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Alors qu’ il fait partie de la délégation officielle qui accompagne Joseph Kabila à New-York pour la traditionnelle assemblée générale de l’ ONU dont les travaux s’ ouvrent le mardi prochain, Barnabé Kikaya, conseiller diplomatique du chef de l’État congolais s’ est vu confier  une autre mission, convaincre Washington  à renoncer aux résolutions des sanctions ciblées en chantier à la chambre des représentants  contre certains dirigeants congolais.

Les militants du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement  seront bel et bien dans les rues de Kinshasa, le  lundi, 19 septembre 2016. Mais contrairement au plan initial, les manifestants en  ne se rendront plus en masse au siège de la Ceni pour y observer un sit-in.

Lors d’ une réunion tenue ce samedi au siège du parti Fonus, Rassemblement et gouverneur de la ville se sont plutôt accordés sur l’ organisation d’ une marche pacifique qui sera sanctionnée par un meeting. D’après l’ accord trouvé entre les organisateurs et l’ hôtel de ville,  la marche devra partir de l’ échangeur de limeté à la 17émè rue pour chuter sur le boulevard triomphal.

Satisfecit pour André Kimbuta qui salue sa politique de proximité. « J’avais promis le jeudi de venir vers les opposants pour la mise au point. Il faut aller vers les administrés. Ils sont tous administrés », déclare le gouverneur de la ville qui se réjouit du consensus qui s’ est dégagé entre les deux parties.

« C’est seulement aujourd’hui que je confirme que je vais prendre acte de la marche du Rassemblement. Nous nous sommes mis d’accord que la marche partira de la place de l’ Echangeur jusqu’au Boulevard Triomphal », explique t-il.

Le compromis trouvé prévoit que les manifestants rempruntent les avenues de la Libération, Kalembelembe et Kasavubu avant de déboucher sur le point de chute. Seule, une petite délégation du rassemblement a été autorisée à se rendre au siège de la Ceni  après la manifestation pour y déposer le mémorandum.

André Kimbuta qui tient à l’ itinéraire convenu place ainsi les organisateurs devant leurs responsabilités. « Il n’ y aura pas de sit-in», insiste le gouv. Le plus important renchérit-il, c’ est « la marche et le meeting qui seront organisés ».

Jean Pierre Kayembe

 

 

Mme Chantal Safou, ministre du Genre, Enfants et Famille, au lancement de la journée du 08 mars 2018

L’humanité célèbre le 8 mars de chaque année, la journée mondiale de la femme. Le ministère du Genre, Enfant et Famille a choisi de commémorer cette journée à la Vallée de la N’Sele sous le thème nationale: « Investir dans la force productrice de la femme rurale, priorité pour la Rdc». Voulant donner le sens de ce thème très évocateur, la ministre Chantal Safou a expliqué que la Rdc veut investir dans la force et les énergies de ces femmes, en faisant une priorité, afin de les aider à améliorer leurs conditions de vie et de travail. C’est dans ce sens, ajoute-t-elle, qu’en cette édition 2018, la célébration de la JIF va connaître deux temps forts.

Dans la matinée du 08 mars, pour rendre hommage aux femmes vivant en milieu rural, le Gouvernement de la République a, au cours des activités sportives, culturelles et économiques, rejoint ces femmes là où certaines d’entre elles vivent, à savoir, la Vallée de la N’Sele. A travers la marche qui a lieu et à laquelle ont participé ces femmes, le Gouvernement a invité tout le monde à maximiser le potentiel retrouvé dans les arts créatifs, le sport et la culture pour autonomiser les femmes et les filles vivant en zone rural, créant ainsi des opportunités économiques et sociales qui renforcent la résilience.

Il a été aussi question de découvrir les merveilles du Parc animalier de la Vallée de la N’Sele, qui regorge en son sein des particularités à découvrir. Dans l’après-midi, explique-ton, a été convié à l’Académie des beaux arts, où s’est ouvert la 6ème édition de la Foire de l’Entreprenariat féminin, autour des filles et femmes courageuses, urbaines qui, par leur activisme, transforment la vie des autres femmes.

La ministre du Genre Chantal Safu Lopusa a dans son mot vanter les mérites de la femme rurale mère nourricière dont l’implication pour la survie des foyers et de la nation n’est plus à démontrer. « L’heure est venue pour qu’ensemble, faisant de l’amélioration de la vie et des conditions de travail des filles et femmes vivant dans le milieu rural, une priorité, nous arrivions à éliminer toutes les formes de violences sexuelles et sexistes, les pratiques néfastes et le mariage des enfants », dit-elle, avant d’ajouter qu’il faut aussi réaliser la santé sexuelle et les droits à la reproduction des filles et des femmes en les aidant à avoir accès à l’éducation, l’information et aux services pour gérer leur propre santé sexuelle et reproductive et exercer leurs droits, y compris les impacts socio-économiques et sanitaires du VIH et du Sida ; réduire les effets néfastes du changement climatique et assurer l’agriculture durable ; investir dans la prévention et la gestion des conflits, la reconstruction après les conflits qui les touchent de plus près et intégrer le genre dans les modèles macroéconomiques en priorisant les filles et les femmes vivant en zone rural.

Tout en remerciant le couple présidentiel pour le parrainage de cette manifestation, Chantal Safou a salué l’implication du ministre des Sports pour la réussite de cette cérémonie en l’honneur de la femme. Une occasion pour elle de plaider également en faveur de la femme rurale auprès des bailleurs pour renforcer sa production.

Olive Lembe donne le go de la marche de 8 kilomètres

Après le mot de bienvenu prononcé par la ministre du Genre, Enfants et Famille, le ministre des Sports Papy Niango a souligné l’importance du sport pour le bien-être. En ce jour où les regards sont tournés vers la femme,  Papy Niango a présenté brièvement le parc de la Vallée de la Nsele, site choisi pour le lancement des activités du moi de mars. Ensuite, la Première dame, marraine de l’événement a donné le ton de la marche aux côtés des différentes couches de la population venues participer à cet événement.

Huit kilomètres à pied ont été franchis et 50 femmes ont reçu des cadeaux divers pour avoir atteint la ligne d’arrivée. Les hommes n’ont pas été oubliés, ils ont aussi été encouragés. Des mots qui se sont succédées de Mme Anna de l’ONU Femme au nom de toutes les Agences des Nations Unies et des partenaires, soulignent que l’heure est à la favorisation de l’accès aux services sociaux de base, à l’eau et aux actions au bénéfice des femmes rurales. Pour Chantal Safou, son gouvernement est déterminé à poser la houe au musée pour améliorer les conditions de production de cette femme rurale pour une meilleure production.

L’une des femmes rurales qui évolue dans le parc de la Vallée de la Nsele a interpellé les consciences sur leur activité qui nécessite leur appuie. Même message du côté de la présidente des femmes maraîchères. Celle-ci a demandé au ministère du Genre, Enfants et Famille d’être le porte-voix de la femme rurale auprès du gouvernement. Ensuite, la première dame a visité le marché des femmes maraichères qui ont exposé leurs produits. Plusieurs artistes ont agrémenté cette journée au parc de la vallée de la Nsele. Il s’agit de Mbilia Belle et Tshala Mwana et du Groupe Zaïko de Nyoka Longo.

Lancement de la 6ème édition de la Foire de l’Entreprenariat féminin

Comme annoncé, dans la soirée de cette journée, la ministre du Genre, enfants et famille a lancé la 6ème édition de la Foire de l’entreprenariat féminin, dans l’enceinte de l’Académie des beaux arts. Et ce, pour mieux concrétiser le thème adopté au niveau national, qui consiste à « Investir dans la force productive de la femme rurale : une priorité pour la Rdc ». Du 08 au 10 mars 2018, le ministère a voulu célébrer ce thème dans le cadre d’une foire, dont l’objectif est de créer un forum permettant de renforcer les capacités de la femme dans les domaines de l’éducation, la santé, la réhabilitation socio-économique, la paix et la reconstruction nationale.

« L’organisation de cette foire constitue un message fort à la prise en compte des femmes dans les politiques économiques de la Rdc. Elles sont en outre plus que déterminées à rendre visible le fruit de leur travail », a indiqué Chantal Safou dans son discours, tout en insistant sur le fait que cette manifestation est une preuve éloquente que la femme congolaise détient au-delà des tâches ménagères, une certaine autonomisation dans la production et la création du pays. C’est dans cette approche de chose que le Gouvernement et les Agences du système des Nations Unies ne ménagent aucun effort pour encourager l’entreprenariat féminin. Ce dernier constitue en effet une alternative pour le développement et la modernité du pays.

De même, cette foire qui sert à exalter la femme, est aussi un espace de vente et d’écoulement des produits commercialisés par des femmes, afin de stimuler la créativité et la productivité de la femme congolaise. C’est dans cette optique que la ministre du Genre, Enfant et Famille promet de renforcer le FONAFEN pour la création du Fonds d’investissement de la femme (FIF), qui évolue sous forme de coopérative, avec un conseil d’administration rassemblant des Ong, particulièrement celles liées ay domaine agricole.

(JMNK)

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Mmes Olive Lembe Kabila et Chantal Safu ont lancé les festivités commémoratives de la journée de la femme/Ph. Cabinet

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale du 08 mars 2018, l’Hôpital général de Kabinda, ex-Centre de Dépistage de la Tuberculose ‘’CDT’’, a organisé hier une séance de sensibilisation à l’Hôtel en Vrac à Matadi Kibala.

Au menu du jour révélé par la modératrice, Mme Micheline Ndaya : le mot de circonstance de Mme chef du personnel Rebecca, les témoignages de trois mamans qui ont parlé de leurs apports respectifs dans leur service, l’historique du mois de la femme par trois représentants de la Division Urbaine du genre, famille et enfant et enfin, la réjouissance populaire où Maman Ntumba Vido a excellé dans le service.

Condensé des interventions

Mme Rebecca a révélé que le mois de mars 2018 marque la célébration de la 41è journée mondiale de la femme. Et d’ajouter que le thème retenu mondialement est : « L’heure est venue, les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes ». Quant au thème national : « Investir dans la force productive de la femme rurale priorité de la RDC » et enfin, le thème provincial : « L’apport de la femme rurale et urbaine : valeur ajoutée dans le développement durable ».

Elle a remercié le couple Ngoto qui a offert le cadre. De même, ses pensées et reconnaissance vont aussi à l’endroit des femmes rurales et urbaines de la ville province de Kinshasa. Cette journée pour elle, reflète le rôle capital joué par les femmes dans le développement.

Et Mme Rebecca de faire remarquer que l’inégalité de genres et l’accès limité aux crédits, aux soins de santé, à l’éducation constituent autant des défis pour les femmes rurales et urbaines. La crise alimentaire, économique mondiale et le changement climatique n’ont fait qu’aggraver la situation (allusion faite ici aux cris des personnes souffrants et mourants de faim).

En RDC, la tradition impose aux femmes de manger en dernier ressort lorsque les hommes ont mangé. Et pourtant, les femmes contribuent généreusement à l’économie et elles représentent une importante proportion de la main d’œuvre agricole au niveau national.

Et de conclure que si on donne aux femmes les mêmes ressources, elles pourront faire bien plus. Elle pense que l’autonomisation de la femme rurale est cruciale, si on ne veut pas mettre un terme à la faim et à la pauvreté. « En refusant d’accorder aux femmes des droits et des opportunités, nous privons leurs enfants et leurs sociétés respectifs, un avenir meilleur. Il est temps de se mobiliser pour l’autonomisation de vecteur du bien être de l’humanité », a-t-elle insisté.

Dans son témoignage, la pharmacienne Mombata révéla qu’à son arrivée à l’hôpital, la pharmacie n’avait pas de documents, pas de médicaments. Elle a recommencé le tout à zéro. Aujourd’hui, la conservation des médicaments est bonne. L’effort est fourni  pour l’approvisionnement en médicaments. Elle a exhorté les femmes contre les anti-valeurs.

Le médecin dentiste Jolie Kapinga a révélé qu’elle a pu initier l’organisation du service d’enregistrement des malades et la propreté dans le service. Elle encourage chaque femme à faire correctement son travail.

Mama Kiwa Clémentine du service Tuberculose, 1èrefemme dans ce service, a révélé qu’elle a été nommée parce qu’elle a montré de quoi elle était capable.

Tour à tour, le Dr Patrick Tshikangala, Julien Tshibuabua et Bubala Trésor ont interpellé les mamans présentes sur le volet violence sexuelle, réinsertion sociale et juridique. Le genre est différent de sexe. Le sexe est inné, mais le genre se base sur la compétence. Et ils ont invité les femmes à dire qu’elles sont capables de faire quelque chose.

(Antoine Bolia)

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Le procureur de la CPI, Mme Fatou Bensouda

Contrairement à une folle rumeur qui a circulé ce jeudi, Jean-Pierre Bemba, comme MM. Kilolo et Mangenda, n’est acquitté que pour une des charges qui étaient reconnues à son encontre concernant la production d’éléments de preuve faux en connaissance de cause. Mais pour les autres charges, la Chambre d’appel de la CPI a rejeté tous les appels interjetés par les cinq accusés congolais. Par conséquent, le verdict de culpabilité est maintenu dans cette affaire. Et suite aux erreurs commises par la Chambre de première instance VII concernant l’évaluation de la gravité des atteintes, la Chambre d’appel a annulé les peines prononcées à l’encontre de MM. Bemba, Mangenda et Kilolo, et a renvoyé cette question à la Chambre de première instance pour qu’elle prenne une nouvelle décision.

 

La Chambre d’appel de la CPI, Cour pénale internationale, a rendu ce jeudi 08 mars 2018, ses jugements en appel concernant le verdict et la peine de l’affaire relative aux atteintes à l’administration de la Justice, dans l’affaire Le procureur C. Jean-Pierre Bemba Gombo et alliés (Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido). Une conférence de presse a été organisée à Kinshasa quant à ce.

L’on se souviendra que le 19 octobre 2016, la Chambre de première instance VII de la CPI avait déclaré ces accusés (tous de nationalité congolaise) coupables de plusieurs atteintes à l’administration de la justice. Ces atteintes concernaient la subornation des témoins et la sollicitation de faux témoignages de témoins de la défense dans une autre affaire portée devant la CPI, la principale affaire Le procureur C. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Et tous les cinq accusés avaient fait appel du jugement à la suite de leurs condamnations. Tandis que le procureur ainsi que MM. Jean-Pierre Bemba, Fidèle Babala et Narcisse Arido ont également fait appel de la peine.  Et ce jeudi dans ses jugements, par rapport au verdict de culpabilité, la Chambre d’appel a rejeté tous les appels qui avaient été interjetés par les cinq accusés. Nonobstant le fait que, elle a acquitté MM. Bemba, Kilolo et Mangenda, d’une des charges qui étaient reconnues à leur encontre. Notamment, la production d’éléments de preuve faux en connaissance de cause. Mais pour les autres charges, tous les cinq accusés, leurs appels contre le verdict de culpabilité ont été rejetés par la Chambre d’appel de la CPI.

Des peines contre MM. Bemba, Mangenda et Kilolo annulées

Et concernant les peines prononcées par la Chambre de première instance VII, MM. Bemba, Babala et Arido ainsi que le procureur avaient également interjeté appel. Et la Chambre d’appel a rejeté tous leurs appels relatifs aux peines qui ont été prononcées contre eux. Donc, MM. Bemba, Babala et Arido avaient également interjeté appel contre les peines qui ont été prononcées contre eux. Et la Chambre d’appel a donc rejeté leurs appels. Les peines infligées à MM. Babala et Arido sont désormais définitives.

Il faut rappeler que MM. Babala et Arido ont été condamnés à des peines d’emprisonnement. Mais comme le système de la CPI veut qu’une fois la personne est reconnue coupable, qu’on puisse soustraire la période qu’elle a passé en détention, lorsque les juges ont eu à faire cette soustraction, ils en ont considéré que MM. Babala et Arido avaient purgé leurs peines. Mais, étant donné qu’ils avaient interjeté appel contre les peines qui avaient été prononcées contre eux, la Chambre d’appel a rejeté ces appels. Ainsi, pour MM. Babala et Arido, les peines sont désormais définitives.

Le procureur avait fait appel des peines prononcées à l’encontre de MM. Bemba, Kilolo et Mangenda. La Chambre d’appel a accordé l’appel du procureur estimant que la Chambre de première instance avait commis plusieurs erreurs concernant l’évaluation de la gravité des atteintes. La Chambre d’appel a estimé que la Chambre de première instance n’avait pas le pouvoir d’imposer des peines avec sursis, comme elle l’avait fait concernant MM. Mangenda et Kilolo.

Rappelons que MM. Mangenda et Kilolo avaient été condamnés des peines d’emprisonnement avec sursis. La Chambre d’appel a donc annulé les peines prononcées à l’encontre de MM. Bemba, Mangenda et Kilolo, et a renvoyé cette question des peines contre ces trois accusés à la Chambre de première instance pour qu’elle prenne une nouvelle décision.

« Le dossier JP Bemba devant la CPI n’est pas clos, dans la mesure où dans l’affaire principale il est en appel. Nous n’avons pas encore l’arrêt de la Chambre d’appel. Donc nous attendons encore cet arrêt. Et même la seconde affaire, étant donné que les juges ont annulé les peines qui ont été prononcées contre lui et contre Aimé Kilolo et Mangenda, nous attendons maintenant les nouvelles décisions sur les peines qui seront prononcées par la Chambre de première instance », a indiqué Patrick Tshibuyi de l’Unité de sensibilisation du bureau de la CPI en Rdc, dans ses réponses aux journalistes.

En répondant à une question lui posée, il a par la même occasion précisé qu’il n’y a jamais eu d’acharnement dans le système judiciaire de la CPI, comme certaines personnes pouvaient le croire pour l’affaire Bemba. Ce n’est que la procédure devant la CPI, où toutes les décisions sont motivées, a expliqué Patrick Tshibuyi. Et conformément au Statut de Rome, les décisions judiciaires devant la CPI sont définitives, a-t-il rassuré.

Toutefois, poursuit-il, la CPI reste transparente et ouverte pour donner des explications par rapport à son travail. « La CPI est une institution strictement judiciaire. Et elle n’a aucune raison de politiser les affaires portées devant la Cour  », a démontré M. Tshibuyi.

(Lepetit Baende)

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La Fondation Clément Kitengye Kisaka présente ses vœux les meilleurs à toutes les mamans de la République démocratique du Congo, à l’occasion de la Journée des Mamans ou de Dames. Pour Maître Clément Kitengye Kisaka, en RDC, il y a lieu de muer ledit concept en Journée des Mamans ou des Dames, plutôt que de “Journée de la femme».

Son souci premier dans cette nouvelle dénomination est de conférer à cet Être humain, sexe opposé de l’homme, le respect et la dignité à son genre. A cet effet, il rappelle à chacun de nous de ne point perdre son identité. A l’en croire, l’Occident ne doit pas imposer ses valeurs, aux Africains que nous sommes, en général, et,  aux Congolais, en particulier. Dans ce sens, il est d’avis qu’un effort doit sans cesse être fourni à tous les niveaux pour la revalorisation de notre culture.

En fait, nous devons être fiers de nos valeurs. La Maman congolaise se doit d’honorer son identité et nous, hommes, nous devons tous y contribuer d’une façon ou d’une autre. Par ailleurs, le Président de la Fondation CKK a profité de l’occasion pour  annoncer que comme les années précédentes, du 15 au 31 mars prochain, son association continuera l’œuvre combien louable qu’elle s’est assignée, à savoir rendre hommage à deux de nos grandes héroïnes : Kimpa Vita et Anuarite Nengapeta. Le programme détaillé vous sera communiqué dans les colonnes de nos prochaines éditions.

(JMNK)

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L’ancien patron de « Les Grands Maquisards », à cheval entre fin décennie soixante et début décennie soixante-dix, recruté plus tard dans le Tout Puissant OK Jazz de feu le Grand maître Franco Luambo Makiadi, Daniel Ntesa Nzitani dit Dalients, a été l’auteur de « Muzi », dans la première moitié de la décennie quatre-vingt (1983). A l’instar de feu son cousin Kiese Diambu (un équipier de l’Afrisa international de feu Pascal Tabu  dit Tabu Ley), Dalients a été un ténor de grande classe, prolixe en termes des compositions et fort entreprenant. Dans « Les Grands Maquisards », il a convaincu le grand public avec plus d’un titre de grande facture, dont notamment Jéria, Kelia, Maria Mboka…

Chanteur de charme et faisant l’éloge de l’amour dans ses tubes, Daniel Ntesa Nzitani savait rassurer les jeunes fans et remonter les nostalgiques.  Aussi n’a-t-il pas manqué d’adeptes dans son genre : Kiambukuta Josky, Wuta Mayi, Matolu Daudet Papy Tex, Kofi Olomide, JB Mpiana, Nkumu  Manda Chante, etc. Il nous revient qu’il y a peu, ce dernier a immortalisé  le chanteur Ntesa  Dalients  du Tout  Puissant  O.K Jazz  et les  Grands maquisards  à travers un concert fort réussi : « Manda Chante (chante) Ntesa  Dalients ».

Dans « Muzi » dont le texte suit et qui avait été primée en son temps dans le palmarès de meilleures réalisations artistiques, l’auteur exprime sa passion pour la personne aimée. « Mwan’ango kitoko atonda boboto e » (traduire : celle-là est belle et remplie de tendresse). Et cela le pousse à se prononcer en faveur d’une cohabitation maritale. «Je ne suis pas le premier à m’affirmer polygame », parie l’auteur, pour gagner son amour.

Texte de la chanson

Ngai nabeli nabeli bolingoo mama, ngai nalangwe mama o lamulu e ngai nalapaki nday i o, mokolo tozwanaki, nakozwa lisusu te ba crise ya l’amour, na prêter serment epayi ya maman. Bolingo nazwi ye nde mobesu, mwan’ango kitoko a tonda boboto e, ngai nalula lisusu nani o maman, Masamba ngai lelo nasumuki, likolo ya Muzi Mwana ngoo nalinga, tala na bomwana a tobelaki mayanzi na misapi ya Makolo, leleo liyanzi ekoti ngai na motema ee, Muzi mama a tuna oyo babela mayanzi, bayebisa yo ndenge esalaka mokusa e, Muzi, ngai na boyi mbeli ya monganga e, liyanzi na motema esengi Muzi olongola mama a.

Muzi e, na kolemba yo te mama, o Muzi e mama

Muzi e, ata nabala mama, o Muzi e Mama

O Muzi o Muzi Muzi mama, Muzi e mama talanga na misu ya l’amour, O Muzi e mama nga na boyi mbeli ya dokotolo,  y’okobanga nini, y’okobanga nini yo Muzi, ngai te moto’a liboso, nalingi bato mibale Muzi, tuna mam na yo Muzi a kopesa nga raison, Muzi mama, O Muzi o Muzi Muzi maman

Traduction

Je suis malade d’amour, maman, ivre d’amour.  Pourtant,  j’avais juré, dès le premier jour, de ne plus jamais connaître de crise d’amour. J’ai pour cela prêté serment auprès de ma tendre mère. Mon amour, je l’ai acquis nouvellement. De quelle autre femme tomberais-je amoureux ? Puisque celle-là est belle et remplie de tendresse. Masamba, si je suis à ce jour tombé dans le péché,  eh bien, c’est à cause de Muzi, celle que j’aime tant. Enfants, nous avions souffert des chics (entendez : insecte épidémique saisonnière en zone tropicale, attaquant généralement des enfants au bout des orteils).

A ce jour, je souffre des chics, non pas au bout des orteils, mais dans mon cœur.  Muzi maman, demande à quiconque a souffert des chics dans son enfance, il te dira comment cela chatouille donc. Quant à moi, Muzi, je récuse le bistouri (d’un chirurgien). Car les chics dont je souffre dans mon cœur exige ta présence à toi, Muzi maman a.

Refrain : Muzi e, jamais je ne prendrai distance de toi, o Muzi e maman, Muzi e, quand bien même je serais marié. o Muzi e maman.

O Muzi o Muzi Muzi maman, Muzi e maman regarde-moi avec des yeux d’amour, O Muzi e maman, puisque moi je récuse  le bistouri du chirurgien, Muzi e, souris-moi, Muzi. Que crains-tu, que crains-tu Muzi, je ne suis pas le premier à m’affirmer polygame. Pose la question à ta mère, elle me donnera raison à ce sujet. O Muzi o Muzi Muzi maman.

(Payne)

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Devant le Conseil de Sécurité présidé ce mercredi 7 mars après-midi au siège de l’ONU a New York, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères et de l’Intégration régionale, Léonard She Okitundu a donné la position de son gouvernement et transmis aux membres permanents et non permanents du Conseil les éléments techniques devant être pris en compte dans la Résolution du 27 mars prochain portant prorogation du mandat de la Monusco pour une année, indique une dépêche du ministère.

Après avoir brossé de manière ensemblière et précise la situation politique, sécuritaire, humanitaire, ainsi que le processus électoral dans son pays, Léonard She Okitundu a clairement déclaré que cette reconduction du mandat de la Monusco devra être l’avant-dernière ; en clair, Kinshasa invite déjà son partenaire à penser  au retrait de sa mission en RDC.

Mais puis qu’il s’agit du renouvellement du mandat, le chef de la diplomatie congolaise insiste sur ce qu’il appelle “Redimensionnement qualitatif” de la Monusco, qui prend en compte la réduction des effectifs et l’appui en équipements appropriés afin de faire face aux méthodes asymétriques des groupes armés qui attaquent non seulement les populations dans l’Est du pays, mais aussi les forces loyalistes et celle de l’ONU.  Pour She Okitundu, dans le nouveau mandat de la Monusco, la protection civile doit absolument intégrer l’éradication des groupes armés.

L’intervention du VPM She Okitundu a été précédée par une dizaine d’interventions des ambassadeurs des Pays membres permanents et non permanents du Conseil de Sécurité, notamment la France qui a réitéré son engagement résolu à accompagner la RDC dans son processus électoral ; l’Ethiopie la Bolivie, le Royaume-Uni, la Suède, le Pérou, les USA, la Russie, la Guinée Équatoriale, la Côte-d’Ivoire, le Koweït, la Pologne, les Pays-Bas et autres.

Leurs interventions consécutives au Rapport de la Monusco présenté en introduction par son chef Leila Zerrougui, ont souligné le rôle “essentiel” de la plus importante mission de l’ONU au monde, surtout à ce stade du processus électoral dont les progrès ont été mis en évidence, notamment la fin des opérations d’enrôlement des électeurs, la publication du calendrier des élections et le vote des lois essentielles.

Ils ont presque tous appelé toutes les parties à la retenue et l’opposition politique à s’impliquer effectivement dans le processus électoral.  Concernant la décrispation du climat politique, ils plaident pour la mise en œuvre de toutes les mesures convenues dans l’Accord de la Saint-Sylvestre afin de préparer des élections dans un environnement politique apaisé. « La décrispation doit concerner tous les acteurs tant de la Majorité, de l’Opposition que de la Société civile dont l’Eglise catholique ainsi que les partenaires internationaux qui doivent poser des actes dans le sens souhaité, celui d’accompagner constructivement d’une manière paisible le processus politique qui doit mener aux élections ».

(JMNK)