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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

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Une vue du VPM lors de la réunion avec la délégation de la CENI

Après son retour à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central où était organisée la conférence sur la paix, la réconciliation et le développement qui a récolté un franc le succès, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Emmanuel Ramazani Shadary s’est remis au travail. C’est dans ce cadre qu’il a échangé hier mardi avec une délégation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), conduite par son vice-président, Norbert Basengezi.

Au menu, faire rapport au Vice-Premier ministre de l’Intérieur  et Sécurité de l’effectivité des opérations d’enrôlement dans les deux Kasaï, et une partie de la province de la Lomami. A cette occasion, la Ceni a obtenu des assurances quant aux dispositions prises par le Gouvernement pour la sécurisation de ce processus dans cette partie du pays.

« Nous venons de terminer une très longue réunion avec  le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité pour continuer les discussions de Kananga. Nous lui avons rassuré que nous avons débuté l’enrôlement dans les 5 territoires du Kasaï Central et le gouverneur de Lomami était à Kamiji et aujourd’hui, il est à Lupata dans le Luilu. Nous avons été assurés de la sécurisation du processus et ca nous réconforte », dit-il.

Face à l’inquiétude de la Ceni au sujet de la loi électorale à amender, Ramadazani Shadary  a rassuré que le gouvernement est très avancé. Le projet sera au centre du conseil des ministres dans quelques heures avant son envoi au parlement pour examen. « Nous avons également parlé de la loi électorale qui est attendue. Nous avons compris qu’il est en avance. Il nous a rassuré que demain ils en débattront au conseil des ministres et elle sera déposer en urgence au niveau du parlement. Et ce, pour que cette loi puisse nous permettre, après l’enrôlement des électeurs, de repartir directement les sièges », précise-t-il.

Il a par la suite soutenu que la Ceni a  enrôlé 42 millions sur toute l’étendue de la République. « Nous attendons 3 millions dans les deux Kasaï. L’objectif d’atteindre 45 millions sera atteint. Nous voulons rassurer la population que chaque Centre d’enrôlement a droit à 90 jours pour assurer l’équité dont les autres CI ont bénéficié et c’est à ce moment là qu’il faut consolider le fichier et amener ça au parlement pour la répartition des sièges, avant la convocation des scrutins », explique-t-il.

(JMNK)

Y aura-t-il un 3ème dialogue en République démocratique du Congo ? Pourquoi les uns et les autres s’agitent-t-ils sur une question que le Gouvernement n’a pas encore tranchée ? Sinon, la question est sur toutes les lèvres dans la ville basse, lorsqu’on sait que tout doit être fait pour que la date du 31 décembre 2017 se passe sans casse, dans un pays où le dialogue a toujours été permanent entre Congolais. Même si lors de la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et Intégration régionale a rejeté le 3ème dialogue, celui-ci semble être une condition indispensable pour négocier le passage à la fin du mois de décembre 2017. Période qui, à en croire l’accord de la Sain-Sylvestre, doit couronner l’organisation des élections en Rd Congo.

Dans ce débat, ce qui étonne plus d’une personne, c’est le ton utilisé par les prélats, le temps et le lieu qui ont été choisis pour faire leur déclaration, soit en Belgique et à quelques jours de l’intervention du président de la République à la 72ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, où il a confirmé la tenue des élections en Rdc. Sur base de quoi la CENCO doit-elle faire un plaidoyer au niveau de la communauté internationale ? Est-ce avec la bénédiction des autorités congolaises ? Surtout que la Rdc est dirigée et que ses institutions fonctionnent normalement !

En effet, en mission de plaidoyer cette semaine auprès des partenaires européens sur le processus électoral en Rdc, la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO se dit ne pas être prête à présider un éventuel 3è dialogue qui, à l’en croire, irait dans le sens de saper l’accord de la Saint Sylvestre. C’est ce que vient d’affirmer son président, Mgr Marcel Utembi Tampa depuis Bruxelles. C’était au cours d’une conférence de presse au siège du Réseau européen pour l’Afrique centrale (EurAc).

Selon lui, c’est une question de logique et de cohérence : « Nous sommes logiques et cohérents envers nous-mêmes. L’Accord du 31 décembre souffre de sa mise en œuvre à 90%. Nous ne pouvons pas piloter un 3è dialogue alors que le précédent n’est pas appliqué ». Un autre prince de l’église à ses côtés, Mgr Fidèle Nsielele a pour sa part soutenu qu’il est encore possible de sortir de la crise sans un autre dialogue. C’est le lieu de noter que l’épiscopat catholique, inquiète de la situation de la Rdc visiblement sur le point d’exploser, est en mission de plaidoyer auprès des institutions et gouvernements européens.

Pendant qu’un Premier ministre, de surcroit doyen de l’opposition est sorti du moule du Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement, en la personne de Bruno Tshibala qui conduit l’exécutif congolais ; entre-temps, le bureau du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral, CNSA a été installé, peut-on dire logiquement que l’Accord du 31 décembre souffre de sa mise en œuvre à 90% ? Que cache cette attitude des prélats congolais ? N’est-ce pas une façon pour eux non seulement de discréditer les autorités congolaises et d’empêcher un quelconque financement du processus électoral par la communauté internationale ?

La Rdc ne paie-t-elle pas le fait d’avoir écarté la CENCO de la signature de l’Arrangement particulier ? Même si au niveau du Gouvernement, l’on soutient que la CENCO avait déjà déposé ses conclusions au Président de la République disant qu’elle avait atteint 98% et que les 2% pouvaient être laissés à l’attention du Chef de l’Etat.

La  CENCO s’adresse à l’UE

Au cours de la même communication, la Conférence épiscopale nationale congolaise, CENCO a appelé l’Union européenne à être plus cohérente dans sa position sur le processus électoral en RDC. « Nous appelons l’Union européenne à avoir une politique cohérente sur la crise congolaise. Nous craignons qu’au regard de l’évolution actuelle,  certains pays européens changent leur position», a dit la CENCO au cours d’une conférence de presse organisée à Bruxelles hier mardi 26 septembre 2017 au siège du  Réseau européen pour l’Afrique centrale (EurAc). Le Père Clément Makiobo Malelo de la Commission épiscopale nationale Justice et Paix du Congo a soutenu que le discours  souverainiste des dirigeants africains n’est pas véridique.

La CENCO, constituée des pères de l’église, devait prêcher par l’exemple, en évitant de se référer pour tout à l’étranger, ou à la fameuse communauté internationale. Plusieurs années après l’indépendance, les Africains, mieux les Congolais ont toujours du mal à se libérer de la servitude mentale. Pour eux, une fois que l’Union européenne a dit quelque chose, c’est une parole d’évangile et personne ne doit s’y opposer. Quel est alors le sens de l’Etat, si pour des questions de politique interne, on doive chercher l’interventionnisme? 

De l’audit de la CENI ou du fichier électoral

Toujours au cours du même échange avec les journalistes, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a appelé les partenaires internationaux du processus électoral congolais et particulièrement l’Union européenne à conditionner tout soutien aux prescrits de l’Accord du 31 décembre. « Le soutien à la CENI doit être conditionné par les prescrits de l’Accord du 31 décembre. Pour beaucoup de Congolais, la CENI est devenue une caisse de résonance de la Majorité présidentielle », a dit le Père Clément Makiobo Malelo de la Commission épiscopale nationale Justice et Paix du Congo.

A l’heure où a débuté l’enrôlement dans les deux provinces du Kasaï et dans quelques territoires de la province de Lomami, nombreux sont préoccupés de savoir que la prévision pour la CENI d’enrôler 45 millions de Congolais sera respectée. Et ce n’est qu’après que le fichier sera audité, comme il est de coutume, par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Exiger l’audit de la CENI, n’est pas une mauvaise chose en soi, mais le conditionner à tout financement conformément à l’accord de la Saint-Sylvestre, c’est vouloir une chose et son contraire à la fois. Et c’est un comportement qui risque de compliquer l’organisation des élections du reste attendues de tous.

Soulignons que la délégation de la CENCO conduite par son président, Mgr Marcel Utembi, est en mission de plaidoyers depuis lundi à Bruxelles. Le vendredi prochain, la CENCO se rendra à Paris dans le cadre de la même mission de plaidoyer. Cette conférence s’est tenue à l’EurAc qui est une plateforme qui rassemble des organisations membres issues de la société civile de différents pays européens. Ces organisations travaillent sur et dans la région des Grands lacs. Elles soutiennent des organisations de la société civile au Burundi, en République Démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda dans leurs efforts de promotion de la paix, de la défense des droits humains et du développement.

L’Avenir

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Les Zaïrois de l’époque se souviendront que dans les années 90, plusieurs concepts et vocabulaires politiques étaient en vogue. Tels « Géopolitique, transition, antivaleur politique, coterie tribale, xénophobie, génocide, exclusion politique etc. »

Ces années ont porté tout zaïrois à s’intéresser à  la politique, car dit-on « si l’on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupera de vous ». La République du Zaïre a connu une transition longue de 7 ans, à cause d’un bras de fer qui opposait les individus. D’un côté le Maréchal Mobutu, président légal du Zaïre ; de l’autre, Etienne Tshisekedi, opposant radical et obstiné à succéder à  son meilleur ami de Mont Ngaliema, siège de la présidence de la République.

Ce conflit personnel et personnalisé a fini par considérer le Maréchal Mobutu comme un mal zaïrois. En réalité, ses adversaires politiques étaient pires que lui, victime de l’intox occidental qui a fini par le faire partir à la suite d’une révolution menée par le feu Laurent Désiré Kabila, déclenché au lendemain du génocide au Rwanda, jusqu’à son apogée, le 17 mai 1997, par la prise de la capitale Kinshasa. Les mêmes qui ont contesté le Maréchal Mobutu n’ont pas hésité un instant à  créer un précédent avec le nouveau patron de la République Démocratique du Congo, M’Zée Laurent Désiré Kabila. L’ancien Chef de l’Etat, préoccupé à asseoir son pouvoir et son autorité au pays, se bute une fois de plus aux mêmes acteurs qui pensent que, sans eux, tout est noir. Il s’agit du groupe de Limete conduit par Etienne Tshisekedi qui a livré la guerre sans raison à M’Zée qui peinait à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la RDC ; Confronté à une rébellion dans la partie orientale du pays, avec l’invasion des armées ougando-rwando-burundaises et au bout de trois ans et huit mois de guerre, il fut assassiné par les ennemis de la République. Non pas que M’Zée était menacé d’une mort préméditée, mais parce que la classe politique, à l’interne, assoiffée de la politique « ôte-toi que je m’y mette » n’a pas créé une cohésion nationale face à l’ennemi commun.

M’Zée étant mort, son fils lui succède au pouvoir quand bien même la République Démocratique du Congo n’était pas une monarchie constitutionnelle. Il l’a fallu que Joseph Kabila prenne la direction du pays, face aux menaces externes. Malgré le deuil qui a frappé toute la République, les mêmes hommes s’enregistrent à la contestation de l’action politique du nouveau maitre du pays, âgé à l’époque de 29 ans. Son opposant était âgé de 69 ans, lorsque Joseph Kabila succède à son défunt père. Il s’agit du traditionnel clan Etienne Tshisekedi qui s’était déjà opposé à Joseph Kasavubu pour s’être rallié à Albert Kalonji dans le Mouvement National Congolais, MNC,  puis à Patrice Emery Lumumba pour s’être pactisé et associé avec la Maréchal Mobutu pour mettre fin à la vie de l’ancien Premier Ministre du Congo indépendant. Après avoir goûté au miel politique avec son meilleur et complice ami Mobutu,  le Sphinx de Limete qui voit le noir partout, tourna le dos à son ami en 1982, avec la création d’un second parti politique pendant que le MPR régnait en parti Etat. Nonobstant le PSA de Antoine Gizenga qui était en exil. A l’époque lorsqu’Etienne Tshisekedi siégeait à l’Assemblée nationale en qualité de deuxième vice-président de la Chambre législative, l’actuel Chef de l’Etat était âgé de 11 ans, soit une différence de 58 ans. Bon gré malgré, après avoir combattu son jeune frère M’Zée Laurent Désiré  Kabila de moins de 12 ans, Etienne Tshisekedi s’est opposé jusqu’à son dernier souffle à celui qui a l’âge de son petit-fils.

Comme si l’ombre de la contestation règne au sein de cette famille non seulement politique, mais biologique, le fils Etienne Tshisekedi revient avec la même méthode que son défunt père « Ote-toi que je m’y mette ; une formule magico-clanique de la transition en l’absence du Président de la République ». Ceci dénote tout simplement que ce clan peine à accéder au pouvoir par la voie démocratique et imagine de formule simple d’un vide à la tête du pays pour y accéder. Même méthode et mauvaise tactique : Etienne Tshisekedi en son temps combattait Mobutu pour qu’il lui laisse la présidence de la République non pas par voie démocratique, plutôt se cachant derrière le peuple qui lui dit de faire partir Mobutu. Aujourd’hui, la même pratique refait surface avec « Une transition sans Joseph Kabila ».

Les chantres du respect de la Constitution crachent sur elle à travers une fatwa, non prévue par les constituants et appelée , ayant conduit à l’effondrement du tissu économique par les pillages. Si le laboratoire de Limete concocte une telle besace de conflit,  il est dans un doux rêve. Ce rêve doit être en couleur ou en noir et blanc pour faire avaler aux congolais d’aujourd’hui une pareille couleuvre.

Donc, prévoir une transition sans l’actuel Chef de l’Etat, quand bien même que cette disposition n’est pas prévue dans la Constitution, traduit tout simplement que la loi fondamentale souffre de son adaptation à l’environnement politique actuel. D’où, la nécessité de passer au Référendum et de doter la République d’une nouvelle constitution. Ce que l’opposition dit tout bas, sur la transition, en réalité les esprits avisés disent tout haut qu’il s’agit d’une demande camouflée du « Référendum ».

Une transition sans Joseph Kabila, nouveau concept de l’opposition qui peine à conquérir le pouvoir par la voie des urnes. Peut-on compter sur cette classe politique pour un Congo meilleur ? Utopie !

(Pius romain Rolland )

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Aubin Minaku entend activer une commission d’arbitrage indépendante aux fins de mettre termes aux divergences

Guerre de leadership au sein de l’Union pour le Développement du Congo, le feuilleton est loin d’être bouclé car, le collège des fondateurs qui ne reconnait pas le comité dirigé par Mbayo Kifuntwe, s’en est remis à l’arbitrage du Secrétaire Général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku pour arbitrage ce, depuis ce lundi 25 septembre au siège de la plateforme présidentielle. Ce collège a sollicité du speaker de la Chambre basse de faire respecter le texte et Aubin Minaku de promettre la mise en place d’une commission spéciale devant régler le différend au sein de l’UDECO. 

Qu’est ce qui cloche souvent après la mort du leader politique ? Emporte-t-il dans sa tombe son initiative, ou seulement les héritiers se trouvent à la croisée de chemins pour la pérenniser ? Après Patrice Emery Lumumba et son MNC ; Albert Kalonji et son M NC/K, Moïse Tshombe et son Conakat, Joseph Désiré Mobutu et son MPR, Etienne Tshisekedi et son UDPS, il y a lieu de s’interroger si l’UDECO de Baudouin Banza Mukalayi Sumbu va résister à la tempête d’inhumation de son parti politique.

Fondateur et initiateur de l’Union pour le  Développement du Congo, Feu Baudouin Banza Mukalayi n’entend pas se reposer en paix, car son esprit est tourmenté avec risque de voir son parti politique qui se déchire entre deux fractions disparaitre pour toujours. Son remplacement au poste de Président national du parti avait propulsé l’argentier Jean Claude Masangu Mulongo à prendre la destinée de ce parti membre de la Majorité présidentielle.

Curieusement, l’ancien gouverneur a été mis en cause par un groupe dit des fondateurs, lui déniant son autorité à vouloir diriger le parti de manière cavalière. Depuis, le bicéphalisme s’installe au sein de l’Union pour le Développement du Congo, d’une part Jean Claude Masangu Mulongo, qui se réclamait légitime, et d’autre part Mbayo Kifuntwe, membre du collège des fondateurs. De pression en pression, en ce qu’une frange de membres a désavoué les deux dirigeants, au finish, le camp de Mbayo Kifuntwe l’a emporté avec la démission de Jean Claude Masangu Mulongo.

En attendant le Congrès du parti UDECO, Edmond Ngoyi, député national a été placé président a.i du parti cher à Baudouin Banza Mukalayi. Du fait que la crise au sein de l’Union pour le Développement du Congo persiste, une délégation des membres conduite par son président a.i Edmond Ngoy a saisi le Bureau Politique de la Majorité présidentielle, plus précisément son Secrétaire Général Aubin Minaku, dans le but de trouver solution aux divergences qui fragilisent l’UDECO, opposent entre eux les membres dudit parti, notamment sur le respect des textes qui régissent ce parti.

Au sortir de la scène de travail du lundi 25 septembre courant, Edmond Ngoy qui conduisait la délégation a éclairé l’opinion que sa délégation était venue auprès du Secrétaire Général de la MP, non seulement pour faire valoir ce que de droit, mais aussi permettre  que les textes qui régissent le parti, notamment le statut soit respecté, que le texte parle à la place des individus, a-t-il souligné.

C’est dans ce contexte que Aubin Minaku, Secrétaire Général de la MP a promis aux parties en conflit, la mise en place d’une commission d’arbitrage indépendante qui devra prendre langue avec toutes les parties en conflit, puis déposeren son bureau les conclusions, en vue de dégager la lumière et faire taire les divergences qui les fragilisent.

Au sortir de la scène de travail, Edmond Ngoy a indiqué également que le Secrétaire Général de la MP, précédemment avait reçu un groupe de leurs amis qui s’était présenté comme représentant de l’UDECO au niveau national. Cette déclaration dit-il, « est une surprise de leur part ». Et d’ajouter « Que nous étions surpris en notre qualité de fondateur ayant comparu à l’acte notarié parce que n’importe qui n’accepterai pas que sa maison qu’il a construit que quelqu’un d’autre puisse y habiter comme si cette maison appartenait à tout le monde et au passant. Notre parti politique fait partir de la Majorité présidentielle, et actuellement notre Secrétaire Général est président de l’Assemblée nationale. Nous avons voulu simplement que les textes légaux du parti parlent, et nous étions devant un grand juriste pour que notre statut parle ».

De préciser que s’il s’était présenté en qualité de président a.i du parti, c’est en vertu de sa qualité de membre fondateur de l’UDECO a comparu à l’acte notarié « Même le feu Banza, notre président national il ne s’est jamais autoproclamé », avait-il précisé. Sa présence au sein du Secrétariat Général de la MP consistait à déposer les textes légaux qui régissent le parti et, que ces textes agissent à la place des individus. Une promesse leur a été faite, de mettre sur pied une commission d’arbitrage indépendante qui va déposer ses conclusions aux termes de 10 jours d’écouter les unes et les autres, les fractions de l’UDECO. « Sinon, nous sommes dans le bon et ce qui importe ../css/ui_concerne_le_président_Jean-Claude_Masangu__il_est_avec_nous_parce_que_nous_sommes_des_légalistes _hm7r0ajbh7do3e6tsaqmi3.css; il a préféré aller là où il avait reçu le pouvoir de président national du parti, c’est-à-dire auprès des fondateurs. Et l’article 10 nous dit, lorsqu’il a démission d’un président, les fondateurs ont pour mission de présenter à la base cette démission là au Congrès. Nous ne pouvons pas vous dire que Masangu a démissionné oui ou non, parce que le Congrès peut toujours refuser sa démission », a-t-il précisé.

Au Secrétariat Général de la Majorité présidentielle de jouer franc jeu, militer pour la paix au sein de cette plateforme présidentielle car, dit-il : « L’union fait la force », plutôt que d’être divisé et se fragiliser davantage à l’approche des échéances électorales.

(Pius Romain Rolland  )

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C’est hier mardi 26 septembre 2017, au Camp Lufungula de la commune de Lingwala, que le Commissaire Provincial de la Ville province de Kinshasa a présidé sa deuxième parade ce, depuis sa prise des fonctions.

A l’occasion, Sylvano Kasongo Kitenge devant Mme la bourgmestre de Lingwala et Inspectrice provinciale de Kinshasa, en plus de la présence des Commissaires provinciaux Adjoint et les commandants des grandes unités, a arrêté puis présenté 21 bandes de criminels qui opèrent dans la Ville province de Kinshasa, dont la plupart d’entre les criminels sont les repris de justice, avec le concours de Groupe d’Elite contre la criminalité et stupéfiant de la PNC. Ils sont repartis en bandes des militaires avec six éléments, deux policiers et 13 civils. A l’actif, le patron de la Police Nationale congolaise Ville de Kinshasa a mis la main sur 56 criminels urbains, dits « Kuluna », dont certains cités dans l’affaire qui avait défrayé la chronique judiciaire du député provincial Daniel Boteti et du Pasteur Kabundji Wa Lessa.

Ces inciviques qui ont semé et sèment la désolation, mort d’hommes, terreur, meurtre vol et banditisme urbains, certains opéraient par enlèvement dans les véhicules, fausses clefs, d’autres par  contre procédaient à l’utilisation des motos, lesquels forfaits étaient commis grâce aux armes blanches.

Dans le lot de ces 21 bandes de criminels, s’ajoute 59 inciviques dont six arrêtés à la Gombe, quatre dans le District de Tshangu, huit à Mont Amba, Cinq à N’Selé, neuf à Mont Ngafula, cinq à Lukunga et 12 à Funa.

Parmi les arrêtés, 07 inciviques pris en flagrance dans la Commune de Ngaba qui ont occasionné la mort d’un être humain. La victime, à en croire la Police, son corps git à la morgue.

Ce coup de filet du Divisionnaire Adjoint Sylvano Kasongo Kitenge est le énième acte de bravoure de cet homme qui, dès la prise de ses fonctions déclarait : « Je ne parlerai pas trop, mes actes vont justifier le travail sur terrain ». Eh Ben, le travail est perceptible.

Parmi ces inciviques, les cerveaux moteurs qui ont extorqué 27 milles dollars, trois téléphones  portables et autres objets  de valeurs commis en date du 04 septembre 2017, vers 18 heures 45 non loin de la victime Monsieur Yamo Ekonga Laurent, cambiste de son état, sise sur l’avenue SEP n°4, dans la Commune de Masina Abattoir. Ces hors la loi militaires dont les noms sont : Sous-lieutenant Kasongo Ngoy Didier, alias Moto ya Katanga, n° matricule 717, Dipro Etat-Major Général d’AM; Adjudant de 2ième classe Kapend Nawej Alain, sans n° matricule, Dipro Etat-Major d’AM ; Soldat Mwewa Kibwe Patrick, sans n° matricule, Dipro Etat-Major Général DRH. Ces trois militaires sont, à en croire la Police Nationale Congolaise de repris de justice et récidiviste en la matière, dont Kasongo Ngoyi Didier et Soldat Mwewa Kibwe arrêtés en 2008 pour le meurtre de l’honorable député provincial Daniel Boteti. Tandis que Patrick Kapend Nawej Alain fut condamné pour viol au préjudice d’une fille mineur en 2007. Après avoir purgé sa peine de 10 ans, il a été libéré le 29 juillet 2017. Deux mois après sa libération, il vient d’opéré un coup fatal d’extorsion de 27 milles dollars avec le reste de ses complices. « Outre le meurtre de l’honorable Daniel Boteti, le criminel Sous-lieutenant Kasongo Ngoy Didier, alias Moto ya Katanga, a été également arrêté avec ses trois autres compères en juin 2016 pour tentative d’assassinat de l’Evangéliste Jean Kabundji wa Lessa, pasteur de l’Eglise Centre de Réveil Spirituel, sise sur l’avenue Bokango, n°5, Quartier Beau Marché, dans la Commune de Barumbu », a indiqué le porte-parole de la PNC/Ville de Kinshasa. A l’occasion, deux armes et 28 munitions ont été saisies entre les mains des infortunés criminels.

Dans le lot de criminels, figure un certain Mputu Tshanyi qui avait attaqué l’actuel ministre de l’Environnement Ami Ambatobe, sur l’avenue Sumpi, dans la Commune de Bandalungwa. Ce malfrat avait été touché par balle à la jambe et se trouve être hospitalisé à l’hôpital Général de Référence Maman Yemo, pour de soins avant de répondre de ses actes.

 Ce coup filet n’est pas sorti du hasard. Il a été l’œuvre de la collaboration parfaite de la population victime qui dénonce ces criminels cachés dans les quartiers qu’elle habite. De ce fait, le Commissaire Divisionnaire Adjoint, exhorte une fois de plus la population de continuer avec cette collaboration, de manière à mettre hors d’état de nuire tous les inciviques et repris de justice, en ce qu’il félicite la population qui a permis l’arrestation de 59 inciviques.

Peu avant de s’adresser aux hommes sous son commandement, il a été précédé d’une partie de la prédication, et l’orateur a focalisé sur le passage des Saintes écritures qui invite la jeunesse à fuir ses passions. « Jeune homme, réjouit toi de ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon le regard de tes yeux. Mais, sache que pour tout cela, Dieu t’appellera en jugement. Banni ton cœur dans le chagrin et éloigne le mal de ton corps car, la jeunesse et l’horreur est vanité », a dit l’orateur policier. Ceci pour attirer l’attention de la jeunesse hors la loi qui se livre aux actes criminels qui finissent par être rattrapée par la justice, si pas de Dieu, mais de l’Etat qui le représente sur la terre.

Après la présentation des criminels suivant le programme de la Police Provinciale Ville de Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo s’est adressé aux hommes en uniformes blues sous son commandement. Il a rappelé que la police est apolitique, non tribale, dépourvue des couleurs qui doit le caractériser, plutôt il est au service de la Nation entière et sous le drapeau (Art. 182 de la Constitution) ; insisté sur le comportement des policiers ; rappelé les sanctions qui encourent au non-respect de consignes et/ou instruction de la hiérarchie.

Dans la foulée, Général Sylvano Kasongo Kitenge a félicité les hommes en uniformes bleus sous son commandement du travail abattu ce dernier temps et qui porte ses fruits. Il s’agit du maintien et rétablissement de l’ordre public. Il a rappelé à ces hommes le travail, oh combien apprécié et appréciable lors de la rencontre RDC-Tunisie, mais aussi la diminution des embouteillages dans la ville. Il a invité à l’occasion ses hommes à doubler d’efforts pour que cela soit totalement éradiqué. « Le policier est apolitique, non tribal, non éligible, et ne peut voter, il ne bat jamais campagne politique ni électorale ; Il est au service de toute la population. Le policier n’appartient pas à un parti politique, il n’est pas de l’UDPS, du PPRD ni du Palu ou moins encore du MLC. Il est au service de la Nation et nous n’avons pas besoin que nous soyons aimé ou haït. Ce qui nous importe c’est de sécuriser la population, nos autorités », a-t-il rappelé à ses troupes la nécessité et le tournant décisif que la RDC va affronter aux élections.

Le Général Sylvano Kasongo a rappelé également que le policier doit faire son travail avec toute conscience. Cette dernière est la faculté de distinguer le bien du mal. De ce point de vue, il a exhorté ses hommes au respect de la hiérarchie, puis de s’abstenir aux déclarations inutiles devant les médias quelle que soit la flagrance constatée, sans autorisation préalable de la hiérarchie. Au finish, il exige la discipline militaire.

(Pius Romain Rolland )

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Le progrès technologique et l’évolution des relations commerciales viennent aujourd’hui modifier les perspectives d’avenir des industries manufacturières exportatrices. L’automatisation intelligente, la robotique de pointe ou l’impression 3D sont autant de facteurs nouveaux déterminant l’attractivité d’un site de production. Cette nouvelle donne menace certes de perturber considérablement les emplois de demain, en particulier pour les travailleurs peu qualifiés, mais elle va également créer de nouveaux débouchés, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale, publié aujourd’hui.

Sous le titre Trouble in the Making? The Future of Manufacturing-LedDevelopment, ce rapport revient sur les conséquences d’une telle évolution, qui affecte la capacité du secteur manufacturier à créer des emplois et contribuer à la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. Il encourage les décideurs à ajuster leurs stratégies de création d’emplois manufacturiers et à préparer la main-d’œuvre aux métiers de demain.

« La technologie et la mondialisation modifient la manière dont le secteur manufacturier contribue au développement. Au lieu de craindre cette évolution, nous devons en prendre acte et en tirer parti. Avant, les industries manufacturières créaient des emplois pour les travailleurs non qualifiés et amélioraient la productivité d’un pays. Demain, les pays en développement devront adapter leurs politiques mais également leurs infrastructures, les capacités de leurs entreprises et leurs stratégies de création d’emplois pour répondre aux attentes d’un monde transformé par la technologie », analyse Anabel Gonzalez, directrice principale du pôle mondial d’expertise en Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale.

Pour une révision des stratégies de développement

Selon le rapport, le progrès technologique et l’évolution de la mondialisation vont imposer une révision des stratégies de développement fondées sur les industries manufacturières. On assiste à un essoufflement des échanges commerciaux, tandis que les chaînes de valeur mondiales restent concentrées dans un nombre relativement restreint de pays. Les constructeurs d’automobiles et d’appareils électroniques comme les industriels du vêtement et autres producteurs de biens de consommation intègrent dans leurs procédés de fabrication des avancées technologiques comme l’automatisation intelligente, la robotique de pointe ou l’impression 3D, modifiant le jeu de la concurrence entre pays et entre entreprises.

Alors que cette mutation risque de mettre à mal le potentiel traditionnel du secteur manufacturier dans les pays à revenu faible et intermédiaire et sa capacité à leur procurer une trajectoire de croissance accessible, le rapport met en évidence les politiques prioritaires susceptibles d’aider ces économies à affronter des difficultés qui sont aussi une source d’opportunités.

« L’évolution des technologies et de la mondialisation ouvrent des perspectives de croissance de la productivité et de création d’emplois prometteuses pour les pays qui sauront s’y adapter, souligne Mary Hallward-Driemeier, conseillère économique senior au pôle mondial d’expertise en Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. Ceux qui ne prendront pas ce virage risquent de le payer au prix fort, d’un point de vue économique d’abord, mais également social, avec une aggravation des inégalités et un accès plus restreint aux débouchés. »

Trois leviers indispensables

Comme le préconise le rapport, les pays peuvent actionner trois leviers pour soutenir leur secteur manufacturier : la compétitivité, les capacités et la connectivité. Pour garantir la compétitivité, il faudra accentuer les réformes visant à diminuer les coûts unitaires du travail, mais pas seulement : chaque économie doit également être mieux à même d’envisager de nouveaux modèles d’activité, de développer de nouveaux rapports contractuels intégrant les nouvelles technologies et de concevoir des solutions pour associer des services aux biens manufacturés.

Le renforcement des capacités consistera à impartir aux travailleurs de nouvelles compétences, à améliorer les capacités d’absorption des nouvelles technologies dans les entreprises, et à favoriser le recours aux nouvelles technologies grâce au renouvellement des infrastructures et à l’introduction de nouvelles règles. Enfin, avec la promotion de la connectivité, il s’agira de continuer à mettre l’accent sur l’ouverture des échanges de biens, y compris les matières premières et les composants, mais aussi de renforcer l’importance des synergies avec les services qui, de plus en plus, sont inclus et intégrés dans les biens manufacturés.

« Les nouveaux procédés et les nouvelles technologies vont modifier les procédés de fabrication des produits traditionnels, explique GauravNayyar, économiste au pôle mondial d’expertise en Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. Pour profiter à plein du potentiel de chaque économie, les responsables politiques et les décideurs du secteur privé vont devoir se saisir des nouvelles opportunités en repensant leurs stratégies de développement fondées sur les industries manufacturières. »

(JMNK)