Festivités de Noël et de nouvel an: Des boucheries de Kinshasa observent des invendus

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Dans la ville de Kinshasa, des vendeurs de vivres déplorent un manque d’affluence de clients dans leurs boucheries.  Ce témoignage est identique sur l’avenue Kasa-Vubu, au marché central ‘’zando’’, à l’abattoir de Masina et dans le parage de la place des artistes (ex Victoire). En ces différents endroits, en effet, des vendeurs expriment leurs doléances en des termes concordants : ‘’ depuis la semaine qui a précédé la fête de Noël, nous avons constaté que la clientèle ne répond pas comme attendue. Pour la semaine de la fin du mois qui est aussi celle du nouvel an, nous redoutons que la tendance se maintienne ainsi au bas de l’échelle. Nous observons une baisse assez importante de la clientèle, contrairement à l’engouement observé l’année dernière, au cours de la même période’’.

Comme le malheur ne vient jamais seul, les vendeurs de la viande fraîche paient, eux, le plus lourd tribut relativement à la baisse la clientèle. Car la viande non vendue  doit être conservée dans des conditions maximales, en vue de prévenir la décomposition. La  situation, hélas, se complique en cas de délestage (privation temporaire de fourniture électrique), confie une source. Il est des lieux  où des vendeurs ambulants se sont illustrés dans la vente, posant du fait même la question des contraintes de l’hygiène alimentaire. Certaines personnes se sont cotisées pour acheter de la viande en quantité voulue et se la partager paré la suite. Une source  explique : ‘’dans des boucheries, la viande coûte chère.  La population moyenne n’a pas le moyen de faire face au coût exigé pour un voire plus d’un kilo de viande. Une ménagère témoigne : le kilo de la viande de la vache coûte 12000 francs congolais. Et un peu moins le prix de la viande de la chèvre pour la même quantité à la boucherie ou l’abattoir de Masina. Pour nourrir la famille, il faut un choix judicieux. Un style et un repas commode suffit pout partager et fêter le Noël et le nouvel an. C’est pour cela que des familles achètent de plus du poisson, du poulet et des cuisses etc.  Car le prix est quand même à la leur portée, accessible à la modeste bourse.

Quand le prix s’impose au marché, la nécessité oblige

La dépendance ‘’ prix-choix ‘’, est une des approches de l’économie élémentaire. En certains endroits de la ville de Kinshasa, la population choisit des vivres au prix bas, pour s’éviter de grandes dépenses. Par exemple, le prix du poulet varie entre 4000 à 4500 franc congolais dans différents marchés. Le poisson est à un prix raisonnable. Car pour un kilo, un ménage dépense moins de 3000 franc congolais. Comme c’est la fête, le partage sera plus que d’habitude, l’expression de la solidarité.

En somme, beaucoup préfèrent acheter la viande de vache, de chèvre et celle de porc dans des boucheries. Ces lieux bénéficiant de la présomption positive d’observer l’hygiène en la matière.

 Nzuzi Richard

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