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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Le Premier ministre Samy Badibanga a présidé, les 07 et 09 mars 2017, la toute première réunion extraordinaire du Conseil des ministres. En liminaire, le Premier ministre a transmis aux membres du Gouvernement un message du Président de la République, les invitant à continuer à travailler sans désemparer et sans se soucier de l’agitation observée sur l’arène politique en ce moment, en marge des discussions directes entre les signataires et non signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.

Au sujet de l’état du territoire, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité a brossé à l’intention des membres du Conseil des ministres un rapport détaillé. Il en ressort que la situation est relativement calme dans l’ensemble du territoire national, en dépit d’un débat politique quelque peu agité, focalisé sur des discussions directes menées sous les bons offices de la CENCO, après l’adoption d’un nouvel Accord politique du 31 décembre 2017, et dans l’attente de la signature d’un arrangement particulier portant modalités de mise en œuvre dudit accord. Il a été noté à ce sujet, l’impasse observé dans ces discussions directes, du fait des dissensions entre 3 ailes du Rassemblement de l’Opposition, une des parties prenantes à ces discussions.

A l’étape de l’examen et de l’adoption des dossiers, la vice-ministre de l’Economie nationale a, au nom du ministre d’Etat, ministre de ce secteur en mission, commenté les dossiers relatifs aux mesures proposées par ce Ministère. Celles-ci portant sur l’interdiction de l’importation du ciment gris par les postes frontaliers situés à l’Ouest de la RD Congo. Et ce, pour une période expérimentale de six mois renouvelables et d’interdiction de l’importation des boissons alcoolisées et non alcoolisées en cannette, boîte, sachets, bouteilles sur toute l’étendue du territoire national.

(JMNK)

Ci-dessous, le compte rendu de la 1ère réunion extraordinaire :

COMPTE RENDU DE LA 1ère REUNION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES

KINSHASA - 09 mars 2017

Le Conseil des Ministres a tenu sa première réunion extraordinaire les 07 et 09 mars 2017 sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, S.E. M. Samy Badibanga Ntita au Bâtiment du Gouvernement à Kinshasa – Gombe.

Les Points inscrits à l’ordre du jour  étaient les suivants:

  1. Points d’informations
  2. Examen et adoption des textes spécifiques
  • Examen et adoption des dossiers
  1. Examen et adoption des textes

En liminaire, Monsieur le Premier Ministre a transmis aux membres du Gouvernement un message du Président de la République, Chef de l’Etat les invitant à continuer à travailler sans désemparer et sans se soucier de l’agitation observée sur l’arène politique en ce moment en marge des discussions directes qui se déroulent entre les signataires et non signataires de l’Accord du 18 Octobre 2016.

Le Gouvernement a été également informé de la Déclaration du Conseil Européen qui s’est exprimé à Bruxelles sur la République Démocratique du Congo comme s’il constituait une instance supranationale vis-à-vis de notre pays. En parfait accord avec la réaction du Ministère des Affaires Etrangères à ce sujet, les membres du Gouvernement ont déploré les interprétations tendancieuses, contradictoires et non conformes à la lettre et à l’esprit de la Constitution de la RDC de ladite Déclaration.

Le Gouvernement a invité les membres du Conseil Européen à se démarquer de la posture comminatoire qui transparaît à travers cette Déclaration et à mieux respecter à l’avenir les principes de respect mutuel et d’égalité qui régissent les relations internationales en général et les rapports entre l’Etat congolais et ses partenaires européens en particulier.

  1. Points d’informations
  1. Etat du territoire

Le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité a brossé à l’intention des membres du Conseil des Ministres l’état du territoire d’où il ressort que la situation est relativement calme dans l’ensemble du territoire national en dépit d’un débat politique quelque peu agité, focalisé sur les discussions directes menées sous les bons offices de la CENCO après l’adoption d’un nouvel Accord politique du 31 décembre 2017 et dans l’attente de la signature d’un arrangement particulier portant modalités de mise en œuvre dudit accord. Il a été noté à ce sujet l’impasse observé dans ces discussions directes du fait des dissensions entre 3 ailes du Rassemblement de l’Opposition, une des parties prenantes à ces discussions.

Il a fait état de préoccupations sécuritaires concernant des actes de vandalisme et profanation perpétrés par des manifestants dans des églises catholiques notamment à Kinshasa, à Lubumbashi et au Kasaï Central dont un certain nombre d’auteurs viennent d’être appréhendés et mis à la disposition de la justice avant de s’appesantir sur la résurgence des activités criminelles de quelques groupes armés terroristes qui ont resurgi dans certaines parties du pays à la faveur de conflits intercommunautaires du syncrétisme politico-mystique de quelques individus exaltés à l’instar du Député Zacharie Badiengila, alias Ne Muanda Nsemi, gourou de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo, arrêté et mis à la disposition de la justice en procédure de flagrance par la Police de Kinshasa, laquelle a agit avec un professionnalisme qui a permis de sauver des centaines de vies de personnes inoffensives prises  en otage par cet individu pour lui servir de bouclier humain. Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur a en outre donné des informations sur la réapparition du phénomène kuluna contre lequel une nouvelle opération de traque a été décidée ainsi que sur le dossier relatif aux obsèques perturbées de l’ancien Premier Ministre Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février et des effets délétères causés par la découverte sur le marché de quelques faux billets de banque.

S’agissant du phénomène baptisé « Kamuina nsapu » du nom d’un chef traditionnel décédé en défiant les forces de l’ordre et de sécurité au Kasaï central, le Vice Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, après en avoir expliqué l’instrumentalisation par divers groupuscules criminels dans l’espace kasaïen, a annoncé pour les prochains jours la tenue d’un forum à Kananga en vue de sensibiliser la population et dissuader ceux des jeunes qui seraient tentés à se laisser entraîner dans cette instrumentalisation criminelle pour semer l’insécurité dans leurs contrées.

Il a en outre fait le point de son intervention au nom du Gouvernement dans la province du Tanganyika pour mettre un terme à un conflit entre des communautés bantoues et pygmées (Twa) manifestement chauffées à blanc par des interférences d’étrangers soucieux d’opposer les Congolais les uns aux autres. Il y a en effet organisé avec une forte délégation gouvernementale et d’élus nationaux et locaux, un forum de réconciliation et de pacification qui a produit un accord portant 32 résolutions de même qu’un Comité de suivi pour sa mise en œuvre.

En Ituri et au Nord-Kivu, et dans la province du Sankuru, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur a signalé l’activisme récurrent des bandes criminelles notamment le FRPI, l’ex-M23, les ADF et les milices dites « Kamuina Nsapu ». Les Forces de sécurité y font face avec une efficacité qui commence à produire des effets palpables.

La présence d’un trop grand nombre de réfugiés burundais en territoire d’Uvira provoque par ailleurs de sérieux problèmes d’insécurité au Sud-Kivu. 124 clandestins burundais ont été rapatriés le 31 janvier dernier. Le gouvernement a résolu de rapatrier tous les irréguliers burundais et rwandais encore détenus à Bukavu et Uvira.

  1. Situation sécuritaire

Le Ministre de la Défense Nationale, Anciens Combattants et Réinsertion a apporté quant à lui des précisions sur les mesures prises par les FARDC pour apporter leur contribution à la réponse aux menaces sécuritaires ci-dessus évoquées. Il a insisté sur les infiltrations des combattants ex-M23 à partir de l’Ouganda et du Rwanda, en violation flagrante des engagements régionaux pris par ces deux pays dans le cadre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba dans une tentative avortée de relance des hostilités en territoire de Rutshuru ; la poursuite des offensives contre les terroristes ougandais des ADF dont un certain nombre d’éléments ont été neutralisés et contre d’autres groupes armés qui écument le territoire de Lubero comme les Mayi-Mayi Kilalo, Mayi-Mayi Mazembe, secte Corps du Christ et les FDLR dont 800 ont déjà été neutralisés par les FARDC depuis le début des opérations en janvier 2015. Un certain David Maranatha, chef de la secte Corps du Christ, a été arrêté.

  1. Situation économico-financière du pays

Toujours dans les points d’information, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et le Ministre des Finances avec comme invité le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo ont brossé à l’intention du Conseil la situation macroéconomique et financière récente du pays, laquelle se ressent des effets du ralentissement économique mondial, de la faiblesse des cours des principaux produits de base ainsi que la tendance à la baisse de l’entrée des capitaux étrangers ; toutes choses qui ont entraîné à la fin de 2016 un repli considérable du taux de croissance économique à 2,5% en 2016 alors qu’il se situait à 6,9% en 2015 et 9,5% en 2014. Notre pays peut cependant escompter une reprise de l’activité économique pour la période 2017-2019 grâce aux efforts drastiques prises par le Gouvernement notamment la réduction de 30% des dépenses de fonctionnement des institutions de l’Etat et à une demande intérieure qui laisse entrevoir, aux perspectives de la croissance de la demande mondiale, pour autant que le cap soit maintenu dans la diversification de l’économie.

Le Gouverneur de la Banque Centrale a pu ainsi constater une reprise bien que lente de l’activité économique. Il a engagé le Gouvernement à encourager les investisseurs dans le secteur pétrolier et minier notamment et à émettre des bons de Trésor pour collecter l’épargne extérieur, limiter les paiements en devises en les réservant aux seuls paiements internationaux et accompagner le secteur privé dans la recherche des financements ainsi que l’amélioration du climat des affaires en réduisant la multiplicité des taxes.

Abordant le phénomène de contrefaçon de certains billets de banque, le Gouverneur de la BCC a signalé l’existence d’une chaîne criminelle qui récupérait des billets impropres à la circulation destinés à la destruction. Des arrestations ont été opérées, y compris au sein de l’Institut d’émission en rapport avec ce véritable crime économique et des mesures prises par son institution pour sécuriser les opérations de destruction des billets impropres à la circulation.

  1. Organisation des funérailles d’Etienne TSHISEKEDI

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité est revenu à la charge pour présenter un rapport relatif aux obsèques de feu le 1er Ministre honoraire Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé à Bruxelles (Belgique) le 1er février 2017. Il a rappelé à ce sujet que sur instruction de S.E. M. le Président de la République qui a adressé ses condoléances aux proches de l’illustre disparu, le Gouvernement, représenté par le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité a tenu une réunion avec une délégation de sa famille qu’accompagnait un représentant de son parti pour examiner les modalités pratiques d’organisation des obsèques. A l’issue de cette réunion au cours de laquelle des questions d’ordre politique ont été malencontreusement associées aux dispositions pratiques à envisager pour les obsèques par les interlocuteurs du Gouvernement, le Gouvernement qui a pris effectivement en charge le voyage de la délégation de la famille vers Bruxelles pour les préparatifs des obsèques  ainsi que les veillées funéraires organisées par son parti à Kinshasa a réitéré sa volonté de prendre en charge aussi bien les frais de rapatriement de sa dépouille par avion spécial et l’inhumation de l’ancien 1er Ministre Tshisekedidans le respect des dispositions légales et réglementaires qui régissent les cimetières, ce qui exclut l’inhumation dans un site urbanisé habité.

  1. Information sur les opérations d’enrôlement des électeurs

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité a ensuite fait part au Conseil des statistiques des opérations d’enrôlement des électeurs par la CENIqui signalent à ce jour 17.982.488 électeurs enrôlés dans 13 des 26 provinces de la République sur les 41.135.072 attendus sur l’ensemble du territoire national. Il aévoqué les contraintes d’ordre sécuritaire, logistique ainsi que celles liées au problème de découpage territorial que rencontrent les préparatifs du processus électoral.S’agissant des contraintes sécuritaires, les membres du Gouvernement ont été instruits par le Chef de l’Etat de se rendre dans leurs circonscriptions électorales respectives à l’effet de soutenir les opérations d’enrôlement conduites par la CENI.

Le Président de la CENI, invité par le Conseil des Ministres, a indiqué que son institution a déjà procédé au déploiement du matériel électoral dans les 13 provinces restantes. Tout en remerciant le Gouvernement pour son accompagnement financier et sécuritaire qui a permis d’atteindre des résultats significatifs, il a plaidé pour que se poursuive cet accompagnement pour la finalisation de ces opérations. Le Président de la CENI a déploré le retard observé dans l’opérationnalisation de l’Accord politique du 31 décembre 2016, notamment par la signature de l’Arrangement particulier qui en fait partie intégrante, car le retard observé en l’espèce risque d’impacter négativement la réussite du calendrier électoral. Par la suite, il a rappelé la nécessité incontournable de deux lois à faire adopter par les chambres législatives : la loi électorale (à réviser) et la loi portant répartition des sièges entre les circonscriptions pour les élections législatives nationales et provinciales. Il a anticipé de sérieuses difficultés avec le phénomène criminel « KamuinaNsapu » dont les milices ont fait des préposés de la CENI une de leurs cibles principales dans les provinces de l’ex-Kasaï. D’autres problèmes sécuritaires ont été également signalés dans le bassin des Uélés, du fait des groupes armés proches des éleveurs Mbororo et des terroristes de la LRA.

Au sujet de l’enrôlement des Congolais de l’étranger appelés à prendre part à l’élection présidentielle, le président de la CENI a annoncé que 220 kits dotés d’un programme spécifique ont déjà été acquis par son organisme à cette fin.

  1. Situation des Infrastructures, cas spécifique de la voirie urbaine de Kinshasa

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Communications a présenté l’état des lieux de la voirie de la Ville-Province de Kinshasa et de la relance des travaux y relatifs. Le Conseil des Ministres a chargé les ministères compétents de convenir de convenir des voies et moyens de la mise en œuvre des propositions présentées en vue de pallier aux défectuosités signalées dans la voirie de la capitale.

  1. Ministère des Droits Humains

La Ministre des Droits   Humains a présenté un rapport portant essentiellement sur la protection et la promotion des droits de l’Homme en RDC, particulièrement en ce qui concerne l’exercice des libertés publiques, notamment le droit de manifester ; et sur les conditions de détention dans nos prisons et maisons d’arrêt.L’opinion se souviendra que c’est essentiellement sur ces deux chapitres que se focalisent le rapport du BCNUDH en poste dans notre pays ainsi que les rapports de certains partenaires nationaux et internationaux qui sont intervenus ces derniers temps dans le secteur des droits humains.

Le Conseil a été édifié sur l’état d’avancement des enquêtes qui sont toujours en cours à l’initiative des Ministères de l’Intérieur et Sécurité, de la Justice, de la Défense Nationale et des Droits Humains sur les crimes et délits liés au phénomène terroriste dit « Kamwina Nsapu » sur l’espace du Kasaï aussi bien dans le chef des terroristes que d’éléments indisciplinés des forces de défense et de sécurité relevant du Gouvernement, à la suite notamment d’un film vidéo particulièrement atroce introduit dans les réseaux sociaux à partir de Bruxelles en Belgique par des vidéastes connus, un film mettant gravement en cause les FARDC et qui a suscité l’émoi dans une partie de la communauté internationale.

 

  1. Examen et adoption des textes spécifiques

II.1. Ministère de la Justice, Garde des Sceaux

Intervenant pour le compte du Ministère de la Justice, Garde des Sceaux, le Vice Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité a présenté au Conseil l’économie de deux textes spécifiques, à savoir :

  1. Le Projet d’Ordonnance portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement et
  2. Le Projet d’Ordonnance fixant les attributions des ministères.

Les deux projets d’ordonnance textes ont été approuvés par le Conseil des Ministres et seront soumis à la sanction de S.E. Monsieur le Président de la République.

  • Examen et adoption des dossiers

III.1. Ministère de l’Economie Nationale

La vice-Ministre de l’Economie nationale a, au nom du Ministre d’Etat, Ministre de ce secteur en mission, commenté les dossiers relatifs aux mesures proposées par ce Ministère d’interdiction de l’importation du ciment gris par les postes frontaliers situés à l’Ouest de la République Démocratique du Congo et ce, pour une période expérimentale de six mois renouvelables et d’interdiction de l’importation des boissons alcoolisées et non alcoolisées en cannette, boîte, sachets, bouteilles sur toute l’étendue du territoire national.

Après débats et délibérations, il a été décidé de porter la question à la Commission Economique, Financière et Reconstruction du Gouvernement avant une décision définitive à ce propos.

III.3. Ministère des Affaires Foncières

Le Ministre des Affaires Foncières a planché sur le dossier portant création d’un espace réservé pouvant abriter plus de deux mille artistes à Binza Météo, en commune de Ngaliema, sous la tutelle du Ministère de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat. Il a été décidé de constituer une Commission tripartite (Ministères de la Justice, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme et Habitat) pour approfondir le dossier et proposer une solution idoine.

III.4. Ministère de Pêche et Elevage

Le Ministre de la pêche et Elevage a soumis au Conseil les dossiers relatifs à l’alerte de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale de la survenue de la Grippe aviaire H5 N8 en Ouganda et d’autres maladies animales et zoonotiques dans des pays voisins comme le Zika déclaré en Angola et le charbon bacteridien ou Anthrax, déclaré récemment en Zambie ainsi qu’à l’intérieur de nos frontières comme la rage canine, la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse des bovins, la fièvre aphteuse, la pseudo peste aviaire et la peste porcine africaine.

Le Conseil des ministres a approuvé les propositions du Ministre de Pêche et élevage de mettre sur pied une Cellule de crise permanente comprenant en son sein des Experts commis par les Ministères de la Santé Publique, de l’Environnement, du Commerce Extérieur et de la Communication et Médias de même que les délégués des partenaires au développement du secteur. Il a été aussi décidé :

  • la suspension des importations des volailles, des œufs et produits dérivés et du matériel d’élevage de volaille usagés,
  • l’envoi en urgence d’une équipe d’Experts du niveau central pour appuyer les services locaux, en vue des investigations épidémiologiques notamment dans les provinces de la Tshuapa et du Nord Kivu,
  • le renforcement des capacités des agents de terrain en surveillance épidémiologique, équipements et matériels.
  1. Examen et adoption des textes

IV.1. Ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication

Deux Projets, de loi, l’unsur les Télécommunications et les Technologies de l’Information et de la Communication en République Démocratique du Congo et l’autre sur les Echanges et le Commerce Electroniques ont été présentés par le Ministre des PTT et NTIC.

Il a également fait l’économie d’un Projet de Décret modifiant et complétant la loi n°014/002 du 16 octobre 2002 portant création de l’Autorisation de Régulation de la Poste et des Télécommunications en République Démocratique du Congo (ARPTC). Lesdits projets ont été adoptés.

IV.2. Ministère des Mines

Quant au Ministre des Mines, il a défendu un Projet de Décret portant création et statuts d’un Service public dénommé Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle, S.A.E.M.A.P.E. en sigle et un deuxième Projet de Décret portant statuts, organisation et fonctionnement d’un établissement public dénommé Cadastre Minier, CAMI en sigle.

Les deux projets de décrets ont été adoptés.

 

IV.3. Ministre du Genre, Enfant et Famille

La Ministre du Genre, Enfant et Famille a soumis au Conseil deux Projets d’Ordonnances portant nomination des Directeurs Généraux et de leurs Adjoints de l’Agence Nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille « AVIFEM » et du fonds National pour la promotion de la Femme et la Protection de l’Enfant, « FONAFEN ». Les deux Projets d’Ordonnances ont été renvoyés pour approfondissement par le Ministère.

IV.4. Ministre du Développement Rural

Enfin, la Ministre du Développement Rural a présenté deuxProjets de décret, l’un portant création, organisation et fonctionnement d’une Agence Nationale d’implantation et de coordination des Centres de Développement Intégré « AN-CDI » et, l’autre, portant modalités de coordination des activités dans le secteur du Développement rural.

Les deux textes ont été adoptés.

Je vous remercie.

Lambert MENDE OMALANGA

Ministre de la Communication et Médias,

Porte-parole du Gouvernement

 

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Il n’a pas voulu passer sa première nuit à Lubumbashi où il est arrivé le 01 mars dernier sans passer par le siège fédéral du PPR/Haut Katanga. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary s’est adressé tard dans la nuit, en présence du Gouverneur Jean-Claude Kazembe, à plusieurs cadres et militants de son parti, passant en revue les grandes questions d’actualité politique du pays.  L’occasion était également fort belle pour le n°1 de la territoriale de remercier l’initiateur du PPRD, Joseph Kabila Kabange, pour le choix porté sur lui afin de diriger un ministère de souveraineté. Ce, avant d’exhorter l’assistance en liesse à la loyauté et à la patience. Car, a-t-il dit, chacun à son tour pour exercer le mandat du parti.

Soucieux de sonder la marche du parti dans le Haut Katanga en prévision des échéances électorales à venir, Emmanuel Ramazani Shadary s’était fait accompagner de son camarade, Toussaint Tshilombo Send, Secrétaire national à la mobilisation et de la présidente de la ligue des femmes à l’Interfédéral de Kinshasa.  Pendant cinq jours, ces deux cadres du parti ont été chargés d’écouter la base militante en vue de porter ses attentes à la connaissance de la hiérarchie du PPRD, initiative saluée par les structures statutaires du PPRD/Haut Katanga, notamment la Ligue des Femmes, la Ligue des jeunes et Cellules de base.

(JMNK)

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Le Directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan, a lancé hier, dans un hôtel de la place, l’atelier axé sur les initiatives de la gestion rapide (IRR), en remplacement de son chef. C’était en présence de M. Sylvain Maliko, Représentant Résident de la Banque africaine de développement (BAD), et de la communauté des pratiques de gestion accès sur le résultat. Au cours de cet atelier, des acteurs de développement constitués des représentants des services de l’administration publique, des parlementaires et des acteurs non étatiques variés, sont appelés à réfléchir sur ces Initiatives à Résultats Rapides (IRR). Et ce, parce que les populations expriment des attentes de plus en plus fortes par rapport aux impacts des programmes de développement que la BAD initie. Soulignons que cet atelier s’inscrit dans la suite des consultations organisées par la BAD, avec pour objectif spécifique, des actions de développement en 100 jours ou « initiatives à résultats rapides ». Elle s’inscrit également dans le contexte de l’initiative « L’Afrique pour les résultats », programme d’importance du projet « communauté africaine de pratique (AfCop) ».

« Nous avons le devoir de relever ensemble le défi de la promotion de la clôture des résultats, dans nos actions et pratiques, afin de servir de modèles à ceux à qui nous offrons des services », indique Sylvain Maliko, qui ajoute que les besoins en matière de développement sont si énormes que nous devons tirer le maximum de résultats avec le peu de ressources dont nous disposons.  Dans le même temps, renchérit-il, nous avons la lourde mission de mobiliser davantage de ressources internes pour financer le développement du continent, apporter plus de réponses aux attentes croissantes des populations du fait de la pression démographique et des fortes aspirations à un mieux-être, mais aussi réduire progressivement et rapidement notre dépendance par rapport à l’aide internationale. Dans cette perspective, la mise en œuvre de la feuille de route convenue avec les membres de l’AfCop, est un impératif. Par conséquent, la banque encourage la Rd Congo à s’investir pleinement dans la mise en application des recommandations qui seront adoptées au cours de cet atelier.

Un monde en perpétuelle mutation

Pour sa part, le Directeur de cabinet, représentant le ministre d’Etat en charge du Plan, a indiqué que face à un monde en perpétuelle mutation et ouvert à toutes opportunités malgré les contraintes qui peuvent ralentir son évolution en érigeant des barrières pas toujours facile à franchir, sans oublier les crises économiques et politiques récurrentes, le défi qui se pose au Gouvernement à savoir, créer les meilleurs conditions de vie pour l’ensemble des citoyens et pour les couches les plus vulnérable en particulier se heurte le plus souvent à l’esprit attentiste et routinier.  C’est dans ce cadre qu’intervient le lancement du processus de la Gestion axée sur les résultats avec comme corolaire l’approche des Initiatives à résultats rapides (IRR), instituées par la Communauté congolaise de pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement (Cop-RDC/GRD.

De manière concrète, cet atelier vise à renforcer les capacités de suivi et d’évaluation des structures impliquées dans ce processus en moyen d’actions pour des résultats rapides ; permettre aux structures impliquées d’aller au-delà du simple suivi pour analyser les progrès vers les résultats escomptés ; assurer une appropriation effective du dispositif d’évaluation par les acteurs clé à travers des formations idoines, etc.

Soulignons  que l’approche de la gestion axée sur les résultats s’est imposée au cours de la dernière décennie comme une réponse aux défis que doivent relever les pouvoirs publics face aux exigences légitimes des citoyens pour une plus grande transparence dans l’utilisation des ressources publiques et, donc gage de la bonne gouvernance. Le Dircab a terminé par encourager les participants à mettre à profit pour renforcer cette expérience d’apprentissage.

En passant, disons que dans son mot de bienvenu, le président de la Communauté congolaise de pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement (Cop-RDC/GRD, M. Théo Kanene a salué tous ceux qui se sont joints à cette initiative. Pour lui, la vision est d’améliorer les conditions de vie de la population et a pour ambition d’être une plate-forme pour l’échange des connaissances et d’expérience. En plus, il veut être un acteur majeur dans la réalisation des programmes de la transformation de l’Afrique.

(JMNK)

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Une vue de l’entretien hier entre le 1er V-P de l’A.N et la délégation de la SADC /Ph. A.F. Labakh

Les avancées et les progrès réalisés dans le cadre du travail parlementaire en faveur du processus électoral en RD Congo, était au centre de cet entretien, ainsi que des efforts qui restent à fournir pour un meilleur aboutissement. Le chef de la délégation de la SADC, le Lesothan Abel Leshele Thoahlane fait savoir à la presse que les consultations se poursuivent encore et sa mission continue de récolter des informations.  

La délégation du conseil consultatif électoral de la SADC en mission en République démocratique du Congo a été reçue, hier jeudi 09 mars 2017, par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Luhonge Kabinda Ngoy. Conduite par son président Abel Leshele Thoahlane, cette délégation sous-régionale a échangé avec le numéro deux de la Chambre basse du Parlement sur les avancées et les progrès réalisés dans le cadre du travail parlementaire en faveur du processus électoral en RD Congo, ainsi que ce qui reste à faire.

« Nous sommes venus chercher des clarifications. Et au cours de ces 45 ou 50 minutes, il (le premier vice-président de l’Assemblée nationale Luhonge Kabinda Ngoy) a été en mesure de nous expliquer comment les choses marchent maintenant, les progrès qui ont été déjà réalisés. Et comment d’autres choses ne sont pas encore avancés. Parce que cela dépend du travail que les autres doivent faire », a indiqué à la presse l’avocat lesothan Abel Leshele Thoahlane, au sortir de cette audience.

Quant à savoir s’il est confiant de l’avenir politique de la Rdc à l’issue de cet entretien avec le premier vice-président de l’Assemblée nationale, le président du comité du conseil consultatif électoral de la SADC a déclaré que les consultations se poursuivent encore, ce n’est pas le moment de faire de jugements. « Nous sommes toujours dans le processus. Nous sommes en mi-chemin de nos consultations et recevons des informations jusqu’au moment où nous allons terminer. En ce moment, nous ne sommes pas encore en mesure de faire une pré-évaluation sur quoi que ce soit », a-t-il déclaré.

Il sied de signaler que la délégation de cette mission du conseil consultatif électoral de la SADC est arrivée depuis le samedi 04 mars courant à Kinshasa. Et, elle a débuté ses consultations à Kinshasa le lundi 06 mars pour les finir le dimanche 12 mars 2017. En plus du bureau de l’Assemblée nationale, la délégation a programmé des rencontres avec des ambassadeurs des  pays de la SADC, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les autres autorités congolaises, parmi lesquelles le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale ; le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité ; le ministre de la Défense ; le directeur de cabinet adjoint du Chef de l’Etat ; l’administrateur général de l’Agence national des renseignements (ANR) ; le coordonnateur du Mécanisme national de suivi (MNS) ; les deux ambassadeurs itinérants du Chef de l’Etat ; le chef d’Etat-major chargé des renseignements militaires…

Des activités de la délégation électorale de la SADC

Cette mission consiste entre autres à : présenter le mandat, les attributions et le rôle du Conseil consultatif électoral de la SADC dans les processus électoraux dans les pays membres de la SADC ; s’enquérir des activités des parties prenantes et vérifier les mesures de planification et d’organisation de toutes les phases des élections.

Mais aussi, de s’enquérir de l’état de préparation des parties prenantes pour les élections, y compris les questions financières liées aux élections ; et d’observer aussi des préoccupations éventuelles liées à l’impact du climat politique sur le processus électoral.

La mission du comité du conseil consultatif électoral de la SADC consiste également à s’enquérir du rôle des médias dans le processus électoral ; et à discuter du climat politique et, de façon générale, de la sécurité à travers le pays.

(Lepetit Baende)

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Le Dircaba (2ème à partir de la gauche), le Dg de l’ONT, le Sg au Tourisme et le Dg a.i de l’UCCN

Le ministre du Tourisme, André Moka Sanza, a présenté hier  sa vision pour le développement du Tourisme, à l’atelier de formation des formateurs en tourisme. Cette vision se fonde sur une évidence : « la Rd Congo est un scandale touristique, un merveilleux site touristique ».  Et mieux que les mines, la destination Rdc peut permettre au pays de relever conséquemment sa richesse nationale. Soulignons que ce même atelier s’était aussi fixé comme objectif, la vulgarisation des textes légaux et réglementaires portant mobilisation des recettes et formation des formateurs.  

C’est son Directeur de cabinet adjoint qui a présenté cette vision du ministre André Moka Sanza, parce qu’il est convaincu que la Rd Congo a tous les atouts et le potentiel pour s’affirmer comme un des ténors, si non le ténor du secteur en Afrique et un des piliers dans le monde et, ainsi constituer un des piliers principaux pour la relance de l’économie nationale. C’était en présence de la Directrice générale de l’Office National du Tourisme, du Directeur général par intérim de l’Institut Congolais pour la conservation de la nature, des cadres et agents du tourisme, des partenaires et autres invités.

Son ambition est donc de développer le tourisme durable et ce, dans la mesure où cette forme de tourisme est supportable à long terme sur le plan écologique, viable sur le plan économique et équitable sur le plan éthique et social pour les populations locales. Elle s’articule sur trois axes prioritaires : la création de la grande industrie du tourisme congolais, l’élection du tourisme en un outil de cohésion nationale, de consolidation de la paix et de sensibilisation citoyenne et le enfin, le relèvement du prestige du Congo et de son attractivité touristique.

Disons qu’en organisant cette activité, le ministre est convaincu de deux choses : un personnel formé, compétent, motivé et conscient de son rôle dans le développement du secteur. Mais l’atout essentiel est de faire de la République, la destination par excellence d’Afrique et pourquoi pas du monde. Il est aussi convaincu que le tourisme est une activité, essentiellement économique. A ce titre, toute dynamique pour le relèvement du secteur, sa stabilisation et son émergence exige une synergie forte de l’ensemble des acteurs du secteur, …

« C’est le process de la consolidation  de ces deux clés que ce justifie ces deux journées de séminaire-atelier sur la vulgarisation des textes légaux et réglementaires portant mobilisation des recettes et formation des formateurs », explique le Dircaba. Ceci, pour permettre aux assujettis qu’aux administratifs de ne pas périr faute de connaissance. Mais aux fins que le tourisme congolais ne périsse point faute d’action et de conscience de ses acteurs.

Des exposés

Tout juste après l’annonce de la vision du ministre du Tourisme pour son secteur,   quelques exposés ont eu lieu, notamment ceux du Secrétaire général au Tourisme, du Directeur général de l’Office national du tourisme (ONT) et du représentant de l’ICCN. De leurs exposés, on peut retenir qu’ils ont brossé l’historique de leurs structures, avant de donner les principales missions. Voilà qui a perms aux participants de se retrouver en groupe pour réfléchir et présenter des recommandations capables d’accompagner la vision du ministre André Moka Sanza.

Soulignons par ailleurs qu’au cours de cet atelier qui se clôture aujourd’hui, les participants devront s’approprier les textes légaux et réglementaires régissant les domaines de l’hôtellerie, de la restauration, des agences de voyages et de gestion des sites touristiques ; améliorer la prestation des fonctionnaires des administrations nationales au tourisme lors de leurs missions de sensibilisation au civisme fiscal, de contrôle d’inspection des conditions d’exploitation des unités touristiques ; constituer une équipe de formateurs capables de former d’autres cadres et agents des ANT pour la mise en œuvre efficiente des textes de lois du secteur et raffermir les bonnes relations professionnelles entre le secteur public et privé du tourisme.

(Jean-Marie Nkambua)

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A l’occasion de la remise du diplôme d’excellence de mérite civile exercice 2017, par la Dynamique info, à M. Corneille Mulumba,  à titre de reconnaissance pour les bons et loyaux services rendus à la nation, ce groupe de professionnel des médias prime chaque année, les congolais qui excellent dans un domaine ou un autre. Ce pionnier de l’UDPS, a joué un rôle capital dans la réunification du parti. Qu’à cela ne tienne, le Rassemblement tout comme l’UDPS fonctionnent de manière anarchique pour besoin des postes politiques. Le Premier n’a aucun soubassement juridique; la seconde dépourvue des structures classiques du parti, ne vit que de nom.

Ils sont les gardiens du parti, dépositaires de l’idéologie du parti, ces pionniers de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social. Ils n’attendent pas cautionner une infamie du Rassemblement de se greffer à leur parti. Le dernier épisode de l’éclatement du Rassemblement en dit beaucoup sur les ambitions de ceux-là (G7), qui hier, réprimaient les manifestations de l’opposition.

Corneille Mulumba, cadre de la Direction Politique Rénové ( DPR), l’un des co-fondateurs de l’UDPS, a invité, au cours de ce point de presse improvisé, Félix Tshilombo Tshisekedi a se dessaisir du Rassemblement, groupement mis en place du vivant de son père par l’Occident, comme bâton contre Joseph Kabila Kabange, avec la bénédiction de puissances occidentales et minières du Katanga.

Pour les gardiens du parti UDPS, le Rassemblement est un conglomérat d’aventuriers au service de libéraux Belges qui veulent à tout prix, contrôler les richesses du Congo. Pour ces raisons, ils en appellent avant tout, à la restructuration de l’UDPS. Cette dernière devenue coquille vide, n’a plus des structures. Ceci explique cela, le parti doit avant tout, de se réunifier, de convoquer le congrès du parti, car s’interrogent les pionniers, quelle structure avait-elle choisi Félix Tshilombo Tshisekedi successeur de son défunt père à la tête de l’UDPS ? Aucune, ont-ils répondu. D’où, le désordre qui règne au sein de ce parti, devenu un bien de la famille Tshisekedi. Ce dont, les Pionniers de l’UDPS n’admettent pas.

L’UDPS n’avait pas été créé pour combattre Joseph Kabila

De toute évidence, les pionniers de l’UDPS ne reconnaissent aucun responsable mis de manière cavalière à la tête de leur parti, sans passer par le Congrès de refondation de l’UDPS, qui au jour d’aujourd’hui n’a aucune structure du parti, si seulement si, Etienne Tshisekedi en lui seul porter ce fardeau. Sa mort, doit réunifier le parti, revenir aux fondamentaux à sa création, c’est-à-dire,  lutter en faveur du bien-être du peuple.

A l’occasion, Corneille Mulumba rejette toutes accusations tendant à impliquer Joseph Kabila dans la misère des Congolais. Pour les pionniers de l’UDPS, à la création de leur parti du temps de la dictature, l’actuel Chef de l’Etat n’avait que 10 ans de naissance. Donc, l’UDPS n’avait pour but de combattre Joseph Kabila, plutôt un système dans lequel, les acteurs politiques congolais téléguidés par l’Occident ont imposé au peuple Congolais. Ces derniers exhortent les pionniers de l’UDPS à faire échec à l’imposture de Moïse Katumbi qui a placé ses hommes à la tête de l’UDPS, dont Jean-Marc Kabund-A-Kabund et le G7 sous couvert du Rassemblement, dans le but de fragiliser davantage le parti. De l’UDPS au monstre du Rassemblement, c’est le jour et la nuit. N’ayant pas la même philosophie politique, ni projet de société, moins encore la même idéologie, ne peuvent se marier que par  la simple volonté de ceux qui les téléguident et imposent leur volonté à faire du Congo, la ruse du pillage.

L’Accord de la Cité de l’UA reste valable et la Cenco joue au jeu de l’Occident

Par ailleurs, du fait de la profanation de la dépouille d’Etienne Tshisekedi, devenue marchandise politique, les pionniers de l‘UDPS pointent du doigt la Cenco qui n’a pas joué franc jeu. Le seul Accord valable est celui signé le 18 octobre 2016, à la Cité de l’Union africaine, et par son article 24 qui consacre l’ouverture des autres forces politiques à se joindre à lui, celui de la Saint Sylvestre consacre l’aboutissement de la volonté de l’Occident de mettre Joseph Kabila par terre, et créer le chaos au pays, ont- ils soutenu.

Les pionniers de l’UDPS ne comprennent pas l’empressement de la Cenco de reconnaitre la structure conduite par Félix Tshilombo Tshisekedi et Pierre Lumbi. Cet empressement, soutiennent-ils, confirment le penchant et le soutien de la Cenco à la puissance occidentale, dont le bras séculier est Moïse Katumbi Chapwe. Du fait, qu’il ait plusieurs Rassemblement, la sagesse de la Cenco serait de ne reconnaitre aucun Rassemblement car, les uns se contestent mutuellement. Ce désordre consacre la fin de discussions du Centre Interdiocésain, et les pionniers de l’UDPS en appellent au Chef de l’Etat Joseph Kabila de prendre acte de ce désordre qui ne dit pas son nom, laissant l’ouverture au Gouvernement de Samy Badibanga de réintégrer quelques personnalités de ce tricéphalisme du Rassemblement, comme l’avait prévu l’Accord du 18 octobre 2016. Ils en ont pour preuve, le premier draft remis aux 32 personnes du Centre Interdiocésain dit, addendum à l’Accord de la Cité de l’Union africaine de plus de 250 personnes. C’est avec étonnement que l’addendum s’est mué en un autre dialogue édicté par les puissances capitalistes.

(Pius Romain Rolland)