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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Lorsque les juges de la Cour constitutionnelle, dans une audience publique confirmaient l’inéligibilité du sénateur Jean-Pierre Bemba, au regard notamment du fait que la subornation des témoins est une circonstance aggravante dans l’infraction de corruption, nombreux sont les compatriotes proches du Mouvement de libération du Congo (MLC) qui ont crié à l’injustice, vociféré, intoxiqué la population en investissant les médias et réseaux sociaux incapables de digérer le verdict. Mais à la suite de l’arrêt de la CPI intervenue hier, ils doivent avoir honte, d’avoir induit en erreur toute une population. La queue entre les pattes, ils doivent chercher d’autres arguments à présenter tant au peuple qu’à Jean-Pierre Bemba. Comme pour dire : mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose !

En effet, c’est hier 17 septembre 2018, que la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (« la CPI » ou « la Cour ») a prononcé des peines à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba et Jean-Jacques Mangenda Kabongo après l’annulation par la Chambre d’appel des peines initialement fixées et le renvoi de la question pour réexamen devant la Chambre VII. Les déclarations de culpabilité et les acquittements concernant les cinq accusés sont définitifs.

Dans sa nouvelle décision, la Chambre de première instance VII a condamné M. Bemba à un an d’emprisonnement ainsi qu’à une amende de 300 000 euros. M. Kilolo et M. Mangenda ont chacun été condamnés à une peine totale de 11 mois d’emprisonnement. M. Kilolo a également reçu une amende de 30 000 euros. La Chambre a ordonné que soit déduit de ces peines le temps déjà passé en détention sur ordre de la Cour et a, par conséquent,  considéré que les peines d’emprisonnement avaient été purgées. Les amendes seront à verser à la Cour dans un délai de 3 mois à compter de la décision et seront ensuite transférées au fonds au profit des victimes.

Pour fixer les nouvelles peines, la Chambre de première instance VII a tenu compte de l’annulation des déclarations de culpabilité pour une infraction (production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause, en vertu de l’article 70‑1‑b du Statut) et elle a pris en considération, dans leur ensemble, des facteurs tels que : (i) la gravité des infractions dont les personnes condamnées ont été jugées responsables ; (ii) le rôle des intéressés dans la tentative de faire échec à l’enquête ouverte concernant ces infractions ; (iii) ainsi que leurs degrés de participation et d’intention respectifs. Elle a aussi tout particulièrement souligné les effets dissuasifs qui s’attachent au fait que ces trois personnes ont été emprisonnées pendant de longues périodes en l’espèce, ce qui a eu des répercussions considérables sur leur réputation professionnelle, leur situation financière et familiale.

Soulignons que le 19 octobre 2016, Jean‑Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean‑Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido ont été déclarés coupables d’atteintes à l’administration de la justice pour avoir intentionnellement suborné des témoins et sollicité la présentation de faux témoignages par des témoins de la Défense dans le cadre de l’autre affaire visant Jean‑Pierre Bemba devant la CPI. Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance VII a prononcé les peines dans cette affaire.

Et si la Cour constitutionnelle et la CENI avaient raison !

La CENI qui avait déclaré irrecevable la candidature de Jean-Pierre Bemba Gombo à la présidentielle du 23 décembre 2018, ne s’était pas du tout trompée. Surtout qu’elle s’était basée sur une condamnation  du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo par la Cour Pénale Internationale à 1 an de prison et au paiement de 300.000 euros pour subornation des témoins « extrait du casier judiciaire produit au dossier et arrêt de la Cour pénale internationale du 08 mars 2018 ».

Les juges constitutionnels qui ont confirmé la décision de la CENI, ont expliqué que si la loi électorale a été modifiée, c’était dans l’objectif de tenir compte entre autre de la moralisation du comportement des acteurs politiques. Il a, pour l’occasion, rappelé que Bemba a été condamné en première instance pour entrave à l’administration de la justice et cette décision a été confirmée en appel.

Comme pour dire, à en croire le juge, que le candidat président de la République a bel et bien posé des actes de corruption et ne peut prétendre à l’élection présidentielle qui pointe à l’horizon. La Cour est aussi revenue  sur le certificat de détention qui a été malheureusement produit après défaut de candidature du sénateur. Et c’est en bon droit que la CENI a conclu à la déclaration de l’irrecevabilité de Jean-Pierre Bemba.

Le rendez-vous est pris pour ce 19 septembre 2018

C’est ce 19 septembre 2018 que la CENI va afficher les listes de candidats présidents de la République. Comme pour dire qu’en dehors des 19 validés par la CENI, l’affichage devra aussi prendre en compte les deux candidats repêchés par la Cour constitutionnelle. Il s’agit du Premier ministre honoraire Samy Badibanga et de Marie-Jeanne Ifoku. Les deux viennent s’ajouter à Seth Kikuni, Kazadi Lukonda Pierre Honoré,  Ngoy Ilunga Théodore, Maluta Joseph, Tchiani Kabamba Noël, Mabaya Gizi,  Kin Kiey Mulumba Tryphon, Matungulu Mbuyamu Freddy, Tshisekedi Tshilombo Félix, Shekomba Okende Alain Daniel, Radjabo Sobolabo, Kamerhe Lwa Kaningini Vital, Fayulu Madidi Martin, Mpunga Yves, Mokia Mandembo Gabriel, Masheke Sylvain Maurice, Ramazani  Shadary,  Luntadila Diavena Charles  et Vemba Francis.

JMNK

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Les experts britannique Westminster fondation for democracy ont livré hier les conclusions de leur étude sur la machine à voter. A la CENI, on trouve ce rapport objectif et on ne constate pas les craintes de fraude ou un appel au non usage de cette machine comme on est déjà habitué à l’entendre. Ce rapport présente des points forts et des recommandations (qui sont déjà en grande partie en cours d’exécution à la CENI), surtout du côté sensibilisation et formation des témoins et observateurs des partis politiques et de la société civile. Ce document est donc pour la CENI une contribution technique à exploiter.

C’est dans une salle pleine à craquer de Reine de la paix dans la commune de la Gombe, que les experts de la fondation Westminster pour la démocratie ont présenté leur rapport sur la machine à voter. Un rapport, comme il convient bien de le rappeler, qui n’est pas à confondre avec la certification de la machine à voter. C’était en présence de la classe politique du pays (Majorité présidentielle, Opposition politique et Société civile), de l’ambassade de Grande Bretagne en République démocratique du Congo et des experts de la fondation Westeminster pour la démocratie.

Dans son mot de circonstance, le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, tout en donnant le bien-fondé ou les avantages de la machine à voter, a fustigé le comportement  de certains acteurs politiques qui, à 98 jours de la fin de ce cycle, créent des motifs non fondés pour d’autres négociations en vue d’aboutir à une transition. Il a lancé un appel à la classe politique, l’invitant à avoir pitié du peuple congolais. « Il serait triste que des marches aient été organisées pour réclamer l’organisation des élections et qu’au moment où l’on approche de la tenue des scrutins, l’on cherche d’autres raisons de ne plus participer à ces élections tant réclamées », constate-t-il.

A l’occasion, il  a diffusé quatre messages : la société civile, les églises, les partis politiques et/ou regroupements politiques doivent inviter les électeurs à consulter les listes électorales qui ont été affichées au début de ce mois ; les églises, la société civile et les partis politiques doivent s’approprier la machine à voter, en vue de former et sensibiliser leurs membres en général et leurs témoins en particulier ; la CENI ne voudrait pas être mêlée dans les contradictions entre Majorité et Opposition et appelle tous les acteurs à maitriser et à respecter la charte et le code de bonne conduite et enfin, chaque église, parti politique qui le désire enverra ses membres à la maison des élections, dans les aéroports et ports, au stade et en d’autres lieux publics, on peut inviter la CENI à sa paroisse ou en son siège à travers tout le pays, pour bénéficier d’une démonstration sur l’utilisation de la machine à voter.

Soutien unanime

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et la CIME ont apprécié à sa juste mesure ce rapport des Britanniques. La CENCO qui n’a cessé d’appeler au consensus pour la machine à voter, pense que ce qui a été fait constitue l’amorce de ce processus. Mgr Milenge a réclamé de la CENI les matériels électoraux pour la sensibilisation des fidèles. Pour sa part, la CIME a insisté sur la paix sans lequel il n’y aurait pas de processus électoral apaisé.

Par la suite, il s’en est suivi des questions et réponses  des participants, qui ont voulu savoir quels sont les termes de référence qui ont été exploité par les experts ? Quid de la faisabilité des recommandations et quel est le cadre légal de la machine à voter ? A ces questions et à d’autres, la CENI, à travers son Secrétaire exécutif national  a précisé que le calendrier électoral n’est pas un outil exhaustif qui reprend les activités essentielles. En effet, dans l’arsenal juridique électoral congolais, il n’existe aucune interdiction relativement à l’utilisation de la machine à voter. Or, il est de principe que ce qui n’est pas interdit est permis. Bien plus, toutes les dispositions pratiques en matière électorale ne sont pas uniquement dans la loi. C’est le cas de stylo ou de l’encre indélébile dans le bureau de vote, etc.  « La CENI possède le pouvoir d’édicter les mesures d’application d’une recommandation ou d’une loi. Dans le cas d’espèce, les mesures d’application de l’Accord et de la loi électorale existent et sont connues par toutes les parties prenantes au processus électoral. Ces dernières mesures d’application ont force de loi et sont publiées au Journal Officiel », dit-il.

A l’issue de cette séance, l’on a noté qu’en dépit des explications fournies par la CENI, les positions de l’opposition n’ont évolué de rien. D’ailleurs, ayant posé beaucoup de questions une bonne partie des membres de l’opposition est sortie de la salle, avant même les réponses de la CENI. Signe que la question de la machine à voter va continuer à diviser les Congolais et nombreux sont ceux-là qui risqueront d’être distrait et de ne pas se préparer à fond pour non seulement participer aux élections du 23 décembre 2018, mais aussi de les gagner.

JMNK

 

par -
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Les présidents des deux chambres du Parlement, respectivement Aubin Minaku et Léon Kengo wa Dondo, ont ouvert chacun, en ce qui le concerne, la session de septembre, essentiellement budgétaire. C’était le 15 septembre dernier, devant leurs collègues députés et sénateurs, ainsi que des invités de marque.

A l’Assemblée nationale, l’honorable Aubin Minaku a même recommandé au Gouvernement de déposer, en temps utile, au bureau de l’Assemblée nationale, les projets  de loi de finances et de la loi portant reddition des comptes de l’exercice 2017. Et ce, afin de permettre aux chambres du Parlement de les examiner et de les adopter avant le début de la campagne électorale, prévue pour le 22 novembre prochain.

Toujours à  l’Assemblée nationale, le président Aubin Minaku a mis un accent particulier sur les réformes institutionnelles pour la consolidation de l’Etat. A ce titre, la chambre basse du parlement a poursuivi l’examen et le vote des lois jugées prioritaires pour asseoir le cadre légal utile au renforcement de l’efficacité de l’action étatique, à la consolidation du processus électoral et à l’amélioration du processus décisionnel au sein des Institutions de la République.

Malheureusement, dans les discours de tous les deux présidents du Parlement, certains analystes constatent que nulle part, il n’est fait allusion à la loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), présidée par Joseph Olenghankoy. Est-ce un oubli dans le chef du Parlement ou une simple volonté de précipiter la mort de cette institution dont la mission est de faire le suivi de la mise en œuvre de l’Accord, sans oublier son évaluation ?

Une simple figuration institutionnelle, c’est du moins ce que ces analystes de la scène politique congolaise pensent. Et pourtant, depuis le 31 décembre 2016, la réglementation politique du pays, mieux la survie des institutions de la République a notamment pour soubassement l’accord politique signé par les parties prenantes. Ce qui implique pour sa mise en œuvre effective, qu’il y est un mécanisme de suivi chapeauté par le CNSA.

En jetant u coup d’œil sur le bilan de l’action parlementaire fait à l’ouverture de la session septembre, une session singulière parce que la dernière de la législature est marqué d’un sceau de satisfecit. Et pourtant, la démarche qui a conduit à la prolongation des mandats au-delà de 2016, mieux, le cadre légal du fonctionnement du CNSA a été passé sous silence. Rien n’a semblé avancer au profit des pesanteurs politiques. L’incertitude plane. Et le sens de l’adoption en procédure d’urgence de la loi organique instituant cette structure ne l’est plus. Quid donc de son action, du reste légitimement liée au processus électoral ?

Tout porte à croire, qu’il y a une réelle volonté de sortir de la crise de la part des acteurs politiques sans le CNSA. Et en l’ignorant, ne court-on pas le risque de se retrouver dans une situation où on est juge est partie en plein processus électoral ? L’inquiétude grandit donc au niveau du CNSA, qui voit déjà son existence compromise.

JMNK

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Contestation de la Cour constitutionnelle, contestation de l’arrêt de la Cpi au sujet de l’affaire «subornation des témoins», discrédit jeté sur les candidats de l’Opposition choisis paraît-il par Kabila, déconsidération des proches actuels de Moïse Katumbi que sont Olivier Kamitatu et Delly Sessanga : l’homme est dans son état normal. Son dieu est toujours vivant : l’égocentrisme… 

«RD Congo : la CPI condamne Jean-Pierre Bemba à un an de prison pour subornation de témoins». La dépêche est de France 24 et de l’Afp. Mise en ligne le 17 septembre 2018, elle note : «Peine de prison confirmée. L’ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba a été condamné lundi 17 septembre à un an d’emprisonnement par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins. Exclu de la présidentielle en République démocratique du Congo, l’ancien chef de guerre ne retournera pas en prison car il a déjà purgé sa peine» et reprend les propos du juge Bertram Schmitt selon lesquels «La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement.

Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée», peine assortie d’une «amende de 300 000 euros». La veille, Chairman s’est organisé autour de cette audience avec un battage médiatique fort. Interviews personnelles à «France 24» et à «Jeune Afrique». Interviews des siens dans plusieurs médias africains dont «Africa 24» et congolais dont «Top Congo Fm». C’est à croire qu’il avait conscience de la coupe de douleur qu’il avait en mains…

Aucun esprit lucide n’a pourtant compris l’empressement avec lequel, à peine sorti de la prison de la Cpi après 10 ans de détention, Jean-Pierre Bemba s’est porté candidat à une présidentielle à laquelle il ne s’était nullement préparé, concrètement parlant. Même s’il voulait remettre le pied dans l’étrier, il n’avait pas à s’engager dans une aventure comme celle-là, et encore dans un contexte politique inflammable.

Après tout, de tous les candidats à ce niveau de l’élection réunis à Bruxelles le 12 septembre 2018, il est – aux côtés de Vital Kamerhe certes – le seul à en connaître le prix dans tous les sens du terme. Mieux, de tous les candidats, il était le seul à avoir un dossier judiciaire pendant au plan international. Aurait-il alors cédé à la boulimie du pouvoir ? Ou plutôt à des pressions internes et externes ? A-t-il simplement été manipulé par certains lobbies anti-Kabila pour «fléchir» le Chef de l’Etat, comme d’aucuns le pensent, voire le croient ?

Avec la sentence de la Cpi au sujet de l’affaire «subornation des témoins», un mythe tombe… Car, il se révèle cette vérité dure : que ce soit “Qui trop embrasse mal étreint !” ou “Qui trop embrasse mal éteint !», le résultat est le même. Jean-Pierre Bemba est définitivement invalidé. Il faut bien tourner la page d’une candidature Mlc pour la magistrature suprême.

Questions et réponses

Dans l’interview accordée le 16 septembre à «Jeune Afrique», Chairman a voulu persister et signer dans la défense de son droit à la candidature. Ainsi à la question «Sur le fond, la Cour constitutionnelle s’est appuyée sur votre condamnation pour subornation de témoins. Cela équivaut, selon elle, à une condamnation pour corruption, ce qui vous rend inéligible…», il répond : «Cette affaire a été renvoyée en première instance, et l’article 81 des statuts de Rome me permet de faire appel. La condamnation n’est donc pas définitive et ne devait pas être prise en compte».

A la question «Reste que vous avez été condamné pour avoir suborné, c’est-à-dire donné de l’argent à quatorze témoins», il répond : «C’est la thèse des juges et je la conteste. Mais je ne la commenterai pas. La CPI m’interdit de le faire». A celle de savoir «Contestez-vous aussi que la subornation soit une forme de corruption ?», il déclare : «Oui. Dans le code pénal congolais, la corruption et la subornation sont définies par deux articles différents. Si le législateur avait voulu que ce soit la même chose, il en aurait fait un même article».

A la question : «De quel recours disposez-vous encore ?», il dit : «Je peux saisir la Cour africaine des droits de l’homme. C’est quelque chose que je suis en train d’étudier». Et à la suggestion de l’intervieweur Pierre Boisselet «Et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ?», il répond : «J’y réfléchis également, mais Kinshasa ne respecte pas les décisions des Nations Unies». Mais, avant ces questions, il y en a trois édifiantes et qui méritent d’être reprises pour bien circonscrire l’interviewé.

Première question : «Le 3 septembre, la Cour constitutionnelle congolaise vous a officiellement exclu de la course à la présidentielle. Quelle est votre réaction ?». Première réponse : «Cela démontre que ce régime n’est ni ouvert ni disposé à l’alternance. Comme d’autres, j’ai été exclu alors que j’étais éligible. En réalité, le régime de Kinshasa a choisi ses propres opposants, ceux qu’il veut voir affronter son candidat Emmanuel Ramazani Shadary. Il veut s’aménager une élection dont le résultat est connu d’avance et conserver la main sur l’ensemble des structures de ce pays».

Deuxième question : «Vous vous y attendiez ?». Deuxième réponse : «Avant même que la Ceni (la Commission électorale nationale indépendante) n’annonce sa décision, André-Alain Atundu, le porte-parole de la majorité présidentielle, a publiquement remis en cause mon éligibilité. Il savait ce qui allait se passer. Quant à Alexis Thambwe Mwamba, le ministre de la Justice, il a envoyé une lettre à la Ceni pour lui dire d’écarter certains candidats. Cela prouve bien que la Cour constitutionnelle et la Ceni sont aux ordres».

Troisième question : «Avez-vous une copie de cette lettre ?». Troisième réponse : «Non, mais je suis bien informé. En outre, pendant l’audition de notre recours devant la Cour constitutionnelle, Norbert Nkulu, l’un des juges, est allé parler aux avocats de la commission électorale. Pour quelle raison sinon leur donner des instructions ? C’est dire à quel point cette affaire était jouée d’avance. On a eu peur de ma candidature».

Que reste-t-il à déduire à défaut de conclure ?

Cette interview comporte trois messages. Primo, Jean-Pierre Bemba ne désarme pas. Il faut s’attendre dans les jours à venir à d’autres recours. Lorsqu’un candidat en vient à persévérer à ce niveau-là, c’est la preuve que l’annonce de sa disponibilité à soutenir un autre candidat de l’Opposition n’est que pour la consommation populaire. S’il va s’y résigner, ce sera à ses conditions.

Secundo, il manifeste son mépris à l’égard des candidats validés qu’il présente comme une sélection faite par Joseph Kabila pour concourir avec dauphin Emmanuel Ramazani Shadary. Là, il vient de persister et signer malgré les dernières protestations de l’Udps émises par Abraham Luakabwanga. Tertio, il se livre à un véritable procès d’intention au sujet du ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba et de la Ceni en évoquant une lettre dont il ne détient aucune copie.

Quant à la «prédiction» d’André-Alain Atundu, elle ne peut être considérée comme preuve de «subornation» dans la mesure où le porte-parole de la Mp avait dit haut ce qu’Eve Bazaïba, Jacques Djoli et autres Alexis Lenga savaient par avance. Il n’est pas exclu qu’ils l’aient prévenu…

Au sujet encore du mépris, Jean-Pierre Bemba prouve qu’il reste égal à lui-même dans cet exercice. En effet, lorsqu’il lui est demandé s’il peut travailler un jour avec les membres du Mlc ayant fait défection (il s’agit notamment d’Olivier Kamitatu et Delly Sessanga aujourd’hui dans le giron de Moïse Katumbi, il répond : «Je n’ai pas de contacts avec ces personnes. J’ignore ce qu’elles font. Je ne traite qu’avec les chefs de l’opposition, et ils n’en font pas partie» !

Que reste-t-il à déduire à défaut de conclure ? Il n’a pas changé. Son dieu est toujours vivant : l’égocentrisme…

Omer Nsongo die Lema/Cp

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*Kinshasa empoche un don non remboursable de 50 millions Usd

Si en 2015 lors du FOCAC à Johannesburg, la République démocratique du Congo n’avait pas bénéficié grand-chose, compte tenu du temps de préparation relativement court, pour le Sommet du FOCAC Beijing 2018, il a fallu à la RDC, représentée par son ambassadeur en Chine, Jean-Charles Okoto, six mois entiers de préparations intenses afin de présenter un dossier bien ficelé. En atteste un don non remboursable de 50 millions Usd que la RDC a pu empocher, en attendant la répartition de la grande enveloppe de 60 milliards USD promise à l’ensemble de pays africains par la Chine, a expliqué Charles Okoto dans un entretien avec l’un de nos journalistes sur place à Beijing.

La République démocratique du Congo aura été sans doute le double gagnant du dernier Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) qui s’est tenu en Chine, à Beijing, les 3 et 4 septembre 2018, peut-on comprendre des explications de son ambassadeur en poste en Chine. Selon ce  haut diplomate au parcours élogieux, « la participation de la RDC à ce Sommet a été d’un apport non négligeable, nombreuses de nos propositions forces ont été prises en compte et coulées dans le plan d’action et la déclaration final du Sommet ». Même chose pour les amendements apportés par le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Léonard Shé Okitundu, a encore ajouté l’ambassadeur de la RDC.

Plusieurs fois avant le Sommet, Jean-Charles Okoto s’est rendu à Kinshasa où il a multiplié des réunions avec six ministères directement impliqués dans ce projet. L’ANAPI, branche gouvernementale en charge de la promotion des investissements en RDC, était également associée à ces réunions techniques. Résultat : la RDC empoche 50 millions USD en prime de ce qu’elle obtiendra de 60 milliards USD promis par la Chine dans le cadre du renforcement de sa coopération avec l’Afrique.

Okoto félicité par ses pairs

Après avoir fait preuve de son dynamisme, toujours au four et moulin, plaidant et négociant à la fois les intérêts de la RDC auprès de la Chine, la balle se trouve désormais dans le camp du gouvernement qui devra, conseille Charles Okoto, mettre en place des dispositifs nécessaires et capables de capitaliser ce qui a été décidé lors du FOCAC 2018.

Aussi, grâce à sa diplomatie, son terrain de prédilection, l’expertise de l’ambassadeur de la RDC n’a pas seulement profité à son pays. Bien au contraire. L’homme était également au centre de préparation du dossier des pays de l’Afrique centrale pendant les travaux en commission dont il a d’ailleurs assuré la présidence avec brio. Là encore plusieurs de leurs recommandations ont été reprises dans les deux documents qui ont sanctionné la fin du Sommet. Comme partout où il est passé, l’ambassadeur Okoto a reçu de nombreux messages de félicitation de la part de ses pairs africains. Dévoué à la cause africaine, l’ambassadeur de la RDC a également apporté de son expertise aux réunions de hauts fonctionnaires. En tout, c’est l’Afrique qui gagne, s’est réjoui Charles Okoto, visiblement très discret par rapport à l’implication au plan région. L’homme s’est voulu humble, fondu dans son canapé.

Xi Jinping promet son appui au Grand Inga

Au point d’honneur du Sommet du FOCAC 2018, c’est le soutien promis du président chinois Xi Jinping, à la réalisation du projet du barrage hydroélectrique du Grand Inga. Lors de ces assises, le numéro un chinois s’est montré particulièrement engagé aux efforts du développement de la RDC, ce grand pays situé au cœur de l’Afrique et dont dépend dans une large mesure le développement de tout le continent. L’intérêt du président Chinois s’est manifesté au tête-à-tête qu’il a eu à Beijing avec le Premier ministre de la RDC, Bruno Tshibala, représentant du président Joseph Kabila. Bien sûr, la construction de cette infrastructure énergétique apportera de l’eau non seulement au moulin congolaise, mais aussi d’une partie des pays de la Région. Ce barrage devra, au finish, produire 39.000 mégawatts d’électricités, selon les chiffres du ministère congolais de l’Energie, une énorme production qui bénéficiera à l’industrialisation de l’Afrique, l’un projet phare inscrits de tous les agendas de développement de l’Afrique.

JMNK/Cyprien Kapuku

 

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Une vue d’engins Transco à l’épreuve des chaussées défectueux (ph tiers)

La destruction du réseau routier kinois atteint son paroxysme, à l’heure où la principale société locale du transport en commun, Transco qui est un acquis précieux de la Révolution de la modernité, ne manque pas d’ambitions : « Organiser le transport interurbain à l’aide  des bus appropriés (bus climatisé avec des sièges confortables en velours) ; créer des lignes particulières (de l’aéroport vers les grands hôtels) et les transports VIP pour les hôtes de marque ; accroître le parc automobile dans la ville province de Kinshasa, pour soulager un tant soit peu la demande de transport en commun estimé à 2000.000 de passagers payants par jour ; démarrer le transport en commun dans quelques grandes ville de la RD Congo, notamment à Kisangani et à Lubumbashi », a déclaré en son temps devant la presse et des invités, M. Michel Kirumba Kimuha, alors DG ai. L’occasion, pour rappel, était à la présentation d’un rapport annuel de l’entreprise. le Dg a également démontré que pour vaincre les grandes ambitions, la gestion rigoureuse des subventions de l’Etat s’imposait.

La révolution de la modernité, les chaussées et les bus

Le macroprogramme de la révolution de la modernité a eu le mérite, entre autres réalisations, d’avoir mis à la disposition de la population de Kinshasa, une société de transport en commun, Transco,  s’inscrivant dans les normes internationalement reconnues. Il est un principe qu’aucune ville ne peut se prévaloir d’une société de transport urbain compétitif, si elle (la ville) ne peut en amont, se prémunir d’un réseau routier viable. C’est, en fait, ce qu’avait compris le concepteur du macroprogramme de la révolution de la modernité. Pour l’heure, en effet, il revient aux animateurs d’institutions étatiques d’intérioriser la vision du Chef et de la matérialiser. Ceci pour s’harmoniser avec un vœu collectif exprimée dans l’hymne national,  le ‘’ Débout Congolais’’ : ‘’Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix…’’

Dans une de ses éditions, Africa News, un bi-hebdo local a ressorti le calvaire des habitants de Makala, Ngiri Ngiri et ceux du quartier Kimbangu dans la commune de Kalamu, suite à « l’état piteux de la route Elengesa, une route qui se détériore davantage… Une situation qui pousse notamment les chauffeurs de taxis à éviter cet itinéraire, rendant le transport en commun difficile et rarissime, dans ce coin de la capitale congolaise », a dépeint le journal.

Après l’espoir suscité par l’intervention de la main-d’œuvre chinoise, dans le cadre du programme de la réhabilitation et la modernisation des chaussées, il s’observe que celles de Kinshasa ne rassurent plus. La jonction des avenues Commerce et Kasa Vubu demeure préoccupant pour les chauffeurs. Avec la reprise prochaine des pluies, l’avenue Luambo Makiadi (ex Bokassa) où les travaux de réhabilitation sont en stand-by, ajoutera un plus au calvaire des transporteurs. En somme, la dégradation est le maître-mot sur les artères de grande trafic, à l’instar de l’avenue Luambo Makiadi, principale voie d’entrée au marché central qui est en rupture. Des plaintes sont enregistrées de part et d’autres, d’un coin à l’autre de la capitale, au sujet des routes. L’avenue Kianza dans la commune de Ngaba a perdu de son asphalte. L’avenue de l’Université est défigurée, en partie impraticable entre le rond-point Bongolo et petit-pont (entre Ezo et Kianza). Cette situation revêt une ampleur particulière, en un temps où le taux de circulation de véhicules et de piétons a galopé à Kinshasa. La voie routière reliant le site de l’université de Kinshasa au quartier Kimwenza nécessite réhabilitation, de même que partant de l’entrée N’Djili sur le boulevard Lumumba à N’Djili-Kikimi (ex N’Djili Brasserie), en passant par l’ex Centre congolais de maraîchers et fermiers (Cecomaf).

Le changement de mentalités, préalable nécessaire à la cohésion nationale      

Octobre 2013, les lampions se sont éteints sur les assises des Concertations nationales. Dans son discours devant le congrès, en effet, Joseph Kabila (dont une citation suit), a démontré que la cohésion nationale sans un repentir sincère, voire une métamorphose individuelle et collective, n’est qu’un vœu pieu. Aussi appelle-t-il les Congolais de tous bords à la régénération, en vue d’assumer avec responsabilité ce nouveau virage.     

« Grâce aux Concertations nationales, demain sera différent d’aujourd’hui. L’émergence de la RD Congo exige en effet, que chacun s’engage et que, là où il sert la République, il s’améliore. Par- delà la mobilisation générale, c’est donc à un changement profond que nous sommes individuellement et collectivement appelés. Changement de mentalités, de méthodes et de comportement. Pour mettre fin aux conflits sous toutes ses formes, poursuivre la reconstruction du pays et conforter la perspective d’un Congo fort, uni et prospère, il nous faut donc plus d’éthique et de sens du bien public, il nous faut plus de participation et de consensus, tout en respectant les textes fondamentaux de tout exercice démocratique. Il nous faut plus de solidarité dans l’effort et dans le partage des dividendes, bref, il nous faut davantage de cohésion nationale » (fin de citation).

Payne