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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Désormais orphelin de son président et chef historique, l’Udps veut tenter l’impossible. Conscient du danger qui lui guette, le plus vieux parti de l’opposition cherche à restaurer son unité et asseoir sa cohésion interne. Le pari est à prendre au sérieux. C’ est d’ ailleurs l’ enjeu principal du conclave de deux jours qui s’est ouvert hier à Bibwa, près de l’ aéroport de Ndjili à Kinshasa. Une ouverture  marquée par la présence  d’ un fils maison, Samy Badibanga, premier ministre de la RDC.

Les initiateurs des travaux de Kinshasa ont placé la barre très haut. Corneille Mulumba et ses pairs rêvent d’ une UDPS de la deuxième République. Un parti uni et fort. La volonté affichée est celle de réconcilier toutes les ailes dissidentes et obtenir le retour au bercail de tous les frustrés, les brebis galeuses, tous ceux qui sont partis, bref, tous les cadres actifs et passifs.

« Je suis très content de voir que tous les combattants et combattantes de l’ Udps recherchent l’ unité du parti, j’ ai trouvé plus de mots que je ne le pensais. Avec cette distance et la difficulté d’ accès aux transports, j’ espère que les ateliers nous amènerons des résolutions à la hauteur des difficultés et défis », a déclaré Samy Bdibanga invitant tout le monde à l’ amour.

Fondateurs historiques, pionniers du parti, militants et sympathisants, Bibwa est depuis hier, le quartier général de l’ Udps dans son format initial. Seuls absents, le bloc de Limeté incarné par Félix Tshisekedi. Mais les participants du conclave de la banlieue Kinoise veulent mettre en marche une véritable machine politique capable de peser sur l’ échiquier national et impacter positivement le vécu des congolais. Les participants éclatés en commission vont produire des recommandations qui seront amandées puis adoptées par l’ assemblée générale. Déjà, les conclavistes de Bibwa ont rejeté l’ idée de la ville morte annoncée lundi par le tandem Kabund-Félix.

« Ce qui est plus important, c’ est de reconstituer l’ Udps et nous remettre ensemble. Ce que nous avons fait aujourd’hui est plus important qu’ une marche », lance Corneille Mulumba, porte-parole de l’ Udps.

Au terme des travaux de Bibwa, les initiateurs entendent doter le plus vieux parti de l’ opposition d’ un leadership à même de rasséréner le climat au sein du parti, et de remobiliser ses membres. Ce leadership expliquent-ils doit permettre au parti de parler d’ une seule, haute et intelligible voix. L’ objectif affiché est de permettre au parti de la 12ème rue de conjurer le spectre de l’ implosion qui plane sur lui. Les initiateurs du conclave de Kinshasa ne s’ expliquent pas que les décisions impactant l’ avenir du pays soient prises par le rassemblement, structure au sein de laquelle, l’ Udps s’ est noyée.  « Notre combat héroïque et nos martyrs sont balayés du revers de la main… L’ Udps n’ y compte pas plus que tous les petits partis qui y siègent, surtout après la disparition tragique du président Tshisekedi », assène Corneille Mulumba.  «  Il n’ est pas question que notre parti, auquel nous avons tout sacrifié et pour lequel des dizaines de milliers de congolais ont payé de leur vie, soit dirigé et engagé par des électrons libres, n’ ayant pas de compte à rendre à personne » , s’ irrite t-il. C’ est ce soir que se clôturent les assises de Bibwa.

Jean Pierre Kayembe

Après très longues tractations, le conseil de sécurité de l’ONU a finalement adapoté la résolution 2348 qui renouvelle le mandat de la Monusco pour les douze prochains mois. Le document adopté à l’ unanimté insiste particulièrement sur deux points essentiels. Il s’ agit de la protection des civils et surtout de l’ appui à la mise en oeuvre de l’ accord signé le 31 décembre sous les auspices des eveques catholiques par  les négociateurs aux travaux du centre interdiocésain. L’ objectif principal est de garantir la bonne tenue des élections libres, démocratiques et transparentes.

“Cette résolution traduit le soutien des nations-unies pour la réussite du processus électoral”, a déclaré,  François Delatre,  ambassadeur de France à l’ ONU.

La nouvelle résolution prévoit aussi la réduction des troupes onusiennes déployées au Congo Kinshasa. Près de  7% de casques bleus pourraient quitter la RDC avant mars 2018. Sachez qu’ avant le début de la réunion du conseil de sécurité, une minute de silence a été observée en mémoires de deux membres du groupe d’ experts des nations -unies kidnappés puis tués à Tshimbulu, près de Kananga.

Jean Pierre Kayembe / Jeanric Umande

La Majorité Présidentielle, à travers son porte-parole, l’Ambassadeur André-Alain Atundu, a pris connaissance de l’étrange communiqué du Rassemblement mettant injustement en cause la bonne foi du Président Joseph Kabila Kabange dans la normalisation du processus électoral. Lui qui, à l’issue du dépôt du rapport final des Evêques et à la suggestion de ceux-ci, a pris le ferme engagement de s’impliquer personnellement dans la recherche d’une solution consensuelle pour débloquer l’impasse politique actuelle. Félix Tshisekedi Tshilombo, celui-là même qui a signé pour le compte du Rassemblement, a demandé au peuple de demeurer en état d’alerte et de résistance, de contribuer à la réussite de la journée ville morte sur toute l’étendue du territoire national, le lundi 3 avril 2017 et de soutenir la grève générale décrétée par les syndicats pour le mercredi 5 avril 2017. C’est comme si pour mettre en œuvre l’accord de la Saint-Sylvestre, la Rdc ait besoin de la pression de la rue. Aussi, pourquoi se greffer derrière des manifestations déjà prévues d’avance, comme pour dire que leurs initiateurs appartiennent désormais au Rassemblement ! De même, pourquoi affirmer que  dès lors que le processus devant conduire à la mise en œuvre de l’accord est ainsi compromis, le consensus dégagé pour l’acceptation de Joseph Kabila comme chef de l’Etat pendant la courte période préélectorale et électorale est rompu ? Et pourtant, l’impasse telle que constatée par la CENCO, n’est pas attribuable à Joseph Kabila ; elle est la conséquence du manque de bonne volonté politique et l’incapacité des acteurs politiques et sociaux de trouver un compromis en mettant au premier plan l’intérêt supérieur de la Nation et le bien du peuple congolais. Au regard de tout ce qui précède, la Majorité Présidentielle attire l’attention de la population à plus de vigilance sur la projection des incidents provoqués intentionnellement dans la Ville de Kinshasa, afin de créer l’impression d’une situation pré-insurrectionnelle participe du dessein du Rassemblement de mettre en exécution son projet initial de semer le chaos, afin de prendre le pouvoir par la pression de la rue. Malgré ce projet cynique de semer trouble et désolation, la Majorité Présidentielle confirme son engagement à œuvrer sans ménagement à la mise en œuvre effective de l’Accord du 31 décembre 2016. Cela dans la perspective de l’organisation des élections crédibles et transparentes dans les délais prévus. Elle invite le Rassemblement à un sursaut salutaire de patriotisme et au respect du Peuple Congolais en contribuant de façon constructive à la présentation d’un « short list » de 3 personnalités à la candidature au poste de Premier Ministre. Au sujet de l’exigence de trois noms, Atundu pense que la question est maintenant prise en charge par le Président de la République, celui-là même qui a promis aux évêques qu’il va user de ses prérogatives de Garant de la Nation pour une solution apaisée. Et ce, pour permettre l’organisation des élections d’ici la fin de l’année 2017. La Majorité exhorte la jeunesse congolaise à ne pas être l’artisan de son propre malheur en participant à des actions de destruction de la cohésion nationale programmées par le Rassemblement et qui présentent par ailleurs le risque d’éloigner la perspective des élections.

(Jean-Marie Nkambua)

Ci-dessous l’intégralité de la communication de la Majorité Présidentielle :

COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

La Majorité Présidentielle a, non sans surprise et déception, pris connaissance de l’étrange communiqué du Rassemblement mettant injustement en cause la bonne foi du Président Joseph KABILA KABANGE dans la normalisation du processus électoral.

A l’issue du dépôt du rapport final des Evêques et à la suggestion de ceux-ci, le Président de la République a pris le ferme engagement de s’impliquer personnellement dans la recherche d’une solution consensuelle pour débloquer l’impasse politique actuelle.

A cet effet, dans un communiqué publié le 28 mars 2017, après l’audience accordée par le Chef de l’Etat aux Evêques conduits par Monseigneur Marcel UTEMBI, Archevêque de Kisangani et Président de la CENCO, la Présidence de la République a confirmé l’engagement du Chef de l’Etat à s’impliquer personnellement dans la recherche d’une solution adéquate dans le mode de désignation du Premier Ministre qui doit provenir de l’Opposition non signataire de l’Accord du 18 octobre 2016/Rassemblement et dans le’ choix d’une personnalité consensuelle devant présider le Conseil National du Suivi de l’Accord, après le décès le 1er  février à Bruxelles de Monsieur Etienne TSHISEKEDI choisi alors à ce poste dans les mêmes conditions.

Dans ce même communiqué, la Présidence de la République a annoncé que le Président Joseph KABILA KABANGE allait s’adresser incessamment à la Nation à travers les deux chambres du Parlement réunies en congrès.

Entretemps, le Président Joseph KABILA KABANGE a déjà initié des contacts informels avec les différentes parties prenantes pour baliser le terrain en rapport avec les deux questions d’achoppement précitées.

A l’analyse des données en présence, l’engagement et la bonne foi du Président Joseph KABILA KABANGE dans la réalisation des élections à la date convenue ne peuvent raisonnablement faire l’objet d’aucun soupçon.

Cependant, la Majorité Présidentielle attire l’attention de la population à plus de vigilance sur le fait que les incidents provoqués à dessein dans la Ville de Kinshasa afin de créer l’impression d’une situation pré-insurrectionnelle participe du dessein du Rassemblement de mettre à exécution son projet initiai de semer le chaos afin de prendre le pouvoir par la pression de la rue.

Malgré ce projet cynique de créer trouble et désolation, la Majorité Présidentielle confirme son engagement à œuvrer sans ménagement à la mise en œuvre effective de l’Accord du 31 décembre 2016 en vue de l’organisation des élections crédibles et transparentes dans les délais prévus.

La Majorité Présidentielle invite le Rassemblement à un sursaut salutaire de patriotisme et au respect du Peuple Congolais en contribuant de façon constructive à la présentation d’un « short list » de 3 personnalités à la candidature au poste de Premier Ministre.

La Majorité exhorte la jeunesse congolaise à ne pas être l’artisan de son propre malheur en participant à des actions de destruction de la cohésion nationale programmées par le Rassemblement et qui présentent par ailleurs le risque d’éloigner la perspective des élections.

La Majorité Présidentielle profite de cette occasion pour renouveler sa loyauté au Président Joseph KABILA KABANGE et son engagement à L’accompagner dans toutes les initiatives pour le bénéfice de la démocratie et le bien-être du Peuple Congolais.

 

Fait à Kinshasa, le 30 mars 2017

Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO

Porte-Parole

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Les politiques ont échoué ; ils ont montré leur limite à s’occuper de la misère de la population. Ce ton est des Organisations de la Société civile dans toute leur Diversité, qui prennent acte de la fin de la mission de bons offices de la Cenco au même titre que le Chef de l’Etat. Elles invitent le Président de la République à mettre en place une équipe gouvernementale soucieuse de la population. Ses membres proviendraient de la société civile, car proche de la population.

L’Espace Inter-Plateforme, une Coordination Nationale, dont le porte-parole est Cathy Kalanga, à travers une déclaration des organisations de la société civile dans toute leur diversité relative à l’échec de l’Accord de la Saint Sylvestre. La société civile est encore inquiète. Après examen de la situation générale qui prévaut actuellement dans le pays et des conditions désastreuses dans lesquelles vit le peuple congolais, la Société civile constate amèrement que la classe politique congolaise, ainsi que les groupes armés et miliciens opérant dans l’Est du pays et aux Kasaï, sont devenus une grandes force de la perpétration de la misère du peuple congolais, victime de leurs intentions malveillantes.

Ces organisations de la société civile prennent acte de l’échec des discussions directes du Centre Interdiocésain menées depuis les 08 décembre 2016 par les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo entre, d’une part, les acteurs politiques signataires de l’Accord du 18 Octobre 2016 de la cité de l’Union Africaine, et d’autre pas, ceux du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. En outre, elles ont pris acte de la fin de la mission de bons offices confiée par le Chef de l’Etat aux prélats de la Cenco pour la recherche de l’inclusivité afin de faire endosser les résolutions de l’Accord politique.

Constat amer, échec et mât

Ces organisations de la Société civile dans leur diversité, après évaluation du processus de discussions au Centre Interdiocésain, constatent que l’Eglise Catholique est l’une des sous-composantes des confessions religieuses qui sont membres de la grande famille de la société civile. Mais aussi, constatent-elles que les acteurs politiques de toutes tendances confondues ont échoué à signer l’Arrangement particulier pour la mise en œuvre de l’Accord Politique du 31 décembre 2016.

En outre, elles ont constaté également que l’Arrangement Particulier pour le partage du pouvoir entre l’Opposition et la Majorité Présidentielle est un obstacle majeur à la mise en œuvre rapide de l’Accord de la Cenco et du processus électoral tant réclamé par le peuple. Il en va de même du refus par la classe politique de prioriser la tenue des élections comme enjeu majeur de la période préélectorale et électorale. Enfin, elles ont fait le constat que la Cenco s’est dessaisie de la médiation faute du consensus autour de l’Arrangement  particulier et de l’inclusivité suite à la confusion des acteurs politiques.

Eu égard à tout ce qui précède, les Organisations de la Société Civile invitent, notamment le Président de la République, en sa qualité de Garant de la Nation et du bon fonctionnement des Institutions, à reprendre les Consultations avec les Forces politiques et les organisations de la société civile représentatives. Aussi, l’invite-t-elles à confier la mission de bons offices pour la poursuite des négociations directes au collectif de confessions religieuses pour parachever le travail de la Cenco après consultations. Ces organisations de la société civile souhaitent à ce que le Chef de l’Etat confie la mission de formation et la gestion du Gouvernement de Transition et le Conseil National de Suivi de l’Accord aux technocrates de la société civile qui auront comme mission de conduire l’ensemble du peuple congolais aux élections et à améliorer les conditions sociales de ce dernier.

Au Parlement, les Organisations de la Société Civile, invitent l’Assemblée nationale à s’activer dans l’élaboration, examen et vote de l’arsenal juridique relatif à la tenue des élections, notamment le Projet de loi portant répartition des sièges. De même, à s’activer quant au Projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil National de Suivi de l’Accord. Il en va de même de s’adresser au Gouvernement à déposer  le projet de Finances de l’exercice 2017 tourné vers le social du peuple.

Cependant, les Organisations de la Société Civile dans leur Diversité invitent la Ceni à accélérer le processus d’identification et d’enrôlement des électeurs dans le meilleur délai. Elles encouragent le processus d’identification en cours du lancement dans les autres provinces et à inviter le peuple à s’enrôler massivement.

Somme toute, les Organisations de la Société Civile dans leur Diversité exhortent les membres des partis politiques à s’interdire d’entrer au Gouvernement de Transition pour ne pas être candidat aux prochaines élections. Elles haussent le ton à les inviter à s’abstenir à prendre le pays en otage à cause de leurs intérêts égoïstes, tout en ignorant la misère du peuple congolais. En fin, que le Gouvernement de la République et la Monusco s’impliquent pour la sécurisation du processus électoral jusqu’à la tenue effective des élections ; sensibilisent la communauté internationale pour le financement des élections libres, démocratiques et transparentes pour une bonne alternance.

(Pius Romain Rolland)

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En partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Dévéloppement (PNUD), la Ceni s’est dotée d’un Centre d’informations électorales (CIEL). Le lancement officiel de ce Centre a eu lieu hier à la Maison des Elections ce, en présence des députés nationaux, sénateurs, ministres provincieux et responsables des médias du pays.

Peu avant le lancement officiel, Corneille Nangaa s’est entretenu pendant plus de trois heures avec Mme Priya Gajraj, Directeur Pays du Pnud sur l’évolution du processus électoral. « C’était une visite auprès du Président et des membres de la Ceni, tout d’abord pour faire le point sur le processus de la révision du fichier électoral, mais aussi nous allons inaugurer ensemble le Centre d’Informations électorales qui a été mis en place à travers la Ceni avec le soutien du PNUD. C’est l’opportunité de mettre en avant ces réalisations qui vont contribuer au processus électoral », dit-elle au sortir de l’audience. Elle a en outre salué l’avancée du processus d’identificcation et enrôlement évalué à 21 millions d’électeurs enrôlés, un motif de satisaction et d’encouragement pour la Ceni qui abat un travail appréciable.

La contribution du PNUD

Honorée à la cérémonie d’inauguration du Centre d’informations électorale, Mme Priya Gajraj a souligné la nécessisté pour le PNUD à l’assistance électorale qui est une activité importante qui relève de leur mandat en matière de gouvernance démocratique. « Dans le cadre du nouvel agenda mondial des Objectifs de Développement Durable (ODD),il s’inscrit dans l’ODD16, qui appelle à une prise de décision inclusive, participative et représentative à tous les niveaux. En Rdc, le PNUD apporte un soutien technique et financier à la Ceni pour l’organisation et la mise en œuvre du cycle électoral à travers le Projet d’Appui au Cycle Electoral au Congo (PACEC). Ce projet vise à assurer une coordination efficace de l’appui des partenaires au processus électoral pour l’organisation d’élections transparentes, crédibles et conformes aux normes internationales », a-t-elle dit en substance.  C’est dans ce cadre que Mme Directeur pays PNUD que le PNUD soutient la mise en place du Centre

La Ceni reste ouverte et transparente au partage d’informations

Dans son discours inaugurale, Corneille Nangaa a indiqué que lors de ses différents échanges avec la population, une demande accrue d’accès à l’information sur le processus électoral en RDC a été exprimée avec insistance. « Ce Centre est une des réponses que nous avons réservées à cette demande…Il a pour tâche de trvailler aux fins de diffuser l’information, la vraie information, faut-il souligner étant donné la propension de plusieurs acteurs à édulcorer la vérité, concernant tout ce qui touche au processus électoral. Nous avons constaté que plusieurs personnes livrent des informations sur le processus électoral qui s’avèrent contraires à la réalité. C’est le lieu d’inviter tous ceux qui désirent avoir la vraie information à ce sujet à s’abreuver aux sources légalement autorisées et techniquement outillées que sont celles de la Ceni dont un des instruments appropriés est le Centre d’Informations Electorale », a-t-il insisté. C’est à juste titre que le Président de la Ceni s’est référé à Dominique Wolton qui dit « Dans la communication, le plus compliqué n’est ni le message, ni la technique, mais le récepteur ».

A ces propos, Corneille Nangaa a déploré le fait qu’il y ait à l’évidence le travail à faire pour mettre fin à cette pratique qui est telle que les rumeurs prennent souvent la place de l’information. Du moins, il a reconnu l’importance du rôle des médias à cet effet, en ce que leur accompagnement permanent dans le travail de la Ceni est un besoin ressenti tant à l’intérieur qu’en dehors de cette institution, notamment pour protéger l’information électorale des tentatives de manipulation politicienne de l’opinion. « Nous attendons du CIEL qu’il soit un outil contre ladite manipulation afin de garantir la véracité de l’information de la source au récepteur. La commuication institutionnelle dont participe le CIEL permet, entre autre, de souten ir les grans axes de l’action de la Ceni afin de garantir les valeurs fondatrices de l’acte de vote, notamment la transparence, l’impartialité, l’intégrité ainsi que l’indépendance même de l’organse de gestion des élections en République Démocratique du Congo »,a-t-il fait savoir.

La mission du CIEL

Il faut dire que le Centre d’Informations Electorales procède des leçons tirées des expériences des campagnes électorales de sensibilisations et de mises en œuvre au cours des cycles électoraux précédents, et de recommandations d’atelier d’évaluation à mi parcours de l’opération en cours de révision du fichier électoral.

Ainsi destinée à améliorer la communication institutionnelle vis-à-vis non seulement des compétiteurs que sont les acteurs politiques, mais aussi et surtout des électeurs, sans oublier évidemment les autres parties prenantes au processus électoral. « Le CIEL est voulu par la Ceni comme une cadre de concertation et de partage des informations sur le processus électoral à l’attention des médias, lesquels sont appelés à jouer le rôle de vecteurs dans le cadre de la sensibilisation des citoyen. Avec CIEL, la Ceni veut accroitre ses capacités en matière d’accès des médias à l’information élecrotale, au profit de toutes les parties prenantes et à travers toutes les étapes du processus électoral », a dit Corneille Nangaa.

Il va sans dire, que le CIEL a pour mission globale de favoriser la circulation et la diffusion de l’information électorale auprès des différents médias tant nationaux qu’internationaux en période électorale, et d’offrir aux professionnels des médias un cadre idéal de travail pour la diffusion des infiormations, provenant de la source. Outre les professionnels des médias, Cornelle Nangaa a invité d’autres partenaires au processus électoral à utiliser ces espaces pour des rencontres d’échanges et de formation dans le cadre du processus électoral en général et de l’information, de l’éducation civique et électorale en particulier. A l’occasion, Corneille Nangaa a lancé officielle le site internet de la Ceni (www.ceni.cd).

(Pius Romain Rolland)

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Fidèle à leur mission de pasteurs et soucieux de la situation sociopolitique du pays, les évêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont accepté la mission de bons offices visant à mettre autour d’une même table les acteurs politiques et sociaux pour trouver la solution au problème relatif à l’organisation des élections. Qu’en est-il de cette mission ? Quel bilan peut-on en tirer et quel regard pouvons-nous porter face à leur médiation ?

Les évêques de la CENCO avaient levé l’option d’accompagner le peuple Congolais en cette période de crise due à la non tenue des élections dans le délai constitutionnel. En mars 2016, ils avaient initié des consultations pour appeler les acteurs politiques à accepter le dialogue convoqué par le Chef de l’Etat et qui peinait à prendre forme à cause de la résistance de l’Opposition. En juin de la même année, ils ont insisté pour que le dialogue ait lieu en août 2016. Ils ont par le fait même repris leur bâton de pèlerin pour contacter de nouveau les hommes politiques à ce sujet.

La pression des évêques a permis la tenue du dialogue de la cité de l’Union Africaine qui s’est soldé par la signature de l’Accord du 18 octobre 2016. Cependant, ce dialogue n’ayant pas connu la participation de tous, le président de la République a demandé aux évêques de continuer les consultations avec l’Opposition n’ayant pas participé au dialogue, afin de recueillir leurs propositions et de les intégrer dans l’Accord du 18 octobre.

Les tractations entre les signataires et les non signataires de l’accord du 18 octobre 2016 aboutirent à l’organisation du dialogue inclusif sous la médiation de la CENCO.

Le 08 décembre 2016, marqua le début des négociations directes entre ceux qui avaient participé et ceux qui n’y étaient pas. Ce dialogue se solda par l’adoption et la signature de l’Accord du 31 décembre 2016 qui fixa le cadre du déroulement de la transition en vue de la préparation des élections fixées à la fin du mois de décembre 2017.

Pour la mise en œuvre de cet Accord, les délégués devaient discuter sur les points essentiels ; c’est ce qu’ils ont appelé l’arrangement particulier qui consisterait à fixer les modalités pratiques de mise en œuvre de l’Accord et qui allait aborder les point suivants : la taille et la composition du gouvernement, le mode de désignation du premier ministre, la présidence du Conseil National du Suivi de l’Accord (CNSA), la répartition des ministères, les mesures de décrispation, le chronogramme d’activité, le rôle de la CENCO au sein du CNSA, etc.

Parmi les acquis de ces discussions directes, l’on signalera entre autres, que cet Accord respecte la Constitution, engage le pays dans une transition pour préparer les élections présidentielles et législatives prévues en décembre 2017, la création du Conseil National pour veiller au bon déroulement des élections, prévoit la mise en place d’un gouvernement de transition avec un premier ministre présenté par l’opposition politique non signataire/ Rassemblement et nommé par le président de la République, il ne permet pas le recours au referendum pendant la période préélectorale et électorale, il n’y aura pas de révision de Constitution pendant la période de transition, pas de 3ème mandat pour le Chef de l’Etat, le parlement, le sénat, les gouverneurs de provinces restent en place en attendant les élections.

Parmi les acquis il y a également la composition et la taille du gouvernement : 54 membres composés des ministres et des vice-ministres y compris le premier ministre dont 18 ministres et 3 vice-ministres pour la Majorité présidentielle ; 13 ministres et 3 vice-ministres pour le Rassemblement ; 8 ministres et 3 vice-ministres pour l’Opposition signataire; 2 ministres et 1 vice-ministre pour l’Opposition républicaine et 2 ministres pour la Société civile. Au total 10 vice-ministres et 43 ministres.

Concernant le CNSA (Conseil National du Suivi de l’Accord), il devra compter 2 membres dont un président, trois vice-présidents, un rapporteur et un questeur, etc. Les 3 vice-présidences sont reparties de la manière suivante : la MP s’occupera de la Relation avec les institutions ; le Front du Processus électoral ; l’Opposition politique signataire de la mise en œuvre de l’Accord.

Points de désaccord

1°) Après plusieurs d’échanges, entre les parties prenantes, une formulation a été proposée par la médiation en rapport avec le mode de désignation du premier ministre qui constitue un des points d’achoppement pour les négociations, à savoir : «  le premier ministre est nommé par le président de la République, au terme des consultations entre celui-ci et le Rassemblement ». Cette proposition a été complétée par la Majorité comme suit : « le premier ministre est nommé par le président de la République, au terme des consultations entre celui-ci et le Rassemblement, sur base d’une liste de trois noms ». Le Rassemblement de son côté a proposé cette formule: « le premier ministre est nommé par le président de la République, au terme des consultations entre celui-ci et le Rassemblement représenté par son chef de délégation au dialogue national inclusif du Centre interdiocésain ».

En effet, les deux camps reconnaissent la nécessité et l’importance des consultations entre le Chef de l’Etat et le Rassemblement, mais s’opposent sur la présentation d’un nom ou d’une liste. Ils n’arrivent pas à s’entendre sur une formulation consensuelle.

2°) Pour ce qui est de la présidence du CNSA, le Rassemblement s’en tient à ce qui est écrit dans l’Accord, alors que les autres composantes pensent que le président du CNSA peut provenir du Rassemblement ou d’une autre composante, à condition que la personne désignée à ce poste recueille le consensus.

3°) S’agissant du rôle de la CENCO, une formulation a été proposée par la CENCO amendant celle présentée par la  Majorité présidentielle ; elle est libellée comme suit : « la CENCO désigne un représentant pour siéger au sein du CNSA en tant qu’observateur. Chaque fois, en cas de nécessité, les parties prenantes peuvent recourir à la CENCO ».  Après débat, il a été retenu uniquement la première partie de la formulation, à savoir : « la CENCO désigne un représentant pour siéger en qualité d’observateur ». Il faut dire ici que le Rassemblement a émis une réserve fasse à cette formulation parce qu’elle souhaite que la CENCO accompagne le CNSA en jouant un rôle actif. La formule qui l’arrange est la suivante : «  la CENCO accompagne et conseille le CNSA dans le cadre de ses bons offices ».

Voilà où se situe l’impasse. La CENCO, ayant conclu sa mission de bons offices, a remis au Chef de l’Etat le rapport des travaux. Ce dernier a promis de tout faire pour que le premier Ministre soit nommé et que le président du CNSA soit désigné dans un bref délai.

Que faut-il retenir ?

L’engagement de l’Eglise locale a eu le mérite de rapprocher les hommes politiques de notre pays qui pouvaient à peine se parler, échanger franchement et fraternellement et se regarder en face. Les évêques ont permis aux Congolais et Congolaise de comprendre qu’il est possible de se mettre ensemble et de résoudre les problèmes du pays. Cependant, les intérêts partisans ont prévalu face à l’intérêt supérieur de la nation et du peuple. Le manque d’esprit de compromis a conduit à une impasse.

L’Eglise peut toutefois se féliciter d’avoir fait un travail louable qui cadre avec sa mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle en réconciliant les acteurs politiques et sociaux de notre pays et en les réunissant autour d’une table pour discuter des questions d’intérêt commun.  L’Eglise, comme le souligne le Secrétaire Général de la CENCO, « n’a pas le pouvoir d’imposer sa volonté aux uns et aux autres, elle compte sur la bonne volonté de chacun ».

Invitation à ne pas se tromper de Cible 

La mission de la CENCO a été interprétée par une certaine opinion comme une énième tentative de distraire l’opinion sur les enjeux de l’heure : la fin du mandat du Chef de l’Etat et l’organisation des élections. Il convient de ne pas se tromper de cible dans l’analyse de la situation et la conduite des événements. L’échec des négociations doit être imputé aux acteurs politiques et sociaux qui n’ont pas fait montre de bonne foi et d’esprit de compromis. C’est à eux qu’il faut s’adresser pour demander des comptes et leur faire pression pour trouver rapidement des solutions aux questions restées pendantes en vue de mettre en place les institutions devant régir la transition et ainsi se mobiliser pour préparer les élections.

(L’Abbé Jean-Marie Bomengola)