Fayulu n’a plus d’immunité parlementaire…

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 «Touch’plus à mon prezo » !  Tel est le message délibérément envoyé par Martin Fayulu le lundi 6 mai dernier à «62 % du peuple» congolais l’ayant élu le 30 décembre 2018. À Kinshasa, la mobilisation n’a pourtant pas atteint dix milliers d’électeurs. A l’intérieur, c’est seulement à Kikwit (fief naturel de MaFa) qu’il a été observé une mobilisation un peu réussie.

A Beni, à Butembo et à Lubumbashi, villes où l’ex-candidat Lamuka a fait un tabac pendant la campagne électorale, la mobilisation a été quasiment nulle. Pour l’heure, admettons-le sans nous gêner : Martin Fayulu l’a emporté sur le Procureur général près la Cour de cassation (à l’origine de l’invitation ou de la convocation) et sur la Pnc, obligée de battre en retraite en renvoyant à une date ultérieure la visite prévue. La frange «occidentale» de Lamuka, animée par Adolphe Muzito et Fidèle Bahala (tous les deux ressortissants du Grand Bandundu), peut s’en réjouir. Et même s’enorgueillir.

Seulement voilà : toutes les infractions pour un acteur politique ne sont pas que politiques. Une dette non-payée à terme, une menace proférée à l’endroit d’un policier dans l’exercice de ses fonctions, un harcèlement (pas nécessairement sexuel), un repas de restaurant susceptible de rendre malade un client, un accident de route dont on est responsable, bref la commission d’une infraction relevant du droit commun peut ramener MaFa devant l’organe de loi.

Et, malheureusement, pour avoir renoncé à son mandat de député national, Fayulu ne bénéficie d’aucune immunité parlementaire. En plus, aucune loi, aucun règlement ne garantit pour faits du droit commun l’immunité à un ex-candidat Président de la République, fut-il élu mais non investi ! Partant, Martin Fayulu vient de se mettre dans des conditions difficiles.

A moins de mener pendant les 5 ans du mandat de Félix Tshisekedi une vie sainte et saine ne l’exposant à aucun “péché”, il va devoir désormais surveiller lui-même ses faits et gestes, sachant par avance que la vengeance est un plat qui se mange froid.

A l’instar de la Magistrature, la Police a tout d’un animal blessé dans son orgueil propre. Et partout au monde, en Occident comme en Orient, l’Appareil judiciaire et l’Appareil sécuritaire – dont la Police – ont le même modus operandi fondé sur la solidarité face à un récalcitrant qui leur donne du fil à retordre. D’où la question de savoir ce que représente aujourd’hui Martin Fayulu en dehors du fait d’être lui-même ! Réponse : R-I-E-N ! Oui, absolument R-I-E-N…

Omer Nsongo die Lema/Cp

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