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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

J. Kabila souhaite la bienvenue à Jacob Zuma

La coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et la République d’Afrique du Sud se porte à merveille. C’est le sens du face-à-face d’hier entre Joseph Kabila Kabange et Jacob Zuma, qui a eu une visite-éclaire de 24 heures à Kinshasa. Pretoria réitère son soutien indéfectible à Kinshasa, tout en fustigeant l’interventionnisme extérieur dans les affaires internes de la Rdc. Il n’a pas manqué d’encourager l’opération d’enrôlement des électeurs, qui a atteint à ce jour plus de 42 millions de Congolais.

Joseph Kabila Kabange, président de la République démocratique du Congo, a reçu hier dimanche, autour de 10h30’, en son bureau du Palais de la Nation, son homologue sud-africain, Jacob Gedleyhlekisa Zuma. Cette visite du président de la République sud-africaine est à placer dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays. C’était en présence du Premier ministre Bruno Tshibala, du ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, côté congolais, et de Mme Maite Nkoana Mashabane, ministre des Relations Internationales et de la Coopération, côté sud-africain. Les deux chefs d’Etat se sont retrouvés en tête-à-tête, avant la publication du communiqué conjoint, sanctionnant la fin de la visite du président sud-africain en Rdc.

Selon le communiqué conjoint publié à cet effet, les deux présidents ont échangé fraternellement sur le développement de la situation politique, sécuritaire et économique dans l’espace SADC, ainsi que dans la Région des Grands Lacs. « A cet effet, les deux Chefs d’Etat réitèrent leur totale adhésion aux décisions pertinentes du 37ème sommet de la SADC concernant l’évolution positive de la situation politique en République démocratique du Congo », indique le communiqué conjoint.

Et de renchérir que les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination à consolider les acquis de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité en faveur des peuples de la région. Ils ont également renouvelé leur engagement à consolider les relations bilatérales excellentes qui existent entre la Rd Congo et la République d’Afrique du Sud. En outre, le président Sud-Africain a exprimé son soutien au processus électoral en cours en Rdc.

Une coopération agissante

Entre la République démocratique du Congo et la République d’Afrique du Sud, c’est une coopération agissante au bénéfice des peuples de ces deux pays. C’est la raison pour laquelle, le 31 juillet 2017, il a été signé un accord d’exemption des visas pour les détenteurs des passeports diplomatiques et de service, notamment les officiels congolais et sud-africains. C’est-à-dire pour la Rdc, des membres du gouvernement central et provincial, les députés nationaux et provinciaux, ainsi que le corps diplomatique.

« Nous sommes dans un processus d’intégration au niveau de la SADC. Nous voulons que tous les pays de la SADC se retrouvent intégrés et qu’il y ait mouvements de la population sans beaucoup de restrictions. Nous voulons que les gens circulent librement sans qu’il y ait trop de problèmes et cela va prendre du temps. Et on doit y aller étape par étape. C’est ainsi que la première étape, c’est de commencer par les officiels, pour l’intérêt général des communautés congolaises et sud-africaines. Et non pas pour l’intérêt individuel, par exemple les hommes d’affaires. Ça viendra, mais nous commençons d’abord par ce qui concerne les Etats », avait expliqué Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, avant de justifier que nous avons trouvé qu’il était mieux indiqué de commencer par l’exemption des visas a au profit des détenteurs des passeports diplomatiques et de service.

Soulignons que cette exemption devra permettre la libre circulation des officiels appelés à mettre en œuvre différents accords signés dans divers domaines par les deux pays. Pour rappel, cet accord a été négocié depuis plusieurs décennies, mais non finalisé. Il est un tournant décisif qui consacre l’excellence des relations entre Kinshasa et Pretoria. Toutefois, les personnes considérées comme non grata par les deux pays ne sont pas éligibles à cette exemption.

Jean-Marie Nkambua

Ci-dessous le communiqué conjoint :

 

COMMUNIQUE CONJOINT A L’OCCASION DE LA VISITE DE TRAVAIL A KINSHASA DE SON EXCELLENCE JACOB GEDLEYIHLEKISA ZUMA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE D’AFRIQUE DU SUD ET PRESIDENT EN EXERCICE DE LA SADC LE 14 ET 15 OCTOBRE

  1. Son excellence le Président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Joseph KABILA KABANGE a reçu, au Palais de la Nation, 15 octobre 2017, son Excellence le Président de la République d’Afrique du Sud et Président en exercice de la SADC, Monsieur Jacob GEDLEHLEKISA ZUMA, en visite de travail à Kinshasa.
  2. Les deux Chefs d’Etat ont été assistés respectivement, pour la République Démocratique du Congo, par Monsieur Alexis THAMBWE MWAMBA, ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, assumant l’intérim du Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Intégration Régionale, et pour la République d’Afrique du Sud, par Madame MAITE NKOANA MUASHABANE, Ministre des Relations Internationales de la Coopération.
  3. Ils ont échangé fraternellement sur le développement de la situation politique, sécuritaire et économique dans l’espace SADC, ainsi que la Région des Grand Lacs. A cet effet, les deux Chefs d’Etat réitèrent leur totale adhésion aux décisions pertinentes du 37° sommet de la SADC concernant l’évolution positive de la situation en République Démocratique du Congo.
  4. Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination à consolider les acquis de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité en faveur des peuples de la région.
  5. Ils ont également renouvelé leur engagement à consolider les relations bilatérales excellence qui existent entre la REPUBLIQUE démocratique du Congo et la République d’Afrique du Sud.
  6. En outre, le président Sud-Africain a exprimé son soutien au processus électoral en cours en République Démocratique du Congo.
  7. Au terme de sa visite, son Excellence la Président Jacob GEDLEYIHLEKISA ZUMA a exprimé sa gratitude à son Excellence le Président Joseph KABILA KABANGE, au Gouvernement et au Peuple congolais pour l’accueil combien chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation.

 

Fait à Kinshasa, le 15 octobre 2017

 

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‘’Transition sans Kabila’’ par ci, ‘’je pars’’, comme deux seuls mots que la nation attendrait de Kabila, par là. Les médias, nationaux et étrangers, sont inondés, ces derniers jours, de cette saugrenue idée, anticonstitutionnelle, de surcroit. Elle est martelée avec un tel aplomb que l’on pourrait penser, si on ne vit pas au Congo, que cela correspondrait à la volonté du peuple congolais. Loin s’en faut. Elle n’émane que d’une frange radicalisée du Rassemblement qui est manipulée par des puissances étrangères. En effet, à défaut d’une consultation populaire, personne, de normalement constituée, ne saurait attribuer une telle idée au peuple ou porter une telle revendication en son nom, dès lors que ce même peuple a, en adoptant sa constitution du 18 février 2006, fait de la RDC un pays où le vide institutionnel au sommet de l’Etat est quasiment impossible. A qui profiterait alors cette dégradante campagne d’une transition sans Kabila ? Pour Kajepa Molobi, commentateur politique, elle profiterait à Georges Soros. Ce dernier, spéculateur américain d’origine hongroise, veut, en réalité, rééditer l’exploit du Roi Léopold II. Il projette de faire de la RDC son empire personnel et de nos enfants ses esclaves. Pour lui et ses partenaires, la RDC est trop grande et trop riche pour être gouvernée par des noirs que nous sommes. Aussi, si les acteurs politiques congolais, défenseurs de l’idée d’exclure le président Joseph Kabila de la transition, veulent être au-dessus de tout soupçon de trahison, ils doivent, au préalable, demander l’avis du peuple sur ce sujet.

L’opinion publique congolaise observe, ces jours, la mise en œuvre d’une violente campagne politique destinée à la convaincre sur la possibilité d’organiser une transition excluant le Président de la République. Cette prise de position ne respecte ni la Constitution, ni l’Accord du 31 décembre 2016. S’il fallait la mettre en pratique, comment s’y prendre en respectant un minimum des valeurs et règles générales de la démocratie ?

Tout démocrate, un tant soit peu sensible au respect du peuple, devrait avoir le souci de ne pas exclure le souverain primaire de cet exercice délicat. Ainsi, si nos adversaires veulent vraiment une transition sans Kabila, la seule voie raisonnable et légitime consisterait à poser la question au peuple. Nous revenons donc là à la question du référendum.

Pourquoi ne prennent-ils pas la responsabilité de conduire leur propre raisonnement au bout de sa logique ?

En fait, nous faisons face à une véritable escroquerie politique dont les acteurs apparents sont le « Rassemblement aile-Limete » et quelques autres branches de l’opposition politique soumises aux puissances étrangères. Et pourtant, toute personne quelque peu initiée à la politique internationale et attentive aux soubresauts de la mondialisation devine aisément les forces obscures qui tirent les ficelles dans l’ombre. D’ailleurs, y a-t-il encore une quelconque ombre ? Les choses s’éclaircissent d’elles-mêmes depuis qu’a été dénoncé le plan machiavélique d’un prédateur financier connu à travers le monde, le spéculateur Georges SOROS. En plein 21ème siècle, cet américain d’origine hongroise tente, à l’instar de l’aventure du Roi Léopold II au 19ème siècle, de se constituer un empire personnel au centre de l’Afrique.

C’est dans le cadre de cette stratégie de conquête que depuis un certain temps, une vaste campagne organisée autour du thème « Transition sans Kabila » bat son plein à travers la presse tant nationale qu’internationale. La thèse saugrenue répandue par cette propagande mensongère cherche à imposer dans l’opinion publique l’idée selon laquelle le Président Joseph Kabila aurait perdu toute légitimité et s’accrocherait au pouvoir afin de s’y éterniser. Ainsi donc, d’après cette logique politicienne, la solution de l’équation congolaise se trouverait dans la mise en place d’une période transitoire qui exclurait le Président actuel.

Afin de parvenir à son but, le réseau SOROS déploie divers moyens susceptibles de fragiliser le pouvoir légitime de Kinshasa, en armant financièrement et idéologiquement une certaine opposition. Répondant aux ordres du prédateur, certains anciens amis politiques du Président Kabila, encouragent et organisent des rebellions à l’Est du pays. D’autres, ayant mordu à l’appas de ce même prédateur, ont plongé le centre du pays, le Kasaï, par le phénomène Kamuina Nsapu, dans un terrorisme d’une violence inouïe, jusque-là inconnue dans la culture congolaise. Des groupes subversifs, déguisés en ONG et couverts par des statuts à caractère humanitaire, mettent en mal la paix chèrement acquise et sapent méthodiquement l’image de la gouvernance du pays. Les organismes du système des Nations-Unies, sensés contribuer à la paix et au progrès mondial, sont systématiquement instrumentalisés par ce projet de déstabilisation. Le Conseil des Droits de l’Homme, ayant son siège à Genève, joue, dans ce combat contre la souveraineté congolaise, un rôle particulièrement agressif. Des stations de radios de grande diffusion se chargent de propager, tous les jours et sur tous les tons, des fausses nouvelles. La RDC est réellement en guerre.

La 72ème Assemblée Générale des Nations-Unies, tenue dernièrement à New York, a été pour les adversaires de l’unité et de la souveraineté de la RDC, un moment de grande intensité. En guise de préparatifs à ce round, le ministre belge des Affaires Etrangères avait publiquement averti le monde de son intention de conduire l’Union Européenne à accentuer sa pression sur les autorités légitimes congolaises. Il a fallu la vigilance de la diplomatie de l’Union Africaine, de la SADC sans oublier la nôtre pour amener l’ONU à plus de sagesse.

Loi fondamentale congolaise est claire à ce propos

Nos pourfendeurs expliquent que le Président de la République serait désavoué par la population et la communauté internationale, faute de légitimité. Sur ce point, il convient de rappeler un principe élémentaire : dans un Etat de droit, la légitimité ne s’explique que par les lois, au premier rang desquelles il y a la Constitution.

Dans notre pays, le législateur, mûri par les leçons du passé, n’a pas laissé un quelconque vide pour ce qui concerne la gouvernance des périodes pouvant être considérées comme transitoires. En RDC, le vide institutionnel au sommet de l’Etat est quasiment impossible. La Constitution du 18 février 2006 indique expressément ce que devrait être la situation de la direction du pays dans le cas d’attente provisoire, tel que celui que nous vivons actuellement.

En effet, l’alinéa 2 de l’article 70 de notre Constitution, dont le libellé est simple, ne peut subir une quelconque autre interprétation : « A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu ». Agir en contradiction avec cet alinéa, constituerait un coup d’Etat, une prise de pouvoir par la force, illégale et illégitime. Les articles de la Constitution ne peuvent, sous aucun prétexte, se respecter de manière sélective.

Que dit l’Accord de la Saint Sylvestre ?

Ayant saisi l’impossibilité de justifier un coup d’Etat par les dispositions de la Constitution du 18 février 2006, les extrémistes, manipulés et soumis aux puissances de l’argent, s’évertuent maintenant à mettre en avant la date du 31 décembre 2017 prévue dans l’Accord signé sous l’égide de la CENCO.

Il convient d’abord de préciser que l’Accord de la CENCO, fruit d’un débat entre des organisations politiques congolaises, ne saurait ni primer, ni se substituer à la Constitution ; c’est évident.

Par ailleurs, il faut souligner la mauvaise foi et la malhonnêteté intellectuelle des politiciens réunis autour du tandem Katumbi - Tshisekedi parrainé par le belge Didier Reynders. Partout et en toute occasion, les partisans de ce duo, dangereux pour l’unité nationale, présentent la date du 31 décembre 2017 comme fatidique et indépassable. Il faut se rappeler que Félix Tshisekedi lui-même avait, en toute liberté, apposé sa signature au bas de l’Accord de la CENCO. Ce texte mentionne clairement qu’en cas d’impossibilité de tenir le délai cité, la CENI, le CNSA et le Gouvernement de la République devraient se concerter pour évaluer l’état de la situation, en tirer les conséquences, ce qui les amènerait à fixer un délai plus réaliste. Pour rappel, voici ici le texte du point IV.2. de l’Accord de la Saint Sylvestre : « les parties prenantes conviennent de l’organisation des élections en une seule séquence présidentielle, législatives nationales et provinciales au plus tard en décembre 2017. Toutefois, le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Electoral, le Gouvernement et la CENI peuvent unanimement apprécier le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections ».

Etonnamment, c’est le même Félix Tshisekedi, s’éloignant des valeurs de la longue lutte de son père en s’associant aux prédateurs qui ont trahi Joseph Kabila, veut faire croire aux Congolais que le pouvoir en place ne respecte pas sa parole. La vérité demeure que c’est lui qui, faute d’avoir su harmoniser les opinions et les intérêts au sein du Rassemblement, est à la base du cafouillage au sein de l’opposition congolaise.

Que visent alors les extrémistes congolais et étrangers en intoxiquant l’opinion tant nationale qu’internationale ? Convaincre que la date du 31 décembre 2017 est indépassable.

L’opposition est responsable du retard accumulé

Il faut dénoncer le fait que le retard accumulé par la CENI dans l’organisation des élections incombe pour beaucoup à l’opposition politique. Les rejets répétés de différents calendriers électoraux publiés par la CENI, la contestation des animateurs de cette institution, dont certains proviennent des rangs de l’opposition, les manifestations contre le projet de loi électorale ont énormément contribué à la perte du temps. De plus, faut-il rappeler que pendant toutes ces années, l’opposition a toujours encouragé, voire soutenu les différentes agressions et actes terroristes subis à l’Est du pays et au Kasaï. Comment peut-elle se plaindre d’un retard dont elle porte la responsabilité ? Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

Plus grave encore, les ténors de l’opposition congolaise ne se montrent nullement soucieux des risques des actions qu’ils posent. Ils ne tiennent pas compte des conséquences, pourtant prévisibles, de leurs prises de positions. Notre pays est encore fragile, la moindre brindille pourrait entrainer un embrasement général. Pour leurs propres intérêts, les extrémistes congolais embrassent, sans retenu, les idées que rependent ces prédateurs qui, depuis des années, ne jurent que sur la balkanisation de notre pays. Pour eux, la RDC est trop grande et trop riche pour être gouvernée par nous-même.

Contrairement aux politiciens vendus aux Occidentaux et qui s’inscrivent déjà dans une logique de guerre, pour privilégier la paix et sauvegarder l’unité du pays, Joseph Kabila a refusé de s’enfermer dans un juridisme étroit. C’est ce qui explique l’organisation des dialogues politiques dont le but recherché était de dégager un consensus pour aboutir à des élections crédibles et apaisées. Il faut maintenir ce cap.

L’idée d’une transition sans Kabila ne peut être soutenue par aucune argumentation juridique. Cette hypothèse n’est envisagée par aucune de nos lois. Tout partisan de l’Etat de droit, tout démocrate doit combattre cette hérésie.

La démarche qui consiste à propager, dans l’opinion, l’idée d’une transition sans Kabila est donc une escroquerie politique inacceptable. Puisque nous sommes en démocratie, pourquoi ne poserions-nous pas cette question au peuple ?

 

  L’Avenir

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C’est depuis le samedi 14 octobre 2017 dans l’avant-midi qu’ont débuté les travaux de la deuxième réunion tripartite Gouvernement – Commission électorale nationale indépendante (CENI) – CNSA (Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre et du processus électoral) pour l’évaluation du processus électoral. Lesquels réunissent les membres du Gouvernement et de ces deux institutions d’appui à la démocratie. C’est le Palais du peuple, plus précisément la salle des Conférences internationales de la Chambre haute du Parlement (où siègent les sénateurs pour leurs séances plénières) qui abrite les travaux.

Ensemble, ils s’attèlent à l’harmonisation des vues quant à la réussite du processus électoral en cours en République démocratique du Congo. Ainsi, vont-ils apprécier unanimement le temps nécessaire au parachèvement des élections suivant la séquence convenue. Bref, cette tripartite, a dit Corneille Nangaa dans son mot, offre l’occasion aux institutions concernées d’échanger les informations nécessaires en vue d’aboutir à l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées.

« Après l’atelier d’évaluation du processus électoral tenu à Kananga du 28 au 30 août 2017, il était bien indiqué de poursuivre ces concertations, pour, non seulement se conformer aux dispositions pertinentes de l’Accord qui prévoient des « évaluations régulières », mais aussi procéder à l’examen de la mise en œuvre des recommandations formulées durant ces assises », a déclaré M. Nangaa.

Le président de la CENI a toutefois indiqué que l’évaluation du processus électoral portera tant sur les activités préparatoires que sur les projections des scrutins. Ainsi, a-t-il présenté brièvement à l’assistance, l’état des lieux et d’avancement du processus électoral en cours en Rdc.

Toute la vérité sur la mise en œuvre de l’Accord

Dans son speech, le président du CNSA Joseph Olenghankoy a d’abord rappelé la mission de son institution, avant d’expliquer le but de cette deuxième réunion tripartite. « Cette institution a la mission de veiller au respect de l’Accord politique par tous les animateurs des institutions et d’assurer le suivi ainsi que l’évaluation de sa mise en œuvre en vue de garantir l’organisation des élections démocratiques, crédibles, transparentes et apaisées dans notre pays… A cet effet, l’Accord exige au CNSA d’assurer le suivi du chronogramme de sa mise en œuvre, de réaliser des évaluations régulières du processus électoral, avec la CENI et le Gouvernement, et de se concerter avec eux afin d’harmoniser les vues pour la réussite du processus électoral. Nous sommes maintenant réunis devant notre peuple pour évaluer le processus électoral en cours, notamment, la refonte du fichier électoral dans sa phase d’enrôlement des électeurs aussi bien dans les provinces dont les opérations sont en cours, dans celles dont elles sont déjà achevées que dans la diaspora… »

Joseph Olenghankoy a indiqué qu’au niveau strict de la présente tripartite, le Gouvernement indiquera le niveau d’exécution des missions lui confiées par l’Accord en rapport avec le processus électoral. Puis, la CENI en tant qu’organe technique, exposera sur ce qu’elle a déjà fait et ce qui lui reste à faire, conformément aux exigences de l’Accord sur le processus électoral.

Les informations nécessaires issues de cette tripartite, a-t-il affirmé, permettront de communiquer à l’opinion tant nationale qu’internationale, la vérité sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’Accord. Elles permettront également de formuler des recommandations sur ce qui reste à faire pour la paix et la réussite du processus électoral en cours, a rassuré le président du CNSA.

Trois commissions pour examen minutieux

Ces assises ont été lancées par le Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe pour qui, il n’y a pas de crise politique en Rdc. Elles vont se poursuivre dans trois commissions pour examen minutieusement le processus électoral. Notamment, les commissions des questions juridiques et opérationnelles, des questions financières et logistiques, ainsi que des questions politico-administratives et sécuritaires.

De ces commissions sortiront des recommandations qui seront adoptées en plénière et constitueront la substance du rapport final à adopter à la clôture de ces travaux de la deuxième tripartite Gouvernement – CNSA – CENI, a dit Corneille Nangaa. « En tout état de cause, la CENI tient à rassurer les uns et les autres qu’elle fait et fera tout ce qui est en son pouvoir pour aboutir à l’organisation des élections qui, du reste, sont plus proches qu’elle ne l’étaient il y a dix mois », a-t-il rassuré, avant d’exprimer sa reconnaissance et d’adresser ses vifs remerciements aux parties prenantes de la tripartite, aux partenaires internationaux et nationaux qui accompagnent le processus électoral en Rdc.

(Lepetit Baende)

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Pendant huit jours, Marie-Ange Mushobekwa mène un lobbying en faveur de la candidature de la République Démocratique du Congo au Conseil des Nations Unies des Droits de l’Homme. La RDC qui a déposé sa candidature, est soutenue par l’Union Africaine (UA).

Quatre places sont réservées aux africains, en l’occurrence l’Angola, le Sénégal, le Nigeria et la quatrième place, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, par le ministère des Droits humains a présenté sa candidature. Marie-Ange Mushobekwa, ministre des Droits Humains séjourne à New York, au siège des Nations Unies où aura lieu ce lundi 16 octobre 2017, l’élection à la présidence de cette structure des Nations Unies. Mme la ministre mène-t-elle un lobbying auprès de ses pairs africains pour faire passer et soutenir la candidature de la Rdc à ce poste.

Accusée de violation des Droits de l’Homme, la Rdc par sa candidature au Conseil de Droits de l’Homme voudrait laver l’image qui lui colle parfois à tort certains de toutes ces accusations. C’est le sens même de la présence de Marie-Ange Mushobekwa à New York, menée le lobbying en faveur de son pays qui bénéficie de l’appui de l’Union africaine.

Joint par téléphone à partir de New York, la patronne du ministère des Droits Humains « Je suis à New York pendant huit jours pour battre campagne en faveur de la candidature de la République Démocratique du Congo au conseil des Droits de l’Homme. Au regard de tout le travail fait sur terrain, nous avons toutes les chances d’être élue, parce que nous avons commencé à faire le lobbying depuis plusieurs mois auprès des Etats membres des Nations Unies. Notre candidature a évidemment été déposée par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, mais elle a également été endossée par l’Union Africaine. Il y a beaucoup de pays amis qui nous soutiennent, et je peux vous dire que nous avons toutes les chances d’être élue au Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme », a dit Mme la ministre des Droits Humains congolais.

Pour Marie-Ange Mushobekwa, le Gouvernement de la République fait son possible pour redorer la bonne image du pays ternie beaucoup plus pendant ces douze derniers mois, par les terroristes de la milice « Kamwena Nsapu », puis une mauvaise campagne menée par les détracteurs de la République Démocratique du Congo, pour des intérêts politiques et politiciens. « Tous les pays ne sont pas naïfs. Les gens ont des yeux pour voir, ils ont des oreilles pour entendre, et plusieurs pays nous soutiennent, telle la campagne menée par un groupe des ONG », a-t-elle indiqué à partir de New York.

Malgré les mauvaises campagnes menées par les détracteurs de la RDC, ce qui constitue aussi un droit, du fait d’émettre une opinion, un point de vue. Toutefois, la ministre souligne que les pays amis ont écouté les versions de fait du Gouvernement de la Rdc, plutôt de prêter attention, ces pays soutiennent la candidature de la RDC.

Il faut dire que si la RDC est élue au Conseil des Nations Unies des Droits, les défis à relever sont énormes. C’est la raison de sa candidature justement pour se conformer aux principes universels de respect des Droits de l’Homme. D’ailleurs, si le Conseil des Droits de l’Homme a été mis en place, c’est pour promouvoir et protéger les Droits de l’Hommes, c’est-à-dire un défi à relever pour tous les pays, tous les Etats du monde, et même les pays dits civilisés ont des problèmes dans ce domaine. « Au sein du Conseil, nous allons nous battre pour apporter notre petite pierre pour que les choses s’améliorent sur l’ensemble de la planète », a-t-elle souligné.

Pour plus de précision, la Rdc parfois victime des actes posés par certains pays voisins sur son territoire, est indexée comme Etat ne respectant pas les Droits de l’Homme. Cette image qui lui colle à la peau est la conséquence logique de la mise sur pied du Conseil National des Droits de l’Hommes(CNDH) justement pour déplorer, dénoncer ce cas de violation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo.

(Pius Romain Rolland)

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En attendant, un décret interministériel Affaires étrangères –Finances est attendu pour fixer et encadrer les modalités fixant le prix raisonnable du passeport en RDC

 

La problématique des passeports semi-biométrique et biométrique était au cœur de l’échange jeudi 12 octobre au cabinet du Président de l’Assemblée nationale, entre Aggée Aje Matembo Toto et Aubin Minaku, respectivement vice-ministre des Affaires Etrangères et Intégration Régionale, et président de l’Assemblée nationale.

Au menu de leur échange, rapprocher les élus nationaux du centre de capture des passeports biométriques, pour ceux qui détiennent encore les passeports semi-biométriques, dont le délai échoit au 14 janvier 2018, par l’ouverture d’un guichet unique. Donc, le vœu exprimé par les élus du peuple de suspendre et/ou retirer le communiqué y relatif, le Gouvernement s’en tient à la sécurité des congolais face à la montée du terrorisme sur la surface de la terre.

Après leur entretien, Aggée Aje Matembo Toto a indiqué que sa présence auprès du Président de l’Assemblée nationale est consécutive à la dernière question orale avec débat adressée au vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Intégration Régionale en rapport avec le changement de passeport semi-biométrique au biométrique. « Nous avons émis le vœu d’accorder certaines facilités dans l’obtention du passeport biométrique, parce que même les députés en majorité ont ce problème. Ceux qui ont obtenu le passeport semi-biométrique fin 2015 en cours de validité, devraient changer », a-t-il indiqué.

Compte tenu de l’importance que revêt le Parlement congolais, deuxième institution de la République, Aggée Aje Matembo précise qu’il faille rapprocher son ministère auprès des élus souverains du peuple, en vue de les faciliter la tâche dans l’obtention et/ou acquisition d’un nouveau passeport biométrique, en lieu et place de semi-biométrique non lisible à la machine, en rapprochant l’unité de capture à l’Assemblée nationale. « Nous avons apprécié la promptitude du Président de l’Assemblée nationale avec laquelle il a accueilli la nouvelle, il n’a pas hésité un seul instant de nous disponibiliser un local où nous avons déployé notre matériel, notre personnel et je crois bien que d’ici une semaine, les 500 députés nationaux et les 108 sénateurs seront servis du passeport biométrique », a-t-il mentionné. Toutefois, les conjointes et/ou conjoints des députés et leurs enfants il leur sera ouvert des journées spéciales pour acquérir ce document de voyage, pour ceux qui ont droit aux passeports spéciaux, notamment diplomatique ou de service. Quant au passeport biométrique ordinaire, pour ceux qui disposent de semi-biométrique en cours de validité qui comptent acquérir le biométrique, le Gouvernement de la République a pris la mesure d’alléger le portefeuille, en disposant de 100 dollars. « Quant à leur famille, nous allons organiser au niveau du ministère des Affaires étrangères des journées spéciales pour les conjointes de députés nationaux, les conjoints des députées nationales et leurs enfants d’en avoir s’ils n’en ont pas », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Aggée Aje Matembo Toto a éclairé l’opinion parlementaire que le leitmotiv du Gouvernement y relatif est de sécuriser la population congolaise, remettre la République Démocratique du Congo aux normes de standards internationaux. « Il faut dire que la paix est l’apanage de tous les Etats et que ces derniers doivent contribuer au maintien de la paix mondiale. La République Démocratique du Congo doit respecter les recommandations édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale qui veut que les Etats uniformisent leurs documents de voyages lisibles à la machine. Et à ce jour, le seul passeport lisible à la machine est le passeport biométrique qui sécurise le détenteur, qui sécurise le pays visité et qui contribue également à la sécurité internationale face à la montée du terrorisme et des groupes maffieux. C’est la raison que les élus souverains du peuple congolais doivent être sécurisés pour ne pas subir le canular dans les pays visités. Il est temps que les Etats sérieux prennent de décisions responsables pour que les citoyens qui voyagent au travers le monde puissent procurer la paix et non insécuriser les Etats visités, munis de documents fiables qui ne procureront pas confusion », a-t-il dit.

Balayant d’un revers de la main les accusations pécuniaires sur le dos des congolais, Aggée Aje Matembo insiste sur le fait que le Gouvernement congolais n’a pas cette vocation, ni l’Etat congolais n’est pas commerçant. Il ne vise que la sécurité de son peuple détenteur dudit passeport, mais aussi remettre la RDC parmi les Etats normaux. « Nous venons de demander à tous les détenteurs des passeports semi-biométriques ordinaires d’obtenir les passeports biométriques moyennant cents dollars, pour ceux dont leur passeport à cours de validité d’une année à deux ans. Une précision, qu’en relevant l’aspect financier, cela ne dépend pas totalement du ministère des Affaires étrangères, nous devons nous associer avec le ministère des Finances pour produire un Arrêté ministériel fixant et encadrant cette mesure. Tandis que les passeports spéciaux sont accordés de droit à une catégorie des personnes selon le Décret n°09/10 du 30 mars 2009, portant réglementation et octroi des passeports nationaux en République Démocratique du Congo dont, la présidence de la République, les membres du gouvernement, les parlementaires, les hauts magistrats etc. », a-t-il mentionné.

Quant au coût du passeport congolais par rapport aux autres Etats du monde, Aggée Aje Matembo insiste que la comparaison n’est pas raison, du fait que la République Démocratique du Congo ne dispose pas de technologie en cette matière. Elle l’importe d’ailleurs et cela vaut un coût, alors que les Etats qui disposent de cette technologie ont la latitude de l’offrir même gratuitement à leurs ressortissants. Du moins, dans les mois qui viennent, précise le Vice-ministre des Affaires Etrangères, les machines qui fabriquent les passeports congolais de l’entreprise SMLEX seront la propriété de l’Etat congolais. « Nous voulons dire aux Congolais que la génération actuelle des dirigeants congolais investis pour les générations d’avenir, parce que d’ici 2020, les machines de SMLEX reviendront d’office au Gouvernement de la République Démocratique du Congo. C’est à ce stade qu’il y aura des questions sur le prix si l’on maintiendrait à 185$ alors que nous avons nos propres machines ? A ce stade, le prix du passeport (Ndlr 185$) est conforme aux réalités économiques du pays », a-t-il souligné.

Cependant, détenir un passeport n’est pas une obligation en soi. C’est un luxe pour celui qui envisage de voyager. C’est un besoin qu’il faille exprimer, et il y a ceux qui l’expriment et ceux qui ne l’expriment pas, à ne pas confondre avec une carte d’identité, une obligation pour tout citoyen congolais, malgré la RDC n’en dispose pas encore.

Toutefois, le citoyen congolais est un peuple qui ne consomme pas son passeport. En moyenne, moins d’un pourcent des congolais détiennent le passeport, sur l’ensemble de la population de plus de 80 millions des congolais. Au jour d’aujourd’hui, le ministère des Affaires Etrangères et Intégration Régionale ne compte que moins d’un pourcent des congolais détenteurs des passeports, soit 258.000 congolais détenteurs des passeports sur une population de plus de 80 millions. « Donc, la lecture que je fais, ce que les congolais aiment tellement leur pays, la RDC et n’ont pas envie d’aller ailleurs. C’est toute la raison de ce faible taux de détenteurs dudit passeport, par rapport à l’ensemble de la population, et ceux qui voyagent ailleurs c’est pour nous ramener au pays du positif qu’ils acquièrent dans certains domaines. J’ai compris que les congolais à une culture sédentaire », précise-t-il.

Aggée Aje Matembo, d’ailleurs à la tête d’une forte délégation en route pour Addis-Abeba, n’attend pas accorder une minute aux pourfendeurs de la République, qui estiment que la mesure du Gouvernement vise une catégorie des personnes vivant à l’extérieur du pays. Il n’en est pas question, et si tel est le cas, ces personnes dont on évoque sont sorties sur ordre du Gouvernement de la République, et si l’Etat congolais avait l’intention de les nuire, il le ferait lorsqu’elles étaient au pays. « Les personnes dont vous faites allusion sont parties avec le consentement du Gouvernement, et pourquoi les interdire de rentrer. Elles sont parties de leur gré et chacun maitrise les raison de son départ et de son refus de rentrer au pays. Aujourd’hui, l’Etat fait son travail de sécuriser sa population et si elles sont concernées, qu’elles nous disent parce que l’Etat congolais ne vise que les terroristes. Qui se sent morveux se mouche. Est-ce s’ils sont terroristes pour qu’ils se sentent viser? A mon humble avis non !c’est un terroriste qui cache son identité et non une personne normale. Un vrai citoyen du pays ne peut pas craindre avoir son passeport biométrique, d’ailleurs c’est un soulagement pour lui de louer la décision. Il n’y a que le terroriste qui a peur du passeport biométrique qui peut le retracer. Nous estimons que c’est du chantage et de la distraction », mentionne-t-il.

(Pius Romain Rolland)

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La coopération entre la République démocratique du Congo et le Royaume du Maroc ne date pas d’aujourd’hui. En témoignent de nombreux accords de partenariat signés entre les deux pays dans plusieurs secteurs : bancaire, minier, cimentier, commerce, etc. Mais à ce jour, il est difficile de savoir si tous ces investissements profitent réellement aux peuples congolais et marocain, d’autant plus que le suivi n’est pas le point fort de beaucoup de la plupart des pays africains. C’est dans cette perspective que l’Ambassadeur du Maroc en Rd Congo, M. Rachid Agassime voudrait, au cours de son mandat, booster cette coopération, en lançant prochainement la grande commission mixte Rdc-Maroc.

Pour y parvenir, les choses doivent être bien préparées et c’est dans ce sens que des experts congolais s’envoleront vers le Maroc, afin de bien préparer avec leurs homologues marocains. Soulignons aussi que lors du dernier voyage de Léonard She Okitundu, Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et Intégration régionale, des bases solides de cette coopération ont été posées, en attendant bien sûr les travaux de la grande commission mixte. Et dans le but d’apporter du tonus à cette idée que les experts congolais et marocains ont finalisé les négociations relatives à la Convention tenant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’Impôt sur le revenu. Cette convention importante est nécessaire pour encourager les investisseurs de part et d’autre.

Disons que la finalité ici n’est pas de signer les accords, mais de cibler les secteurs clés qui peuvent apporter le développement. Surtout dans un pays comme la Rdc gracieusement bénie par le créateur avec la 2ème forêt du monde après l’Amazonie, les ressources naturelles, les ressources humaines, son sol et son sous-sol, ses eaux, etc. Etant donné que la Rdc fournit des efforts inlassables pour se développer, c’est en ce moment qu’il a besoin de vrais amis pour faire un bond. C’est ici qu’intervient la coopération marocaine, une coopération sincère amenée par un africain, sa Majesté le Roi du Maroc. Pour lui, le vrai développement est celui qui est apporté par un frère, qui ne s’amène pas avec des préjugés et qui ne vous impose pas de conditionnalités.

Le Royaume du Maroc, dans le cadre de sa politique africaine, basée sur le pragmatisme et le partenariat « gagnant-gagnant », ne ménagera aucun effort pour développer les relations avec la RDC à tous les niveaux. Une des priorités Rachid Agassime est de relancer, de concert avec les autorités congolaises, tous les dossiers se rapportant à la coopération entre les deux pays. Voilà pourquoi, le Royaume du Maroc et la RDC ont tous les deux une histoire commune de soutien mutuel, sincère et constant. Ces relations devront impérativement se hisser au niveau escompté : celui des relations stratégiques à tous les niveaux et, en particulier, ceux relatifs aux investissements et échanges commerciaux.

Au-delà du bien-fondé de cette grande commission mixte, soulignons que l’Ambassadeur du Maroc compte organiser une conférence économique en République démocratique du Congo, pour permettre aux opérateurs économiques marocains d’explorer une fois de plus les opportunités qu’offre ce pays majeur en Afrique centrale. A l’occasion, les marocains ne manqueront pas de se dévoiler et d’offrir à leur tour les opportunités de financement. Et ce, parce qu’une connaissance réciproque des opportunités peut permettre tant aux Congolais qu’aux Marocains de prendre la lourde et grave décision d’investir.

Le Maroc ne se présentant pas comme un maître devant son élève, mais comme un frère qui compatit à la situation passagère que traverse la Rd Congo, demeure un exemple en ce qui concerne le suivi des accords de coopération. A titre illustratif, le Maroc a crée un Secrétaire d’Etat, qui se déplace dans plusieurs pays africains pour faire le suivi des projets financés par son pays. Et au niveau du ministère des Affaires étrangères, il existe une cellule qui a pour rôle de faire le suivi des projets. Ici, l’objectif est d’identifier les écueils, mieux les freins qui empêchent à ces projets d’atteindre la maturité dans des pays africains.

Terminons par dire que le Maroc, c’est une régularisation de plus de 2.600 congolais. Ils peuvent s’installer au Maroc, y travailler et mener correctement leur vie. Le Maroc, c’est aussi de nombreuses bourses accordées aux jeunes étudiants congolais, qui peuvent poursuivre leurs études universitaires dans les universités marocaines. Le Maroc, ce sont les investissements visibles en Rd Congo, avec la célèbre compagnie d’aviation Air Maroc. Comme pour dire que la Rdc regorge beaucoup de secteurs dans lesquels le Maroc peut apporter son expertise avec sourire.

(Jean-Marie Nkambua)