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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

A trois jours de la fin du dépôt des dossiers des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales, Corneille Nangaa, président de la CENI, prévient qu’il n’y aura pas de prolongation. Il l’a dit devant les mandataires des partis et regroupements politiques, réunis dans le cadre du Comité de liaison, samedi 4 août dernier. A l’occasion, il a invité les partis politiques à développer davantage la dimension administrative et organisationnelle de leurs structures au lieu d’attendre toujours les derniers jours. Il a aussi annoncé l’embarquement des premiers matériels électoraux constitués des kits bureautiques à partir de la Chine et des Machines à voter à partir de la Corée du Sud.

Dans trois jours, soit le 08 août 2018, la CENI va fermer ses différents Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) disséminés à travers toute la République, pour la réception des dossiers des candidatures à la présidentielle et à la députation nationale. Mais à ce jour, surtout en ce qui concerne la présidentielle, le seul bureau ouvert au siège de la CENI à Kinshasa ne connait pas encore d’engouement, même si les jours à venir peuvent être révélateurs de beaucoup de surprises. Si le jeune Seth Kikuni était le premier à déposer son dossier, le sénateur Jean-Pierre Bemba l’a aussi fait jeudi dernier, soit 24 heures après son arrivée à Kinshasa. Pour l’instant, les yeux sont tournés vers le Front commun pour le Congo (FCC) qui doit présenter sa candidature unique. De même, au niveau de l’opposition, des candidatures sont annoncées, notamment celle de Vital Kamerhe, n°1 de l’UNC et d’Adolphe Muzito qui seront déposées aujourd’hui au BRTC ouvert à la CENI. Pour demain mardi, l’on annonce le dépôt de Félix Tshilombo Tshisekedi, etc.

Si jusque-là, la candidature unique peine à être trouvée à l’opposition, certains pensent qu’ils attendent déposer pour se concerter après. Une stratégie qui risque d’accoucher d’une souris pour cette opposition qui s’enlise dans l’incertitude, lorsqu’on sait les pesanteurs qui empêche  l’unité et leadership. A ce sujet, les élections de 2011 sont une illustration la plus parfaite où Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Léon Kengo, le Dr Kashala, … s’étaient présentés en ordre dispersé pour le compte de l’opposition, et le résultat, on sait.

La CENI gronde

Ayant constaté le peu d’engouement sur le terrain du dépôt des candidatures, surtout à la présidentielle, la CENI a convoqué, samedi 04 août 2018 au Palais du peuple à Kinshasa, une réunion du Comité de Liaison. Ce cadre de concertation et d’échanges d’informations sur le processus électoral qui regroupe les Mandataires des Partis politiques et Regroupements politiques légalement reconnus en République Démocratique du Congo et régulièrement accrédités par la Commission électorale nationale indépendante, a été animé par la plus haute autorité de la CENI, Corneille Nangaa. Il était entouré pour la circonstance, de onze membres de l’Assemblée plénière présents à Kinshasa.

Au menu des échanges, les enjeux électoraux de l’heure qui tournent principalement autour des dépôts des dossiers des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales dans les différents Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC), à travers l’étendue nationale.

Une occasion propice pour le n°1 de la Centrale électorale de rappeler aux uns et aux autres qu’à dater de ce samedi 04 août, il reste quatre jours pour que les BRTC soient fermés au public, en ce qui concerne le dépôt des candidatures. Cette disposition, a-t-il rappelé est conforme au calendrier électoral rendu public par la CENI, depuis le 05 novembre 2017.

Raison pour laquelle il invite les candidats indépendants, les partis et Regroupements politiques à capitaliser les 4 jours restant pour le dépôt des candidatures à la présidentielle et à la députation nationale. « J’invite les candidats indépendants, les partis et Regroupements politiques à capitaliser les 4 jours restant, afin de déposer leurs dossiers de candidature en bonne et due forme dans les différents BRTC. Car la CENI n’envisage aucune prolongation ».

C’est en ces termes que le Président de la CENI a lancé un message de rappel aux acteurs politiques qui voudraient bien participer à la conquête de 500 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo et à la présidentielle du 23 décembre 2018.

Liant l’utile à l’agréable, Corneille Nangaa, comme un enseignant expliquant sa leçon, a usé d’une méthodologie efficace consistant à montrer aux mandataires des partis et regroupements politiques comment remplir les différents formulaires de dépôt de candidature ; qui doit les remplir ; avec quelle encre et en quel caractère le faire. Cette pédagogie a permis d’élucider quelques confusions dans le chef des acteurs politiques. Sur cette question principalement, beaucoup de partis et regroupements politiques ont avaient éprouvé des lacunes. C’est ce qui a poussé la CENI à juger irrecevables certaines listes de candidatures. Les huit formulaires de déclaration de candidature ont été ainsi passés au peigne fin, du C1 (formulaire de déclaration de candidature aux élections présidentielle ou législatives) au C8 (formulaire de synthèse des candidatures aux élections législatives).

L’occasion pour le Président de la CENI d’inviter les partis politiques à développer davantage la dimension administrative et organisationnelle de leurs structures, au lieu de toujours attendre le dernier jour.

Une autre question qui a été à l’ordre du jour des échanges est celle relative aux différentes pièces à joindre à la déclaration de candidature, notamment la photocopie de la carte d’électeur obligatoirement par le candidat titulaire à la députation nationale et ses deux suppléants, le certificat de nationalité et l’extrait du casier judiciaire pour le candidat président de la République, l’original de la preuve de paiement de la caution non remboursable, les quatre photos passeports (de préférence en couleur). Les conditions d’éligibilité, d’inéligibilité et les procédures à la clôture des BRTC ont été également rappelées aux mandataires des partis et regroupements politiques.

Le premier lot des matériels électoraux déjà embarqué

Avant de clore son intervention, le Président de la CENI a annoncé aux participants à la réunion du Comité de Liaison, l’embarquement des premiers matériels électoraux constitués des kits bureautiques à partir de la Chine et des Machines à voter à partir de la Corée du Sud. Une autre annonce faite par Corneille Nangaa est celle d’une mission intégrée que la CENI lance sur terrain, en vue de procéder au repérage des Bureaux de Vote et de Dépouillement (BVD), à l’affichage des listes provisoires des électeurs, à la sensibilisation sur la Machine à voter et à l’identification et au recrutement des Formateurs, des Membres des Bureaux de Vote et de Dépouillement (MBVD) et des Membres des Centres Locaux de Compilation des Résultats (MCLCR). Et ce, sur toute l’étendue du territoire national.

(JMNK)

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Sa tentative d’entrer en force en République Démocratique du  Congo a échoué. Arrivé en Zambie le vendredi 3 août dernier par avion, l’ex-gouverneur de Katanga s’est rendu, quelques heures, plus tard, par route, à la frontière terrestre de Kasumbalesa où il s’est vu refuser l’entrée en RDC. Non pas par des agents congolais, mais par ceux de la Zambie. Motif : Absence de documents de voyage. S’il est invraisemblable de croire que Katumbi ait quitté, sans titre de voyage,  son point de départ, en marquant plusieurs escales avant d’atteindre la Zambie, plusieurs questions s’élèvent, dès lors, pour comprendre, en réalité, à  quel jeu  l’homme d’affaires et patron du Tout Puissant Mazembe veut jouer? Jusqu’où est-il prêt à aller pour s’imposer dans la course à la présidentielle dans un pays dont il a perdu la nationalité.

De deux choses l’une. Ou Moïse Katumbi  n’a aucun respect pour les Africains, encore moins pour l’administration congolaise, au point de considérer qu’il peut traverser les frontières, dans le continent, sans exhiber un titre de voyage; Ou tout son tintamarre sur les réseaux sociaux à propos de son refus d’entrer en RDC relève d’une vaste et médiocre stratégie de victimisation à outrance dans le seul but de  distraire le peuple sur l’essentiel. Et sur cette question d’essentialité, Moïse Katumbi est le seul responsable. De quoi s’agit-il ?

Moïse Katumbi a bel et bien eu la nationalité italienne pendant 17 ans, soit du 3 octobre 2000 au 13 janvier 2017. La confirmation est venue, en 2018, d’une municipalité du sud de l’Italie. Plusieurs médias et notamment Jeune Afrique ont révélé l’identité que l’ex-gouverneur de Katanga avait personnellement choisi lors de sa naturalisation, à savoir : Moïse Katumbi d’Agnano. Cette double nationalité qui n’était pas connue a l’époque où il était gouverneur soulevait irréfutablement un problème majeur au regard du droit congolais. Et ceci aurait dû préoccuper ses lieutenants et ses avocats, dès l’instant où Katumbi commençait à afficher clairement ses ambitions présidentielles. La Constitution congolaise prévoit que la nationalité congolaise est une et indivisible. Nul ne peut la détenir en concurrence avec une autre nationalité. En clair, un sujet né Congolais, perdrait automatiquement sa nationalité dès qu’il en aurait une autre.

Nationalité une et indivisible

Il appartenait au candidat du G7 à la présentielle, scrutin qui avançait à grands pas,  d’enclencher la procédure prévue par la loi pour recouvrer la nationalité congolaise. La Constitution congolaise ne prévoit-elle pas en son article 7.2 que «nul ne peut être candidat à  l’élection du Président de la République s’il … ne possède pas la nationalité congolaise d’origine ». Or, à ce jour, Moïse Katumbi n’a fait aucune démarche pour recouvrer sa nationalité d’origine. Dans ces conditions, quoi de plus normal que le passeport congolais qu’il détenait, avant que sa double nationalité ne soit révélée, ne puisse être renouvelé par les autorités congolaises, à qui, du reste, la municipalité italienne, ci-haut évoquée, avait directement répondu. Et ce de sorte que, le candidat de Ensemble ne peut se présenter à  l’élection présidentielle en RDC. Moïse Katumbi est ici seul responsable de la situation. Ce n’est pas le président Kabila qui l’a poussé à demander à être naturalisé italien. Ce n’est pas, non plus, Kabila qui l’a empêché de faire les démarches tendant à recouvrer la nationalité congolaise.

Un malheur n’arrivant pas seul. Moïse s’est embourbé par la suite dans un tourbillon d’irrégularité et de non-sens. Il reconnaissait, au lendemain de son interpellation par la police belge aux frontières, que son passeport congolais était confisqué à cause de la falsification détectée sur une page.  Un permis de séjour, dans le royaume de Belgique,  a été mis en sa possession, en entendant qu’il régularise sa situation avec les autorités congolaises. Précisons que ce titre de séjour belge n’est pas un titre de voyage.

En clair, Moïse Katumbi  n’avait plus ni titre de voyage belge, ni titre de voyage congolais. Mais avec quel passeport Katumbi fait tous ses voyages depuis  cet incident? Il ne peut prétendre détenir un tenant lieu de passeport congolais. Ce dernier document est en principe délivré par un ambassadeur congolais, en poste à l’étranger,  pour permettre à un ressortissant congolais, dépourvu de passeport, de retourner au Congo. Il n’est valable que pour un seul voyage et une seule destination, le Congo. Il est donc permis de déduire que Moïse Katumbi détiendrait un autre passeport ou un autre document de voyage, d’une autre nationalité que congolaise, qui lui permit de voyager depuis que les belges lui ont confisqué le passeport congolais.

Tenant compte de ce qui précède, il parait puéril que les hommes de l’équipe de Moïse Katumbi aient cru que les frontières zambiennes et congolaises étaient des passoires. L’ex-gouverneur les a écoutés. Il a voulu jouer, il a perdu. Que trouvera-t-on à reprocher aux services zambiens qui refusent de laisser passer un individu, fut-il ex-gouverneur du pays voisin, qui ne présente aucun document de voyage et qui veut passer en force. N’importe quelle personnalité congolaise qui s’hasarderait à tenter d’entrer dans un pays européen de cette manière-là, il ne prendrait même pas place à bord de l’avion, de n’importe quelle compagnie aérienne. Si ces dernières, en l’absence de document valable, peuvent vous refuser, à partir de Kinshasa, d’entrer en Europe, pourquoi les pays africains ne le feraient-ils pas, aux frontières qui conduisent vers un Etat voisin ? Faire ce qu’a fait Katumbi ou tenter de le faire prouve que Moïse Katumbi nourrit sur le peuple congolais un préjugé très négatif. Tout compte fait, le refus essuyé par lui le ramène sur terre. Il est, au regard du droit congolais, hors course. La présidentielle, dont la date de dépôt de candidature arrive le 8 août, se fera incontestablement sans lui.

(Noella Mbula)

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Aujourd’hui, devant la difficulté pour Moïse Katumbi de retourner en République démocratique du Congo via Kasumbalesa, dans la province du Haut Katanga et de participer à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, nombreux sont ceux-là qui pensent que si le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint sylvestre et du processus électoral (CNSA) s’y mêle, peut-être qu’une solution peut être trouvée. Et ce, conformément au pouvoir que lui confère l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Disons que cette situation préoccupe au plus haut point le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral (CNSA) qui dénonce déjà un blocage dans l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord politique qui doit déboucher par l’organisation des élections inclusives, démocratiques et transparentes au 23 décembre prochain.

L’on se rappellera qu’il y a peu, les travaux de la Tripartite Gouvernement-CNSA-CENI s’étaient ouverts, parce que Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral était préoccupé du fait de la non-libération de certains prisonniers politiques, d’opinions et amnistiés, contraire aux prescrits du Chapitre V.1 de l’Accord du 31 décembre 2016 et au Chapitre V paragraphe 8 qui exige au Gouvernement de la République issu de l’Accord de poursuivre sans délai les mesures de décrispation politique et d’entreprendre concomitamment les démarches auprès des Etats et organisations internationales concernés en vue d’obtenir la levée des sanctions prises en l’encontre des certains compatriotes.

Le Conseil entend ainsi jouer sa partition pour que l’atterrissage du processus se fasse en douceur. Il s’emploie, à cet effet, à calmer le jeu auprès de toutes les parties. Question de ne pas permettre le déclic d’une tension qui risque n’annihiler tout le travail abattu.

Joseph Olenghankoy, président de cette institution d’appui à la démocratie, a fait savoir que son institution travaille déjà pour obtenir la solution dans tous les couacs. L’optique est celui de maintenir un dialogue permanent entre les camps politiques et la décrispation politique.

Mais quelle sera la recette miracle de Joseph Olenghankoy pour garantir l’inclusivité du processus électoral avec cette mise en garde de la CENI, qui prévient du reste qu’il n’y aura pas de prolongation de la date du dépôt des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales ? La question demeure. Néanmoins, loin de se lasser au nom de l’inclusion politique, le président du CNSA entend faire preuve de nouvelles initiatives. Attendons voir !

Dans cette logique, il ne va pas tarder à se rendre à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, afin d’élucider la question du retour de l’ancien gouverneur Katumbi. Sa détermination est d’œuvrer dans le sens de faire respecter l’accord afin que tout le monde recouvre ses droits.

Mais nombreux sont les observateurs de la scène politique congolaise qui n’accordent pas beaucoup de chance à l’initiative de Joseph Olenghankoy. Et ce, surtout, pensent-ils, qu’il s’agit d’une question pour laquelle le Gouvernement de la République avait déjà levé l’option. Un peu comme pour dire que Moïse Katumbi qui se prévaut aujourd’hui d’une autre nationalité, ne peut logiquement être considéré comme un Congolais devant bénéficier des mesures de la décrispation. Qu’à cela ne tienne, même si sa candidature est déposée, elle risque de ne jamais dépasser l’étape de la CENI et celle-ci la rejettera purement et simplement pour violation de la loi congolaise.

(JMNK)

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Moïse Katumbi Chapwe, leader incontesté de « Ensemble pour le changement », a tenté à deux reprises de regagner la République Démocratique du Congo aux dates de vendredi 3 et samedi 4 juillet 2018, via Kasumbalesa, cité frontalière à la Zambie. Son avion a d’abord été interdit d’atterrir à l’aéroport de Luano par manque de demande de sa part, ni d’autorisation d’atterrissage de la part de l’Autorité d’Aviation Civile (AAC). Dans l’agitation, Katumbi et ses acolytes dont Olivier Kamitatu, son Directeur de Cabinet ; Francis Kalombo, son porte-parole ; Salomon Idi Kalonda, son parsec, ont tenté de contrer les forces de l’ordre commises à la sécurité de la frontière RDC-Zambie vers le port de Kasumbalesa. Malheureusement déjà le premier jour, ni Katumbi, ni un seul membre de sa délégation, moins encore les leaders d’Ensemble du Katanga et d’autres provinces venus accueillir leur maître, n’ont pu franchir les deux lignes. Ceux qui étaient en RDC sont restés sur leur terre, et ceux de la Zambie sont restés en face. Des surchauffés et autres semeurs des troubles ont vécu la scène, sans dire mot. Les inciviques ont brûlé des pneus, et certains bien des privés et de l’Etat. Les forces de l’ordre se sont encore imposées, et le calme est revenu à la minute.

Après avoir été interdit d’accès le vendredi, Soriano a passé nuit non loin de la frontière, croyant surprendre les services de sécurité du port de Kasumbalesa aux premières heures de samedi. Hélas ! Il faut négocier, mais en vain encore car l’autorité provinciale du Haut-Katanga s’assume entant que responsable. Les dessous des cartes, non, il n’y en a pas. Le pays est calme, et le fugitif n’a pas sa place au Congo si ce n’est chez lui en Italie. N’avez-vous jamais entendu parler de « persona non grata » ? Demandez à la journaliste Collette Braeckman. Le Congo est souverain, et peut refuser l’accès sur sa terre à toute personne indésirable, étrangère soit-elle.

Week-end terminé, les négociations et la résistance ne payent pas. La Zambie, centre de ses activités commerciales, va signifier à Katumbi qu’il est impossible pour lui de rentrer paisiblement en RDC.

Que faire, il faut rentrer en Belgique où chez lui en Italie, si pas rester en Zambie le plus longtemps que possible, car dans ses propos, Katumbi avait affirmé qu’il resterait dans cette frontière même pendant deux ans. Dans l’entendement des avertis, l’on croit que Katumbi déposera sa candidature très loin en Zambie, battra campagne en Zambie, et sera élu président en Zambie où on l’a aperçu hier dans une messe à Kitwe. Elément dangereux ! Il veut faire croire à l’opinion que la frontière restera toujours sous haute surveillance, et le commerce pénalisé à cause d’un seul homme ? Ce défi que lance Katumbi contre Kinshasa dira son nom un jour, et le meilleur l’emportera. Avec ou sans Katumbi, les élections auront bel et bien lieu en Rd Congo. S’il serait l’unique nom de l’opposition pour la candidature unique tant attendue, mais pas du tout souhaitée ni obligée,  c’est le pire de choix que fera l’opposition. Le sujet Katumbi ne fera en aucun jour l’objet de boycott des élections par l’Opposition. Le Rassemblement dans ses conditions pour participer aux élections, n’a pas insisté sur le cas Katumbi.

Ensemble ne veut pas lâcher !

Le leader n’a pas regagné la RDC, mais le rêve autour de sa candidature à la présidentielle persiste. Mais pour les cadres d’Ensemble, il ne faut pas lâcher ! Coûte que coûte, Katumbi prendra part aux prochaines élections prévues en décembre 2018. Ok, et pour ce faire, Ensemble pour le changement décide de déposer le dossier de candidature de Moïse Katumbi à la CENI. Ce, en dépit de son absence physique.

« Ensemble pour le changement réaffirme son soutien total à la candidature de Moïse Katumbi. Le dossier sera déposé dans les prochains jours. Tous les objectifs que nous nous sommes assignés à savoir le dépôt des candidatures aux législatives pour provoquer l’alternance dans ce pays va se poursuivre. Et donc, la nation congolaise et les Congolais doivent continuer à compter avec Moïse Katumbi et à compter avec Ensemble pour bâtir le Congo de demain », a dit Delly Sesanga, Secrétaire général d’Ensemble dans un point de presse tenu hier dimanche 5 août 2018 à Lubumbashi.

Mais par quelle magie sera-t-il candidat ? L’homme n’a pas sa carte d’électeur, par contre Jean-Pierre Bemba qui a regagné Kinshasa après dix ans d’absence, en a déjà et a déposé sa candidature à la présidentielle. Ensemble promet de compléter les documents manquants avant l’étape de validation.

Ainsi, les gesticulations de la part de l’ex-gouverneur n’ont pas payé, et place à présent à l’autre étape lors du dépôt de sa candidature à la CENI. Prédisons déjà une étape difficile, car la validation des candidatures par la Centrale électorale, nous en dira autre chose. Nangaa n’appliquera que les textes pour confirmer l’impossibilité de valider une telle candidature.

La fameuse candidature unique difficile

Jean-Pierre Bemba Gombo, premier à déposer sa candidature pour le compte de l’Opposition, Kamerhe aussitôt investi candidat président, sera face à Nangaa ce lundi, Félix Tshisekedi promet de le faire ce mercredi, Ensemble promet aussi de déposer l’utopique candidature de Katumbi avant la clôture de l’étape de dépôt des candidatures, les autres aussi comme Fayulu, Muzito, Matungulu et consorts sont attendus à la Gombe pour déposer leurs candidatures. Les Congolais auront au moins une dizaine des candidatures de l’Opposition.

Rien de sérieux. Et plus grave encore, tout le monde qui dépose sa candidature prophétise toujours sur la fameuse candidature unique de l’opposition. Bemba du MLC l’a fait, et a vite regagné la Belgique pour retrouver Kinshasa en septembre. Ce, après avoir déposé sa candidature chez Nangaa. Kamerhe qui veut se faire pasteur dans l’opposition radicale, sera-t-il en mesure d’atteindre sa mission ? Il a réussi à réunir autour de lui Bemba et Tshisekedi pour réfléchir sur ledit sujet. Malheureusement, aucune suite favorable n’a été annoncée. L’égoïsme de Bemba et la soif de Tshisekedi de diriger le Congo, le souvenir de l’échec de Kamerhe aux précédentes élections sont là les motivations qui leur collent sur la peau. Ainsi, les militants qui croient encore à l’opposition vivent dans le si je savais.

La flexibilité qu’a promise Kamerhe à la fin de leur échange avec Bemba et Tshisekedi reste à observer. Il faudra encore attendre !

(Bernetel Makambo)

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Sécuriser le retour au pays des personnalités politiques congolaises à l’instar de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, ou même le sénateur Jean-Pierre Bemba, n’a pas toujours été une mince affaire pour une Police accusée à tort de servir de bras au pouvoir en place, pendant qu’elle est là pour protéger la population et ses biens. Mais chaque fois que la haute hiérarchie lui a confié cette lourde tâche, la Police, comme tout service commandé, s’est toujours acquittée avec professionnalisme, à la grande satisfaction de tout le monde.

C’est ainsi, après qu’avoir accueilli le sénateur Jean-Pierre Bemba, le mercredi  1er août 2018 à l’aéroport international de Ndjili, sans oublier le dépôt de sa candidature un jour après, son voyage à Gemena suivi de son retour en Belgique, la Police ne pouvait pas manquer de faire rapport à la population et de lui expliquer quels ont été les défis.  Dans un communiqué parvenu à L’Avenir, le Commissariat provincial de la police nationale congolaise ville de Kinshasa informe les Kinoises et Kinois que conformément aux instructions reçues de la  hiérarchie et sur demande du Sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo,  ce dernier a bénéficié de la protection de la police durant tout son séjour dans la capitale.

« Comme au jour de son arrivée à Kinshasa en provenance de Bruxelles, ce dimanche 05 août, la police a sécurisé son retour en Belgique. Les éléments de la police commis à cette tâche ont travaillé dans le professionnalisme en respectant scrupuleusement les ordres. Ainsi, aucun incident majeur n’a été enregistré  pendant cette mission malgré les provocations dont la police a fait l’objet de la part de certains militants du parti politique du Sénateur Bemba. Le Commissariat provincial de la police profite de l’occasion pour appeler les différentes formations politiques implantées à Kinshasa à l’éducation civique et patriotique de leurs militants. En effet, ces derniers doivent savoir que la police est apolitique, elle travaille suivant les missions lui assignées par la constitution de la République dans le respect des droits de l’homme », indique le Commissaire divisionnaire adjoint Kasongo Kitenge Sylvano, avant d’adresser ses félicitations à ceux des membres du parti politique du Sénateur Bemba qui se sont bien comportés et aux policiers pour leur sens de dévouement et de professionnalisme.

Ce qu’a été son séjour en Rdc

A peine arrivé à Kinshasa, le 1er août 2018, Jean-Pierre Bemba a été escorté par la Police, jusqu’au siège de son parti, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), mais sans pour autant s’adresser à la population. Conduit au quartier GB dans la commune de Kitambo, Igwe y a dormi, mais sous une vive polémique sur les conditions de son hébergement. Et ce, parce que la foule ne pouvait pas l’accompagner dans la résidence de l’avenue Pumbu, dans la commune de la Gombe, dans le périmètre du Palais de la nation.

Contre toute attente et ayant surpris ses collègues de l’opposition, Bemba déposera son dossier de candidature à la présidentielle, 24 heures après son arrivée dans son pays natal. Fait qui va une fois de plus alimenter la polémique, surtout dans le camp de ceux-là qui pensaient que le sénateur, du reste choisi candidat par le congrès de son parti, avait émis le vœu de se concerter avec ses pairs, en vue d’une candidature unique. Sans les concerter, il s’est porté candidat, avant d’obtenir une carte d’électeur et de se faire expliquer les avantages de la machine à voter.

Le jour qui a suivi, soit vendredi dernier, il s’est présenté au Sénat où il a reçu son écharpe de sénateur, avant d’aller occuper son siège au sein de l’hémicycle. C’est ce siège qu’il devra occuper prochainement lors de la session de septembre, essentiellement budgétaire.  Le samedi de la même semaine, il s’est rendu à Gemena où il était arrivé pour notamment s’incliner devant la tombe de son père, Jeannot Bemba Saolona.

On va aussi retenir que Jean-Pierre Bemba, en marge d’une messe d’action de grâce organisée en mémoire de feu son père Jeannot Bemba Saolona, a échangé avec Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi. Et ce, même si rien de concret n’a filtré de cette rencontre. Même si nombreux sont ceux qui espèrent encore à une quelconque candidature commune de l’opposition.

Dans le point de presse qu’il a animé vendredi, rien d’important à signaler, si ce n’est d’apprécier à sa juste valeur l’assistance de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC) aux forces armées de la RDC dans la lutte contre les groupes armés. «Elle [Monusco] a joué un rôle important dans ce pays. Elle a eu à intervenir même dans les conflits armés, on l’a vu à Goma et même à Beni. Ce qui montre que l’assistance qu’elle apporte aux forces armées est appréciable », a-t-il dit vendredi 3 août 2018 au cours d’une conférence de presse.

Les autorités congolaises ont déjà demandé le retrait progressif de la mission de l’ONU en RDC. «Les dirigeants du gouvernement veulent juger à leur niveau. Est-ce que faire partir aujourd’hui la Monusco est vraiment une solution ? Est-ce que tous les Congolais seront assurés du départ de la mission ? », S’est interrogé Jean-Pierre Bemba qui dit « n’être pas convaincu » du départ de la Mission onusienne.

L’ancien vice-président congolais rappelle que la mission a contribué au retour de la paix et à la réalisation du processus électoral de 2006. « Depuis 2001, la Monuc est déployée dans tout le pays avec l’objectif d’assurer la paix, de pouvoir mettre en place des zones de démarcation pour que le cessez-le feu puisse être d’application. Elle a permis l’encadrement du processus électoral de 2006 et son mandat a évolué aussi dans la protection des civils », a rappelé Bemba.

Il a quitté la RDC pour la Belgique ce dimanche 5 août 2018. Le jet qui le transporte ainsi que sa famille est parti de Gemena (Sud-Ubangi) à 9h40′ et a transité à Kinshasa, avant de prendre la direction de Bruxelles.

 

(JMNK)

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Benjamin Franklin était convaincu qu’il « valait mieux prévenir que guérir ». ​C’est le message qu’il a fait passer aux habitants de Philadelphie, fréquemment ravagée par des incendies qui provoquaient d’importants dégâts matériels et faisaient de nombreuses victimes.

Ses paroles ont conservé toute leur pertinence face aux crises — catastrophes naturelles, pandémies, conflits violents, crises financières, etc. — qui frappent notre monde actuellement, pays riches et pays pauvres confondus, avec des conséquences durables, notamment pour les plus fragiles. Ces événements peuvent faire des millions de victimes et entraîner des pertes se chiffrant en milliers de milliards de dollars, sans parler du manque à gagner potentiel.

Quand une crise éclate, elle fait la une des journaux. Souvenez-vous de l’épidémie Ebola en Afrique de l’Ouest en 2013-15, qui a entraîné la mort de 11 000 personnes et 2,2 milliards de dollars de préjudice économique.​ Ou bien la crise financière de 2008-09, qui a fait basculer près de 64 millions d’individus dans la pauvreté. Pour les pays fragiles aux capacités institutionnelles et ressources limitées, les conséquences sont encore plus graves, puisqu’une catastrophe peut considérablement aggraver les effets d’autres événements contraires. Le monde n’a tout bonnement plus les moyens de poursuivre sur cette voie.

Quand une crise est évitée, elle fait rarement les gros titres​. Pourtant, des travaux de recherche démontrent que les mesures d’anticipation et de prévention des crises sont le meilleur investissement que la communauté internationale puisse faire. En effet, pour chaque dollar investi dans la prévention, ce sont 16 dollars qui seront économisés ensuite.

Et si nous pouvions mieux prévoir les risques et prévenir l’éclatement d’une crise dans un plus grand nombre de pays ? Et si nous pouvions tout simplement aider les pays à éviter une crise ?​ Cela fait un certain temps que ces questions sont sur la table au sein du Groupe de la Banque mondiale. Elles ont trouvé un début de réponse la semaine dernière, avec le lancement de la Plateforme mondiale contre le risque de crise et l’adoption par nos pays membres d’une stratégie (a) visant à mieux prévenir la survenue de catastrophes.

Pendant des années, nos partenaires de l’aide humanitaire ont assuré l’avant-garde d’une riposte rapide et efficace aux crises internationales.​ Ils ont nourri les affamés, vêtu et protégé les sans-abris, soigné les malades et fait bien davantage. Lorsque j’étais commissaire à l’aide humanitaire pour l’Union européenne, j’ai pu constater l’ampleur des besoins après une crise et comprendre l’importance vitale d’une réponse rapide.

Pour sa part, cela fait des décennies que la Banque mondiale soutient les pays, avec des programmes de prévention et d’anticipation des risques, de riposte, de redressement et de reconstruction dans le but d’assurer un développement durable. Nous avons complété le travail des organisations humanitaires à travers nos conseils, nos analyses et nos financements et en réunissant autour de la table toutes les parties prenantes afin d’aider les pays touchés à aller de l’avant.

L’exemple de la Rdc

Quand organismes humanitaires et de développement collaborent et réagissent rapidement, il est possible d’anticiper les crises, d’atténuer leurs conséquences et de préserver des vies humaines.​

Voyez ce qui s’est passé avec la réapparition du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) en mai dernier. Dès l’annonce des premiers cas avérés, le gouvernement a pris des mesures immédiates en concertation avec des partenaires internationaux comme l’Organisation mondiale de la santé ou l’UNICEF. Quelques jours plus tard, les autorités ont annoncé avoir besoin d’environ 56 millions de dollars pour financer un plan de riposte de trois mois. En deux jours, la totalité des fonds avait été réunie, la Banque mondiale apportant 27 millions de dollars — dont 12 millions de dons octroyés par le tout nouveau Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie. Résultat, et j’en suis profondément ravie, l’épidémie d’Ebola en RDC a pu être contenue, et sa fin officielle prononcée le 25 juillet.

Au printemps et à l’été derniers, plusieurs régions d’Afrique subsaharienne et du Yémen vivaient sous la menace d’une famine. Nous avons travaillé avec des partenaires humanitaires engagés sur le terrain, comme l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial et le Comité international de la Croix-Rouge et d’autres pour lever 1,8 milliard de dollars afin de nourrir et protéger les populations menacées. Aujourd’hui, une famine prolongée a été évitée, ce qui a sauvé des millions d’enfants.

(JMNK)