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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

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Le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, qui siège en audience foraine dans la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu, a poursuivi l’instruction du dossier de Christian Mukadi, celui-là même qui avait reconnu dans les procès-verbaux avoir été blessé par balles lors de l’attaque de la prison de Makala. Il est aussi présenté comme ayant ordonné et commandé personnellement l’attaque du marché central de Kinshasa, ce qui conduira à l’assassinat de Mme l’Administratrice dudit marché.

Comme c’était le tour pour les avocats de la défense de s’exprimer, un débat juridique s’est engagé entre eux et le Ministère public au sujet de la charge de la preuve. Pour ce dernier, en effet, il revient à l’accusé d’apporter la preuve contraire. Et la défense de rétorquer que la charge de la preuve incombe à celui qui l’allègue et il n’appartient pas à la partie prévenue de prouver son innocence. Ce qui a conduit le Ministère public à persister, tout en disant qu’il appartient à Christian Mukadi de démontrer que ce n’est pas lui qui est responsable de tous les faits qui lui sont reprochés.

Ils ont sollicité la comparution de la femme du Major Kaseke (sur les circonstances exactes de sa mort), de l’Officier de police judiciaire (OPJ) qui avait instrumenté, de Mme Aimée Lohadi, de Prince Kalebe, sans oublier la descente sur les lieux de la commission des infractions. Réagissant à ces demandes, le Ministère public a expliqué que l’OPJ avait élaboré un procès-verbal de constat. Pour lui, la défense allait énumérer les griefs qui sont dans le procès-verbal de constat, qui est du reste revêtu de la force probante. Comme pour dire que cette demande est inopportune. S’agissant de Mme Lohadi, si elle doit comparaitre, pense-t-il, c’est à partir du montant de 500 dollars Us qu’elle aurait donné au prévenu Mukadi, pour l’attaque de l’Eglise catholique à partir du 19 février 2017. Il a indiqué que la présente affaire ne concerne pas l’Eglise catholique et la demande est ultra petita.

Pour Prince Kalebe, renchérit l’organe de la loi, il s’agit d’un terroriste en cavale et le moment venu, il sera présenté en prévenu. A propos de l’épouse du Major Kaseke, si elle estime qu’elle a des choses à dire, elle doit se constituer partie civile. Etant donné que le Major Kaseke est décédé, l’action publique est éteinte à son égard. Sinon, elle doit nous éclairer par rapport à quels faits ? D’autant plus que les prévenus ont donné suffisamment d’éléments et les procès-verbaux sont assez éloquents. Enfin, la descente sur terrain ne donnera rien, parce qu’il y a eu des lieux où se sont tenus les réunions préparatoires. Mais comme ils ont attaqué les symboles de l’Etat, celui-ci fait tout son mieux pour redorer son image. Donc, une demande une fois de plus inopportune.

La partie civile à la rescousse du MP

Pour sa part, la partie civile a fait sienne l’argumentaire développé par le Ministère public, tout en disant qu’il faut faire attention avec le prévenu, qui a malheureusement tenté de transporter le tribunal sur un terrain politique et voudrait maintenant l’emmener sur un terrain inutile. Sinon, si le tribunal s’est déjà prononcé sur la validité des procès-verbaux, l’OPJ viendra dire quoi ? De même, Aimée Lohadi va être recherchée pour donner quels éléments au Tribunal ? Car le témoin vient éclairer la religion du Tribunal. Si le Prince Kalebe est en cavale, la femme du Major Kaseke viendra dire quoi au tribunal ? La même partie civile a rappelé au Tribunal que Mukadi est très proche de prince Kalebe et s’il a des coordonnées actuelles, qu’il les mette à la disposition du Tribunal. Comme pour dire qu’il n’y a pas de zone d’ombre pour lesquelles ces gens-là doivent apporter de la lumière au Tribunal.

La défense n’a pas manqué de réagir à ces arguments de l’organe de la loi et de la partie civile Rdc. Voilà pourquoi elle (la défense) a mis toutes les parties au défi de lui présenter une loi qui dit qu’il faut des griefs pour qu’un témoin dépose. Concernant Aimée Lohadi, la défense affirme qu’elle a été arrêtée ensemble avec Ben Tshimanga et doit témoigner. Pour couper court à ce débat juridique, le président du tribunal a lu à leur intention l’article 249 du Code judiciaire militaire, selon lequel, c’est le président qui décide si le témoin doit être entendu. Ainsi, le Tribunal se prononcera lors de la prochaine audience.

Le MP peut-il coopérer avec le prévenu ?

Tout au long de l’audience d’hier, voire même du mardi dernier, le prévenu Christian Mukadi n’a cessé de dire qu’il y a eu coopération entre lui et l’Officier de Police judiciaire (OPJ). Mais de quelle coopération s’agit-il ? La loi congolaise autorise-t-elle cette coopération ? Le Colonel Alpha Limbaya, explique  que la coopération dont il est question ici, est légale. En effet, lorsque vous allez dans le système anglo-saxon, qui n’est pas d’application en Rdc, il y a aussi cette coopération. Ici, le prévenu plaide coupable ou non. Lorsqu’il plaide coupable, il a la possibilité, avant que le Ministère public n’amène son dossier devant le juge, de négocier avec lui, parce qu’il lui dit la vérité. Parfois il dénonce les autres personnes avec qui il a collaboré dans les faits qui lui sont reprochés. Le Ministère public peut prendre l’option d’abandonner certaines charges.

Dans le système romano-germanique, applicable en Rdc, soutient-t-il, cette coopération légale est d’ailleurs recommandée par plusieurs doctrinaires, notamment le professeur Rubens. Il y a un principe qui veut que le Ministère public, lorsqu’il instruit, ça commence avec l’enquête préliminaire, … c’est un travail, un entretien entre la personne qui est poursuivie et celui qui enquête. Cet entretien porte  sur les faits mis à sa charge. On lui pose les questions sur les faits mis à sa charge et il répond. On lui présente également  les preuves prévues par le Ministère public. C’est l’occasion qu’on lui donne d’accepter ou de rejeter ces moyens de preuve. C’est ce qui fut fait.

Et le Ministère public d’ajouter que lorsque l’action publique a été déclenchée, les autres prévenus citent le nom de Mukadi, l’OPJ déclenche l’action publique et met la main sur Mukadi. L’OPJ a commencé  par rappeler à Mukadi ses droits et l’auditionner. Il a expliqué ce qu’il a fait. Même devant l’OMP, il a posé  des questions autour des faits retenus à sa charge et il est passé aux aveux.  Il ne s’agit pas d’une coopération dans le  sens  négatif où le Mp va faire les arrangements de nature à  étouffer l’action publique. « Si vous lisez ces procès-verbaux, s’il s’agit d’une coopération, comment expliquer qu’elle soit seulement à charge du prévenu lui-même ? Et pourtant, c’est lui-même qui décrit tout qui s’est passé », fait observer l’organe de la loi.  Au sujet de la feuille vierge qu’aurait signée le prévenu, l’Auditeur militaire pense que c’est un alibi, un moyen de défense adopté par le prévenu. Celui-ci peut prendre l’option de dire la vérité, rejeter tout en bloc ou se taire, encore qu’il lui faille présenter la preuve contraire.

(JMNK)

Depuis la formation du Gouvernement de large union nationale dirigée par Bruno Tshibala, il s’est dégagé un partenariat entre les membres du Rassemblement/Kasa-Vubu et le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) qui composent à ce jour ce gouvernement, et l’Autorité morale de la Majorité présidentielle, Joseph Kabila Kabange. Maintenant qu’approchent les élections, du reste prévues pour le 23 décembre 2018, quoi de plus normal que ce partenariat consolide pour œuvrer avec tous ceux qui ont la passion du Congo pour remporter à tous les échelons, les élections prévues cette année, et travailler ensemble après.

« La manifestation de la volonté d’ouverture envers tous les patriotes, participant au gouvernement ou non, traduit de façon certaine l’engagement résolu du président Kabila à demeurer dans son rôle de garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions, préoccupé à rechercher, en toutes circonstances, le consensus national », a indiqué André-Alain Atundu dans un point de presse qu’il a animé hier à Kinshasa, avant de souligner sur le fait que seuls l’unité nationale et le consensus peuvent baliser le chemin de la paix et du développement économique pour espérer raisonnablement à améliorer le sort des populations congolaises à travers des élections démocratiques.

Ceci, parce que le véritable enjeu, au-delà du renouvellement des animateurs des institutions, est la stabilité de l’Etat, le développement de l’économie congolaise et l’amélioration des conditions sociales des populations. Raison pour laquelle la Majorité présidentielle se place résolument dans cette optique et non dans la perspective d’une prise de pouvoir par les moyens non démocratiques ou par des combines entre politiciens.

« La MP a le devoir moral de gagner pour sauvegarder et perpétuer ses réalisations. Elle n’a pas le droit de dormir sur ses lauriers », indique le document publié à cet effet.

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, l’Autorité morale ne trouve donc pas d’inconvénient à s’associer avec eux pour le bonheur des Congolais, pour l’alternance démocratique, etc. Relayant donc le mot d’ordre de son Autorité morale, la Majorité présidentielle exhorte ses regroupements politiques et électoraux à descendre sur le terrain pour implanter cette nouvelle structure et expliquer les conséquences pratiques de ce mode d’organisation électorale.

Dans un autre chapitre, la Majorité présidentielle se satisfait  de la mise en place du Conseil National du Suivi de l’Accord, en passant par la formation d’un gouvernement d’union nationale selon la clé de répartition définie et déterminée par l’Accord politique de la Saint-Sylvestre, sans oublier tous les actes posés dans le cadre de la décrispation politique. Si le président Joseph Kabila a accompli sa part dans l’application de l’Accord du 31 décembre 2016, les parties prenantes devraient montrer la même bonne foi dans l’application dudit Accord, considéré comme un contrat synallagmatique.

Ainsi, la MP sollicite à cet égard le concours de bonne volonté des Congolais et de la Communauté internationale pour éviter d’exacerber la situation politique par des propos, actes et comportements inutilement extrémistes et notoirement radicalisés. « Donner l’impression que l’on est contraint à l’exil, alors que l’on a rien à craindre au pays, n’est pas une attitude constructive par rapport à la décrispation de la vie politique, autant que nier les faits et l’évidence de la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 », insiste la MP.

Comme pour dire que l’opposition doit contribuer positivement et de façon claire dans l’atmosphère de la décrispation. Et ce, tout en évitant des propos propagandistes. Au contraire, il faudra avoir des propos qui font confiance au peuple, en lieu et place des propos destructeurs de l’espérance. La MP revient sur la nécessité d’observer la trêve qui a été décrétée, dans le cadre de l’organisation des obsèques de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Kabila respectera la constitution

Des déclarations sur la probable candidature du chef de l’Etat aux élections du 23 décembre 2018 ont jeté un certain émoi au sein de la classe politique en particulier, mais de la population congolaise en général. Ce contexte a même semé le doute quant à la volonté réelle du pouvoir en place d’organiser ces élections attendues de tout le monde. Tout ceci, c’était sans compter avec la position officielle de la Majorité Présidentielle qui ne s’était pas exprimée jusque-là. La MP, à travers son porte-parole, André-Alain Atundu a profité de cette occasion, afin de donner la position de cette famille politique, tout en reconnaissant la liberté d’expression à tous les Congolais.

Il est du droit du chef des travaux Mirindi de s’exprimer, en donnant ses attentes, reconnait-on à la MP qui n’a jamais fait une déclaration pour contredire le chef de l’Etat dans sa volonté de respecter tous les prescrits de la Constitution. Car, ayant accompli deux mandats, il ne peut pas exercer un troisième. Ceci, parce que la réalité est simple : respecter  le calendrier électoral pour que la population puisse exprimer sa préférence. Une préférence qui ne devra être que celle de la famille politique proche au chef de l’Etat qui, du reste est déterminée à l’emporter haut la main tous les scrutins.

C’est dans cette optique que la MP salue la présence de la délégation de l’OIF qui a spontanément répondu à l’appel à contribution lancé par la CENI dans le cadre de la consolidation du fichier électoral en vue d’accroitre la crédibilité de l’œuvre de la CENI. « Dans la même lancée, comment on ne pas saluer le patriotisme du président Kabila qui, faisant fi de toutes les rumeurs démobilisatrices, a promulgué dans les délais la loi sur la répartition des sièges, apportant, si besoin en est encore, la preuve de sa détermination à respecter la constitution, sa parole et les aspirations profondes du peuple congolais pour des élections durant cette année », indique le document publié à cet effet. Et à l’issue de cet audit, précise la Majorité présidentielle, si l’écart est significatif, la loi sera amendée. Ceci lorsqu’on sait que pour chaque loi, il y a toujours des dispositions et des mécanismes de correction.  A ce jour, rassure la famille politique du chef de l’Etat, plus rien ne devrait servir de prétexte pour retarder l’aspiration profonde du peuple congolais à des élections apaisées à tous les niveaux : ni la machine à voter, ni la promulgation de la loi sur la circonscription électorale.

(JMNK)

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Le Secrétaire général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), l’Abbé Donatien Nshole était hier jeudi 24 mai devant la presse nationale et internationale. Il était question pour Nshole de donner le point de vue des évêques de l’Eglise catholique sur l’avancement du processus électoral en République Démocratique du Congo et faire une analyse sur la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 signé à la Saint-Sylvestre. Pour ce dernier point, le Secrétaire général de la CENCO a martelé beaucoup plus sur les manifestations publiques et la décrispation politique en son point sur les cas emblématiques. Quant au financement des élections prévues pour décembre 2018, la CENCO responsabilise le gouvernement de la République qui affirme jusque-là avoir le maximum des moyens pour le faire seul. Et concernant la liste des partis et regroupements politiques publiée par le VPM Mova Sakanyi, les évêques crient à la violation des dispositions pertinentes de l’Accord du 31 décembre 2016.

Dans son communiqué rendu public et intitulé « appel à la responsabilité », la CENCO         affirme sa réjouissance quant au respect jusque-là de grandes étapes du calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) le 7 novembre 2017. Ce, à un mois du dépôt des candidatures pour la députation provinciale et à deux mois du dépôt des candidatures pour la députation nationale et la présidence de la République.

A cet effet, les évêques saluent les déclarations de la CENI et du Gouvernement de la République rassurant la tenue des trois scrutins (présidentiel, législatif national et provincial) le 23 décembre 2018. Mais quant à la mise en œuvre de certaines dispositions de l’Accord du 31 décembre, l’Eglise se dit très préoccupée par l’inertie constatée quant à ce.

Elle pense que ces dispositions sont considérées comme des préalables nécessaires à la bonne organisation des élections, s’insurgeant ainsi contre les déclarations de certains acteurs politiques qui s’éloignent davantage de la Constitution et de l’Accord de la Saint Sylvestre, unique feuille de route pour sortir pacifiquement le pays de la crise.

Ainsi dans la perspective de sa mission prophétique, la CENCO appelle les politiques à un sens élevé de responsabilité pour ne pas manquer ce rendez-vous historique salutaire pour la RDC.

Décrispation politique, la CENCO toujours dans sa soif

Abordant le point sur la décrispation politique, les évêques qui d’une part reconnaissent des efforts fournis, restent très insatisfaits tant que les cas emblématiques explicitement signalés dans l’Accord du 31 décembre 2016 ne sont pas pris en compte par les gouvernants. Pour ce faire, ils rappellent la nécessité de tenir des élections crédibles, transparentes et inclusives pour la stabilité du pays.

Et quant aux libertés de manifestations publiques, droit reconnu au peuple congolais par la Constitution, la CENCO ne veut pas qu’elles deviennent un cadeau que les autorités du pays donnent à qui elles veulent, quand elles le veulent et comme elles veulent. Tout en saluant la levée du décret interdisant les manifestations publiques, les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo veulent que cette décision soit appliquée sur toute l’étendue de la République, afin de créer un climat favorable à la préparation des scrutins.

Mova a violé l’accord !

Parlant de la publication de la liste des Partis et Regroupements politiques par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, et qui se trouve déjà dans le Journal Officiel depuis le vendredi 11 mai 2018, les clergés catholiques pensent qu’il s’agit d’une violation de quelques dispositions pertinentes de l’Accord du 31 décembre, notamment dans ses points 4 et 9 du chapitre V. Ici, pour Donatien Nshole qui lisait le communiqué de la CENCO, les parties prenantes interdisent au ministre de l’Intérieur d’arbitrer les conflits internes des partis politiques qui relèvent des cours et tribunaux et demandent que les formations politiques qui font l’objet de dédoublement soient rétablies dans leur situation d’avant le dédoublement. Ainsi, l’Eglise sollicite une correction de la liste afin d’apaiser les Partis et le Regroupements lésés.

Quant à la machine à voter, l’Eglise note une division au sein de l’opinion quant à son utilisation. Elle pense par ailleurs que cette division ne rassure pas la tenue des scrutins dans les bonnes conditions. Pour cela, elle souhaite vivement que les travaux de la certification de ces machines qui devraient être faits avec l’appui de la Grande Bretagne puissent être conclus avant la fin du mois de juillet, pour qu’en cas de renonciation éventuelle à cette machine, la CENI soit en mesure de s’employer pour l’impression des bulletins de vote tel que prévu dans le calendrier électoral (cf. lignes n038, 39 et 40).

L’enrôlement des Congolais de l’étranger est une nécessité

Le communiqué des évêques n’oublie pas l’enrôlement des Congolais de l’étranger. A ce sujet, la CENCO demande à la CENI et à l’Assemblée Nationale d’assumer à temps leurs responsabilités respectives (techniques ou législatives) à propos de cette opération. Ce, afin d’éviter que cela devienne une raison pour justifier un énième report.

Toujours dans le cadre du processus électoral, l’Eglise déplore le fait que le plan de décaissement des fonds pour l’organisation des élections ne suit pas le rythme convenu entre la CENI et le Gouvernement.

« Le Peuple Congolais a pris acte de la déclaration solennelle de ce dernier de disposer des moyens nécessaires pour financer seul les élections. Les raisons financières ne devraient donc pas être évoquées pour justifier un éventuel report des élections », souligne Donatien Nshole.

Enfin, les évêques pensent que les propos sur un éventuel autre mandat du chef de l’Etat est une émanation de certains acteurs politiques, et non du Chef de l’Etat qui ne gagnera pas à être responsable de l’embrasement du pays.

(Bernetel Makambo)

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Le Secrétaire permanent du PPRD est arrivé à Lubumbashi le jeudi 24 mai 2018. Emmanuel Ramazani poursuit ici sa tournée entamée dans la ville province de Kinshasa et récemment dans les 5 provinces de l’ex-Équateur. Après son accueil à l’aéroport par le Gouverneur du lieu, Pande Kapopo, indique l’équipe de presse qui l’accompagne, il a tenu un grand meeting au stade Kiwele, dans la commune de Lumbashi. En présence des cadres nationaux et provinciaux du parti et plusieurs milliers des militants du parti de Joseph Kabila Kabange, il fait le tour d’horizon de la situation politique du pays. Un rappel historique sur les méfaits de l’impérialisme qui a utilisé des collabos locaux pour mettre fin à la vie de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila. Ce, avant de présenter Joseph Kabila comme le père de la démocratie après 32 ans de dictature.

« C’est lui le président national du PPRD hier, aujourd’hui et demain », a-t-il renchéri, avant de dire qui il est lui-même. « Je suis Ramazani Shadary Mulanda. Je suis Congolais,  Mubangubangu du Maniema dans le territoire de Kabambare » et de poser la question à la foule: « Et vous ». Après avoir décliné son identité, il a indiqué le caractère national du PPRD et ce que son président national a fait pendant son règne avant d’appeler ceux qui croient aux idéaux du PPRD d’y adhérer.   Les élections arrivent. Nous devons les gagner ensemble, a dit Ramazani, avant d’installer le Secrétaire exécutif provincial du PPRD Haut Katanga,  le Gouverneur Kapopo et de présenter les membres de sa forte délégation venue de Kinshasa au sein de laquelle, son adjoint Lucain Kasongo. C’est en toute beauté que tout s’est terminé au stade Kiwele. Il est prévu aujourd’hui vendredi l’installation d’autres animateurs des structures du parti dans le haut Katanga. Soulignons que la tournée conduira le SP du PPRD dans les trois autres provinces de l’ex-Grand Katanga. À savoir, Tanganyika, Lualaba et Haut Lomami.

(JMNK)

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En digne fils du terroir et notable de l’Ituri, Samy Adubangu Awoto, Vice-ministre honoraire des Transports et Voies de communication, cadre du Congrès National Congolais (CNC) séjourne dans son fief. Ce membre du Bureau politique du parti cher à l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala est allé communier avec sa base car, faut-il le rappeler, celle-ci l’a obligé de se présenter aux élections législatives nationales. A en croire certaines sources, la population de ce coin estime que quand Samy Adubangu était au gouvernement, il a bien servi son coin qui était oublié. S’il était élu, renseignent les mêmes sources, il continuerait à servir son terroir. A son atterrissage, l’aéroport a été plein de monde. Kisangani, Bunia, Aru, Djalo Siga sa terre natale, partout on pouvait voir le drapeau du CNC, ainsi que les effigies respectivement du chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange et de l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala, président national du CNC.

L’homme en a profité pour redynamiser son parti, en inaugurant un bureau à Aru et appelant ses frères à soutenir le chef de l’Etat, mais aussi en adhérant et en faisant adhérer davantage de membres au CNC qui a fait que celui qui l’Ituri adule aujourd’hui soit élevé au rang de Vice-ministre.

Prévu pour cinq jours, le séjour du chouchou de l’Ituri se voit prolongé sur décision et insistance de la population locale qui a du mal à se séparer de lui.

Dans tout cela, l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala, président national et grand visionnaire du CNC doit être l’homme le plus heureux, à en croire certaines sources, car son ombre plane sérieusement en Ituri et ailleurs. Pour preuve, son arrivée dans ce coin du pays est fort réclamée. S’il y arrive, il pourra être accueilli comme Jésus à Nazareth. Wait and see.

(Junior Luimbi)

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Ces derniers temps, la RDC se bat un tant soit peu à apporter les remèdes contre l’épidémie  d’Ebola, déclarée dans la province de l’Equateur, plus précisément à Bikoro. 9 fois déjà dans l’espace de 4 décennies, l’Ebola est venu une forme de stéréotype qui colle les Congolais à la peau.  Et que la répétition  de cette maladie appelle à chercher ses réelles causes en vue d’amorcer la lutte avec précaution, estiment les observateurs.  Une sensibilisation permanente auprès des populations s’impose, qu’elles soient citadines, riveraines ou forestières.  Cela est l’une des méthodes pour éviter le déclanchement à répétition de l’Ebola.

En effet, Ebola est une maladie infectieuse et contagieuse. Sa cause reste très controversée et son virus présent dans la nature, beaucoup plus dans la réserve animale en forêt, dont notamment la viande étouffée et, dans la plupart des cas, consommée en état déliquescence. La RDC occupe une bonne partie forestière qu’exploite la population riveraine.  En vue de mieux prévenir les autres parties proches des zones touchées  par Ebola, telle que la ville de Kinshasa, les autorités politico-administratives indiquent qu’il existe des mesures préventives contre ce  virus. Ces dernières se résument en cinq règles d’or : primo : le contrôle de l’information et ne pas céder à la panique, ni se fier à la rumeur. Ce qui veut dire : il faut suivre et appliquer exactement les recommandations des autorités politico-administratives, des médecins et autres agents de la santé ; secundo : le lavage régulier des mains avec du savon ou de la cendre. Et surtout ne pas oublier de le faire au moment critique,  après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Il est également important de se laver les mains chaque fois que l’on revient d’un lieu public ou d’une manifestation au cours de laquelle on a eu à serrer la main de plusieurs personnes ; tertio : la méfiance de toucher ou de manipuler du gibier mort de lui-même ou tout gibier que l’on rencontre dans la brousse et qui semble être malade. Dans cet ordre d’idée, il est recommandé beaucoup de prudence avec les singes, les chauves-souris, les antilopes ou tout autre animal trouvé mort dans la forêt ; Quarto : la méfiance avec tout contact direct avec une personne infectée du virus Ebola. Il faut nécessairement éviter d’entrer en contact avec toutes les humeurs corporelles de la personne infectée comme les urines, les sueurs, les larmes, les vomissures, les selles ; enfin quinto : éviter de toucher ou manipuler tout cadavre d’une personne décédée du virus d’Ebola. Il faut se référer aux agents de santé les plus proches du domicile.

(Mamie Ngondo)