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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Les cœurs fendus, les esprits rebutés, les Congolais ont une fois encore pleuré leurs morts de Beni. Quatorze vies de citoyens innocents et de quatre vaillants soldats des FARDC ont été happées par la démence meurtrière des  Ougandais de l’ADF/NALU. Non rassasiés de nos minerais, ils sont maintenant assoiffés du sang des Congolais. Ils  doivent s’en abreuver pour nourrir leur odieuse existence. Laissant leur Ouganda en  paix, où ils ne perpètrent jamais des invasions aussi sordidement meurtrières, ils ont fait de nos sœurs et frères les proies de leurs macabres incursions constantes. A travers cette guerre résiduelle la RD Congo est présentée au monde comme une kyrielle des vulnérables incapables de défendre leur patrie. Arrêtons-nous un moment et réfléchissons sans complaisance, et très profondément, sur cette tragédie dédoublée d’avanie sur la nation Congo par une poignée d’Ougandais ruraux cachés dans un espace bien connu de la forêt de Ruwenzori.

Dans cette optique, la problématique du déploiement efficace et efficient des FARDC est réintégrée dans le paradigme de la sécurité nationale holistique comme une dimension du génie constructif de l’Etat par un peuple. C’est sous cette lumière que cette réflexion analytique et prescriptive propose une réinterprétation de ces offensives meurtrières par les Ougandais du l’ADF/NALU. La démarche éclaire l’approche de leur éradication définitive par une contreinsurgence mixte. A cet effet, trois axes sont explorés. Le premier se penche sur la révision de l’hypothèse stratégique qui actionne les opérations des FARDC sur terrain. Le deuxième segment éclaire la dimension socioéconomique de la sécurité nationale. Il démontre la vulnérabilité de la RDC dans ce secteur et explique comment cette faiblesse complexifie la tache de notre armée. Le troisième point, qui est conclusif, propose le lancement d’une campagne militaire intensive et dense de 15 jours en mode «clear-hold-build» combinant l’action militaire et l’action de reconstruction socioéconomique consolidant la légitimité de l’Etat Congolais. Je crois dans la capacité des FARDC d’éliminer cette horde ougandaise meurtrière de l’ADF/NALU. Cette réflexion est arrimée à ma thèse fondamentale du remodelage des FARDC en alignement sur  l’objectif du Congo Emergent et sur notre destinée de puissance totale sur le continent.

  1. LA REVISION DE L’HYPOTHESE STRATEGIQUE DES FARDC A BENI ET LA CONTRE INSURGENCE CLEAR-HOLD-BUILD

 

Toute stratégie est une ruse comme le note en substance Jean-Vincent Holendre dans son ouvrage «La Ruse et la Force : Une Autre Histoire de la Stratégie (Perrin, 2017). Dans les enjeux sécuritaires de la région de Grands Lacs en particulier, la RDC est victime de la ruse politico-économico-militaire comme stratagème de pérennisation de la domination dans la durée. Les ADF/NALU sont l’un des contingents au centre de cette ruse. Ils constituent l’arbre qui cache la forêt. Ce qui les rend plus dangereux c’est la dimension occultée de leur rôle dans le stratagème hégémonique régional et l’impact psychologique, social et politique de leurs actions constantes – surtout à ce délicat tournant électoral.  En recourant au corpus normatif sur les insurgés dans Tactics in Counterinsurgency (Headquarters Department of the Army, Washington, DC, 2009), on réalise que ce type d’insurgés-terroristes étrangers occupant un espace du territoire d’un pays constitue un péril existentiel pour l’Etat victime de cette invasion. Il y est noté (3-17/3-18) que ce type d’insurgés visent à «établir un système alternatif de contrôle sur la population, rendant impossible l’administration du territoire et des populations par l’Etat. Leur activité est conçue pour affaiblir la légitimité du gouvernement et son contrôle, tout en optimisant la domination et l’influence des insurgés».

 

Dans cet entendement, l’hypothèse stratégique des FARDC devraient être maximale en conceptualisant les ADF/NALU comme des insurgés-terroristes étrangers invasifs. En d’autres termes, les autorités  politiques et le haut commandement militaire des FARDC devraient considérer les ADF/NALU comme  groupe militaire d’origine Ougandaise occupant outrageusement un espace du territoire Congolais.  En ultime instance, ce contingent étranger  érode  explicitement l’autorité de l’Etat Congolais et permet, in fine,  l’imposition de l’agenda hégémonique des acteurs externes. A partir de cette hypothèse maximale, la tactique militaire devra automatiquement être convertie en mode de contreinsurgence par engagement militaire en nettoyage-contrôle-construction (Clear-hold-build). Il s’agit d’un déploiement militaire intensif et dense de reconquête immédiate et totale de chaque mètre carré, chaque village occupé. Imaginez des Congolais qui occuperaient une portion du versant Ougandais du Ruwenzori : l’armée Ougandaise déploierait tout son arsenal pour les écraser en deux jours ! Pourquoi chez nous on considère les ADF/NALU comme une milice locale contre laquelle on lance des opérations intermittentes. Depuis des années les FARDC sont déployées dans une «tactique en attaque et repli», laissant à ces odieux criminels le terrain libre pour se réorganiser. Les FARDC devraient être intensément proactives-offensives avec une forte densité sur chaque portion du territoire occupé, afin de récupérer chaque centimètre carré, permettre la reconstruction de ces villages (dimension importante), et y rester jusqu’à l’écrasement total ou le retour définitif des ADF/NALU en Ouganda.

 

  1. LA DEFICIENCE DEVELOPPEMENTALE DE L’ETAT AMPLIFIE LA VULNERABILITE SECURITAIRE

 

Dans le prisme holistique de la Sécurité Nationale de l’Etat moderne, Harry R. Yarger souligne que «la stratégie est à la fois un art et une science de la conception et de l’utilisation des pouvoirs politique, économique, socio-psychologique, et militaire en conformité avec les orientations de la politique publique en la matière afin de produire les résultats protégeant les intérêts de l’Etat dans un environnement stratégique donné (The Strategic Appraisal : The Key to Effective Strategy). La stabilité politique est cruciale. Un pays en déficit de cohésion politique entre ses élites et ses groupes sociopolitiques (qui se querellent infiniment), se rend vulnérable et complique la tâche à son armée. Un pays dont la population est en déficit identitaire-symbolique et en déficience de self-estime nationale, dénuée de prestige régionale et internationale, est dans la précarité existentielle. Malheureusement, les politiciens Congolais, de manière générale, ont une conception mono-instrumentale de la Sécurité Nationale/Internationale. Celle-ci est adossée à la seule catégorie coercitive FARDC-PNC-ANR. Elles pèchent ainsi par ce que Hans Morgenteau qualifie de «fallacieux facteur unique». Conséquemment, on fait porter sur les épaules des FARDC une charge excessive qu’elles ne peuvent supporter seules – alors qu’elles font déjà face aux difficultés énormes sur terrain. Force est de souligner, comme le relève Harry R.Yarger (idem), que l’armée n’est qu’un outil parmi d’autres dans le paradigme de la Sécurité Nationale Holistique.

 

L’une des conséquences les plus désastreuses de la faillite et la dislocation de l’Etat Zaïrois, ainsi que la vertigineuse spirale de l’écroulement économique des années 1980 à 2003, est la colonisation socioéconomique de l’axe Kivu-Ituri Tanganyika par l’Afrique de l’Est. Cette donne s’est intégrée dans l’existence des Congolais de cet espace. Les populations n’y vivent pas à suffisance les bienfaits de la Res Publica. Elles ont perdu le sens de la tangibilité existentielle de l’Etat Congolais, non seulement comme force de protection mais surtout comme puissance publique organisatrice de la production matérielle soutenant la vie collective, au profit de l’Afrique de l’Est. Certes, dans une certaine mesure les Congolais de la région Ouest vivent aussi une domination économique (une énorme faiblesse de la RDC dans le rapport de force régional) par l’Angola, par exemple. Mais, ils ne vivent pas une sorte de colonisation socioéconomique comme c’est le cas à l’Est, à cause justement de la vacuité développementale laissée par l’Etat Congolais dans cet espace. A telle enseigne que pour beaucoup de Congolais de l’Ituri-Kivu-Tanganyika, leur vraie capitale est dans l’espace Nairobi-Dar-Es-Salaam. Kampala et Kigali sont comme leurs métropoles réelles où ils s’approvisionnement en produits nécessaires à l’existence moderne.  Trop excentré à l’Ouest, Kinshasa est lointaine et étrange pour beaucoup de Congolais du Nord-Est. En matière de services sociaux tels que les soins médicaux, voire l’enseignement supérieur, les destinations prestigieuses sont Kampala, Kigali, Nairobi ou Dar-Es-Salaam. Les autorités politiques, économiques, et militaires de ces pays ont compris cette vulnérabilité (sinon une vacuité) développementale de l’Etat Congolais en matière d’organisation économique et sociale de son espace Nord/Sud-Est. Ainsi, par des stratégies formelles (promotion du marché libre, traités commerciaux, arrangements douaniers) et informelles (soutien des forces obscures), elles promeuvent l’exploitation de cette vulnérabilité socioéconomique au profit de leurs Etats respectifs. La ruse y est de mise.

 

Clayton K.S Chun («Economy : A Key Element of National Power » in U.S.Army War College Guide to National Security Issues . Vol.I. Theory of War and Strategy, 3rd.Ed. 2008) note, à cet effet, que «les Etats autant que les acteurs non-étatiques, utilisent le pouvoir économique pour conduire des guerres et maintenir leurs influences au plan régional et global ». Après les guerres militaires formelles, la RDC subit de plein fouet la guerre socioéconomique dont elle n’élucide ni les ruses en profondeur, ni la vraie ampleur par rapport à son existence comme Etat. Chun insiste sur le fait que «la capacité de colleter, transformer, et utiliser les ressources est une composante clé de la Sécurité Nationale….L’hégémonie n’est plus réalisée nécessairement en recourant à l’armée. Les Etats parviennent à imposeur leurs volontés et à réaliser leurs agendas politiques par la domination économique».  L’argument majeur ici est que la structuration mentale des populations du Nord/Sud-Est, le sous-développement économique, la non-prise en compte du niveau de la dévastation sociale et infrastructurelle des provinces de cet espace de la RDC en particulier, est une vulnérabilité structurelle et substantielle de la Sécurité Nationale. Cette situation rend la tâche des FARDC extrêmement difficile, car elles se battent sur un terrain miné en profondeur par son assujettissement socioéconomique à l’Afrique de l’Est. Les éléments internes et externes y trouvent un vivier aux profits mielleux. Le Président Ougandais Museveni n’avait-il pas lui-même un jour affirmé «Les guerres sont bonnes pour les affaires».

 

CONCLUSION :   

LES FARDS ET L’URGENCE D’UNE CAMPAGNE INTENSIVE DE CONTREINSURGENCE MILITARO-SOCIOECONOMIQUE

 

Les deux points explorés ci-dessus permettent de comprendre l’urgente nécessité non seulement de réorienter la stratégie et le mode d’engagement militaire des FARDC, mais surtout d’intégrer l’effort de nos forces armées dans un schéma plus total de la contreinsurgence moderne. Celle-ci inclut nécessairement la dimension d’une reconstruction socioéconomique accélérée dans le territoire de Beni en particulier, mais aussi sur le reste du territoire national.  A ce sujet, de  Santa Cruz de Marcenado, en passant par David Galula, Robert G.K. Thompson, jusqu’aux analystes modernes des guerres insurrectionnelles, il y a concordance des vues sur l’importance de la gouvernance économique répondant aux besoins existentiels des populations comme l’ultime moyen de la contreinsurgence. Ils relèvent que la contreinsurgence la plus effective intègre et synchronise les efforts politique, sécuritaire, économique et informel permettant de renforcer la légitimité et l’efficacité gouvernementale, tout en réduisant l’influence des insurgés sur la population. Dans cette optique, il est donc urgent que les FARDC repensent toute l’approche militaire en conjonction avec le Gouvernement central et le Gouvernement provincial pour lancer une opération militaire ultime en mode nettoyage-contrôle-construction (Clear-hold-build) afin d’écraser les ADF ou les renvoyer en Ouganda en 15 jours. Cette modalité peut se dérouler, à court et moyen terme,  selon la matrice opérationnelle ci-après :

 

Militaire

Campagne intensive et dense de 15 jours

Economique et Social Administratif Politique et psychologique
Déploiement de 5.000 hommes. Prise de l’ennemi en sandwich Ouest/Est/Nord/Sud du Lac Albert au Lac Edward le long de la Rivière Semuliki. Lancer un plan spécial d’urgence de reconstruction socioéconomique du territoire de Beni (agriculture, hôpitaux, écoles, agro-industrie) Former et équiper les structures administratives locales pour la gouvernance sécuritaire. Les équiper et établir un système de monitoring minutieux. Séjour du Gouvernement central à Beni pendant 3 jours. Permutation des autorités politico-administratives et sécuritaires (ANR-PNC). Promotion d’une ville de l’Est en mégapole régional.
Nettoyage, incrustation Acupunctrice des FARDC cimentées sur cet espace jusqu’à nouvel ordre. Revoir et recentrer les opérations d’achat d’or et de coltan avec une bourse internationale à Butembo. Lancer une campagne urgente d’identification biométrique des populations dans cet espace (suivra ailleurs) Lancement par le Gouvernement Central d’un plan spécial d’assistance aux victimes les plus démunies et des familles touchées
Construction urgente d’une mini-base militaire moderne à l’Ouest de Beni avec des stations d’attaque sur l’axe Lac Albert/Edward Lancer urgemment la construction d’un centre commercial moderne et d’une micro-zone économique spéciale à Beni (pôle d’attraction et de fixation des populations) Renforcer la régulation en matière de communication téléphonique dans cet espace. Construction urgente d’une Maison de la Culture à Beni comme foyer d’intégration identitaire et culturelle des populations du territoire

 

Il s’agit d’une matrice générique dont les détails et les actions parallèles ne peuvent pas être éclairés ici. C’est qui est d’une importance fondamentale c’est l’urgence d’une nouvelle conceptualisation des impératifs de la Sécurité Nationale Holistiques dans la construction de l’Etat. Nous devons faire preuve d’une remarquable intelligence pour comprendre la profondeur et la complexité des enjeux sécuritaires régionaux, des périls, voire des opportunités en face de nous. Les FARDC peuvent anéantir les ADF/NALU est autres milices, afin de restaurer la légitimité de l’Etat et assurer une existence paisible aux populations de Beni. Pour cela, les FARDC doivent intégrer dans leur vision et doctrine militaire notre destinée de puissance continentale, dans une dynamique de mutation synchronisée avec la fulgurante transformation socioéconomique de la RDC.

Hubert Kabasu Babu Katulondi (Libre-penseur et Ecrivain, Directeur et Co-Fondateur USALGA/CRIDD)

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Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du Front Commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 et quelques membres du Gouvernement ont honoré le Patriarche Antoine Gizenga de leur présence, à l’occasion de la célébration de son 93ème anniversaire. Simple hasard ou signe d’un réel rapprochement entre le Palu et le FCC ? Et ce, au moment où le Patriarche a lancé la consultation des militants. Cette consultation se fera à travers les organes de base du Palu et leur position lui permettra ainsi de faire une déclaration politique à travers laquelle il donnera des consignes claires de vote pour l’élection présidentielle.

5 octobre 1925 – 5 octobre 2018, cela fait exactement 93 ans depuis que l’Eternel Dieu avait permis à ce que le Patriarche Antoine Gizenga voie le jour. Cet anniversaire a été célébré dans l’intimité la plus totale, en sa résidence de Mont Fleury, dans la commune de Ngaliema. Et ce, en présence du dauphin désigné par le président de la République et candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. C’était aussi en présence de quelques membres du Gouvernement Bruno Tshibala et d’autres invités de marque.

Dans son mot de circonstance, le Patriarche Antoine Gizenga  a remercié l’assistance d’être venue partager avec lui la joie d’avoir atteint, en cette journée de vendredi 05/10/2018, ses quatre-vingt- treize ans d’âge. « Le témoignage que vous venez de suivre tout à l’heure, loin d’être une simple histoire, est plutôt une exhortation et une interpellation de la jeunesse congolaise à pouvoir poursuivre les efforts que mes compagnons et moi avons entrepris pour notre pays depuis la lutte pour l’indépendance jusqu’à ce jour où je célèbre mes 93 ans d’âge », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que sans le courage, la franchise, l’humilité, la loyauté, la discipline et l’esprit d’unité, il est difficile de me faire appeler nationaliste et patriote

Et de renchérir : depuis les années 60, j’ai connu la trahison, l’indiscipline, les échecs, j’ai subi des invectives, des insultes, des tortures morales et psychologiques de la part de ceux qui sont dans nos rangs. Mais rien, et alors rien ne m’a ébranlé, outre mesure, jusqu’à ce jour. Dans le même ordre d’idée, insiste-t-il, la plus haute juridiction de la République, à savoir la Cour constitutionnelle agissant au mépris des valeurs qu’elle est censée incarner, s’est illustrée plus récemment dans une parodie de procès dans les dossiers du contentieux des candidatures qui n’ont concerné que le Parti Lumumbiste Unifié (PALU), et ce, dans le seul but évident de nuire à ses intérêts politiques, et ceci près d’un mois après que le contentieux visé soit définitivement clôturé conformément à la loi.

En effet, en vue de réhabiliter frauduleusement les militants du PALU qui ont été publiquement invalidés par la Cour Constitutionnelle pour avoir postulé sur d’autres listes, et dont les arrêts ont été envoyés à la CENI pour exécution, la même Cour, après avoir invalidé ma candidature pour des raisons non fondées, s’est permise de statuer à nouveau sur ces arrêts pour valider finalement les mêmes militants du PALU qu’elle a, elle-même invalidés.

Et ce, alors que l’article 168 de notre constitution dispose que les arrêts de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Cet acte viole purement et simplement la constitution; c’est donc une intention préméditée de nuire au Parti Lumumbiste Unifié (PALU). C’est chose faite. Du jamais vu ! C’est pour dire que l’heure est grave. Qu’à cela ne tienne, martèle-t-il, je suis habitué à ce genre de combats menés contre le peuple congolais et ma modeste personne.

C’est pourquoi, dans le but de sauver le peuple congolais en général et le PALU en particulier, le Patriarche Antoine Gizenga a lancé la consultation des militantes et militants, comme il l’a annoncé dans son précèdent message. « Cette consultation se fera à travers les organes de base du Palu. La position des militantes et militants du Parti me permettra ainsi de faire une déclaration politique à travers laquelle je donnerai des consignes claires de vote pour l’élection présidentielle », dit-il.

Et de rassurer : tout au long de ma vie, ce qui m’a toujours animé et m’anime encore en ce moment-ci, c’est l’amour du Congo, de mon peuple, du Parti et de ses militants. Pour cet amour pour le Congo, je vous invite à ne jamais vous décourager, car un nationaliste peut être déçu ; mais jamais se  décourager. Notre objectif doit être atteint, celui d’élargir et de consolider le bloc nationaliste de Gauche. Le Peuple vaincra !

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, et compte tenu des incidents du parcours, le Palu ne manquera pas de donner la consigne de vote au profit du candidat désigné par le président Joseph Kabila Kabange, Emmanuel Ramazani Shadary. Et ce, après bien sûr des négociations privilégiant non seulement les intérêts du pays, mais aussi de toutes les deux parties.

JMNK

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Après la terreur, des tueries et des troubles qu’ont semées les terroristes de la milice Kamwina Nsapu spécialement dans le grand Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, toutes les forces de défense et de sécurité congolaises doivent être mobilisées pour traquer des miliciens, et même ceux qui se sont rétractés ou retranchés. Cela, non seulement dans la région du Kasaï, mais dans plusieurs autres provinces et villes du pays. La ville province de Kinshasa n’est pas exemptée, alors que les réquisitoires du Ministère public sont en cours, à la prison militaire de Ndolo.

Toutefois, ces opérations louables doivent se passer en cette période préélectorale. Mais cela n’exclut pas les périodes électorale et postélectorale. Une raison de plus pour saluer la démarche qui porte de plus en plus ses fruits dans cette giga capitale, comme au moins d’août dernier où les services ont mis la main sur quelques membres de la branche Kamwina Nsapu de Kinshasa.

Pour ceux qui n’y croyaient pas encore, ou criaient à l’acharnement, à la stigmatisation, la chose est connue : ces miliciens se sont dissimilés dans diverses communes kinoises, même les moins soupçonnées. Tel est le cas, dans la commune de Selembao, plus précisément sur la 6ème rue dans le quartier Cité verte, où d’aucuns avaient signalé la présence d’un certain Moïse Kabongo, de la milice Kamwina Nsapu. Celui-ci ayant déjà été appréhendé, des sources concordantes et anonymes n’ont pas manqué de donner de la voix en dénonciation. A les en croire, ce terroriste ne vivait pas seul.  Il avait avec lui, d’autres personnes recherchées par qui de droit. Il s’agit entre autres de Nyembwe Patrick et Jean Kipoy, ses deux cousins de surcroit très dangereux et bien connus. (Voir images).  Et pour cause, ils sont tous membres de la branche Kinshasa de la redoutable milice Kamwina Nsapu dont les jours sont comptés.

Mais la police ne manquera pas de mettre la main sur eux, bien qu’en cavale, probablement dans la commune de Kalamu, toujours à Kinshasa, aux dernières nouvelles. Et la population, pour éradiquer ce phénomène et tant d’autres semblables, devra collaborer avec ceux qui ont reçu pour mission la protection des personnes et de leurs biens.

BM

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Le cadre permanent de concertation de la femme congolaise est déterminé à renforcer les capacités des professionnels des médias pour une large diffusion dans l’opinion des résolutions 1325 et 1820 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Des experts en la matière, on retiendra que la Rdc est avancée en la matière. Un guide pratique pour l’intégration de ces résolutions dans les plans de développement local en Rdc à la portée de l’opinion. Les journalistes formés ayant reçu différents documents et explications sur la 1325 ont formé un club dénommé « club 1325 «  pour communiquer non seulement avec leurs  rédactions sur cette résolution, mais aussi expliquer à la population progressivement sur tous les contours de cette résolution.

Mme Annie Matundu, experte en la matière, a édifié les professionnels des médias sur la question en les invitant à rendre leurs productions attrayantes pour attirer l’attention de la masse et des décideurs dans la mise en œuvre de la 1325. Adine Monkoko, Secrétaire nationale du Cafco souligne que les chevaliers de la plume et du micro sont des véritables partenaires pour appuyer sa structure dans la vulgarisation de la 1325. Les partenaires ont interpellé les journalistes quant à leur mission d’informer à aider les femmes congolaise à quitter le second rang et devenir véritables actrices au service de la nation.

Voilà qui justifie le soucie de la Rdc de prendre à bras le corps la question des femmes. Pour se conformer aux exigences d’autres nations, elle a ratifiée plusieurs instruments internationaux et régionaux qui garantissent les droits humains en général et ceux des femmes et petites filles en particulier. La RDC a souscrit à ces conventions internationales en sa qualité de signataire de la Charte des Nations Unies, notamment la Convention des Nations-Unies sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (Cedef) de 1979 et les 4 conventions de Genève, les statuts de Rome de la Cour Pénale Internationale et de la Convention africaine des droits et du bien-être de l’enfant, la résolution 1325 et 1820 du Conseil de sécurité des Nations -Unies.

Bien que les deux résolutions soient favorables à la cause de la femme, celles -ci sont différentes dans certains points. La 1325 accorde beaucoup d’importance à la contribution des femmes partenaires des hommes à la paix, autant qu’à la cohésion nationale. Elle intègre cette vision à une multitude d’opportunités et des chantiers offerts par le processus de paix et de reconstruction post conflit visant la réhabilitation socio-économique. Quant à la 1820, elle demande aux Etats membres de prendre des mesures spéciales pour protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle durant les conflits armés et leur garantir l’accès à la justice, ainsi qu’à l’assistance aux victimes des violences sexuelles. Elle met en outre un accent particulier sur le rôle du personnel de maintien de la paix dans la protection des civils, particulièrement les femmes et préconise un nombre accru des femmes dans leurs rangs.

Suzy Kibira Omari

 

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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, qui se tiennent à Bali (Indonésie) du 08 au 14 octobre 2018  sont chaque année un rendez-vous incontournable. Au menu, un riche programme d’événements consacrés aux enjeux de l’économie mondiale, du développement et du système financier international. Comme d’habitude, la République démocratique du Congo y a toujours pris part à travers son ministre des Finances, Henri Yav Mulang ; le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Muana Nyembo ; le conseiller en matière économique du président de la République et quelques experts.

L’ébauche mise à notre disposition renseigne que le thème du capital humain occupera une place de premier plan dans les discussions. A l’occasion, l’on découvrira ce qui pousse la Banque mondiale et un large éventail de pays et de partenaires à s’associer pour résorber le déficit de capital humain auquel le monde est massivement confronté aujourd’hui. Le 11 octobre sera présenté le nouvel indice du #CapitalHumain.

Disons que les Assemblées annuelles feront également la part belle à l’innovation en accueillant pour la première fois de leur histoire une foire technologique, organisée sous l’égide du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et du gouvernement indonésien. Pendant trois jours, une trentaine d’entreprises du monde entier viendront montrer le potentiel des nouvelles technologies et leur impact sur le développement, l’inclusion financière ou encore la santé et l’éducation. Le Salon de l’innovation 2018 se tiendra du 11 au 13 octobre au Bali International Convention Center.

Un projet pour le monde

Le « Projet sur le capital humain » a pour objectif d’accélérer la réalisation d’investissements nombreux et de qualité dans les populations, et de favoriser ainsi l’équité et la croissance économique. Pourquoi un pays doit-il investir dans son capital humain ? Quelle est l’importance des soins de santé et de l’éducation pour la réussite et la prospérité des futurs adultes ? La Banque mondiale et un large éventail de pays et de partenaires s’associent pour résorber le déficit de capital humain auquel le monde est confronté aujourd’hui.

Le capital humain et le projet pour le capital humain, de quoi s’agit-il ? Le capital humain correspond à l’ensemble des connaissances, compétences et conditions de santé que les individus accumulent tout au long de leur vie et qui leur permet de réaliser pleinement leur potentiel en devenant des membres productifs de la société. Le développement du capital humain joue un rôle déterminant pour mettre fin à l’extrême pauvreté et renforcer l’inclusion sociale. Pour cela, il faut investir dans la nutrition, les services de santé, une éducation de qualité, l’acquisition de compétences et l’accès aux emplois.

Pourquoi maintenant ? Pour les pays qui n’investissent pas suffisamment dans leur capital humain, le prix de l’inaction est de plus en plus lourd. Sans capital humain, une nation ne peut pas maintenir une croissance économique durable, préparer sa main-d’œuvre aux emplois plus qualifiés de demain ni soutenir la concurrence dans l’économie mondialisée.

 

En quoi consiste l’initiative de la Banque mondiale ? Le Groupe de la Banque mondiale a répondu à ces préoccupations en annonçant en 2017 son « Projet sur le capital humain ». Cette initiative suit son cours : un nouvel indice conçu pour mesurer le capital humain sera inauguré en octobre 2018, tandis que près de 30 pays pilotes collaborent actuellement avec l’institution à la mise au point des approches stratégiques qui leur permettront d’améliorer radicalement leurs performances dans ce domaine.

Quelle sera l’action du Projet sur le capital humain ? Avec cette initiative, il s’agit de faire en sorte que les dirigeants nationaux acquièrent la marge de manœuvre politique nécessaire pour prioriser des investissements humains transformateurs. L’objectif est d’obtenir des progrès rapides, pour permettre à tous les enfants du monde entier d’arriver à l’école le ventre plein et avec tous les atouts en main, d’acquérir une instruction digne de ce nom, et d’espérer ainsi, à l’âge adulte, arriver sur le marché du travail en bonne santé et en possédant les qualités requises pour mener une vie productive.

JMNK

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La situation de la malnutrition chronique, plus  particulièrement chez des enfants de moins de 5 ans  en RDC, est alarmante. Cette situation qui engendre un problème de santé grave, tel que l’exposition aux infections à répétitions  chez ces derniers, présente un chiffre de près de 6 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrant de cette malnutrition, dont deux millions souffrent  de la forme aiguë sévère. Ceci ressort d’une émission sur la nutrition ayant pour thème « La nutrition chez les enfants, solutions, analyses, évidences, et perspectives pour la RDC ». En effet, l’émission a été organisée vendredi dernier à Kinshasa, par les journalistes membres du réseau des journalistes amis de l’enfant (RJAE), en collaboration avec l’Unicef, dont le siège a abrité le tournage de l’émission.

En effet, plusieurs orateurs ont participé à cette émission, dont le directeur général de l’organisation et de la gestion des services et des soins de santé, le Dr Body Robert Ilonga, représentant secrétaire général à la Santé à cette émission ; le directeur chargé de la nutrition à l’Unicef au niveau mondial, le Dr Victor Aguayo; Le spécialiste de la santé au niveau de la Banque mondiale, le Dr Michel Muvudi ; le conseiller régional en nutrition à l’Unicef pour la région de l’Afrique de l’ouest et du centre, M. Noël Zagré.

Pour le Dr Body, le grand défi de la lutte contre la malnutrition en RDC demeure le financement. Il indique que la malnutrition touche non seulement les enfants de moins de cinq (5) ans, mais aussi des femmes enceintes et des personnes en situation de vulnérabilité.

L’ampleur de la situation varie d’une province à une autre, mais la majorité des provinces (80%) sont affectées par la malnutrition. Etant donné que la malnutrition est un problème non seulement de santé, mais aussi  multisectoriel, tous les secteurs sont concernés, y compris l’éducation et l’agriculture.

La lutte nécessite l’apport de toute la communauté pour prévenir en amont et réduire le taux de malnutrition.

La lutte contre la malnutrition, une priorité nationale

De son côté, le Dr Victor Aguayo a estimé que la lutte contre la malnutrition doit être une priorité nationale pour le développement de la RDC. Parlant des propositions de l’Unicef à cette lutte, il a expliqué que l’accent doit être mis sur les interventions efficaces axées sur la prévention chez les enfants de moins de cinq (5) ans, y compris la bonne nutrition de la maman pendant la grossesse, la pratique de l’allaitement maternel exclusif durant les six (6) premiers mois de l’enfant et les interventions couplées de santé (dans la vaccination, dans le domaine de l’eau et de l’hygiène.

Le Dr Aguayo a reconnu que cette lutte est possible grâce à l’engagement du gouvernement congolais, à la participation, au soutien des familles et des partenaires et bailleurs pour renverser la tendance, car 70% des enfants mal nourris au monde habitent dans dix pays dont la RDC.

Les interventions de la banque mondiale axées sur trois piliers

Par ailleurs, le Dr Michel Muvudi a cité trois piliers sur lesquels reposent les interventions de la Banque mondiale, cette institution d’appui au développement dont le premier est le pilier stratégique (l’engagement dans le dialogue politique, dans la mobilisation des partenaires).

Le second pilier consiste à travailler avec le gouvernement, pour structurer le financement à travers les problèmes de santé, afin de mettre en place des actions sensibles à la nutrition et le troisième est axé sur le renforcement du système de santé (qui exige une bonne gouvernance et coordination, de prestation de qualité ainsi que l’approvisionnement en intrants.

Pour ce spécialiste de la santé, en effet,  la nutrition doit aussi être comprise comme un problème de développement. Du fait qu’un enfant sur deux souffre de la malnutrition chronique (retard de croissance), cela impacte sur le processus développement à cause de l’absence de productivité.

Les enfants ayant un retard de croissance ou mal nourris ont des problèmes de productivité et présentent  des infections à répétitions. Ceci laisse comprendre une charge financière qui se crée. D’où, la Banque mondiale intervient sur cette question de nutrition, a-t-il dit.

Le plaidoyer du conseiller régional en nutrition a l’Unicef pour la région de l’Afrique de l’ouest et du centre

Le conseiller régional en nutrition à l’UNICEF pour la région de l’Afrique de l’ouest et du centre, M. Noël Zagré a, quant lui, plaidé pour l’investissement solide et rentable, en vue de faire bénéficier aux enfants dès les mille (1000) premiers jours, des dividendes de tous les jours de la vie.

 

Mamie Ngondo