Lutte contre le VIH/SIDA: Les professionnels des médias briffés sur l’importance des thèmes de la Jms, édition 2018

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Le Programme national multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (PNMLS) a tenu, le  lundi dernier, une journée de briefing  avec les professionnels des médias en marge de la célébration, le 1er décembre prochain,  de la Journée mondiale contre le VIH/SIDA ( Jms), édition 2018, autour du thème «   Mobilisons – nous pour le dépistage au VIH, afin d’en finir avec le SIDA en Rdc d’ici à 20230 », alors qu’au niveau international, le thème retenu est : «  Connais ton statut ».

D’après le Directeur – chef de département  des coordinations des secteurs et partenariat au Pnmls le Dr Jonathan  Kawaunda, la célébration de cette journée sous ce thème, offre l’opportunité aux différents acteurs de la lutte de faire revenir le « dépistage, la prévention au centre de la lutte ».

Car, dit-il : «  nous avons vu que  le problème du SIDA est devenu un problème où l’on s’occupe plus de la prise en charge en oubliant la partie prévention. Alors, c’est pour cette raison qu’on a vu avec la stratégie 90,90,90 du Programme commun des Nations unies pour le VIH/SIDA(ONUSIDA) pour l’année 2020,  Il était important de pousser le premier 90, relatif au dépistage des personnes vivant avec le VIH. Il est important,  car sur ce 90, pour l’instant, il y a seulement 46% de personnes qui sont dépistées. Il reste au moins 54% autres qui doivent être dépistées d’ici à 2020 ».

Un défi énorme que le pays, qui a une prévalence de 1,2 %, avec une épidémie VIH de type généralisé, devra relever. Car selon les derniers résultats de l’Enquête démographique et de Santé ( Eds, 2013-14), 78 % des Congolaises et 84% des Congolais n’ont jamais effectué le test sérologique.

Pour le Conseiller en information stratégique au Bureau de l’Onusida en Rdc,  Adamou Dambagi, plusieurs facteurs ne facilitent malheureusement pas les choses.

Il cite par exemple  la stigmatisation, la discrimination, la violence ou la menace de violences surtout chez les jeunes femmes et les jeunes filles, les lois et les politiques en matière de consentement parental.

Autant d’obstacles auxquels s’ajoute la distance à parcourir pour atteindre les services  de santé souvent difficiles d’accès et trop coûteux.

A côté de ce tableau sombre, l’expert onusien signale avec regret la faible couverture de la prise en charge pédiatrique du VIH (27,3%), l’absence de données désagrégées (localisation; genre, âge, cascade par tranches d’âge, etc).  Pas de cibles désagrégées par âge au niveau provincial pour les enfants et une faible capacité de réseau de laboratoires pour le diagnostic précoce.

Face à la presse, Amadou Dambagi s’est dit confiant,  tout en estimant qu’il faudra augmenter le budget lié à la prévention. C’était avant d’inviter les médias à agir en véritables partenaires de lutte.

S’appesantissant sur l’objet même de cette journée, le chargé de communication au Programme national de lutte contre le SIDA (Pnls), Joseph Liomba, a abordé  la problématique de la communication et la dynamique communautaire.  Un point très capital, qui définit et répond exactement à ce qu’on attend des médias pendant cette Jms.

Dans le contexte  de la lutte contre cette pandémie, Joseph  Liomba a expliqué à l’assistance les différentes méthodes et attitudes à adopter, afin de mieux aborder la question liée au VIH/SIDA. Il s’agit par exemple, dit-il, de faire de la  communication une mode de vie pour les journalistes, de définir  la cible et adopter une stratégie de communication pour améliorer les connaissances, les attitudes et les pratiques vis-à-vis du VIH/Sida, comment orienter les malades vers les services.

Autant d’attitudes que les professionnels des médias devront faire leurs, afin de mieux aborder la question.

Prince Yassa/Cp

 

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