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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

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Devant le Tribunal Militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe dans l’affaire qui oppose le Ministère public aux 36 membres de la milice terroriste Kamwina Nsapu, la défense veut jouer à la diversion, en exigeant des preuves à l’organe de la loi, là où les prévenus avaient reconnus les faits mis à leur charge et signés les procès verbaux. Non seulement que les prévenus rejettent tout en bloc, le Ministère public s’en tient aux aveux qui sont un moyen de preuve par excellence en droit congolais. L’affaire se poursuivra la semaine prochaine, soit le 30 janvier 2018.

Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe siégeant en matière répressive à la prison militaire de Ndolo, située sur l’avenue du Flambeau dans la commune de Barumbu, a poursuivi hier l’instruction de l’affaire qui oppose le Ministère public aux terroristes Kamwina Nsapu, aile de Kinshasa. Pour la journée d’hier, seuls deux prévenus ont été appelés à la barre. Il s’agit de Ngalamulume Kapuku Erick et de Mashakale Nancy. Les deux sont poursuivis pour huit préventions, notamment le terrorisme, l’association des malfaiteurs, le meurtre, etc.

Via le Tribunal, la défense a posé à l’organe de la loi plusieurs questions, afin de mieux défendre son client. Ainsi, la défense a-t-elle voulu savoir si le Ministère public pouvait prouver la scarification (Nzoloko) sur le corps du prévenu. Et le Ministère public d’expliquer que la scarification n’a pas été le fait de l’organe de la loi ; mais ce sont les prévenus eux-mêmes qui l’avaient affirmé. Et la scarification entendue comme une incision superficielle, qui ne laisse pas de cicatrice. « Les prévenus eux-mêmes ont déclaré avoir été scarifiés. Mputu et Bakenga sont venus avec des portions magiques quant à ce », précise-t-il. La défense a été rappelée à l’ordre, soit la nécessité de respecter le contrat judiciaire et de ne pas parler de Bundu dia Kongo, pendant que devant le Tribunal, il est question des Kamwina Nsapu.

A la question de savoir si Ngalamulume était poursuivi comme auteur, co-auteur ou complice, l’Auditeur militaire de Garnison a précisé que c’est lui le point focal, soit le chef du comité d’accueil. « C’est à travers lui que les frais de transport transitaient. Par un simple appel téléphonique, il devait se préparer pour accueillir Mputu et Bakenga. Et ce, avant de les conduire jusque chez lui », dit-il, avant d’insister sur le fait qu’il a joué un rôle important. Et de poursuivre qu’il connaissait le pourquoi de leur présence à Kinshasa et c’est lui qui a organisé le mouvement Kamwina nsapu afin de semer les troubles.

Au sujet des preuves pour savoir comment la somme d’argent a quitté Kinshasa vers Kananga, le Ministère public a expliqué que cette affaire d’argent vient des prévenus eux-mêmes. Sinon, quand ils préparaient l’attaque, est-ce que le Ministère public était avec eux ? Par la suite, il a fait observer que le souci du prévenu est de voir le Tribunal se disqualifier, mais ça sera en faveur de quelle infraction ? Comme pour dire qu’il sait avoir commis d’autres infractions.

Les procès verbaux font foi

L’Avocat de la défense, Me Kande Prospère a rappelé qu’à l’audience d’avant, le Tribunal avait commencé à instruire sur le terrorisme. Mais rien n’a été posé comme question en termes de terrorisme. Aujourd’hui, le président a changé la méthodologie pour aborder toutes les  préventions à la fois. « Nous avons posé la question au Ministère public, pour qu’il nous amène les preuves. Parce que ces procès verbaux  étaient déjà contestés par les parties au procès. C’est ce qui a fait l’objet de l’introduction du mémoire unique ». Selon lui, cela nous rattrape et c’est comme ça que nous lui avons posé, en dehors des procès verbaux,  de nous produire une autre preuve. Par exemple, j’ai posé la question de nous prouver comment l’argent est parti de Kinshasa à Kananga. Parce qu’il s’agit de l’argent, il faut qu’on nous produire des actes palpables. Rien n’a été produit, le Ministère public se base sur les procès verbaux.

De son côté, le Bâtonnier Cyprien Mbere rétorque que les preuves sont là et qui dit preuves, dit procès verbaux. Et parmi les preuves que nous avons en droit congolais, nous avons les aveux. Lorsqu’un Monsieur  vous dit : c’est moi qui ai fait ça, vous devez chercher d’autres preuves pourquoi ? Les aveux sont complets, concordants. Et pour nous, le procès se passe sans ambages. Et d’insister qu’un procès est assis sur les procès verbaux  et l’intime conviction du juge. Il y a tout un registre où nous avons les bandelettes rouges, les motos. Consultez les dossiers physiques au Greffe et vous verrez. A part les procès verbaux, il y a les objets saisis. Contester un procès verbal, c’est bon, mais il faut avoir raison. On a fait un débat et le juge a pris position.  Pour lui, les procès verbaux  étaient vrais. Nous nous inclinons à la position du juge qui s’est déjà prononcé quant à ce.

Appelée à la barre, la prévenue Mashakala Nancy a prétendu qu’elle aurait été violée lors de son arrestation, avec la promesse que si elle coopérait bien,  son avenir et celui de son fils serait garanti. Le président du Tribunal qui a compris que cela risquait d’être une autre carte de la défense, lui a suggéré, ensemble avec ses avocats, de porter plainte pour viol. Vu qu’il faisait déjà noir  et tenant compte de l’horaire de la prison, l’affaire a été renvoyée à mardi 30 janvier 2018.

(JMNK)

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Pendant que la République démocratique du Congo est résolument tournée vers l’organisation des élections couplées (présidentielle, législatives et provinciales) le 23 décembre 2018, nombreux sont les Congolais, mieux les jeunes qui ne comprennent pas comment, maintenant que le calendrier électoral a été publié, et que l’enrôlement des élections se soit clôturé dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central, ainsi que dans les territoires de Luilu et Kamiji, dans la province de Lomami, que le Comité Laïc de Coordination, soutenu par l’opposition politique, la société civile et les mouvements sociaux, soit obligé d’organiser les marches. Et ce, pour, à en croire l’organisateur, exigé du président de la République de faire une déclaration qu’il ne briguera plus un autre mandat en Rd Congo.

Réagissant à cette actualité, Daddy Ngoy Tshiswaka,  Coordonateur du Groupe stratégique des jeunes pour le développement (GSJD), rappelle le discours du chef de l’Etat, lors de la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, lorsqu’il a confirmé l’irréversibilité de la ténue des élections en République Démocratique du Congo et sa détermination à respecter la constitution. Fort de la mobilisation de plus de 3.000 jeunes qui ont envahi le Pavillon 17 de la Foire Internationale de Kinshasa (Fikin), le 23 décembre 2017, le Coordonateur du Groupe Stratégique des Jeunes pour le Développement (GSJD) conseille l’organisation d’une grande marche sur l’ensemble du territoire national, sous l’initiative du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions, pour dire non aux ennemis de la République, non à la manipulation des Congolais et de la Jeunesse en particulier et oui à l’unité, la cohésion du pays, ainsi que le soutien aux élections du 23 décembre 2018.

Pour parvenir à cette idée, Daddy Ngoy Tshiswaka s’est référé à la marche organisée en France, pour dire non au terrorisme islamique, qui avait frappé en plein Paris Charly Hebdo. Cette marche avait réuni autour de France Hollande, quelques présidents africains, ainsi que les Français, pour fustiger le terrorisme et tous ceux qui le soutiennent. De même estime-t-il, Joseph Kabila peut aussi être à la tête d’une grande marche dont l’objectif sera d’apporter un soutien unanime à l’organisation des élections en Rdc. Mais la question est de savoir si André Kimbuta, gouverneur de la ville province de Kinshasa, autorisera cette marche !

(JMNK)

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Au moins 1,3 million de personnes, dont plus de 800 000 enfants ont été déplacées suite aux violences interethniques et aux affrontements entre l’armée régulière, les milices et les groupes armés dans les Provinces du Tanganyika et du Sud Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), a déclaré hier, l’UNICEF. La RDC fait face à l’une des plus grandes crises de déplacement d’enfants dans le monde.

« Les enfants de l’est de la RDC continuent de subir les conséquences dévastatrices de ces vagues de violences qui déstabilisent la région», a déclaré le Dr Tajudeen Oyewale, Représentant a.i. de l’UNICEF en RDC. « Des centaines de milliers d’enfants dans la région n’ont plus accès aux soins de santé et à l’éducation. Beaucoup d’entre eux ont été victimes de violences extrêmes. »

Des enfants sont également recrutés pour se battre. Des estimations récentes de l’UNICEF montrent que plus de 3 000 enfants ont été recrutés par des milices et des groupes armés. L’UNICEF et ses partenaires ont également identifié plus de 800 cas d’abus sexuels, bien que l’ampleur réelle de la violence sexuelle perpétrée contre les enfants soit considérée comme beaucoup plus importante.

L’UNICEF est profondément préoccupé par la manière dont les combats ont influé sur la santé et l’état nutritionnel des enfants. De nombreux centres de santé ne fonctionnent plus et il existe un risque accru d’insécurité alimentaire. Car la violence empêche les communautés de se rendre dans les champs. Des milliers d’enfants risquent de souffrir de malnutrition sévère.

De plus, les deux Provinces font face à une flambée d’épidémies. En 2017, elles ont enregistré 18.250 cas de choléra, soit deux fois plus qu’en 2016, et 18.000 cas suspects de rougeole.

Dans le cadre de son programme de réponse à l’urgence au Tanganyika et au Sud-Kivu, l’UNICEF apporte un appui multisectoriel aux personnes déplacées, par le biais entre autres de : la  vaccination des enfants contre la rougeole ; la prise en charge des enfants malnutris ; la prévention et le traitement du choléra ; la distribution de kits scolaires et récréatifs et la formation d’enseignants à l’éducation à la paix ; et la protection et la prise en charge psychosociale des enfants affectés par la violence, blessés ou non-accompagnés.

L’UNICEF demande à toutes les parties impliquées au conflit de garantir l’accès humanitaire aux personnes qui ont un besoin urgent d’assistance. Pour aider les enfants touchés par les crises dans les Provinces du Tanganyika et du Sud-Kivu, l’UNICEF a besoin de 65 millions de dollars américains pour sa réponse pour les six prochains mois.

(JMNK)

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En sa qualité de Secrétaire général de la Majorité Présidentielle (MP), le président de l’Assemblée nationale, Dr Aubin Minaku, a poursuivi hier jeudi 25 janvier 2018, sa ronde dans des différents partis politiques membres de cette plateforme présidentielle. Mission lui confiée par l’Autorité morale de la MP, le Chef de l’Etat Joseph Kabila, pour mobiliser davantage les partis membres à s’organiser déjà pour les élections ; les inviter à la communion au sein de la plateforme et la cohérence des actions et stratégies électorales ; ainsi que pour se regrouper en vue d’atteindre le seuil de représentativité électorale. Dr Minaku était donc ce jeudi dans sept partis : l’UNAFEC, BUREC, l’AECO, l’ULDC, le NAD, le MSR et le PPRD.

Le Secrétaire général de la Majorité présidentielle, Dr Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale, entreprend depuis mardi dernier, la ronde des quartiers généraux des partis politiques membres de la plateforme présidentielle. Ce, sur instruction de l’Autorité morale de la MP, le Président de la République Joseph Kabila Kabange.

Après avoir été le mardi 23 janvier 2018 au siège de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), il a continué le même jour à visiter tour à tour, les sièges de l’Eveil pour la Conscience et le Travail (ECT), du Parti démocrate chrétien (PDC), du Congrès national congolais (CNC), de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), du Parti pour l’action (P.A) et de l’Avenir du Congo (ACO).

L’émissaire de Joseph Kabila a donc poursuivi sa tournée ce jeudi 25 janvier dans sept autres partis politiques membres de la MP. La ronde a débuté sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu où il était accueilli dans quatre grands partis politiques de la MP.

Notamment, à l’UNAFEC (Union nationale des fédéralistes du Congo), parti cher au ministre de l’Industrie, Marcel Ilunga Leu. Puis au BUREC (Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo) dont le gouverneur Julien Paluku Kahongya du Nord-Kivu est l’Autorité morale. Et, à l’AECO (Alliance des écologistes congolais, le Vert, ex-PECO) du député national Didace Pembe ; ainsi qu’au siège national de l’Union des libéraux démocrates chrétiens (ULDC), parti cher à l’ancien ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda N’Tungamulongo.

Quittant l’avenue de l’Enseignement, le Secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku s’est dirigé ensuite dans la commune de Bandalungwa où il a visité, sous une pluie battante, la Nouvelle alliance des démocrates (NAD), le parti d’Athanase Matenda, ancien ministre des Finances, qui était accompagné de la députée nationale et ancienne ministre du Genre, Géneviève Inagosi.

Après Bandalungwa, le président de l’Assemblée nationale a été accueilli avec pompe par l’aîné des partis politiques de la Majorité Présidentielle, le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), dans la commune de la Gombe. Ici, le premier des députés nationaux a conféré avec les membres et cadres du parti cher au Président de la République, avant d’aller clôturer sa ronde de ce jeudi au MSR (Mouvement social pour le renouveau) sur l’ex-avenue du 24 novembre.

Partout où il est passé, le Secrétaire général de la MP était accueilli triomphalement et il a conféré avec les membres et cadres de ces différents partis. De ce fait, il a transmis le même message de l’Autorité morale, Joseph Kabila, Chef de l’Etat, aux partis politiques membres de la MP.

Minaku rassure les sociétaires

D’abord, Dr Aubin Minaku a rassuré et confirmé les cadres et membres de toutes ces formations politiques de la MP que les élections seront bel et bien organisées conformément au calendrier publié par la CENI, c’est-à-dire le 23 décembre 2018. Voilà pourquoi, a-t-il appelé tous les partis de la MP de s’organiser en conséquence pour gagner ensemble, et de ne pas être distraits, afin de permettre à la Majorité Présidentielle de pouvoir remporter toutes les élections et à tous les niveaux, c’est-à-dire, de la base au sommet.

Pour y arriver, le Secrétaire général de la MP a invité tous ses camarades de la famille politique du Président de la République, à la communion d’esprit, de toujours travailler en collaboration, et de mener des actions cohérentes. « Nous n’avons pas peur des élections. Nous allons gagner les élections de la base au sommet. Nous nous préparons pour affronter et remporter les élections à tous les niveaux et rafler toute la mise ».

Et avec la problématique du seuil légal de représentativité contenu dans la nouvelle loi électorale, Dr Minaku a exhorté tous les partis de la Majorité présidentielle qu’il a visités, de pouvoir travailler durement afin de s’implanter partout à travers les provinces. Il les a également conscientisés à pouvoir se regrouper et de faire des alliances en vue de se compléter pour mieux affronter les élections.

Le Secrétaire général de la MP a enfin rassuré les membres et cadres de tous les partis politiques visités que le bureau politique de la Majorité Présidentielle est entrain de travailler d’arrache-pied pour régler les problèmes des frustrations au sein de la famille politique du Chef de l’Etat. En outre, le speaker de la Chambre basse du Parlement a-t-il reconnu la force politique démontrée sur terrain de chacune de ces formations politiques membres de la MP.

(Lepetit Baende)

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Le VPM descend sur terrain s’imprégner du déroulement de travaux

Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary, président de la commission spéciale créée pour la gestion des dégâts collatéraux de la dernière pluie diluvienne et la prévention de prochaines inondations, a effectué hier une visite d’inspection des travaux de curage des conduites d’eau et rivières. Cette commission a visité trois sites: l’avenue du Tourisme dans la commune de Ngaliema, la rivière Kalamu dans la commune du même nom et l’avenue Biangala dans la commune de Lemba, sous les explications tour à tour du Directeur général de l’Office de Voirie et Drainage (OVD) et des bourgmestres de deux communes sus évoquées.

Comme tout le monde le sait, après la pluie du 03 au 04 janvier 2018, le président de la République  avait donné une série d’instructions au Gouvernement. Celui-ci, par le biais du Premier ministre Bruno Tshibala, avait crée une commission spéciale dirigée  par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary.  Dans son plan de travail, il avait subdivisé la commission en trois sous-commissions : humanitaire, sociale, réparation et prévention.

« La sous-commission humanitaire a fini son travail. Nous avons fait les enterrements, les interventions pour les sinistrés. La commission sociale a déjà fini son travail et nous dans la commission réparation, avions présenté le rapport et très rapidement, le gouvernement avait sorti un premier acompte et nous avons ciblé les actions prioritaires à très court terme de curage de certaines voies et aujourd’hui le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité a tenu à se rendre compte personnellement si les travaux  ont commencé et que ces travaux avancent normalement », a indiqué Félix Kabange, ministre de l’Aménagement du territoire et rénovation de la ville.

Et de renchérir que nous sommes heureux de constater que les travaux se déroulent et cela encouragent le gouvernement de libérer le deuxième acompte afin de  soutenir l’OVD qui est à pied d’œuvre. A la population, il a dit que le Mont Ngaliema était menacé et il y est interdit toute activité humaine, particulièrement agricole. « Sinon, nous allons voir l’avenue du Tourisme disparaitre. Et partout ailleurs, les constructions anarchiques doivent s’arrêter. Nous annonçons que bientôt, c’est la phase de démolition, parce que l’autorité de l’Etat doit être rétablie. Nous remercions le bourgmestre de Ngaliema qui  a suivi les instructions de la commission et nous allons continuer partout où cela est nécessaire », dit-il.

De son côté, le Directeur général de l’OVD a expliqué qu’il y a eu des pluies diluviennes à Kinshasa qui ont causé les inondations et pertes en vies humaines. « Sur instruction du gouvernement, nous étions invités à dresser le bilan de tous ces dégâts, à évaluer les actions à mener et la commission avait fonctionné pour mettre à notre disposition des moyens financiers. Nous avons reçu 500 millions de dollars Us pour commencer à nous attaquer à tous ces dégâts. Il s’agit des curages des caniveaux, des rivières et la reconstruction des routes qui se sont coupées. Nous avons montré au gouvernement les travaux sur l’avenue du Tourisme qui a failli se couper et nous sommes entrain de reconstituer la situation au niveau de la DGC. Nous avons visité la rivière Kalamu qui a commencé à être curée. Là nous sommes sur Biangala qui s’était coupée suite aux constructions anarchiques qui avaient bloqué le collecteur »,  a soutenu le DG de l’OVD, avant d’ajouter que nous restons à la disposition de l’Etat. Et ce, avant de recommander la population de faire confiance au gouvernement qui a répondu promptement. Elle doit respecter les normes et les rivières, on ne peut pas les envahir. De même, les caniveaux ne peuvent pas faire l’objet de construction dessus…

(JMNK)

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Après la colonisation de près de 80 ans du Congo par la trilogie belge : Etat, Eglise et Entreprise, la République Démocratique du Congo a été saignée à blanc par ce petit Royaume, 80 fois moins que la patrie de Patrice Emery Lumumba. A la proclamation de l’indépendance un certain jeudi 30 juin 1960, la Belgique n’a jamais fini de faire son deuil, parce qu’ayant perdu la Rdc qu’elle considère comme son réservoir de génération en génération.

A en croire les analystes et observateurs, l’histoire politique entre les deux pays est caractérisée par l’antagonisme, la condescendance et la cruauté, la Belgique ne s’est jamais montrée coopérative à l’égard de son ancienne colonie. Les rapports entre les deux pays sont toujours tendus parce que la Belgique considère la Rdc comme son élève, ce dont les dirigeants congolais ne sont jamais prêts à admettre parce qu’indépendant et souverain, loin de se soumettre au diktat impérialiste de la Belgique.

Dans un passé lointain, l’on se rappellera de l’épisode de faux massacres des étudiants de Lubumbashi alimentés par les médias belges dans le but de faire écrouler le régime du Maréchal Mobutu, en plus de n’avoir jamais pardonné au défunt Président du Zaïre d’avoir ouvert le dossier dit « Contentieux Belgo-zaïrois ».

Depuis, Bruxelles croit avoir droit sur la marche politique, économique, diplomatique et un droit de regard sur le processus électoral en Rdc. Les belges font fi de l’indépendance acquise au prix du sang, alors que les Congolais sont dans la dynamique de coopération d’Etat à Etat.

Kinshasa se montre impitoyable à l’égard de Bruxelles

Kinshasa croit toujours traiter d’égale à égale avec Bruxelles, comme étant deux Etats indépendants et souverains. Malheureusement, la Belgique condescendante et nostalgique de la colonisation la plus cruelle à son profit, estime être le donneur de leçon à la patrie de M’Zée Laurent-Désiré Kabila. Cette époque est révolue, rappel Joseph Kabila Kabange aux nostalgiques belges du Congo.

La diatribe diplomatique de Karel de Gutch est fraiche dans les mémoires collectives de Congolais, en plus de l’arrogance diplomatique de Didier Reynders de mettre un terme à la coopération bilatérale a, dans un communiqué annoncé que l’enveloppe réservée à cette coopération avec la RDC est affectée aux ONG des Droits de l’Homme. Ceci, pendant que la Commission Electorale Nationale Indépendante attend cette enveloppe pour l’organisation des élections telle que promise par les bailleurs de fonds.

Toutefois, la décision prise par Bruxelles tend à durcir les relations entre les deux Etats, par le simple fait d’être hostile au régime au pouvoir et de les avoir enlevé les beefsteaks de la bouche.

Dans un courrier officiel nous parvenu, émanant du ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale, le Vice-ministre Aggée Aje Matembo Toto informe le Gouvernement Belge via son Ambassade en République Démocratique du Congo ce qui suit « Le Ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale de la République Démocratique du Congo présente ses compliments à l’Ambassade du Royaume de Belgique à Kinshasa, et, faisant suite aux déclarations des responsables de la politique extérieure belge du 04 janvier 2018 et du 10 janvier 2018 de suspendre la coopération bilatérale d’Etat à Etat avec la Rdc et de réaffecter le financement disponible à l’aide humanitaire, a l’honneur de signifier au Gouvernement Belge que la Nouvelle Agence Belge de Développement (ENABEL) n’a plus sa raison d’être en Rdc et, dès lors, lui demande de tirer les conséquences qui s’imposent ».

A la même occasion, le Gouvernement de la République qui réaffirme sa souveraineté est prêt à aller loin avec les belges et annonce dans la même correspondance ce qui suit : « Le Ministère saisit cette opportunité pour informer le Gouvernement belge de sa décision de fermer dans un bref délai la Maison Schengen à Kinshasa ».

A en croire les indiscrétions de la Vice-Primature des Affaires Etrangères et Intégration Régionale, la République Démocratique du Congo attend interdire sur son territoire le vol de SN Bruxelles et la fermeture de ses représentations sur l’ensemble du territoire national ce, en application du principe diplomatique de la réciprocité.

(Lepa)