinshasa, le lendemain de la publication du calendrier électoral par la CENI et la promulgation de la loi électorale salués presque par la majorité des Congolais (plus ou moins 40.000.000 d’enrôlés) et l’ensemble de la communauté internationale.

Des marches dites pacifiques s’organisent, à grand renfort médiatique des « internationaux » aux fins d’une part d’exprimer soi-disant le ras-le-bol de la misère et la pauvreté « créées » par le Président Joseph Kabila. Et de l’autre, de revendiquer le respect des accords de la Saint Sylvestre, le départ du pouvoir du Président Joseph Kabila et le respect de la Constitution de la République.

Le galimatias ci-dessus, trahit la difficulté d’énoncer les mobiles d’organisation des « croisades » catholiques. Qui voudrait prolonger le séjour de Joseph Kabila à la tête du pays conformément à la Constitution, ne s’y prendrait pas autrement.

L’objectif poursuivi semble être d’empêcher la tenue des élections et plonger le pays dans l’inconnu. Personne n’est dupe. « Je voudrais encore convoquer Nietzche dans « Ainsi parlait Zarathoustra » qui dit « liberté ». C’est le mot que vous aimez hurler entre tous, mais j’ai cessé de croire aux « grands événements » qui s’accompagnent « des hurlements et de fumée », dit l’analyste indépendant.

Qui a peur que Joseph Kabila réussisse la première alternance pacifique en Rd Congo, sans apport substantiel de l’Occident ? Ce serait un mauvais exemple pour les générations montantes africaines et un démenti cinglant sur la diabolisation du Président Kabila, longtemps entretenue, bâtie sur sa prétendue volonté de se cramponner au pouvoir contre vents et marrées.

Ne dit-on pas que : « mentez, mentez… il en restera toujours quelque chose ». « Les religieux et laïcs catholiques sont de bonne foi », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko. J’en conviens. Mais la main « manipulatrice » du néocolonialiste Didier Reynders et consorts, comme la tête de l’autruche, est à peine voilée.

Couper cette main néocolonialiste ne doit plus être une option idéologique mais plutôt un impératif d’affranchissement et du progrès pour le pays. Un appel vibrant est donc lancé à l’union sacrée des Congolais de tous les horizons (gauche, droit, etc.) dans le but de sceller un pacte républicain pour la gouvernance du pays après les élections générales de décembre 2018. Le peuple veut une démocratie « apaisée ». Il y va de la survie de la nation.

Des évasions spectaculaires annoncées des ex-chefs rebelles congolais de la prison dans un pays voisin, sont peut-être des oiseaux de mauvais augure. Il faut donc faire preuve d’une audace nouvelle en ce début d’année 2018. Une intelligence et une interprétation justes de la réalité du pays s’imposent assorties d’une prise de conscience des dangers qui guettent les Congolais.

Une question donc se pose : pourquoi depuis plus de cinquante ans, la Rdc n’a pas su régler ses problèmes et créer les conditions de son décollage économique ? L’histoire du pays, sa position géographique, la richesse de son sol et sous-sol, doivent déterminer sur quels leviers les Congolais doivent agir en front commun, avant que le piège ne se referme sur eux.

Le pacte républicain évoqué, pourrait porter d’abord sur les fondamentaux de la nation. Entre autres, l’appareil judiciaire, l’armée et la police, les services de renseignement, l’administration ou la fonction publique, etc. Les réformes de ces fondamentaux requièrent un temps plus long qu’un mandat. D’où la nécessité d’un consensus national et d’un effort de tous. Il faut donc, quelque soit le parti au pouvoir, poursuivre les réformes dans ces domaines dans le même esprit, de la même manière.

Ce pacte républicain pourrait également porter sur l’ouverture du Gouvernement de la République à tous les talents que regorge le pays. D’autant plus que le pays est engagé dans une compétition planétaire qui met les Congolais le couteau à la gorge. Et la Rdc ne peut donc pas se permettre de rouler à petite vitesse.

L’heure est à la mobilisation de tous les talents congolais, de toutes les énergies congolaises. Les pays qui réussissent, pense Vincent Langoiran, sont ceux qui, à un moment donné, ont combiné de la manière la plus efficace les forces de leur société toute entière.

D’autres éléments sur lesquels le pacte républicain pourrait porter sont : la décentralisation conformément à la Constitution, la présence de la Monusco, le statut du chef de file de l’opposition, etc. Ces quelques points sont donc énumérés à titre indicatif.

Le général Douglas Mac Arthur affirmait que « toutes les grandes défaites se résument en deux mots : « trop tard ». Les Congolais vont-ils attendre qu’il soit trop tard pour mesurer la gravité de cette « agitation démocratique » téléguidée ? Nous pensons que c’est « non ». N’est-ce pas qu’un proverbe congolais dit que « c’est souvent tout près du village que la calebasse se brise » ? Comprenne qui pourra !

“Lepetit Baende et Kibic-ki-Musol Z.M (analyste indépendant) “

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Vue partielle d’élèves d’une école de la RDC (ph E.B )

Le calendrier scolaire de l’année en cours va bon train, à travers l’étendue du territoire national, bravant des tractations du début : menace de grève du secteur public par-ci, scènes de perturbation du bon fonctionnement de l’école par des inciviques par-là. Les parents, en dépit du leitmotiv de la crise, se sont ralliés au programme prévu dans le calendrier scolaire. Le coup d’envoi sera donné par une ronde de routine qu’effectueront  les officiels du secteur dans des écoles type. Là, le décor aura été planté à cet effet,   les conditions d’accueil apprêtées. Les écoles ont ouvert, certes,  mais le défi de réunir les effectifs attendus est une autre paire de manches, estiment les observateurs. Car plus d’une fois, les écoles dans un contexte de crise ont déploré des écarts entre les effectifs inscrits (attendus) et ceux disponibles.

Quand les frais scolaires s’érigent en peaux de banane 

Des parents et tuteurs de la catégorie de gagne-petit qui scolarisent plus d’un enfant, n’attendent pas la veille de la rentrée pour affronter le marché, loin de là. Ils agissent, comme le suggère un adage africain, à la manière d’un paysan qui bâtit sa case : c’est qu’à chaque jour suffisent ses efforts pour ramener au village chevrons, madriers, paille, steaks, lianes, etc. C’est comme qui dirait : « A chaque jour, suffit sa peine ».

« Le chantier Education a été décrété pour répondre aux attentes, non d’un nombre limité de jeunes, mais de tous. C’est dans cet ordre d’idée que ses objectifs rejoignent  ceux de l’Objectif du Millénaire Pour le Développement, OMD, s’agissant de l’Education Pour Tous. Il s’agit de tous et non de quelques-uns ».

C’est en ces termes qu’un père de famille a exprimé sa préoccupation, au regard des colonnes d’enfants qui ne peuvent fréquenter l’école, faute de se mettre en règle des frais scolaires. Le père de famille propose que le chantier Education soit doté d’une force politique de protection, pour notamment les enfants exclus de l’école pour raison des frais scolaires. « Quelle explication la société dans son ensemble donne-t-elle à un enfant débutant et enthousiasmé du primaire, quand l’école qui est une émanation de cette même société lui dit : « Sors de la classe et retourne à la maison, puisque ton père n’a pas payé les frais scolaires. Tu ne pourras revenir que quand il s’acquittera de cette charge ». Et quelle serait, pendant ce temps, la force d’action du Chantier Education pour empêcher que le responsable scolaire ne scandalise le pauvre enfant ? L’agissement machinal d’un responsable scolaire scandalise le nouveau venu à l’école.

Des bulletins non retirés, un phénomène de société

Depuis quelques années scolaires, un phénomène persistant dans le cadre des rapports école-parent dérange amplement les responsables scolaires. Il s’agit des bulletins non retirés par les parents d’élèves, à la clôture d’une année scolaire. Cette situation est vécue indistinctement dans le secteur aussi bien public que privé. Il se fait que beaucoup de parents ne répondent même pas à l’invitation solennelle de la proclamation que leur lance la direction de l’école. Des responsables scolaires attribuent ce manquement à deux facteurs majeurs : la pauvreté de parents et la dégradation de la communication entre ces derniers et l’école. La pauvreté, à cause d’elle, beaucoup de tuteurs d’élèves ne s’assument plus de manière irréprochable face aux charges qui sont les leurs, vis-à-vis de l’établissement. Cette situation creuse le fossé entre les deux parties et partant, empêche une communication qualitative. « Il est même des parents qui sont nettement en rupture de communication avec l’école (…) », a déploré un préfet des études. Et, d’ajouter, dès lors que le bulletin est abandonné, cela risque en majeure partie de compromettre le solde des frais scolaires .En conséquence, l’enfant concerné est un candidat probable dans une école tierce, l’année suivante. L’école accumule ainsi de manque-à-gagner et… ne s’en prend qu’à elle-même . Voilà pourquoi il n’est pas étonnant qu’un promoteur averti développe plus d’une activité lucrative, afin de faire face à ces désagréments.         

L’école à la croisée de chemins : parents paupérisés, promoteurs affairistes

Dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire, des voix s’élèvent de plus en plus pour déplorer la baisse qualitative. Car à l’instar d’autres secteurs de la vie nationale, l’enseignement a subi le contrecoup de la crise qui secoue la société. Maintes critiques  attribuent la déconfiture constatée à la démobilisation du personnel enseignant, dont l’essentiel des revendications est axée autour de l’amélioration des conditions socioprofessionnelles. Le foisonnement des écoles privées ne sont pas que pour le bien de la jeunesse. Dans cet ordre d’idée, bien des promoteurs animés des motivations pécuniaires, ont développé une vision d’école source des revenus, par opposition à la vocation pédagogique désintéressée.

Une autre évidence et non de moindre est que les parents en tant qu’acteurs sociaux partenaires de l’école, n’ont pas accompagné des changements souhaités. C’est dire que leurs mentalités n’ont pas évolué. Il y a deux décennies, pour n’évoquer que ce passé récent, il était aisé qu’un parent admette que l’enfant reprenne de classe. Plus d’une raison pouvaient justifier une telle attitude, sans que cela ne nuise à l’équilibre au foyer. L’échec constaté ou des points traduisant une baisse de rendement de l’enfant. Toujours dans le passé, le parcours des élèves était marqué notamment par le phénomène de stabilité. Donc l’élève ne changeait pas d’écoles au gré des années scolaires. Et que dire des responsables scolaires qui reçoivent de tels candidats les yeux fermés ?

(Payne)

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Pour nombre des congolais, la religion devrait s’impliquer dans la politique. Ils pensent que la religion peut jouer un rôle clé pour résoudre les problèmes sociaux de la République Démocratique du Congo. Par contre, d’autres estiment que religion et politique doivent rester totalement séparées. Il y a ceux qui disent même que les deux devraient marcher main dans la main. En RDC, la religion devrait-elle se mêler de la politique?

En nous référant à quelques figures Bibliques, les paroles et les actions de Jésus répondent à cette question. Dans son sermon sur la montagne, Jésus a donné les directives qui aident ses disciples (Pape, Nonce apostolique, Archibishop, Prophète, Apôtre, Pasteur, Evêque, Cardinaux, Abbé, Diacre, Chrétien et Evangéliste, croyant sincère … ) à discerner le rôle qu’ils doivent jouer dans la société. Il leur dit « vous êtes le sel de la terre» « vous êtes la lumière du monde », que votre lumière brille devant les hommes pour qu’ils voient vos belles œuvres et rendent gloire à votre PERE qui est dans les Cieux. Comme le sel, Non pas juste pour quelques personnes, mais pour toute l’humanité. La lumière, pas pour un petit groupe d’hommes, mais pour tous ceux qui souhaitent voir clairement.

Par cette illustration, Jésus ne veut pas que ses disciples se tiennent à l’écart de la société. Il ne demande jamais à ses disciples de s’isoler de la terre. Le sel doit toucher les aliments et la lumière éclairer la pièce. Ceci devait être le rôle des hommes de Dieu congolais. Les autorités du Congo Kinshasa que la religion accuse d’être médiocres, presque toutes ont été formées et éduquées dans les écoles religieuses. Cette médiocrité est alors le fruit de cette formation. Ainsi, les médiocres ont formés les médiocres. C’est par la prière seule que les chrétiens peuvent évoluer au milieu de leurs semblables pour avoir une influence sur leur vie. Les médiocres ne peuvent être changés que par la prière. Si celui qui prie pour eux est médiocre, Dieu n’écoutera pas sa prière car il prie mal. Jésus a soulagé beaucoup d’humains, mais sa priorité était de prêcher et d’enseigner la parole de Dieu surtout aux médiocres. Il demande à ses disciples à veiller à accomplir cette mission en se calquant sur son exemple. Dieu est capable de transformer le mal en bien. C’est ne pas par les marches, les critiques et les injures que les cœurs des autorités peuvent changer en bien.

Peu avant sa mort, Jésus a prié Dieu au sujet de ses disciples. «Je te demande PERE, Non pas de les retirer du Monde, mais de veiller sur eux à cause du méchant, car ils ne font pas partie de ce monde, comme moi- même. Les vrais croyants congolais ne peuvent pas se dire être de ce monde. Jésus est leur exemple. Plusieurs événements survenus à Jésus l’ont amené à se positionner par rapport à la politique. Le diable lui a proposé d’être chef du monde. Plus tard, une foule a voulu l’inciter à entrer en politique. De par ses capacités, nombreux rêvaient le voir être leur dirigeant qui puisse résoudre leurs problèmes financiers, économiques et politiques. La proposition aurait été alléchante, mais Jésus l’a refusée.

L’évangéliste Jean déclare : «Jésus sachant qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le faire roi, il se retira dans la montagne tout seul (Jean 6: 10-15). A l’évidence, Jésus a refusé de participer à la politique. Ce qui devait être de modèle aux hommes de Dieu congolais. Quelque part, ils lui ont demandé si les juifs devaient payer l’impôt à Rome. Alors il dit: « rendez les choses de César à César » « Mais les choses de Dieu à Dieu». Il n’avait pas incité ses disciples à marcher contre César. Il a refusé de se comporter en Messie politique. Jésus s’est efforcé plutôt, de reformer les cœurs des hommes et non les institutions politiques. Sa compassion le poussait à soulager la misère des humains. Il n’envisageait pas éradiquer la souffrance. Il a guéri les maladies, mais la maladie continue à servir. Il a consolé les opprimés, mais l’injustice continue à inquiéter les humains. Il a nourri les affamés, mais les famines n’ont pas disparu. Il savait bien que seul Dieu son Père est capable de supprimer les causes de toutes ces souffrances. Il n’appartient pas à un homme congolais, quelques soit sa foi ou ses fonctions ecclésiastiques de promettre mettre un terme à ces souffrances.

Les problèmes comme la pauvreté, la corruption, l’injustice ne laissent pas Christ insensible. Il était d’ailleurs profondément touché par l’état pitoyable des gens autour de lui (Marc 6 :33-34). Jésus demande â ses disciples d’être de caractère doux et pur. Leurs pensées et leurs sentiments doivent être conformes aux normes divines. C’est par la vraie prière des hommes de Dieu congolais que les souffrances en RDC peuvent être allégées et non pas par les actions insurrectionnelles qui finissent souvent par mort d’hommes.

Il ressort clairement de ces illustrations bibliques que Jésus refusait de s’impliquer dans les affaires politiques. La bible n’encourage personne à se mêler de politique. Le chrétien sincère et authentique doit plutôt être un citoyen responsable dans l’idée du commandement de Jésus Christ, chef de l’Eglise. Etre sel de la terre et être lumière du monde, c’est respecter les autorités par les prédications ou par les publications. Le vrai disciple de Jésus est celui qui engage son prochain à obéir aux institutions et aux lois légalement établies. Envoyer son prochain à s’affronter contre la police et son armée n’est pas une Bravoure!

(Par Joseph KIAMALALA WA KAMBUA)

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La dernière conversation du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange avec la Presse nationale et internationale, continue de défrayer la chronique, puisque jalonnée par plusieurs réponses en forme de paraboles.

Ceux qui ont assassiné la démocratie en 1960 doivent être humbles“, “nous ne voulons pas le diktat“, “Mon pays n’est pas à vendre“, “On vous a dit tout, sauf la vérité“, “les responsables belges doivent comprendre que le Congo n’est plus une colonie“, “Vous,  vous êtes journaliste…comment on dit encore? Il voulait parler de “médiocre”, le célèbre mot employé par le Cardinal Laurent Monsengwo lors d’une communication à la presse, après les événements du 31 décembre 2017.

C’est là un échantillon de phrases fortes utilisées par le Raïs, lors de sa récente conversation avec la presse. Ici, la phrase qui intéresse, c’est la réponse que Joseph Kabila a donnés à sa « jeune sœur » et journaliste de Rfi basée à Kinshasa. Cette dernière qui voulait savoir si l’actuel président de la RDC serait candidat à sa propre succession.

« Quelqu’un a-t-il une copie de la Constitution? Si on peut remettre ça à ma petite sœur », répond Joseph Kabila. La journaliste insiste : « donc vous ne serez pas candidat? » Kabila réplique encore : « attend on va te remettre la Constitution ». Est-ce qu’il faut dire que le président s’est senti mal à l’aise ? Pas du tout !

Mais que voulait dire Kabila ici, quel est le message caché ?

Après sa réponse à sa “petite sœur” de Rfi, une copie a vite été remise à cette dernière. Elle se tait jusqu’à la fin de la conférence, puisque mise KO débout.

Mais alors, tout le monde sait comment la pression monte en RDC, autour de la question qui veut que le président de la République se prononce au sujet de sa représentation ou non aux prochaines élections. Des médias internationaux, des sénateurs américains, des parlementaires européens, l’Eglise catholique de la RDC en communion avec le Vatican, tout le monde et alors tout le monde veut savoir si Kabila va se représenter ou non pour un autre mandat à la tête de la RDC. Et si aujourd’hui, le Comité Laïc de Coordination organise des manifestations violentes au pays, c’est pour chercher à ce que Kabila se prononce à ce sujet. Heureusement ou malheureusement, le fils de maman Sifa est un homme averti. Il sait ce que l’opinion veut connaitre sur son avenir politique. Or Kabila n’a que la Constitution dont il a lui-même battu campagne en vue de son adoption au référendum. Ce, à l’heure où plusieurs étaient dans des bistrots, des ambassades, certains même dans des boites de nuit en train de boire et danser. Il fallait le dire. A cette heure-là, même le fils de l’opposant historique ne savait pas s’il serait politicien un jour. Et pour ne pas tergiverser, Kabila Kabange renvoie la journaliste à la Constitution. On se demande si elle a lu réellement cette Constitution lui remise? Oui ou non, la réponse qu’elle cherchait se trouve dans la Constitution de la République. On pense même qu’il lui fallait aussi l’Accord de la Saint Sylvestre. Mais…

La Constitution stipule dans son titre III portant organisation et exercice du pouvoir, article 70, alinéa 1 : ” le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois”. Or Kabila est toujours dans cette logique.

L’éclaircissement vient encore dans l’alinéa 2 de ce même article 70 : “A la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu“. Y-a-t-il déjà un président élu en RDC? Est-ce que le président de la RDC devrait tout dire à la journaliste concernant cette disposition de la Constitution?

D’ailleurs, le député national Henry Thomas Lokondo, considéré aujourd’hui comme un opposant vivant dans la Majorité, a indiqué que le président de la République avait tout dit.

« J’ai suivi que le président a réaffirmé qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle parce que la Constitution le lui interdit. Sur le plan juridique, il le confirme parce qu’il demande de remettre une copie de la Constitution à la journaliste », a dit Thomas Lokondo. Faut-il encore s’inquiéter autour de ce sujet ? A suivre…

(Bernetel Makambo)