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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

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Une phonto de famille des participants réunis autour du chef de l’Etat

Arrivé dans la matinée du lundi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a lancé, les travaux de la 6ème  édition de la Conférence des gouverneurs de province placée sous le thème central « La mobilisation des recettes propres aux provinces et leur structure des  dépenses ». Selon l’article 200 de la Constitution, cette conférence qui s’est clôturée hier à la grande satisfaction de tout le monde, avait pour mission d’émettre des avis et de formuler les suggestions sur la politique à mener et sur la législation à édicter par la République.

Soulignons que cette sixième édition, qui est la deuxième à laquelle prennent part  les 26 gouverneurs de province,  intervient après celle tenue du 13 au 16 juin 2016 à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga sous le thème « la consolidation de la décentralisation,  pour un Congo émergent : quel type de leadership provincial ? ». Précisons en passant que cette conférence évalue également le taux d’exécution des recommandations de la précédente par chaque province et formule dans le rapport final attendu mardi de nouvelles recommandations

A en croire le programme présenté par Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité qui en est le modérateur, la journée d’hier était focalisée sur les travaux en commission, avant la clôture des travaux. Ainsi, trois commissions ont été mises en place. Il s’agit de la commission Politique, Administratives, Culturelle, Juridique et sécuritaire ; La commission Sociale, Economique et Financière, ainsi que la commission Reconstruction et Développement. Toutes ces commissions devaient examiner les préoccupations en rapport avec la mobilisation des recettes (assorties de recommandations), les préoccupations en rapport avec l’affectation des dépenses et Ethique de gestion.

Le programme s’est pourusivi avec l’adoption des rapports des commissions, l’examen des questions spécifiques de gouvernance par le Premier ministre Bruno Tshibala, la présentation du rapport final par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, suivi du discours de clôture du président de la République. Tout va se terminer par une réunion avec les présidents des Assemblées provinciales.

(JMNK)

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Ils ont voulu affronter les forces de l’ordre, mais celles-ci étaient déterminées à faire respecter les instructions de l’autorité politico-administrative. Comme pour dire que « la loi est dure mais, c’est la Loi et nul n’est au-dessus de la loi ».

Ce sont ces adages populaires qui ont rattrapé les instigateurs d’une prétendue marche dénommée de « sommation », qui devait avoir lieu hier mardi 19 décembre 2017 à Kinshasa comme sur toute l’étendue du territoire congolais. Cette dernière qui avait pour objet de dire non au calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Céni), et inciter ainsi la population à la haine pour une prétendue transition sans Kabila d’ici le 31 décembre. C’est ainsi que dans son accusé de réception de la lettre des organisateurs de cette marche, le gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta Yango a fait savoir aux membres du Rassemblement/aile Limete, que leur préoccupation est non fondée, car la CENI a déjà résolue la problématique en question.

Mécontents, les membres de cette opposition dite radicale ont récidivé en promettant à l’autorité provinciale que malgré la décision interdisant leur marche, ils seront dans la rue. Et face à une Police Nationale antiémeute fidèle aux ordres leur donnés par la hiérarchie, la vie a tournée normalement à Kinshasa, comme ailleurs.

Et plus grave encore, même le ciel n’a pas digéré cette désobéissance des initiateurs de la marche contre l’autorité établie. C’est ainsi que dame la pluie s’est invitée dans les premières heures de la matinée. Si la pluie a empêché aux manifestants de marcher, comme le disent certains, les forces de l’ordre et de sécurité étaient à leurs postes.

Au rond-point Ngaba comme sur le Boulevard Lumumba, en passant par le Boulevard Triomphal, point de chute annoncé par les organisateurs de la marche, l’on a aperçu une police calme, pacifique et prêt à barrer la route à tous ceux qui voudraient troubler l’ordre public.

Face à ce déploiement de la Police antiémeute, les Kinois se sont sentis en sécurité, et la vie a tourné normalement, en cette période où tout le monde se rend au grand marché pour chercher à plaire aux enfants, sinon à toute la famille qui doit se vêtir et bien manger lors des fêtes de Noël et de Nouvel an. Les banques ont ouvert, les magasins des expatriés comme des nationaux ont répondu aux besoins de leurs clients de tous les jours, les institutions de la République ont fonctionné normalement et tant d’autres activités qui étaient au rendez-vous.

Tshisekedi pèche encore

Après l’échec du 30 novembre dernier, le président du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement/aile Limete, Félix Tshisekedi Tshilombo a reconnu une erreur stratégique de sa part. Cette fois-ci, il évoque les raisons de la pluie, et condamne la Police qui s’est déployée partout, alors qu’elle ne répondait qu’à son devoir quotidien. Celui de sécuriser la population et ses biens.

« Nous n’avons pas marché. La journée a commencé par la pluie. Les mobilisateurs n’ont pas pu se déployer. Les policiers ont également empêché aux combattants de se réunir par leur déploiement. Quand nous sommes sortis pour l’Echangeur, certains combattants nous ont dit qu’ils s’étaient cachés. Il y a eu peut-être un manque de coordination. L’essentiel, nous savons que notre peuple est acquis au changement », a-t-il déclaré à la presse. Par contre, un haut cadre de l’Udps parle d’une faute de coordination qui a fait que le mot d’ordre ne soit pas totalement respecté.

Et lorsque Tshisekedi évoque le problème de coordination, l’on sous-entend une attaque contre Martin Fayulu, respectivement coordonnateur des actions du Rassop/Limete. Ce dernier qui fait déjà ses valises, puisque contestant la nouvelle coalition de l’opposition avec la présence de Vital Kamerhe. Si Jean-Claude Vuemba dit être convaincu par Jean-Pierre Bemba pour accepter Kamerhe, Fayulu lui pense que l’homme de l’UNC ne mérite pas être à ses côtés. C’est ainsi que l’on constate sa froideur face aux ordres de son président Félix Tshisekedi. Attendons voir une naissance d’une autre aile du Rassemblement radicale propre à Fayulu.

Et d’après certains analystes politiques avertis, les leaders actuels du Rassemblement/Limete ne sont influents que dans les médias. Actuellement, ils ne postent leurs messages que dans des réseaux sociaux et parlent trop à la radio comme à la télévision. Ils ne savent plus entretenir leurs militants de leurs partis politiques respectifs, puisque trop attachés à une idéologie que plusieurs contestent. Et face à cela, la Majorité Présidentielle devient de plus en plus populaire. C’est remarquable surtout au Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) où l’on ne passe pas une journée sans voir les différents sièges provinciaux comme national être inondés de nouveaux adhérents. La preuve est là, ces jeunes veulent les élections, et il faut suivre la voie normale que la Céni dicte.

Coup d’œil en provinces

Si à Kinshasa la vie a tourné normalement, il en est de même dans certaines provinces où la Police a pris le contrôle de tout. Dans la ville de Bukavu, un groupe de personnes a été dispersé ce mardi 19 décembre à la place Nyawera, où ils se rassemblaient en vue de répondre à l’appel à manifester lancé par le Rassemblement.

« Jusque-là, la situation est calme. A part une centaine de gens qui ont tenté de manifester. Il n’y a pas eu d’affrontements. Nous les avons juste sommés, ils ont compris et ils sont partis pacifiquement. J’ai l’impression que nous avons eu à faire à de paisibles citoyens, c’est des gens bien éduqués », a expliqué à actualite.cd, le Major Alphonse Ndacho, Commandant du Groupe Mobile d’intervention (GMI)/ville de Bukavu. Des sources sur place signalent qu’aucun dégât n’a été signalé dans la ville de Bukavu.

Les militants de l’UDPS, Fédération/Kasaï-Oriental, qui ont pris part  ce mardi 19 décembre à la marche appelée par le Rassemblement ont été dispersés, a-t-on appris, depuis Mbuji-Mayi, du porte-parole de l’UDPS/Kasaï-Oriental, Michel Ilunga Katomba. Le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji a, sur son compte Twitter, souligné que cette marche pacifique n’a pas été autorisée dans sa province.

« La marche du Rassemblement n’est pas autorisée ce mardi 19 décembre à Mbuji-Mayi. J’invite la population à vaquer à ses occupations. Les forces de l’ordre seront déployées pour sécuriser tout le monde. Le pays attend les élections. Aucune raison valable pour aller dans la rue », a écrit Alphonse Ngoyi Kasanji.

Tout a bien fonctionné à Goma

Les manifestations projetées par le collectif d’action de la société civile, qui rassemble le mouvement citoyen et le Rassemblement de l’opposition, pour exiger une transition sans Joseph Kabila après le 19 décembre 2017, n’ont pas eu lieu à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Toutes les activités socio-économiques ont tourné normalement. Les marchés, écoles, magasins, boutiques, … ont ouvert leurs portes. Les transports en commun étaient également visibles sur les grandes et petites artères de la ville. Du rond-point Rutshuru au nord de la ville en passant par le rond-point Signers, jusqu’au quartier Ndosho au sud de la ville, la situation a été calme ce mardi. Quelques Gomatraciens interrogés, ont dit avoir boycotté le mot d’ordre. Ils pensent plutôt à leur survie. Dans l’entre-temps, les travaux de la conférence des gouverneurs ont poursuivi leur bonhomme de chemin sous la conduite du président de la République, Joseph Kabila Kabange.

Au regard de tout ce qui précède, il est permis de conclure que l’appel à la marche de sommation lancé par le Rassemblement/Limete, n’a pas été respecté en République Démocratique du Congo.

(Bernetel Makambo)

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En séjour dans le Haut Katanga, plus précisément à Lubumbashi dans une mission de redynamisation et de  restructuration de l’Unadef, parti de la Majorité Présidentielle et dont l’Autorité morale n’est autre que l’actuel vice-ministre des Affaires Etrangères, Aggée Aje Matembo Toto, son premier vice-président Jean-Calvin Mbwesso est monté au créneau. Il invite le Procureur Général de la République à se saisir de tous ceux qui incitent  à la révolte qui frise le coup d’Etat.

L’appel de la Cenco à la population à manifester pacifiquement n’a pas été du tout bien accueilli au sein de la classe politique, surtout celle de la Majorité présidentielle, plus précisément au sein de l’Union Nationale des Démocrates Fédéralistes (Unadef).

Son premier vice-président, Jean-Calvin Mbwesso en séjour à Lubumbashi, dans le Haut Katanga a très mal perçu l’appel des Evêques de la Cenco qui ont invité la population congolaise conformément à leur double communiqué aux actions politiques, notamment la manifestation pacifique, le retentissement des cloches dans leurs paroisses, le coup de sifflet et tambouriner les casseroles, dans le seul but de faire respecter l’Accord du 31 décembre, dit de la Saint-Sylvestre.

Un appel jugé politique et en violation des articles 1er et 64 alinéa 2 de la constitution, en ce que la Rdc est un Etat laïc et non catholique ; en plus, toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’Etat. Elle est punie conformément à la loi, souligne Jean-Calvin Mbwesso, qui attend du PGR l’inculpation des précités prêtres aux couleurs politiques.

Compte tenu de toutes ces violations de la loi, et pour le simple fait que les Evêques s’immiscent de  la politique, le 1er  vice-président de l’Unadef invite le Procureur Général de la République de se saisir de certains membres du clergé pour incitation à la révolte politique. Dans la même optique, il a invité le Pape François à examiner l’excommunication de tous les Evêques congolais membres de la Cenco et qui ont  politisé l’Eglise Catholique contre le régime au pouvoir et incité la population à la révolte plutôt que de prêcher l’Evangile et rester au milieu du village, c’est-à-dire sans partie prise dans la sphère politique.

Pour lui,  les Evêques ont choisi politiquement le camp du Rassemblement, plus précisément de militer en faveur de la nomination de Félix Tshilombo comme Premier ministre. Dans cette optique, l’Unadef ne comprend absolument pas comment un médiateur peut jouer le rôle d’un sapeur-pompier politique, alors que la mission lui confiée par le Chef de l’Etat était de rapprocher ceux qui n’ont pas pris part au dialogue de la Cité de l’Union africaine pour plus d’inclusivité, plutôt que de jouer à l’avocat du Rassemblement. Ceci étant, Jean Calvin Mbwesso invite le Procureur Général de la République doit ouvrir une enquête pour violation de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC.

(lepa)

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Il faut remercier «Top Congo Fm» d’avoir facilité la campagne médiatique autour de la question hypersensible du seuil électoral. On sait maintenant que «Les nouveautés de la loi électorale avaient été recommandées par les partis politiques en 2013 en réunion à la fondation allemande Konrad Adenauer». Même si aucun engagement n’y a été pris, au moins tous les grands partis présents savent depuis 4 ans que l’option du seuil avait été levée… La seule explication qui tienne la route est celle de l’envoi, surtout par les grands partis, des délégués de «seconde zone» à ces genres d’assises…

Sous le thème «Les partis politiques congolais en question. Plaidoyer pour des structures durables et organisées», l’étude menée suivant le projet IB13-002 par le Centre d’Etudes Politiques, sous les auspices de la Fondation Konrad Adenauer entre juillet-décembre 2013, retient comme participants, cités par ordre alphabétique : ARC, CDC, DCF/N, ECIDE, MLC, MSR, PALU, PDC, PPRD, PRP, RCD, RCD/KML, UDEMO, UDPS et UNC. Il ressort du rapport général daté du 15 novembre 2013 et signé par José Mvuezolo Bazonzi que «Sur les 449 partis politiques enregistrés en RDC – durant la période de l’enquête – seuls 25 étaient en ordre avec la loi» et que «De ce fait, la constitution de l’échantillon pour l’enquête a été faite en tenant compte de trois critères, dont ‘avoir plus d’un siège au Parlement’»…

L’information intéressante par rapport à la question du seuil électoral est en page 23 relative aux recommandations. Au Parlement, au Gouvernement et à la Céni, il est  demandé :

«1. D’envisager l’assainissement de l’espace politique congolais par la promulgation d’une nouvelle loi sur l’organisation et le fonctionnement des partis politiques. Cette loi devra tenir compte de l’aspect financement et ancrage national», tout parti devant «lier sa survie par l’obtention d’un pourcentage reconnu par la loi lors des élections locales, provinciales et législatives, sans lequel le parti sera appelé à disparaître ; De lier le financement des partis au prorata de leurs résultats électoraux ; D’éviter tout enregistrement automatique sans préalablement faire une vérification ou un audit des éléments avancés dans le dossier soumis ; D’instituer le contrôle effectif et périodique du fonctionnement des partis sur le terrain et de leur cahier des charges».

Aux partis politiques :

« 1. De s’affirmer sur le plan de la gestion tant administrative que financière ; De lancer des campagnes régulières de recrutement des membres et avoir des listes actualisées des adhérents ; D’innover en fonctionnant comme une entreprise et en adoptant la Gestion axée sur les résultats ; De mettre en place des structures susceptibles de générer des fonds pour les partis. Ce qui élargirait l’assiette des cotisations ; De vulgariser et diffuser les documents essentiels du parti jusqu’à l’arrière-pays. Aussi en langues nationales ; D’organiser des séances de formation pour les membres des partis politiques. Par exemples sur la communication interne, la responsabilité des membres, comment créer des AGR, etc. ; De toujours informer la base au moyen des radios communautaires, points de presse etc.».

Aux ONG internationales, il est demandé :

« 1. D’intensifier les programmes de renforcement de capacités des partis politiques en mettant l’accent sur les failles de gestion et de mobilisation des recettes ; D’élargir les sessions de formations aux cadres subalternes de partis vivant à l’arrière-pays ; De solliciter la participation matérielle ou financière des partis dans l’organisation des séminaires destinés à leurs membres».

Aux ONG nationales :

« 1. D’initier des partenariats techniques avec les partis politiques en vue de renforcer leurs capacités dans différents domaines ».

Tandis qu’au Ministère de l’Intérieur, Section Partis Politiques, demande est faite de :

« 1. Former tous ceux qui aspirent à la création des partis politiques ; Procéder annuellement au contrôle, sous forme d’audit au sein des partis politiques».

Rétractations notoires

A la lumière de ce qui précède, plus précisément des recommandations faites au Parlement, Gouvernement et à la Céni, l’enseignement essentiel à tirer porte effectivement sur l’assainissement de l’espace politique congolais, sur l’ancrage national et, tenez bien, sur l’obtention d’un pourcentage reconnu par la loi. Ce pourcentage n’est rien d’autre que le fameux seuil électoral aujourd’hui au centre d’une crise artificielle délibérée.

On se souviendra qu’au cours de la même année 2013, il s’était produit un autre événement, cette fois au centre féminin Mama Mobutu, au mois de juillet. Il s’agit du conclave de l’Opposition politique au cours duquel deux options avaient été levées pour le processus électoral, à savoir le recensement général de la population (à la place de l’enrôlement des électeurs) et le renversement de la pyramide électorale (commencer par les élections à la base et finir par les élections au sommet, c’est-à-dire organiser successivement les locales, les municipales, les urbaines, les provinciales (dont les sénatoriales), les législatives et la présidentielle).

Il reste maintenant à le constater non sans le déplorer : en 2015, l’Opposition s’était rétractée au sujet de ces options et, en 2017, elle se rétracte au sujet du seuil électoral. C’est à se demander en quoi et à quand peut-on lui faire réellement confiance puisqu’elle se signale par d’autres rétractations notoires dont – juste pour l’exemple – le blocage des pourparlers de Venise et d’Ibiza tout comme le rejet du Dialogue de la cité de l’Union africaine pourtant appuyé par le Conseil de sécurité de l’Onu dans sa résolution 2277 du 30 mars 2016.

La lâcheté (le terme est à sa place) manifestée par la classe politique autour de la question du seuil relève donc d’une méchanceté gratuite. Car même si à l’atelier de la fondation Konrad Adenauer il n’a été signé aucun acte d’engagement – comme le soutient Martin Fayulu – l’élégance aura consisté à reconnaître le débat mené à l’époque et à argumenter sur les raisons du rejet. Or, là, on vient d’assister à un rejet sur fond de soupçon d’un piège de la Majorité Présidentielle, alors que celle-ci n’a fait que matérialiser une recommandation vieille de quatre ans !

(Omer Nsongo die Lema/Cp)

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Le gouverneur de la Ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango a présenté, le week-end dernier à l’Assemblée provinciale, le projet d‘Edit budgétaire de la Ville pour l’exercice 2018.

D’entrée de jeu, le gouverneur a réitéré son engagement à préserver une bonne et franche collaboration entre l’Assemblée et l’Exécutif provincial. A ce sujet, il a paraphrasé le Président Joseph Kabila Kabange qui, à chaque session de la Conférence des Gouverneurs de Provinces, réitère : (citation) : « Chaque gouverneur se doit de veiller au maintien d’un climat de travail dans les rapports entre les deux institutions provinciales ».

Sans un briefing à la presse, le chef de bureau communication et presse, Jeannot ne Nzau Diop a indiqué l’autorité urbaine a reconnu, séance tenante, le bienfondé de la présentation du budget. « Cela est une occasion particulière pour l’Exécutif provincial de rendre compte aux élus de la Ville et, par-delà eux, à la population kinoise toute entière de la politique suivie, des actions menées, des difficultés  rencontrées face aux nombreux défis à relever ainsi que des perspectives et solutions envisagées par leur gouvernement », a-t-il fait savoir.

En ce qui concerne le budget de l’exercice 2017, son exécution en juin 2017, se présente comme suit, pour l’essentiel :

Volet Recettes 

Sur une prévision linéaire de francs congolais 206 milliards 408 millions 764 mille 492, les recettes budgétaires ont été mobilisées à hauteur de francs congolais 109 milliards 650 millions 692 mille virgule 60. Ce qui dégage un taux d’exécution de 54%.

La ventilation des recettes, pour ce bilan à mi-parcours, se présente comme suit, selon qu’il s’agit des recettes à percevoir sur les actes générateurs reconnus à la Ville, ou des recettes des organismes émargeant aux  budgets annexes de la Ville.

Recettes à caractère national  

Elles ont été exécutées à hauteur de francs congolais 75 milliards 501 millions 803 mille 368, contre des prévisions linéaires de francs congolais 107 milliards 821 millions 663 mille 732, soit un taux d’exécution de 70%.

Recettes à percevoir sur les actes générateurs des recettes reconnues à Ville 

Elles ont été exécutées à hauteur de francs congolais 30 milliards 901 millions 922 mille 009 virgule 60, contre des prévisions linéaires de francs congolais 36 milliards 827 millions 899 mille 228 virgule 50, soit un taux d’exécution de 84%.

Du fait que nos budgets constituent un facteur limitatif de croissance en raison de l’étroitesse de leur taille et que les ressources nécessaires pour exécuter ces budgets soient affectées par la période de crise que nous vivons, il y a lieu d’imputer à cette conjoncture, pour l’essentiel, le faible taux d’exécution que nous déplorons. 

La solidarité financière entre institutions, pour « lubrifier » la décentralisation et  impulser le développement

A cette cause importante du faible taux d’exécution de notre budget, viennent se greffer deux autres, à savoir le faible niveau de solidarité financière entre le pouvoir central et les provinces, ainsi que les contre-performances de notre administration fiscale provinciale.

S’agissant du faible taux de solidarité, nous n’arrêterons jamais de souligner la résistance du pouvoir central face au choix fondamental prôné dans la Constitution, qu’est la décentralisation. Ce choix est, pourtant, le fruit d’une réflexion longue et approfondie sur les résultats désastreux de la gestion fortement centralisée de l’Etat congolais pendant ses quarante-cinq premières années d’indépendance. Ceci sur le plan tant  économique, social que politique. Il est aussi l’expression d’une forte détermination à impulser autrement le développement de notre pays. Bref, il concrétise la résolution de la grande question sur la production et la distribution des services publics nécessaires pour le développement économique et social de notre pays.

A observer le comportement des uns et des autres, c’est-à-dire des gestionnaires au niveau du pouvoir central, on est loin de la solidarité qui doit régner dans la résolution des problèmes du bien-être de nos populations. La solidarité financière déficitaire entre échelons du pouvoir étatique contribue à l’enlisement de la décentralisation.

En mars 2013, le gouvernement de la République, à travers son ministère du Budget, avait signé un protocole d’accord sur les modalités de consommation des crédits d’investissements dans les secteurs à compétence exclusive des provinces. Il avait été convenu que la province qui mettrait en place des structures en rapport avec la passation des marchés publics se verrait dotée de ses allocations aux investissements. En exécution des dispositions dudit protocole, votre gouvernement a mis en place les structures nécessaires pour le respect des procédures relatives à la passation des marchés publics, conformément à la loi et aux textes d’application relatifs aux marchés publics.

(Payne)

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La permanence des inepties politiques déroutantes, la constance de la déviation par rapport au canon universel, l’institutionnalisation de l’insignifiance de l’Etre (dixit le théologien-philosophe Kamana), sont aujourd’hui les traits dominants des Congolais et de leur société. Pas de négationnisme absolu, certes. Indubitablement, il y a de temps en temps, depuis 1960, quelques prouesses réalisées. Comme homo sapiens-sapiens, l’Homo Congolus est capable d’un brin de bien et d’un fragment du beau. Mais, il est tout à fait inéluctable de réaliser que de manière générale, les Congolais semblent éprouver d’immenses difficultés pour opérer l’élévationsociétale àla strate existentielle en phase avec les standards universels. Certes, dans cette dispensation quelques espaces privés (maisons, villas, hôtels, etc.), par exemple, portent une indéniable esthétique moderne. Celle-ci est d’ailleurs différente des styles de construction trop cubistes de l’ère Mobutienne. Aujourd’hui pour leurs villas et édifices d’affaires, certains Congolais font preuve d’exigence en formes et couleurs ondoyantes. Mais, l’ascension d’ensemble vers le beau, l’ordre et le propre dans les artères publiques, ronds-points, bâtiments et  bureaux publics,voir vers les hauteurs discursives, semble problématique. Cette carence indique que nos protocoles mentaux, notre culture de l’organisation de l’espace d’existence collective, souffrent d’une grave crise de dénormativisation. Celle-ci est une déficience antinomique et dramatique du beau, de l’ordre, du propre, du symétrique, de l’harmonie. Nos modes de pensée, notre agir, notre production matérielle, portent aussi cette déficience. Nous sommes encore emmurésà une phase où notre conscience d’absorption et de la matérialisation de la norme universelle dans notre ontologie, notre ethos, aussi bien que sur l’espace public,semble être encore sous-composée.

Les preuves sont légions. Mais, la plus emblématique, et certainement la plus symptomatique, c’est le chaos et les horreurs du Boulevard du 30 Juin. Réfléchissons-y un iota, et froidement.Quelle horreur rebutante! Nous sommes incapables de concevoir en splendide et de maintenir cette principale artère de toute la République, le miroir de toute une nation, dans les conditions de beauté, de propreté et d’ordre. Crasses enfiévrantes, dégoûtants séparateurs écroulés et en oxydation, feux de signalisation inopérants. Policiers en tenues décolorées rançonnant les automobilistes. Mendiants, gavroches, et vendeurs ambulants en compétition. Spectacle insolitepour tout visiteur venant d’une société où prévaut un minimum du sens de l’ordre.Puis,  embouteillages démentiels, conducteurs roulant où ils veulent. Scène absolument ahurissante. Pire, escortes des ministres roulant dans le sens inverse. Le Président de la République, le Premier Ministre, les Ministres,les Sénateurs et Députés, les Députés Provinciaux, le Gouverneur et Ministres Provinciaux, les citoyens lambda, tous se sont adaptés à cette monstruosité! Nauséabond ! Pourtant cette artère est censéeêtre notre «Champs Elysée.»Une autre illustration. Après quelques aménagements ayant servi à justifier des dépensesfaramineuses, la Place de la Gare,  la Place des Evolués, le Boulevard Tshatshi, le Parc de l’Echangeur de Limeté (conçu par Mobutu il y a plus de 30 ans !) sont redevenus exécrables.Kinshasa n’a aucune place publique splendide digne d’une capitale moderne. Aucun esprit n’est scandalisé. Pas d’interpellation.

Il ne s’agit là que des exemples relatifs aux espaces les plus en vue. Mais la réalité-vérité épinglée ici est indubitablement captable dans les bâtiments publics, buildings administratifs, cours et tribunaux, avenues, bureaux des communes. Dans les provinces, la situation est plus répugnante. La décrépitude des bâtiments publics, des aéroports, des écoles et universités, des routes, des bureaux et autres agences de l’Etat, provoque des crampes cérébrales. Certes, entre 2012 et 2015, le Premier Ministre Matata a impulsé une dynamique nouvelle du sens de l’esthétique dans quelques bâtisses gouvernementales. Rénovation de la Primature, construction du splendide «Building Intelligent» (dont j’admire toujours le magnifiqueprofil architectural et l’intelligente configuration fonctionnelle interne), la face-lift d’un compartiment de l’Aéroport de N’Djili et des bâtiments de la Place Royale. Mais, il semble que l’élan Matatique s’est évanoui avec le départ de son géniteur. Un nouvel esprit qui émergeait et qui s’est malheureusement éclipsé sans être absorbé par la société.

  1. L’ORGANISATION MATERIELLE DE LA REPUBLIQUE ET LA SAPIENSALITE DE LA NORME

Emmanuel Kant soulignait que la République est l’idée de la Raison Pure. Au-delà de la compréhension juridique et institutionnalistede cetteénonciation de Kant, il y a la dimension extrêmement importante du captage de la République comme le produit de l’esprit humain en mouvement d’éclosion inventive fulgurante. Notons d’abord avec Cicéron que la Res Publica est étymologiquement un bien commun  ou un espace d’existence collective. Lieu de la transformation de l’Etre en soi. Espace de la mutation de l’Etre dans l’altérité et dans son environnement. Cette intra-interaction là impose à l’homme le déploiement constant d’une intelligence créatrice, productive, selon des modalités qui se conforment à un système de normes (logique, esthétique, légale, technique, voire sécuritaire). La raison est généralement considérée comme une faculté propre de l’esprit humain dont la mise en œuvre lui permet de fixer des critères de vérité et d’erreur, de discerner le bien et le mal et aussi de mettre en œuvre des moyens en vue d’une fin donnée.En hyperbole on dirait, la Res Publica est sacrée, divine. Elle est le lieu augustede l’éclosion des citoyens à la plénitude de leur humanité. Pour cela, il est impérieux que la République dans son organisation matérielle(institutionnelle aussi) soit conçue, configurée, gérée, maintenue, selon des règles et standards propices à la plénitude de cette éclosion humaine.

Le concept de la sapiensalité de la norme est porteur d’un entendement de floraison anthropologique. On peut entendre par là que diriger sa propre vie, organiser la société, gouverner l’Etat, construire les bâtiments et les routes en assurant leur maintenance, produire les biens et services, structurer l’armée en instrument de défense puissante, selon des systèmes et modes opératoires qui se conforment à certains standards, constituent une mesure indéniable du développement de l’homo sapiens-sapiens contemporain. En d’autres termes, le statu d’homo sapiens-sapiens des habitants d’une nation peut être remis en question au regard de leur incapacité de produire ce que l’homme moderne est censé matérialiser ou opérationnaliser.

Dans cette optique, il intéressant de noter, par exemple, que les Romains appelaient les peuplades Germaniques et Saxonnes les Barbares aussi principalement parce que ces hordes sauvages n’avaient pas encore atteint le niveau d’éclosion sapiensale où ils pouvaient concevoir, construire et maintenir des villes. La civilisation résidait dans la ville, la civitas. Force est de noter que le mot Cité partage la même racine étymologique avec la civilisation. Dans une large mesure, la Cité est synonyme de la Res Publica car tous les deux se référent à l’espace où les hommes sortis de leur état de nature et de l’obscurantisme, convergent afin de s’y libérer de leur animalité. La Res Publica, la Cité, ou la Polis, est un espace de production de la civilisation où les hommes  trouvent les possibilités d’éclosion de la liberté créatrice, de l’égalité émancipant, de la justice développante. Dans la République on vit, on réfléchit, on se reproduit et on produit, on construit, on se défend comme nation, selon des normes. Le reflet de la grandeur des civilisations est toujours dans la splendeur des Villes-Cités (Cities) traduisant les comportements citoyens, le génie architectural, l’ingéniositéesthétique, l’immensité des connaissances qui y sont produites et enseignées, la créativité productrice qui s’y foisonne, ainsi que la puissance de son système de défense. Des Egyptiens, en passant par les Grecques, aux Romains, et aux nations les plus puissantes de l’époque contemporaine, la normativité existentielle est étalée dans l’éclat de la Res Publica. L’homo sapiens-sapiens l’est aussi dansl’intelligence déployée dans l’organisation splendide des  Villes, donnant ainsi la mesure du développement anthropologique de l’homme.Ainsi peut-on affirmer : « Kinshasa est le miroir de l’altitude de l’Esprit des Congolais et de leurs dirigeants.»

  1. L’ADAPTATION AUX ORDURES, LA FAMILIARISATION AVEC LE VIL, L’INSTITUTIONALISATION DE L’ANORMALITE.

La réalité veridique (captée par la raison dans l’adéquation entre l’Esprit et la concretitude), est que les Congolais, qui vivaient dans des cases et avaient un certain système de production matérielle (la cueillette et la chasse), se sont vus brutalement imposés la normativité existentielle occidentale. L’une de ses matérialités est la Res Publica produite par la raison inventive, avec ses villes, ses maisons, ses buildings, ses avenues et boulevards asphaltés avec signalisation et décorum, ses écoles et universités, ses zones industrielles. Aujourd’hui, plus de 600 ans après l’arrivée de Diego Cao à l’embouchure du Fleuve Congo, nous éprouvons toujours de graves difficultésà organiser un boulevard. Plus étonnant, nous enterrons le chemin de fer urbain, tout comme nous sommes incapables de diversifier l’économie depuis 1960, d’organiser une armée puissante, d’opérationnaliser un Etat réflexif et efficient. Une situation de sous-(re)production civilisationelle. Hélas, comme le suggère Francis Fukuyama dans «La Fin de l’Histoire», il est évident que la civilisation d’essence libérale occidentale a atteint un niveau d’universalisation qui s’est imposéà toute l’humanité. Même les Chinois (qui ont mimé le Communisme conçu à Londres au 19éme Siècle en le juxtaposant au Capitalisme Occidental) organisent leur existence et leurs villes selon la normativité (architecturale et esthétique) de cette civilisation universelle. Le philosophe Africain d’origine Sierra léonaise, James Horton Africanus, insistait sur le fait que le développement des Noirs-Africains passe inéluctablement par la maitrise de cette Civilisation Universelle (au lieu des lamentations puériles). Le chaos, la laideur, les dissymétries urbanistiques de nos villes indiquent que nous sommes encore loin d’y arriver. Nous sommes encore dans l’approximationconceptualisée ici comme étant «la sous-éclosioncivilisationnelle.»

Il me semble que les contradictions que nous vivons entre le discours de modernité, les vœux pieux de développement, l’ambition verbale d’émergence, d’une part, et la coexistence avec les ordures pestilentielles, l’adaptation au désordre sur les routes, l’illogisme politique, la laideur de la corruption, les horreurs de la deshumanisation des autres par la misère, de l’autre part, sont cernées par nos esprits avec des attitudes étonnantes. Elles semblent nous enfoncer davantage dans la dégénérescence existentielle. En général, on entend certaines personnes s’étonner de la misère, de la corruption, des injustices, du désordre, de l’hideur de nos espaces publics, des monstruosités des immondicesmontagneuses et répugnantes, en s’exclamant : « oyomboka, baloka. Tokokoma lokola mboka misusu mukolonini ? » (Ce pays est ensorcelé. Quand est-ce que nous allons aussi atteindre le niveau des autres nations ?). En effet, l’étonnante adaptation des Congolais, des gouvernants en passant par la population, au chaos des routes (et les escortes des autorités se distinguent par des vertigineux slaloms dans les embouteillages), la familiarité avec le vil et le deshumanisant, ainsi que l’institutionnalisation des comportements anormaux, tendentà corroborer le sentiment de condamnation à la dénormativisation existentielle. L’insouciance des mamans vendeuses des pains (avec des mouches naviguant entre les collines des immondices et leurs marchandises !), la viande ou de  la farine de maïs à coté des montagnes ordurières où gisent les cadavres canines  en putréfaction, en toute quiétude, fournit la mesure de notre imbibition des horreurs. L’exclamation de l’ensorcellement, le sentiment d’une condamnation, sont ainsi corroborés par l’éloignement exaspérant qui s’opère entre notre propre constat de chaos, des ordures tant physiques que mentales, d’un coté, et  la dégradation de la situation dans la concrétude, d’un autre coté. C’est comme si nos exclamations face à nos anomalies existentielles sont porteuses d’une puissance maléfique. Celle-ci nous enfonce davantage dans l’abysse de l’hideux, du vilain, du deshumanisant. L’insouciance de l’existence dans le chaos, la cohabitation avec les horreurs, la flexibilité aux anomalies, indiquent que «nos esprits ont dompté l’exécrable, convertissant l’anormal en ordre naturel des choses. Des esprits tétanisés par le mal dans lequel nous nous sommes vautrés pendant des décennies. Le vil apprivoisé. Le deshumanisant enfoui dans l’Etre individuel et collectif», dixit Kabasu Babu.

CONCLUSION :DE LA MODERNITE INCANTATOIRE A LA REINVENTION EXISTENTIELLE

Les passionnés des contorsions sémantiques peuvent conclure que ma cogitation insinuerait (un peu à l’instar du Président Macron) que  les Congolais font face aux déficiences civilisationnelles irréversibles. Celles-ci les condamneraient ainsi à la médiocrité existentielle. Il convient d’avoir le sens de la mesure et des nuances. Nous-mêmes nous reconnaissons et affirmons (comme expliqué ci-haut)  la laideur et les ordures de notre espace d’existence collective. Dès que les Européens ont cessé de gérer nos immondices dans notre Capitale Kinshasa, nous sommes rentrés à nos vomissures. Nous dépensons des millions de dollars américains pour nous évader définitivement ou temporairement de cet espace infernal qui rend impossible une vie digne de la floraison humaine à cet âge des percées splendides dans les Smart Cities (Villes intelligentes). Donc, nous ne pouvons pas reconnaitre nos déficiences existentielles et, par une pudeur hypocrite, refuser d’en cerner la dimension civilisationnelle en la  conceptualisant en tant que telle, afin d’y trouver des solutions intelligentes.                      A cet effet, le groupe politique gouvernant (et imposant son hégémonie à toute la société congolaise) avait conçu une thématique intéressante de «La Révolution de la Modernité.» Hélas, elle a été réduite à la construction des quelques routes et quelques bâtiments dans une impulsion servant beaucoup plus les fins politiciennes des incantations légitimantes. Réduite à la poussée des quelques édifices (ce que le Marechal Mobutu réalisa aussi avec plus les plus belles bâtisses de l’Afrique centrale à son époque), cette modernité incantatoire est dénuée de mutation normative substantielle. Elle n’a même inspiré, ni secrété, un brin de mutation super structurelle. C’est-à-dire qu’au lieu d’être tractée par l’impulsion en leadership transformationnel proposant la nouvelle norme de l’Etre individuel et collectif, laquelle mutation allait secréter les productions infrastructurelles durables et enracinées dans une transsubstantiation ontologique, la modernitéincantatoire a manqué de sève céphaliqueélévatrice. C’est pourquoi les quelques bâtisses au profil modernes sont avilies par la laideur de leur  environnement aux routes chaotiques, portant des ordures mentales et physiques montagneuses dégageant un miasme infernal. Comment l’homme peut-il connaitre une pleine éclosion sapiensale dans une telle monstruosité ?

Il n’y a pas condamnation. Les contradictions que connaît toute société signalent qu’il y a des forces en mouvement, des mutations en gestations. Mais, la voute sociétale est prisonnières des éléments inconscients de leur infécondité en énergie catalytique de la propulsion sociétale.  Ces forces obsolètesinfécondes ne sont pas seulement dans l’arène politique. Les symptômes de la dénormativisation existentielle sont dans l’église, dans les universités, dans l’armée, dans la culture.Aujourd’hui, au regard du nouvel horizon électoral en 2018, une nouvelle fenêtre historique s’ouvreà nous comme société. Une saison attitrée dans laquellenous devons repenser notre Etre et notre existence collective. C’est l’occasion solennelle de choisir les groupes des élitesporteuses d’ingéniosité politique, capables de nous proposer en « produits électoraux » les modalités de notre réinvention en normativité existentielle. Celle-ci est le socle d’une modernité développementale soutenable dans la durée au profit des générations futures.

(KABASU BABU KATULONDI, Libre-penseur, Ecrivain Politiste)