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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Depuis un certains temps, le microcosme politique est en ébullition. Des alliances se font et se défont, afin de se préparer aux élections. Des élections pour lesquelles se constituer en association est devenue obligatoire, d’autant plus que la loi électorale prévoit un seuil à respecter par tout le monde. Pour ce qui arrive en ce moment, le président de la République ne peut que se féliciter, lui qui a fait des élections son cheval de bataille, pour une alternance paisible. A ce jour, même ceux qui lui prêtaient des intentions commencent à comprendre que rien n’empêchera la CENI d’organiser les élections combinées le 23 décembre 2018. Surtout avec le réaménagement intervenu au sein du PPRD, nombreux sont les pourfendeurs qui ont compris que le temps était venu de se préparer, au lieu d’être surpris à la dernière minute. De même à la Centrale électorale, on se frotte les mains, surtout que son discours a séduit plus d’une personne. Dans le même ordre d’idée, son imprimante à voter a été pour beaucoup, d’autant plus qu’elle permettra de mettre un terme à l’impression des centenaires de bulletins de vote, sans oublier leur dispatching. Que des économies que la CENI va faire !

Disons que tout a commencé le week-end dernier dans les différents partis et regroupements politiques. Le premier regroupement politique n’est autre que la Majorité Présidentielle qui a battu le rappel des troupes, en facilitant l’adhésion en son sein de près de trente (30) partis politiques. Zn effet, un seul message a été donné à ces nouveaux venus : « on gagne ou on gagne ». Pour ce faire, toutes les facilités leur ont été données afin de se constituer en regroupements politique de leur choix. Surtout qu’aucun parti politique ne peut prétendre gagner les élections tout en étant renfermé sur lui-même.

Preuve que le discours du Chef de l’Etat a été entendu par tout le monde, toujours le week-end dernier, les observateurs avertis ont assisté en prélude à une alliance inédite entre le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) et le Mouvement de Libération du Congo, MLC. Deux partis politiques que tout peut diviser, mais que l’intérêt du Congo peut réunir. Deux partis déterminés à sceller une alliance capable de leur permettre de gagner haut la main les prochaines élections. Même si le départ du Palu a suscité la colère au sein de la Majorité Présidentielle, disons qu’il est du droit du Palu, après les élections de 2006 et de 2011 de faire alliance avec un autre parti politique de son choix. Et ce, en dépit du fait que tout le monde attendait vraiment l’implication du Secrétaire permanent, surtout que d’aucuns pensent que la nouvelle génération au Palu profiterait de ses faiblesses physiques.

Ensemble de Moïse Katumbi

Au même moment, Moïse Katumbi, ancien Gouverneur de la riche province du Katanga réunissait ses proches à Johannesburg (Afrique du Sud), pour lancer un regroupement capable de porter la vision d’un Congo qu’il veut changer une fois élu à la magistrature suprême. Avec un budget de 100 milliard de dollars, Moise Katumbi croit à l’essor du pays à travers des investissements massifs. Mais là où le bât blesse, c’est lorsqu’on sait que le candidat proclamé à la présidence en République démocratique du Congo continue à avoir des ennuis judiciaires. Et ce, surtout que la fameuse décrispation politique ne l’a jamais concerné, étant donné qu’il a des affaires à régler personnellement avec des privés.

Nombreux sont ceux-là qui veulent savoir s’il est conscient de cette réalité. Si tel n’est pas le cas, il serait revenu en Rdc depuis longtemps, surtout qu’il a annoncé son retour à maintes reprises, mais sans concrétiser sa décision. Peut-être qu’avant décembre 2018 les choses pourraient changer en sa faveur, afin de lui permettre de venir se lancer à la course aux élections de décembre 2018. Qu’à cela ne tienne, il lui sera difficile, dans le contexte actuel, de retourner à Kinshasa sans qu’il ne soit appréhendé par la justice congolaise.

Au-delà de tout ce qui précède, Moïse Katumbi devra régler la question du passeport, lorsqu’on sait que ce dont il disposait est expiré. Raison pour laquelle il s’était présenté à l’Ambassade de la Rdc en Belgique, pour qu’on lui en délivre un autre. C’est ici qu’apparaissent d’autres dénonciations par rapport à la détention d’autres nationalités, fait sanctionné par la loi congolaise.

Au-delà de l’alliance entre le PALU et le MLC, l’UNC de Vital Kamerhe était déjà proche du MLC de Jean-Pierre Bemba. Et tout le monde pense qu’avec une telle alliance, les adversaires seront mal à l’aise. C’est dans le cadre de toutes ces alliances que le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Vital Kamerhe, et le président du Rassemblement, Félix Tshisekedi, se sont rencontrés ce mardi 13 mars 2018. Selon Vital Kamerhe, en effet, cette rencontre s’inscrit dans la perspective de la création d’une grande coalition électorale. « Je salue le pragmatisme et l’humilité du président Félix Tshisekedi. Je lui ai expliqué en profondeur le sens de la démarche du front commun commencée avec le MLC et le PALU. Nous sommes d’accord avec lui que l’heure est à l’alignement de nos objectifs communs », a déclaré Vital Kamerhe sur son compte tweeter.

De son côté, Félix Tshisekedi évoque un partage d’informations sur la situation politique de l’heure. « En visite de courtoisie chez le président Vital Kamerhe, histoire de prendre la température de la situation politique du pays pendant mon absence de plus d’un mois. L’heure est au partage d’informations et à l’alignement de nos objectifs communs », s’est-il exprimé sur son compte tweeter. Dans la matinée, le président de l’UNC a échangé avec une délégation du PALU et du MLC. Il s’agit de voir la possibilité de former une plateforme électorale commune qui doit gagner aux prochains scrutins, ont déclaré les autorités du PALU.

Allons-nous assister à une alliance PALU-MLC-UNC et UDPS ? Tout porte à croire que les prochains jours vont nous réserver beaucoup de surprises. Surtout qu’à la fin de ce mois, le ministère de l’Intérieur devra présenter une liste de partis  et regroupement politiques actualisée. Raison pour laquelle tout doit être fait pour que les uns et les autres ne soient pas surpris et que tout le monde se prépare réellement à aller aux élections dans le calme.

(JMNK)

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Le Vice-Premier ministre  et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Henri Mova en séjour à Bunia, en province d’Ituri depuis  le 5 mars 2018, poursuit avec la consultation des différentes couches sociales et politiques en vue d’une solution durable à l’insécurité qui sévit en territoire de Djugu. Pour ce faire, il a échangé notamment avec les députés nationaux et provinciaux de l’Ituri, les professeurs d’universités, les forces vives de l’Ituri. A l’issue de cet échange, les élus de l’Ituri condamnent  le cycle de violence en Ituri et espère à une solution durable avec la présence  à Bunia de cette délégation du gouvernement central.

L’honorable Raymond Tshedia le dit : « l’objectif  c’est la paix dans la région. Pour qu’on  ait la paix, il faut punir les malfracs, les gens qui se livrent à la violence, ceux là qui détruisent les champs d’autrui, qui décapitent les gens, et se donnent les luxe de bruler les cases ». Un autre groupe,  ce sont les communautés Hema et Lendu victimes de ces atrocités. Au sortir de cette audience, le président de la communauté Hema, Hibraim Mubaramaki appelle à l’implication des autorités  pour mettre fin aux massacres des civils.  De son côté, le vice-président des communautés Lendu, Jean-Marie Ndjaza reconnait avoir recommandé au Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité l’organisation urgence d’un dialogue inclusif entre les deux communautés du territoire de Djugu, et envisager une descente sur terrain.

Noter que c’est depuis le mois de février que certains villages du territoire de Djugu où des attaques attribuées à des groupes non autrement identifiés ont causé plus de 100 morts, des incendies des maisons, des biens et des milliers des populations déplacés parsemés en Ituri et en Ouganda.  Henry Mova est accompagné du  ministre de la Défense Crispin Atama Tabe, le Commissaire de la Police nationale congolaise, le Général Hamuli, et le Conseiller du chef de l’Etat en matière de sécurité, Me Mbuyu.

Des criminels remis à la Police

La Police qui les a remis à la justice déclare qu’il s’agit d’un premier groupe de criminels  dont les dossiers sont finalement examinés par la Police et d’autres suivront. Ces présumés criminels ont été  directement conduit à l’Auditorat militaire garnison de Bunia. Major Abeli Mwangu Gérard, porte-parole de la Police/Ituri : « Nous procédons ce lundi au début du processus du transfèrement du dossier  des principaux auteurs des crimes commis dans le territoire de Djugu à l’Auditorat militaire de Garnison de l’Ituri pour disposition et compétence. En effet, les enquêtes continuent et je demande votre autorisation à ce que je remette le dossier au président de la commission qui le remettra à l’Auditorat », dit-il. Le gouverneur de province  parle d’un travail difficile, étant donné que les  personnes arrêtées sont nées, grandies et s’expriment dans la langue de Djugu. Sur ce, la commission doit faire face au problème de tradition de langue parlée. Ils ne connaissent pas le Swahili, il faut des traditeurs et approfondir les dossiers pour que une fois devant la justice, que les dossiers ne soient pas rejetés. Soulignons que ces criminels ont été arrêtées aux des armes à feu, des armes blanches, etc.

(JMNK)

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Nommé Secrétaire Permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary a reçu de l’Initiateur du parti la mission de gagner les élections à tous les niveaux. Dans le cadre de la restructuration du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), élan imprimé par son Initiateur, le président Joseph Kabila Kabange, le Secrétaire Permanent du parti présidentiel, Emmanuel Ramazani Shadary a annoncé  officiellement, ce mardi 13 mars 2018, les noms de ses 6 adjoints désignés par l’Initiateur du parti. Il s’agit de Willy Bakonga, Béatrice Lomea, Lucain Kasongo, Willy Ngopos, Ferdinand Kambere et Jacky Penge.

« Nous allons aux élections, le chef (Initiateur du parti) a désigné les Secrétaires adjoints qui vont nous épauler jusqu’à la victoire finale. Le chef, dans sa stratégie, a pris les aires géographiques, les 6 anciennes provinces de ce pays. Ça montre que nous avons des objectifs », indique-t-il, avant de renchérir Blague esili, « plus de blagues ». Ces nominations concernent aussi les organisations spécialisées, les ligues des femmes et des jeunes, le cabinet, le bureau politique, etc.

Par la même occasion et face aux enjeux électoraux en perspective, les noms des membres du Secrétariat Permanent qui constituent son équipe pour la direction du parti, ont été annoncés et certains présentés officiellement. Au total 62 membres désignés par la base et approuvés par la hiérarchie du parti font partie  de l’équipe de combat qui devra amener le PPRD aux élections qu’il entend remporter à tous les niveaux. Signalons que Mme Jeannine Mabunda prend la ligue des femmes du PPRD. Dans les prochains jours, la restauration devra se poursuivre au  niveau des fédérations et des organes de base, annonce Emmanuel Ramazani Shadary.

(JMNK)

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Comme chaque mardi et chaque jeudi, le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe a poursuivi ses audiences foraines dans l’enceinte de la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa/Barumbu. A la barre, M. Joseph Tshianyima Batubenga alias « Izalele », accusé pour neuf préventions. Militaire de son état, il a déjà fait une année et demie dans la prison militaire de Ndolo pour désertion simple. Par la suite, il s’est transformé  en motocycliste « Wewa » pour tracasser la population. Selon les enquêtes, le milieu de Wewa est une pépinière pour le recrutement des Kamwina Nsapu. D’ailleurs, quatre autres prévenus ont témoigné d’une manière cohérente qu’il était avec eux à la réunion préparatoire et qu’il a participé à toutes les attaques. Des témoins vont comparaitre à la prochaine audience afin non seulement de le confronter à la réalité, mais aussi d’éclairer la religion du Tribunal.

Confronté à plusieurs prévenus qui l’avaient dénoncé lors de l’enquête préliminaire, Tshianyima Batubenga a rejeté tout en bloc, faisant couler même des larmes de crocodile. Et ce, pendant qu’il avait réellement pris part aux attaques du point chaud en face de la permanence de l’UDPS, de la prison de Makala le 17 mai 2017 et où l’évaluation des opérations s’est déroulée le 25 mai de la même année chez le prévenu Kabangu. Dans sa riposte, la défense a expliqué que le prévenu a été déféré devant l’Officier de Police Judiciaire par dénonciation. Mais lorsque nous arrivons devant le Tribunal tous ceux qui l’avaient dénoncé n’arrivent même pas à le reconnaître.

« Il n’y a jamais eu une plainte contre le prévenu TShianyima. Néanmoins, il a été récupéré par dénonciation. Mais ceux qui ont dénoncé, ça ne pouvait pas être une vérité biblique. On ne devrait être confronté par le juge. C’est ainsi qu’à l’audience de ce jour, les gens qui avaient dénoncé n’ont pas reconnu Tshianyima. Ils ont nié. Il y a doute sur la personne et la conséquence, c’est l’acquittement (le doute profite à l’accusé », indique Me Charles Diawo, avant d’ajouter que Tshianyima est le seul prévenu qui devant les services de renseignements, sur tous les procès verbaux, n’a jamais reconnu avoir fait partie de ce groupe. Le Ministère public doit apporter des preuves. Nous nous apportons la vérité qui est dite devant le juge. Il y a contradiction dans le chef des personnes qui l’ont cité. Il n’a aucune preuve qui atteste que le prévenu faisait partie de ce groupe.

Me Charles Diawo est revenu sur le fait que depuis le début de ce procès, le Ministère public est en difficulté d’amener une preuve. Et la seule preuve qu’il a, ce sont les procès verbaux. Il a même cité le doctrinaire Antoine Rubens dans son livre sur : « Instruction criminelle et la procédure civile », selon lequel, il est généralement admis qu’il faut accorder beaucoup de crédit aux procès verbaux de constat… Cependant, les aveux circonstanciés mettent un crédit. Et de continuer, en droit congolais, les procès verbaux est un moyen de preuve admis, … mais dont la valeur probante est laissée à l’appréciation du juge. Il a chuté par dire au Tribunal que vous n’êtes pas tenu de considérer ce qui est rédigé dans les procès verbaux. Raison pour laquelle vous allez déconsidérer les procès verbaux.

Pour sa part, le Bâtonnier Mbere de al partie civile Rdc relate l’audience du jour de cette façon : «Nous avons suivie avec une attention soutenue l’audition du premier prévenu sur qui pèse principalement trois faits infractionnels : le fait d’avoir participé activement à l’assaut du point chaud de la PNC situé en face de l’UDPS, le fait d’avoir ravi  trois armes de guerre lors de cette attaque pour donner à un autre membre de la bande et puis, le fait d’avoir participé  activement à la réunion d‘évaluation qui a eu lieu le 25 mai après l’attaque de la prison de Makala. Il a divagué comme toujours, mais nous sommes en face des procès verbaux  dressés par les OPJ et le Ministère public et nous avons, à travers des questions-réponse, confondu le premier intervenant », dit-il, avant d’expliquer que la dénonciation, c’est un mode de saisine du Ministère public, qui peut aussi se saisir par plainte et d’office. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une association des malfaiteurs.

Pour lui, la décision d’amener les témoins, les experts, un élément nouveau devant la barre est de l’appréciation souveraine du président. Dans le cas d’espèce, le Tribunal a apprécié de la sorte et nous entant que  partie civile, nous ne trouvons aucun inconvénient, car cela va dans le sens de faire éclater la vérité au grand jour. Et de préciser que c’est un militaire qui a déjà fait une année et demie ici à Ndolo pour désertion simple. Par la suite, il s’est transformé  en Wewa pour tracasser les gens. Selon les enquêtes, le milieu de Wewa est une pépinière pour le recrutement des Kamwina Nsapu. Quatre autres prévenus ont témoigné d’une manière cohérente qu’il était avec eux à la réunion et qu’il a participé à toutes les attaques. Il a nié, mais il existe des présomptions irréfutables.

Les procès verbaux, une véritable bombe

Dans  sa réplique, le Ministère public a indiqué que la défense s’est rendue compte que le professeur Rubens avait raison. Il aurait dû lire le professeur Nyabirungu parlant des modes de preuve, de même que d’autres qui parlent des aveux comme mode de preuve par excellence. Comme pour dire que le professeur Rubens n’avait rien à voir ici. Il a aussi précisé qu’à la prison de Makala, il y a eu des personnes qui ont été lâchement assassinées (Musabile Marcel, Kasongo, Mukinayi, sans oublier plusieurs blessés parmi les agents qui étaient de service). De même qu’il y a eu aussi des morts du côté des assaillants. Ceci pour dire que l’Etat existe. Et de terminer par dire que les procès verbaux sont une véritable bombe contre les prévenus.

Le Ministère public est revenu à la charge pour dire qu’avant l’attaque du 09 mai 2017, il y avait une réunion préparatoire chez le prévenu Kabangu. Donc, ils se réunissent le 09 mai et lèvent l’option d’attaquer la prison centrale de Makala. Comme un seul homme, les assaillants décident. Et l’organe de la loi de s’interroger, à qui veut-il qu’on attribue la responsabilité ? Parce que, comment expliquer que les propres enfants de M. Kabangu ont décidé d’aller dormir ailleurs ! C’était vraisemblablement au regard de ce qu’ils ont vu dans leur parcelle : une présence inhabituelle des gens munis d’armes blanches, etc. Et l’Auditeur militaire de souligner que les prévenus se sont concertés et ont opté de tout rejeter.

Il a aussi pris la défense au tournant, en soulignant que la violence à sentinelle est une infraction purement militaire. Il note que la défense a non seulement formulé la demande que son client ne doit pas seulement être poursuivi pour outrage, mais aussi pour violence (article 2016-2017 du code judiciaire militaire). L’affaire a été renvoyée au jeudi 15 mars 2018 et verra Tujubikile Costa être appelé à la barre, pour la poursuite de l’instruction de son dossier.

(JMNK)

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La première réunion du Comité de liaison CENI-Partis politiques de l’année 2018 en la Salle de Spectacles du Palais du Peuple à Kinshasa a été consacrée, ce mardi 13 mars 2018, à l’adoption et signature du Code de bonne conduite des acteurs politiques, regroupements politiques et des candidats indépendants en République Démocratique du Congo. Ce code se définit comme un acte conventionnel d’adhésion qui détermine les règles de conduite des acteurs politiques, des témoins ainsi que des formations politiques, leurs missions, droits et obligations en période électorale.

Du point de vue historique, en 2005, 2011 et 2015, la CENI a toujours fait signer un code de bonne conduite aux partis politiques et regroupements politiques. La signature de ce code intervient ce jour en vue de renforcer l’arsenal juridique permettant l’organisation des élections transparentes, crédibles et apaisées dans notre pays.

Le Comité de liaison de ce mardi 13 mars 2018 a connu trois temps fort : l’économie générale du Code de bonne conduite lue par un représentant des mandataires des partis politiques et regroupements politiques en l’occurrence Mme Solange Nyenyezi; une allocution de circonstance du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, M. Corneille Nangaa et enfin la signature symbolique du Code de bonne conduite par quelques mandataires qui ont répondu massivement présent à cette importante activité électorale.

Mme Solange Nyenyezi fait l’économie générale du Code de bonne conduite

A nom des mandataires des partis politiques, regroupements politiques et candidats indépendants, Mme Solange Nyenyezi est revenue sur les péripéties ayant conduit à la cérémonie de ce jour.

Pendant plus d’une année après l’Accord Politique Global et Inclusif de la Saint Sylvestre, la CENI a invité les partis politiques, regroupements politiques et candidats indépendants de passer à la Maison des élections retirer le projet de texte en vue d’y apporter des amendements avant leurs signatures. 44 pages d’amendements ont été traités et intégrés conformément aux lois et textes légaux de la République.

En définitive, le présent code de bonne conduite des partis politiques, regroupements politiques et candidats indépendants comprend 36 Articles  regroupés en 6 Chapitres suivants : Des dispositions générales ; des droits ; des obligations ; des témoins ; des sanctions administratives et des dispositions finales. Notons que ce code tire ses fondements dans les prescrits de dispositions des articles 9 et 25 bis de la loi organique sur la CENI qui indiquent tour à tour ce qui suit : « La CENI a pour mission d’organiser, en toute indépendance, neutralité et impartialité des scrutins libres, démocratiques et transparentes. A cet effet, elle exerce parmi ses attributions l’élaboration et la vulgarisation d’un code de bonne conduite et des règles de déontologie électorale ». L’élaboration de ce code de bonne conduite tire en outre sa justification dans l’Accord Politique Global et Inclusif signé le 31 décembre 2016 en son Point IV.3 et 7.

Corneille Nangaa rassure sur la bonne marche du processus électoral

Le Président de la CENI a été rassurant à propos du niveau de la mise en œuvre du calendrier électoral et de la tenue effective des prochains scrutins : « A l’évidence, nous venons de loin. Mais je retiens surtout que nous sommes plus que jamais près du but. Le Cap est désormais fixé sur l’échéance du 23 décembre 2018, date à laquelle seront organisées les élections combinées présidentielle, législatives nationales et provinciales, selon la séquence retenue par l’Accord politique Global et Inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa. Ceci est l’unique objectif ultime qui devrait fonder et justifier toute stratégie politique responsable ».

Corneille Nangaa est revenu sur les activités électorales actuelles notamment le traitement qualitatif du fichier électoral, la publication imminente des mesures d’application de la Loi électorale, la parution de l’Atlas électoral de la RD Congo, la campagne nationale d’éducation électorale et la sensibilisation des électeurs, etc. Les défis techno-opérationnels du processus électoral ont également été mis en avant.

Globalement, la République Démocratique du Congo avance à pas sûrs vers les élections, a conclu le Président de la CENI. C’est dans ce cadre qu’il a invité les partis politiques, regroupements politiques et candidats indépendants à se préparer aux prochaines élections notamment par la formation des témoins et observateurs. Quant à la CENI, elle s’engage à maintenir un climat de confiance avec les différentes parties prenantes au processus électoral.

La signature symbolique du Code de bonne conduite par quelques mandataires des partis politiques, regroupements politiques et candidats indépendants a clos ce comité de liaison. Les autres mandataires sont conviés à passer à la Maison des élections, sise 2ème étage Immeuble Ex Kin Mazière dans la Commune de la Gombe pour poursuivre la signature de ce document.

(JMNK/Ceni)

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Vue d’un bus en difficulté sur la chaussée défectueuse (ph Transco )

Il ne se passe plus un jour sans que les équipes de dépannage de Transco soient sollicitées pour décanter des pannes aussi bien au réseau que dans les ateliers techniques situés dans l’enceinte du dépôt 1 : Crevaisons à répétition et déclassement des pneus par ci, problèmes de suspension par-là, mais également les cassures des carters moteurs et support de boîte de vitesse, ce sont là les maux qui sont devenus monnaie courante sur les minibus et standards de l’Etablissement Public Transports au Congo.

Treize mois plus tôt,  pour 2.109.720 kilomètres, 682 pannes mécaniques ont été enregistrées avec un chiffre record pour les barres de direction et accouplement, qui a représenté plus de 15% des problèmes mécaniques. Les pannes sont toutes de diverses origines, les unes aussi bien que les autres : la dégradation de la voirie, le vieillissement des véhicules et le non-respect des normes de conduite. Ainsi, 1 bus connait un problème mécanique tous les 3.093 kilomètres. A ces jours, il s’observe une politique de sagesse à laquelle recourt cet établissement public, mais non sans pénaliser certains passagers. « Quand on n’a pas les moyens de sa politique, l’on recourt à la politique de ses moyens », recommande une sagesse. Ceci entrainant cela, la société a concentré un nombre important de ses engins disponibles sur la ligne Pont Matete- Kinkole. Et pour la simple raison que le boulevard Lumumba est bien praticable sur ce tronçon.

Avec les meilleures conditions d’exploitation, le remplacement de ces éléments devrait normalement se faire 5 ans après la mise en circulation des véhicules mais, à cause de l’état de dégradation de la voirie, des pannes pour ces organes se sont  manifestées à moins de 50.000 kilomètres. D’où, la suspension des lignes 9 : UPN- Campus et 14 : Matete- UPN  parce que 80% des bus desservant ces lignes étaient victimes de ce type de pannes en un mois d’exploitation. Le dommage très avancé de la route By-pass entre en ligne de compte. Mais la situation est quasi générale sur les différents tronçons qu’empruntent les bus des vingt-huit (28) lignes du réseau d’exploitation.

Les décideurs doivent user d’empressement

Ce tableau qui met en exergue les problèmes techniques est plus qu’un signal alarmant. Cela devrait interpeller l’autorité publique, pour une action urgente pour permettre de baisser le nombre de pannes mécaniques au kilomètre. A ce point précis, la norme voudrait que l’on rencontre un problème mécanique tous les 5.000 à 10.000 kilomètres pour une flotte en exploitation urbaine, avec une voirie en parfait état. D’une manière idéale, une flotte bien entretenue, exploitant des services urbains sur des bonnes routes avec des bonnes normes de conduite, devrait atteindre jusque 20.000 kilomètres sans panne mécanique majeure. Ce qui n’est pas le cas pour les engins Transco.

Pour rappel,  bientôt c’est 4 ans depuis que Transco offre ses services à la population. Mais de l’avis des spécialistes, l’amortissement est accentué par l’état défectueux des routes dans le rayon d’exploitation, Kinshasa. « Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau de la technique, pour se rendre compte que les bus subissent des chocs sévères. Déjà en le lisant l’on peut remarquer que l’élément principal qui frappe est l’indicateur kilométrage par panne mécanique. Celui-ci permet d’évaluer la fiabilité mécanique d’une flotte  dont les paramètres d’influence sont : les normes d’entretien, les conditions de fonctionnement, l’âge de la flotte et les normes de conduite », a rapporté un agent technique.

En ce qui concerne les normes d’entretien, il nous revient que Transco planifie sans coup férir les opérations de maintenance préventive. En effet, les entretiens cycliques s’effectuent à tous les 7.500 kilomètres tel que prescrit par le constructeur MCV suivant les normes de maintenance définies par Mercedes-Benz. Quant aux conditions d’exploitation, la voirie kinoise, cela saute aux yeux, cause des problèmes mécaniques et pneumatiques indéniables. Les pannes récurrentes sont entre autres les problèmes de suspension (barre de direction, barre d’accouplement, amortisseur, ressorts ou lame).

En outre, en  quatre (4 ) ans d’exploitation consommés,  un grand nombre de bus constituant la flotte Transco a déjà atteint 250.000 kilomètres. Par conséquent, plus la flotte prend de l’âge, plus le coût de la maintenance sera élevé parce qu’il  y aura plus de pannes dues à l’amortissement. Comme on le comprend, le charroi de cet établissement public nécessite donc un renouvellement, afin de réduire le coût de maintenance.

 

(Payne)