En l’absence de l’affichage des résultats de vote « La Symocel n’a pas d’informations pour juger de l’intégrité des résultats des élections du 30 décembre 2018 »

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Le Bishop Abraham Djamba, Coordonnateur national et chef de la Mission d’observation électorale de la Synergie des Mission d’observation citoyenne  des élections (MO Symocel), a présenté, le jeudi dernier, le rapport final d’observation des élections directes et indirectes de 2018 et 2019. C’était dans un hôtel de la place, en présence des Ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques, partenaires et autres invités de marque. 

Le rapport continent six parties essentielles dont, les contextes politique et organisationnels, contenant l’environnement politique, le cadre juridique et l’organe de gestion des élections (I) ; les opérations pré-électorales, contenant l’inscription et l’enrôlement des électeurs, la machine à voter, la réception et le traitement des candidatures, la campagne électorale, le caractère inclusif du processus électoral, le rôle des médias et celui de la société civile (II) ; les opérations électorales portant sur les scrutins du 30 décembre 2018, contenant l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement du vote, la clôture et le dépouillement du vote, le fonctionnement de la MAV, les témoins et les observateurs ainsi que les incidents critiques (III) ;  les résultats des scrutins du 30 décembre 2018, contenant la compilation et le traitement des résultats, l’annonce des résultats provisoires, le contentieux des résultats et l’annonce de résultats définitifs (IV) ; les élections législatives et provinciales de Beni ville, Beni territoire, Butembo et Yumbi et les élections indirectes des sénateurs et des gouverneurs (V) et enfin, la conclusion générale et les recommandations (VI).

Avant de décliner les recommandations, le Bishop Abraham Djamba a indiqué que le processus électoral est jugé démocratique et crédible lorsqu’il garantit l’intégrité du vote reflétant la libre expression des électeurs. Il poursuit en disant que ce processus électoral a connu des aspects positifs bien que d’autres rendent nécessaires des efforts d’amélioration, le processus ayant été entaché de plusieurs irrégularités et d’allégations de fraude, pour les scrutins indirects.

S’agissant des aspects positifs, il y a lieu de citer l’organisation effective des scrutins, globalement dans le calme ; la liberté laissée globalement aux candidats pour battre campagne ; la forte mobilisation des citoyens pendant tout le processus électoral, etc.  Quant aux aspects à améliorer, il conviendrait de retenir : la nécessité de la recherche du consensus autour du processus électoral et de l’utilisation de la machine à voter ; l’empêchement de battre campagne électorale au candidat de l’Opposition présidentielle dans trois villes ; l’amélioration de la qualité de la formation des agents des BVD ; le respect des procédures en ce qui concerne la compilation et la transmission des résultats, ainsi que leur publication, le traitement des contestations électorales, …

A titre illustratif, la MOE Symocel ne dispose pas à ce jour, des informations lui permettant de juger de l’intégrité des résultats des élections du 30 décembre 2018, en l’absence de l’affichage des résultats ventilés par bureau de vote. « Par ailleurs, la MO Symocel a constaté l’inadéquation entre la présidentielle, gagnée largement par l’opposition et les législatives nationales et provinciales, largement en faveur de la majorité, ce qui remet à jour le déséquilibre de forces entre compétiteurs observé dans les réformes électorales, et surtout la problématique des frais prohibitifs de dépôt de candidature et du financement des activités des partis politiques, mécanisme pouvant garantir aux compétiteurs l’égalité des chances », indique le communiqué, qui ajoute que les scrutins indirects ont été entachés de graves irrégularités. L’ampleur des allégations de corruption et la violation du secret de vote ont vicié le vote de la plupart des grands électeurs, notamment dans l’élection des sénateurs et des gouverneurs.

Ainsi, des recommandations ont été formulées pour notamment évaluer les réformes électorales intervenues entre 2015 et 2017 notamment le seuil légal de représentativité et les taux des frais de dépôt de candidature, de sorte à en tirer les conclusions adéquates ; clarifier les dispositions de la loi électorale et de ses mesures d’application relatives aux procédures de gestion et de traitement des résultats et la prise de mesures contraignantes pour leur publication ; restructurer la CENI en vue de l’amélioration de son organisation et son fonctionnement, prenant e compte les évolutions et leçons tirées des processus électoraux passés et en cours, etc.

JMNK

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