En dépit des perspectives baissières et cette révision à la baisse du taux de croissance: La BCC pense qu’il y a des raisons de croire à une stabilité et à une reprise de l’activité économique

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Malgré les perspectives baissières et cette révision à la baisse du  taux de croissance, la Banque centrale du Congo (BCC) pense qu’il  y a des raisons de croire à une stabilité et à une reprise de l’activité économique. Même s’il y a une sorte d’attentisme des agents économique, la mise en place du nouveau gouvernement va apporter un coup d’accélérateur à toutes les activités et l’effet sera beaucoup plus positif. Toujours au niveau de la BCC, certaines dispositions de la réglementation de change seront modifiées, pour pousser la dédollarisation de notre économique (90% des dépôts bancaires sont en dollars contre 10% en Francs congolais).

M. Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) a présidé, le mardi 26 mars dernier, la réunion de la Troïka Stratégique. AU cours de cette réunion, il ressort que les perspectives de croissance de l’économie mondiale pour 2019 vont fléchir et se situeraient à 3,3% selon les prévisions de l’OCDE. Le FMI pour sa part, est un peu plus optimiste avec une prévision de 3,5%. Dans tous les cas, croit-il, c’est une baisse par rapport à 2018 qui a été de 3,7%. Pour lui, cette baisse de l’activité mondiale tient à plusieurs facteurs de risques baissiers, le plus marquant, ce sont des tensions commerciales croissantes  entre les USA et la Chine qui ont conduit à la hausse des droits  de douane. Ce qui conduit au renchérissement des prix sur le marché international. Avec comme conséquence, l’érosion de la confiance et la baisse de la demande internationale.

Un autre facteur, c’est le surendettement des pays avancés, qui a augmenté de 50% par rapport à 2018. Cette vulnérabilité a des conséquences négatives sur l’activité économique. Cet endettement est beaucoup plus risqué pour l’économie réelle. Lorsqu’on évoque la baisse de la demande internationale, la baisse des cours des produits continue à baisser. Et ce, avec comme conséquence, la baisse des recettes d’exportation.

Cette baisse de la croissance ne devra pas nous inquiéter, tempère parce que la stabilité du cadre macroéconomique va se maintenir et même être renforcée en raison des initiatives qui sont en train d’être prise pour soutenir l’initiative économique, dans le sens de la stabilisation, de la réduction du déficit et du maintien de la stabilité économique. Il y a également des mesures de soutien à l’activité économique, comme le programme d’urgence initié par le Président de la République, Félix Tshisekedi qui contient des axes comme les infrastructures routières, l’énergie, la santé, l’éducation, donc les investissements publics sont en train d’être réalisés et cela est perceptible au niveau des infrastructures routières.

Et de poursuivre que le financement va se poursuivre et cette initiative va soutenir l’activité économique. Et c’est important de voir le gouvernement affecter une portion aux investissements publics. C’est une initiative  qui va permettre d’atteindre la performance économique pour tout pays qui s’engage sur le chemin de l’émergence économique. Il y a également d’autres initiatives comme  le financement de l’agriculture, dans le cadre du projet volontariste agricole (65 millions de dollars Us) mis en œuvre depuis le début du second semestre 2018.  Nous saluons l’initiative de la présidence à vouloir étendre ce projet. En plus de donner du travail, c’est la production locale qui va être relancée.

Des projets pour 2019

Malgré les perspectives baissières et cette révision à la baisse de notre  taux de croissance, il y a des raisons de croire à une stabilité et à une reprise de l’activité économique. Il y a une sorte d’attentisme des agents économique et la mise en place du nouveau gouvernement va apporter un coup d’accélérateur à toutes les activités et l’effet sera beaucoup plus positif. En termes de stabilité des prix, les prix sont stables. Sur le marché des changes, il y a même une appréciation au marché officiel. C’est un pacte que nous avons scellé avec le gouvernement pour parler de la stabilité, soit une donnée pour les investisseurs et les agents économiques.

La BCC prévoit d’adapter le cadre opérationnel, sa politique monétaire à l’environnement économique stable. « Nous allons modifier certaines dispositions de notre réglementation de change, pour pousser la dédollarisation de notre économique (90% des dépôts bancaires sont en dollars contre 10% en Francs congolais). Nous allons imposer la limitation à 10.000 dollars pour les montants en espère à retirer dans les banques. Un agent économique privé, public, étranger, diplomate, devra respecter cette réglementation, parce que notre objectif, c’est de réduire la circulation fiduciaire en monnaie étrangère. Et nous allons prendre des mesures incitatives en adaptant notre système de paiement. Cela va se faire en corolaire avec la mise en œuvre de la nouvelle règlementation prudentielle au niveau des établissements de crédit », dit-il, avant de préciser que c’est cette  année que nous comptons mettre en circulation la carte bancaire, au second semestre.

 La même carte sera multidevises. Notre objectif, insiste-t-il, c’est d’assurer la stabilité du niveau général des prix. Avec cette stabilité dans la durée que nous devons maintenir à la faveur de notre pacte de stabilité avec le gouvernement, demain, les agents économiques seront indifférents de conserver leurs avoirs en Francs congolais ou en dollars et que plus tard, qu’ils les conservent en monnaie nationale.

JMNK

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