CPI-Bemba: la longue attente avant l’étape de Bruxelles

Encore quelques jours de patience dans l’impatience pour sa famille et ses partisans Bruxellois qui ne le verront probablement pas avant la fin de la semaine. En liberté conditionnelle depuis mardi, Jean Pierre Bemba a passé une troisième nuit dans un complexe hôtelier de la Haye, loin de sa luxueuse résidence de Rhode-Saint-Genèse, paisible petite commune belge située à la périphérie sud de Bruxelles.  Les tractations ont été longues entre la Haye et les autorités belges qui ont fini par accepter d’accueillir l’un de ses célèbres résidents, à peine sorti de prison.

« Les autorités belges ont répondu favorablement à la demande de la Cour pénale internationale de permettre le séjour de monsieur Bemba en Belgique« , a déclaré hier soir, le patron de la diplomatie berge dans un communiqué dont notre site s’est procuré copie.

Mais le feu vert seul ne suffit pour l’ancien prisonnier de retrouver femme et enfants, après 10 ans d’un procès fleuve. Reste une longue procédure administrative à suivre. ‘’la décision a été transmise à la cour et les démarches pratiques seront entreprises à cet effet dans les jours à venir’’, confie t-on au ministère belge des affaires étrangères, comme pour dire que M.Bemba sous protection de la police Néerlandaise a encore quelques jours près de la prison Scheveningen, là même où l’ancien chef milicien a passé une décennie en détention. Selon une source diplomatique, Jean Pierre Bemba, qui a souhaité se rendre en Belgique  »a sollicité un visa du type C ou court séjour », avec la possibilité de passer au moins 90 jours dans la capitale fédérale.

Pour rappel, l’ancien vice – président, arrêté en 2008 et condamné huit ans plus tard pour crimes de guerre et crimes pour l’humanité, a été acquitté vendredi dernier dans l’affaire principale avant d’être remis en liberté provisoire quatre jours après dans l’affaire auxiliaire dite d’entraves à l’administration de la justice, dans laquelle, le leader du MLC, 55 ans, avait été condamné l’an passé en première instance à douze mois de prison et au paiement d’une bagatelle somme de 300.000 euros.

 

Jean Pierre Kayembe

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