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La Rédaction

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C’est depuis plusieurs semaines que les Congolais sont en attente du nouveau Premier ministre, qui aura pour tâche de réaliser le programme du Gouvernement.  Est-ce le bout du tunnel ?, se demandent certains.  Sinon, à en croire le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema Yamba Yamba, Félix Tshisekedi a déjà son Premier Ministre. Il l’a dit au cours d’un déjeuner avec les ambassadeurs de l’Union européenne et du Canada, samedi dernier à la Cité de l’Union africaine.

 « Aux ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne, le Président de la République a lancé : « Nous avons la fumée blanche ». Les diplomates ont compris : « Le Premier ministre est trouvé. » Rendez-vous la semaine prochaine », a même Tweeté Kasongo Mwema, porte-parole du Chef de l’Etat.

L’on ose croire que les discussions entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et son allié, Cap pour le changement (CACH) ont permis aux deux de se mettre d’accord non seulement sur le nom du prochain Premier Ministre, mais aussi sur tous les membres de son équipe.

Des informations recueillies ci et là, il se confirme que le Premier Ministre et les membres de son gouvernement seront des personnes qui vont, à l’instar des gouverneurs de provinces, signer un contrat de performance évaluable trimestriellement. En plus, il sera question des personnalités qui ne sont sanctionnées ni par l’Union européenne ni par les Etats-Unis d’Amérique. Et ce, pour leur permettre d’exécuter le programme du gouvernement, dans l’intérêt de la population congolaise.

Même si les commentaires fusent de partout autour du nom et du profil du prochain Premier ministre, il convient de préciser que le secret, mieux la décision appartient au Président de la République seul. C’est lui qui, à l’heure indiquée, signera cette ordonnance pour mettre un terme au suspense qui n’a que trop duré.

Pour le reste, disons que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé les partenaires de l’Union européenne (UE)  et ceux du Canada à aider à la reconstruction de la RDC, particulièrement dans l’économie de transformation, au cours d’un entretien samedi à la cité de l’UA avec les ambassadeurs de l’UE  accrédités en RDC.

Le Président de la République a évoqué des sujets qui le tiennent à cœur et qui traduisent sa détermination à y trouver des solutions au cours de son mandat.  Il a réitéré ses priorités qui portent notamment sur le social, la sécurité et le climat des affaires, avant d’exprimer sa volonté de parvenir à une détente avec l’Europe après une période de tension entre son pays et les partenaires occidentaux.

Le Chef de l’État est également revenu sur sa promesse de mettre le Congolais au centre de ses préoccupations. Il a ainsi relevé les problématiques liées à l’accès à l’éducation et à la santé pour tous, en termes de couverture maladie universelle, ainsi que la lutte  contre la pauvreté et l’instauration d’un État de droit.

Sur le plan sécuritaire, le Président Félix Antoine Tshisekedi a échangé sur les impératifs de paix et sécurité. Il entend régler cette situation, particulièrement dans l’est de la RDC où sévissent des groupes armés. Pour ce faire, il a indiqué qu’il compte travailler de concert avec ses partenaires, dans le but  de bouter dehors lesdits groupes armés et ainsi restaurer l’autorité de l’Etat.

L’environnement a été aussi au menu de l’adresse du Chef de l’Etat qui a fait part du potentiel de la RDC en biodiversité, secteur pour lequel la RDC, un des poumons du monde, doit avoir droit au chapitre dans les débats internationaux.

La Chef de l’Etat a également saisi cette opportunité pour rappeler à ses interlocuteurs ses actions depuis qu’il est aux affaires. Il s’agit entre autres de la décrispation politique, l’accès de tous les acteurs politiques aux médias officiels ainsi que la fermeture des cachots qui reflétaient, jusqu’il y a peu, de graves entraves aux droits et libertés des citoyens.

Jean-Marie Nkambua

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Dix-neuf personnes ont été tuées et huit blessées dans une attaque contre un marché de pêcheurs au bord du lac Albert, en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a confirmé dimanche un responsable local.

Selon la Rtbf qui donne cette information, « dix-neuf corps sans vie ont été découverts dans le village de Tara au bord du lac Albert » où 8 autres personnes ont été blessées, a déclaré à l’AFP Pilo Mulindo, chef du secteur de Bahema-nord dans le territoire de Djugu.

Tara est situé à 80 km au sud de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait fait état de cette attaque vendredi sans autre précision, en envisageant de détacher une équipe dans la zone.

« L’attaque a eu lieu mercredi. Des bandits armés ont tiré sur un groupe de gens rassemblés au marché au bord du lac », a indiqué le chef de secteur. Selon lui, « les victimes sont des pêcheurs et des clients venus chercher du poisson en provenance de Kasenyi et Tchomia », situé à environ 30 km du lieu du drame, où aucune présence des forces de sécurité n’est signalée.

Région aurifère, l’Ituri, plus particulièrement le territoire de Djugu a été secoué par des violences fin 2017 – début 2018. Des affrontements qui seraient une reprise des tensions entre les milices de communautés hema (éleveurs) et lendu (agriculteurs). Ces violences ont fait plus d’une centaine de morts début 2018 et provoqué le déplacement de plus de 300.000 personnes à l’intérieur de la province ou vers l’Ouganda, de l’autre côté du lac Albert.

JMNK

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Grave entrave contre la liberté individuelle et contre les institutions de la République démocratique du Congo. On peut ne pas aimer Lambert Mende, mais il y a des principes sur lesquels nous ne saurons transiger, à  moins de sacrifier volontairement notre jeune démocratie. Tout être humain a le droit d’être traité avec dignité et respect. L’être humain est traité avec dignité et respect lorsqu’il peut exercer ses droits fondamentaux et est protégé par l’Etat de droit. Ces mots que nous ressassons sans cesse ne doivent pas être des simples éléments de langage, de la rhétorique politicienne, utilisée naïvement en période de campagne. Mais cela doit devenir une réalité en RDC. Personne n’a le droit d’user de son autorité et d’engager les moyens de l’Etat avec légèreté pour simplement assouvir une soif personnelle.

Qui a envoyé une centaine d’agents de l’ordre, conduit par un général,  au domicile privé du député national, en exercice,  un dimanche midi, en dehors de toute flagrance et sans mandat ? Quels faits infractionnels, et de quelle gravité, auraient été mis à la charge de Lambert Mende pour justifier la violation de son domicile, de sa vie privée  et,  de surcroit, de son immunité parlementaire? Le ministre de l’Intérieur, par intérim, contacté,  dément être à  l’origine de cette bavure. Une enquête devrait être menée, avec célérité, pour expliquer comment, dans un pays qui se veut un Etat de droit, un escadron de militaires  peut se mouvoir sans ordre et interpeller à domicile un citoyen congolais et lui infliger un traitement inhumain en dehors du cadre légal?

Que reprocherait-on  à Lambert Mende ?


A ce stade,  il semblerait qu’un petit exploitant artisanal, originaire de Sankuru, qui est en possession d’une pierre précieuse de grande valeur, creusée dans une concession privée, et poursuivi pour ce fait par des gros bras qui veulent la lui arracher, est venu chercher protection auprès de l’élu de Sankuru. Les gros bras l’auraient appris et ont voulu intimider l’ancien ministre. En somme, il n’y a  aucune infraction à mettre sur la tête de Lambert Mende. Quand bien même, par impossible, il y en aurait,  l’Etat de droit ne peut s’accommoder d’une telle sauvagerie.

En effet, l’Etat de droit exige que les règles de procédure, les institutions et les normes essentielles soient compatibles avec les droits de la personne et avec les principes fondamentaux que sont l’égalité devant la loi, la responsabilité au regard de la loi et l’équité dans la protection et la défense des droits. Ce qui est arrivé à  Lambert Mende est inacceptable.  Si les auteurs d’une telle bévue ne sont pas identifiés et appréhendés, le début de mandat du président de la  République en souffrirait longuement. Aucune haine ne peut justifier que l’honneur d’un homme d’Etat de la trempe de Mende soit jeté aux chiens, aucun désir de vengeance ne peut permettre à une autorité de bafouer le statut et l’honorabilité d’un député national en toute irrégularité.

Ces écrits ne sont couchés pour défendre un homme. Non. Ils sont l’expression d’une indignation face à une dérive inacceptable. Nos institutions sont inviolables, ainsi que les privilèges de juridiction accordés à leurs occupants. Il faut éviter d’ouvrir imprudemment la boite de pandore. L’on sait que quelques aigris, aveuglés par leur mal être, vont multiplier des entorses à la marche en avant de la RDC. Ils doivent être stoppés net. Qu’ils soient du camp du chef de l’Etat ou non.  Le Président Tshisekedi doit réconcilier les Congolais divisés par la rude bataille présidentielle. Il est le garant de l’unité nationale et du bon fonctionnent des institutions. Comme Joseph Kabila l’a fait, Felix Tshisekedi doit veiller au respect de la Constitution et de toutes les institutions pour le fonctionnement harmonieux du pays.

Noëlla Mbula

ALLIANCE POLITIQUE CCU ET ALLIES

Regroupement Politique du Front Commun pour le Congo

Communiqué de Presse

L’Alliance Politique CCU et Alliés, Regroupement Politique du Front Commun pour le Congo dirigé par l’Honorable Lambert Mende Omalanga condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation et les traitements inhumains, dégradants et indignes infligés à son Président, l’Honorable Lambert Mende Omalanga.

L’Alliance Politique CCU et Alliés dénonce avec la plus grande énergie la violation de l’immunité parlementaire de l’Honorable Lambert Mende Omalanga dont l’arrestation et les traitements inhumains qui s’en sont suivis, se sont faits au plus grand mépris de inviolabilité de la résidence d’un des meilleurs élus de la République.

Tenant compte de la gravité de la situation, l’Alliance Politique CCU et Alliés exige une enquête rapide pour établir les responsabilités et poursuivre l’auteur moral et matériel de cette grave situation.

L’Alliance Politique CCU et Alliés exige que le résultat de l’enquête soit rendu public dans les 48 heures au-delà desquelles elle tirera les conséquences aussi bien politiques que juridiques qu’imposent cette affaire.

Fait à Kinshasa, le 19 mai 2019.

Le Porte-Parole de l’Alliance Politique CCU et Alliés,

Dieudonné Nkishi

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La planification familiale, ou le planning familial, est l’ensemble des moyens qui concourent au contrôle des naissances, dans le but de permettre aux familles de choisir d’avoir un enfant.

En République Démocratique du Congo, le concept parait un tabou dans certains ménages, surtout dans ceux situés en milieux urbano-ruraux. C’est la raison qui a poussé les professionnels des médias membres du Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive (RJSSR/RDC), avec l’appui de l’Ong internationale Ipas, d’effectuer une descente sur terrain pour s’enquérir de la situation dans la périphérie de Kinshasa. Descente qui intervient après l’activité de sensibilisation communautaire pour la création de la demande et offre des services en Planification Familiale organisée par les zones de santé de Kisenso, Kimbanseke et Kokolo, où plusieurs prestataires et relais communautaires ont été formés, ainsi que la population sensibilisée sur cette matière. Outre la formation, l’Ong Internationale Ipas/RDC a équipé ces centres en intrants (contraceptions), en vue de rendre tous ces services de planification familiale gratuits. Les relais communautaires ont été équipés en outils nécessaires pouvant faciliter l’exercice de leur travail, notamment les piles pour leurs mégaphones, la mobilité et tant d’autres.  Dans cette ronde, deux centres ont été ciblés, notamment le Centre Hospitalier de la Fondation Colombe située dans la commune de Kimbanseke, et le Centre de santé et maternité d’Etat Regideso à Kisenso dans la commune de Matete. Occasion pour les professionnels des médias de s’entretenir avec les bénéficiaires des services de Planification familiale, dont la plupart sont des Femmes, et les prestataires qui offrent ces services en vue de prévenir et pourquoi pas éviter des grossesses non désirées. Du constat fait, l’on note également le besoin imminent pour ces centres, d’offrir aussi aux femmes des soins complets d’avortement et post- avortements, conformément à l’article 14, alinéa 2, point C du Protocole de Maputo, car plusieurs des cas des grossesses sont issus des violences faites à la femme, et ces dernières ne veulent pas souvent de ces grossesses. D’où, au lieu d’assister aux mortalités maternelles causées par des avortements clandestins, il faut par contre prendre des mesures pour sauver des vies des femmes.

Des témoignages recueillis

D’abord à la Fondation la Colombe dans la commune de Kimbanseke, où les professionnels des médias ont noté un engouement des femmes de cette contrée pour bénéficier des services de planification familiale. Plusieurs d’entre elles souhaitent stopper avec des naissances sans planning. Des jeunes filles rencontrées veulent, pour la plupart, poursuivre des études et en finir avec les grossesses non désirées. Mais le constat est amer.

Brigitte Ngundu, cette femme âgée de 47 ans, mariée et mère de six enfants dont quatre sont déjà décédés, est venue solliciter un moyen contraceptif pour ne plus tomber enceinte.

Après la première femme interviewée, l’équipe s’est retrouvée en face d’Anita Wenzeme Bungu, jeune fille âgée de 25 ans, et mère de cinq enfants, dont son aîné a 13 ans d’âge.

« Je suis jeune, mais me voici je ressemble à une femme beaucoup plus âgée que moi. J’ai été informée par un relai communautaire qui parlait de la planification familiale, en lingala, ‘’kobota ya buanya’’. Je ne veux plus avoir des enfants. Ça poussera aussi à mon chéri de payer ma dot auprès de mes parents. Je suis jeune, et je veux mon honneur », a-t-elle dit aux journalistes, tout en promettant de divulguer l’information à ses amies qui donnent naissance sans planning.

« J’en connais nombreuses. Je leur dirais de suivre mon exemple. Je suis en sécurité, elles aussi doivent m’emboitais le pas », conclut-t-elle.

Landrine Makiese, elle est âgée de 31 ans, mariée et mère de 3 enfants. Elle relate l’histoire de toutes ses grossesses et ses accouchements difficiles.

« Je tombe malade après chaque accouchement, et ça nous coûte beaucoup d’argent pour que je retrouve ma bonne santé. Le dernier accouchement a failli me conduire à la mort. Eu égard à cette situation, on s’est concerté avec mon mari et on veut stopper avec les grossesses. Les gens nous ont raconté n’importe quoi sur cette planification familiale, mais me voici, j’ai sollicité une piqure pour 5 ans, et je pense que je suis en sécurité. Tout s’est bien passé, et la mort s’est éloignée de moi », a-t-elle affirmé.

Après les bénéficiaires, l’équipe composée de deux journalistes formées par Ipas/RDC, et tous membres du Réseau des Journalistes pour la Santé sexuelle et reproductive (RJSSR/RDC), ont échangé avec monsieur Makenka Makiazi Jean. Il est agent sanitaire au sein de la communauté et sensibilisateur, autrement dit, relai communautaire dans la zone de santé de Kimbanseke. Il salut d’entrée de jeu, la formation qu’il a suivi auprès d’Ipas/RDC, mais aussi la gratuité dans l’opération d’offre des services de planification familiale aux femmes de sa commune située dans la périphérie de Kinshasa.

« La communauté n’était pas instruite par rapport à la planification familiale. Le désintéressement était dû aussi au monnayage dans l’offre des services PF. Voilà pourquoi l’on assiste à des grossesses sans espacement, sans planning. Le manque d’information est à la base de tout ça. Nous n’avons pas du courant dans notre cité ; Sur ce, la population n’a comme distraction que les sexes. C’est le pourquoi des grossesses en cascade, et non désirées. Les femmes ne peuvent plus s’autonomiser économiquement, car tout le temps enceinte. Je salue l’appui d’Ipas, notre grand partenaire, car aujourd’hui, je ne manque pas des piles dans mon mégaphone pour sensibiliser cette population à la planification familiale. Nous faisons un travail bénévole, mais Ipas a pensé à nous pour notre mobilité et une bonne communication. Quant aux produits, bien avant, on utilisait que des préservatifs pour prévenir des grossesses, et tout était payant. Voilà avec notre partenaire, nous avons des produits appropriés, et tout se donne sans frais. Le planning familial a donné le goût de vivre aux femmes », a dit monsieur Makenka Jean.

Enfin, les journalistes ont échangé avec l’infirmier titulaire du centre hospitalier de la fondation la Colombe, Alide Lukusa qui parle de parle de ce qu’il était bien avant sa formation, et de ce qu’il est devenu aujourd’hui, mais aussi de cette passion qui l’anime à offrir des services de Planification familiale aux femmes.

« La formation m’a beaucoup transformé et j’ai banni plusieurs erreurs que je pouvais commettre bien avant. Quant aux intrants, tout était payant. Nous n’avons pas beaucoup d’argent ici, car la population est pauvre. Mais aujourd’hui, ipas nous a aidés, et tout est gratuit. Nous avons des produits contraceptifs gratuitement et nous les donnons aux femmes gratuitement. Avec ça, le taux de naissance non désirée va diminuer à Kimbanseke. L’ignorance n’a plus sa place auprès de notre peuple, avec tout ce que nos relais communautaires font comme travail de sensibilisation. Il ne nous reste que de leur offrir des soins complets d’avortement et post avortement, et j’ai hâte de suivre cette formation que Ipas va organiser tout prochainement  », a-t-il dit.

A Kisenso, le besoin est immense

Après Kimbanseke, les journalistes, accompagnés par deux experts d’Ipas, ont pris le chemin du centre de santé et maternité d’Etat Regideso, où ils ont rencontré plusieurs femmes et jeunes filles qui veulent bénéficier des services de Planification Familiale.

D’abord avec l’infirmière titulaire de ce centre, Patience Kissey qui parle de sa formation par Ipas sur la PF, mais aussi du travail sur terrain.

« La Formation s’était bien passée. Depuis lors, nous avons commencé notre travail, et toutes les femmes sont contentes de ce que nous leurs offrons comme services. Nous saluons le travail de nos relais communautaires dans la sensibilisation. Nous accueillons ici les femmes et jeunes filles dont l’âge varie de 14 à 45 ans, et nous leurs offrons des services gratuitement. En plus, nous avons plusieurs méthodes de contraceptions, et les femmes choisissent elles-mêmes la méthode qu’elles veulent. Tout se passe bien jusque-là. Nous avons aussi les préservatifs pour les hommes. Nous lançons un appel à toutes les mamans, car bien avant d’offrir les services, nous expliquons le pourquoi et les avantages de toutes les méthodes contraceptives. C’est cette bonne information que nous leur donnons qui font qu’elles puissent oublier tout ce qui se raconte à la cité. Je suis fière d’être inscrite sur la liste des prestataires d’Ipas, et je demande à notre partenaire de continuer à soutenir ce centre, en intrant, dans la poursuite des formations, car nous accueillons les personnes de toutes les couches sociales, celles vivant avec handicap et d’autres. La route est impraticable ici, et les femmes viennent ici parce que nous sommes proches d’elles. Nous demandons à Ipas d’élargir son domaine d’intervention, notamment les soins après avortement, les consultations prénatales et autres », a dit Patience Kiessey.   

Ensuite, l’équipe a échangé avec les bénéficiaires.

Anna Mutomo, quarantaine révolue, mariée et mère de quatre enfants, est venue solliciter ce services de planification familiale après avoir été sensibilisé par un relai communautaire.

« J’ai appris beaucoup de choses sur ça, mais ici, j’ai trouvé la bonne information, et je n’ai pas hésité à donner ma main pour recevoir cette piqure qui me permettra de ne plus donner des enfants en désordre », a-t-elle raconté.

Dans la maternité de ce centre hospitalier situé dans une zone urbano-rurale de la ville de Kinshasa, l’équipe a raconté une jeune fille de 20 ans, qui venait d’accoucher d’une jolie fille, et n’a pas hésité de se faire procurer une pilule pour protéger son enfant.

« Je suis venue ici parce que je veux protéger mon bébé. Je veux qu’elle grandisse dans de bonnes conditions, et que si j’aurai un autre enfant, qu’il vienne au moment voulu. Pas dans la précipitation, car je suis encore très jeune », a-t-elle signalé aux professionnels des médias.

Pour sa part, La Blonde Mukubua Moza, qui n’a pas de précisions sur son âge, parlant tantôt de 14 ans mais avec beaucoup de doute, est déjà mère de deux enfants, elle relate à l’équipe qu’elle veut se reposer et poursuivre ses études.

« Je ne veux plus avoir une grossesse. Je veux me reposer, je suis encore enfant moi aussi, et je veux poursuivre mes études. Ça poussera aussi au papa de mes enfants de venir me prendre officiellement en mariage, mais je veux d’abord étudier », déclare-t-elle.

Ruth Kusongila, cette jeune fille âgée de 19 ans, est étudiante en deuxième graduat en sciences infirmières dans une université de la ville. Elle n’a qu’une seule raison qui l’a poussé à bénéficier de ces services de planification familiale : « je pratique déjà des relations sexuelles, et sur ce, je veux éviter que je tombe un jour subitement enceinte. Ça risquera de gâcher mes études ».

De son côté, Léonnie Tako, âgée de 39 ans, mariée et mère de 4 enfants, craint la mort en donnant des naissances sans espacement.

« Je n’accouche que par césarienne. C’est trop risquant pour moi, car j’ai déjà 4 enfants. Je crains la mort », affirme-t-elle.

Par la suite, les journalistes ont échangé avec Françine, jeune fille âgée de 27 ans, et mère de quatre enfants. Elle a été informée par un relai communautaire, et a pris l’engagement de rompre avec des grossesses surtout non désirées.

« Je suis jeune, mais me voilà comme une vieille. Je veux jouir de ma jeunesse. C’est ainsi que je veux en finir avec ça par cette piqure que je viens d’avoir », souligne-t-elle.

Enfin, madame Landu Kenge, âgée de 44 ans, et mère de 6 enfants dont 4 sont déjà décédés, ne veut plus tomber de nouveau enceinte.

« Il m’arrive de tomber enceinte à seulement 3 ou 5 mois après une nouvelle naissance. J’ai opté pour cette pilule pour me mettre à l’abri du danger », a-t-elle dit.

Les centres de planification familiale sont les lieux qui mettent à disposition ces moyens et qui informent sur leur mise en œuvre.

Les prestations du planning familial peuvent d’avèrent donc importantes en RD Congo, car les centres de planification informent sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse, orientent vers les médecins et partenaires, pratiquent des tests de grossesse, réalisent des examens gynécologiques ainsi que la prise en charge des infections gynécologiques. La prescription d’une contraception (pilule, stérilet, implant, etc.) est possible grâce à la présence d’un médecin ou d’une sage-femme. D’où l’importance de renforcer leurs capacités, en vue d’un meilleur résultat sur terrain.Bernetel Makambo

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La dynamique nationale des femmes candidates de la RDC, ‘’Dynafec’’, a fait sa sortie officielle vendredi 17 mai courant, à Beatrice Hôtel. C’était  en présence de la ministre du Genre, Enfant  et Famille, Chantal Safu, d’une délégation de l’ONU- Femme ainsi que d’une centaine de femmes candidates échues lors des élections du 30 décembre 2018. Selon la coordinatrice  nationale , Carine Kanku Tshikala, l’objectif que la Dynafec va poursuivre est celui d’améliorer la représentation de femme dans les instances  de prise de décision à travers des activités qui vont cibler le cadre normatif, les capacités de femmes au niveau individuel, collectif et organisationnel ; les institutions politiques et les différents acteurs sociaux au niveau communautaire , provincial et national.

En effet, Dynafec regorge près de 250 (deux cent cinquante)   femmes de tous les domaines et partis politiques confondus, toutes qualités et compétences capables de relever les défis, ambitieuses et surtout soucieuses du développement de la RDC.  Ce cadre est disposé à contribuer à la mise en œuvre de l’applicabilité des lois sur les droits de femmes. Elle souhaite être l’ouvrière de cette œuvre, en vue d’améliorer la participation effective de la femme et de la jeune fille dans les espaces décisionnels du pays.

La majorité de ces femmes candidates de la RDC de cette dynamique  sont celles qui n’ont pas eu gain de cause lors des scrutins du 30 décembre 2018.  Ces femmes sont conscientes que  la RDC est parmi les pays  signataires des engagements nationaux et internationaux pour la promotion de l’égalité des sexes, notamment de la participation de femmes aux espaces  de prises de décisions.  Mais pour elles, les élections organisées en 2006, 2011 et 2018 qui étaient  la matérialisation de ces engagements nationaux et internationaux  pour la promotion de l’égalité des sexes  n’ont pas  été une opportunité pour les aider  à améliorer leur  représentativité.

Ces  femmes  attribuent leur insuccès collectif  lors de ces élections, aux contraintes auxquelles elles ont été butées à savoir, la caution de candidature, le seuil de représentativité, la préparation tardive due au manque de moyens financiers et autres ressources, etc. Elles n’ont donc pas amélioré leurs résultats et la plupart d’entre elles n’étaient élues.

Ayant déjà à ce jour une équipe de coordination ; un plan d’action et ses statuts, la Dynafec compte encore sur l’appui de l’Union Européenne ; de l’ONU-Femme , de la MONUSCO , le centre carter , la Belgique , le canada , la Suède l’Allemagne ainsi que les différents organisations de la société civiles impliquée dans leurs différentes initiatives.

Pourquoi une plateforme de femmes candidate

Selon la coordonnatrice de Dynafec, le concept est choisi à dessein, car les femmes politiques élues ou pas seront toujours candidates à un poste nominatif ou électif.  Elles aspirent  donc à toujours se positionner dans divers espaces, mais aussi à lutter pour le positionnement d’autres femmes qui aspirent à des postes de décision de divers ordres. Pour Mme Kanku,  il y aura toujours une candidate quelque part, des candidates aux élections ou candidates à un poste nominatif que Dynafec voudra bien  promouvoir.

Elle est à sa troisième candidature mais toujours pas élue, Mme Nkonga Anastasie, candidate au Kasaï oriental précisément dans la circonscription de Mbuji Mayi, fait également partie de la Dynafec. Présente lors de cette  sortie officielle, la précitée a montré, dans une interview, qu’elle a commencé à postuler depuis 2006. Elle a également tenté en 2011 et en 2018, mais sans succès. Elle n’a pas été élue. Pour elle, cet échec est attribué au manque d’accompagnement.  Les  candidates aux élections dans notre pays ne sont pas bien accompagnées, a-t-elle déploré. Mamie Ngondo

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« Pour ce qui est des finances publiques, le Trésor public a clôturé le mois d’avril avec un excédent confortable de 307 milliards  des Francs congolais et un cumul annuel de 284 milliards des Francs congolais  d’excédents », a indiqué le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, avant d’expliquer que les deux déficits que le pays a enregistré en janvier et mars derniers, sont des déficits qualifiés de légers, parce que même si on extrapole la moyenne de ces déficits sur l’année, on sera loin du ratio déficit sur PIB de 5%. Ce ratio a été assoupli il y a deux ans à l’Union africaine pour permettre aux pays qui sont en difficulté, de réaliser le déficit jusqu’à 5%. Donc, il n’y a pas lieu de dramatiser sur ces légers déficits  enregistrés en janvier et mars passés.

Le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, a présidé le weekend dernier la 4ème réunion du Comité de politique monétaire (CPM), suivi d’un point de presse. Par rapport à la conjoncture, il a été décidé de maintenir le statuquo. Toutefois, la presse a voulu savoir, quels sont les éléments qui ont présidé à cette décision et quelles sont les perspectives économiques pour la Rdc ?

Dans sa réponse, le Gouvernement répond que nous avons maintenu les dispositifs de notre politique monétaire, parce que la conjoncture économique actuelle reste favorable avec un cadre économique stable, voire reluisant  et aujourd’hui, nous avons une évolution appréciable de plusieurs indicateurs de l’économie et cette situation augure des perspectives favorables pour  notre économique en termes de la consolidation de la stabilité et de la croissance économique.

S’agissant de l’activité économique, explique-t-il, il est projeté un taux de croissance de 5,9%, alors que nous avons réalisé en 2018 un taux de croissance de 5,8%, et 3,7% en 2017. Donc, une évolution  ascendante de l’activité économique. Cet élan est même conforté par le solde brut d’opinion des chefs d’entreprises qui est resté positif depuis  janvier, alors que pour les 4 derniers mois de 2008, le solde était négatif. Cela traduit un optimisme des chefs d’entreprises quant à la conjoncture de notre économie.  Il faut également  noter que le taux de croissance réalisé en 2018 reste au-dessus de la moyenne réalisée au niveau de l’Afrique subsaharienne qui est de 3% seulement.

En deuxième lieu, souligne Déogratias Mutombo, en ce qui concerne la formation des prix intérieurs, une stabilité des prix sur le marché des biens et services est observée, avec une légère décélération du système de formation des prix. Nous avons en glissement annuel un taux de 4,2%.  « Je vous rappelle que notre objectif à fin décembre est de 7% et les travaux d’anticipation du taux qui ont été faits indiquent que le taux est de 6,67%. Et je vous rappelle également que l’année passée, nous avons réalisé 7,2% de taux d’inflation. Donc, nous sommes restés  dans les critères de convergence arrêtés au niveau de l’Union Africaine, du COMESA et de la SADC.

Une stabilité dans la durée

En ce qui concerne le marché des changes, il s’observe une stabilité. Depuis le 31 décembre, une petite dépréciation de 0,2% à fin avril et la période correspondante en 2018, elle était de 1,72%. C’est une stabilité relative. Mais la stabilité actuelle est plus nette et préserve nettement le pouvoir d’achat de la population, permet d’inciter à investir. Lorsqu’on inscrit la stabilité dans la durée, on incite les privés à investir, parce que le calcul économique qui est fait peut être  réalisé dans les prévisions.

Ce qu’il faut également noter, selon le Gouv’, en ce qui concerne le marché des changes, les prévisions que nous avons faites prévoient une dépréciation de 3,4%.  Si les choses ne changent pas au 31 décembre, on aura un taux d’inflation de 4,2%. Pour ce qui est des finances publiques, le Trésor public a clôturé avec un excédent favorable (confortable) de 307 milliards  des Francs congolais et un cumul annuel de 284 milliards des Francs congolais  d’excédents.

Et d’expliquer que les deux déficits que nous avons enregistrés en janvier et mars derniers, sont des déficits qualifiés de légers, parce que même si on extrapole la moyenne de ces déficits sur l’année, on sera loin du ratio déficit sur PIB de 5%. C’est un ratio que nous avons assoupli il y a deux ans dans l’Union africaine pour permettre aux pays qui sont en difficulté, de réaliser le déficit jusqu’à 5%. Sinon, avant c’était 3% de ratio déficit PIB. Même l’extrapolation de ce déficit-là, jusqu’à fin décembre, est inférieur à 3% du PIB. Donc, il n’y a pas lieu de dramatiser sur ces légers déficits  enregistrés en janvier et mars.

Soulignons qu’un léger déficit ou une légère  augmentation de la dette publique, si elle doit permettre de soutenir, de relancer l’économie, elle n’est pas une hérésie. Il convient également de relever qu’au cours de cette année, les dépenses d’investissement public connaissent une évolution qui est appréciable aujourd’hui. Parce que la dynamique d’investissement a poussé le pays à accroitre ses dépenses d’investissement public jusqu’à 252 milliards, contre 118 milliards à la même période en 2018 et cette dynamique est salutaire pour tout pays  désireux de soutenir sa croissance économique.

Les investissements publics ont vocation à jouer le rôle de déclencheur pour le secteur privé et les deux combinés conduisent le pays à hausser son revenu national, et celui-ci fait croitre les recettes fiscales qui permettent à l’Etat d’investir plus. On va placer le pays dans un cercle vertueux de croissance.  Et c’est ça la vision du chef de l’Etat.

En ce qui concerne les réserves de  change à fin avril, Mutombo Mwana Nyembo estime que le niveau est de 1.130.000 de dollars, qui représentent, 4,3 semaines d’importation des biens et services sur fonds propres et nous avons aussi un solde de la balance commerciale qui est de 453 milliards à fin avril, soit plus le double de celui qu’on a eu à fin 2018. Les perspectives pour la Rdc sont très favorables et nous devons fédérer nos  actions auprès du chef de l’Etat pour obtenir les résultats que nous recherchons, conseille-t-il.

JMNK

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« Je suis surpris d’apprendre que la journée du 17 Mai de cette année ne devrait pas être célébrée par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », a indiqué dans une tribune, M. Crispin Kabasele Tshimanga, Président National de l’UDS, Coordonnateur National du GPI, Membre du FCC et Ancien Représentant de l’UDPS en France (1995-1998), avant de s’étonner : Quelle amnésie pour tous ces critiques !

Tenez ! Avant le déclenchement de la guerre de libération menée par le Grand Soldat du Peuple, explique-t-il, le Héros National M’Zee Laurent-Désiré Kabila, le terrain interne était exclusivement occupé jadis par l’UDPS, la seule organisation de l’opposition bien structurée, création des Treize Parlementaires, sous la houlette de son Leader Charismatique Dr. Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire.

Tout au long de cette historique « promenade de santé », les troupes de l’AFDL avaient bénéficié du soutien total et multiforme de l’UDPS et de sa courageuse base disséminée sur toute l’étendue de l’ex-Zaïre. Beaucoup de membres de l’UDPS s’étaient automatiquement enrôlés au sein de l’AFDL. Certains de ses cadres avaient même occupé d’importantes fonctions étatiques aux côtés du Président M’Zee Laurent-Désiré Kabila.

Pour terrasser la cruelle et féroce dictature du Président Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga, il a fallu une précieuse contribution de l’UDPS. C’est connu de tout le monde. Car, le Peuple congolais, y compris les éléments des Forces Armées Zaïroises, qui se reconnaissait en l’UDPS, avait choisi son camp, celui de l’AFDL. A l’époque, des marches de soutien à l’AFDL avaient été organisées au pays comme à l’étranger.

« Je me rappelle la grandiose manifestation contre le régime de Mobutu et de soutien à l’AFDL que j’avais personnellement organisée dans les rues de Paris (de la Place de la République à la Place de la Nation), le dimanche 07 Décembre 1996, avec le concours de mon compagnon de lutte du FLNC, feu Jean-Baptiste Mulemba », témoigne-t-il, avant de révéler  ici l’appui des internationalistes français des Verts (Député Noël Mamère) et du Parti Socialiste Français (notamment Guy Labertit de la section Afrique).

Cette marche placée sous le thème « AFDL-UDPS, MEME COMBAT » avait pour but d’encourager les éléments de l’AFDL au front et de les supplier à poursuivre la guerre jusqu’à Kinshasa pour déloger le dictateur Mobutu et son régime.

« Je garde de très bons souvenirs, des souvenirs inoubliables, de la nuit du 16 au 17 Mai 1997 », dit-il, avant d’ajouter qu’en  effet, en compagnie de quelques amis français, européens et américains de gauche qui soutenaient la lutte de l’UDPS, nous avions travaillé, cette nuit-là, pour que les cadres de l’UDPS de Kinshasa qui figuraient sur la fameuse liste de «600 personnalités » à liquider par la soldatesque du Maréchal Mobutu avant la chute de la capitale, soient épargnés. Ce qui fut fait. J’en suis fier aujourd’hui, en tant qu’ancien membre de l’UDPS, d’avoir apporté ma modeste contribution à cette lutte de libération.

Si le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo commémore aujourd’hui le vingt-deuxième anniversaire de la Libération, cela ne devra jamais surprendre personne. Pas surtout la base de l’UDPS. Ce n’est que justice faite.

Faut-il le dire à haute et intelligible voix que les mobutistes et les néo-mobutistes, de l’Opposition comme de l’ex-Majorité, n’ont jamais bien digéré et apprécié ce considérable apport de l’UDPS à la lutte de Libération de l’AFDL. A maintes reprises, on a enregistré leurs réactions hostiles contre l’UDPS et son leader. Il y a ceux qui ont même juré de se venger, tôt ou tard, contre l’UDPS. On les connaît.

L’opinion, nationale et internationale, n’a qu’à se souvenir du sabotage et du torpillage de l’Accord du 31 Décembre 2016 par ces mêmes forces recyclées au sein de l’Opposition et de l’ex-Majorité. Personne ne voulait, à titre d’exemple, de la nomination du Camarade Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de l’UDPS au poste de Premier ministre comme l’exigeait l’Accord de la Saint-Sylvestre. Passons !

D’ailleurs, insiste Crispin Kabasele Tshimanga Babanya Kabudi, le sens donné à cette journée historique par le Président Tshisekedi, en la dédiant à nos vaillants soldats, ne doit aucunement susciter des polémiques. Depuis la chute de la Deuxième République, il n’y avait aucune journée réservée à notre vaillante armée. Gambela, Tabora, Birmanie, Ethiopie, Saio, etc…devraient nous rappeler les grandes victoires de nos militaires, à l’époque de la Force Publique. A bas les nostalgiques de la tristement célèbre Deuxième République de Mobutu.

JMNK

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Le Bishop Abraham Djamba, Coordonnateur national et chef de la Mission d’observation électorale de la Synergie des Mission d’observation citoyenne  des élections (MO Symocel), a présenté, le jeudi dernier, le rapport final d’observation des élections directes et indirectes de 2018 et 2019. C’était dans un hôtel de la place, en présence des Ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques, partenaires et autres invités de marque. 

Le rapport continent six parties essentielles dont, les contextes politique et organisationnels, contenant l’environnement politique, le cadre juridique et l’organe de gestion des élections (I) ; les opérations pré-électorales, contenant l’inscription et l’enrôlement des électeurs, la machine à voter, la réception et le traitement des candidatures, la campagne électorale, le caractère inclusif du processus électoral, le rôle des médias et celui de la société civile (II) ; les opérations électorales portant sur les scrutins du 30 décembre 2018, contenant l’ouverture des bureaux de vote, le déroulement du vote, la clôture et le dépouillement du vote, le fonctionnement de la MAV, les témoins et les observateurs ainsi que les incidents critiques (III) ;  les résultats des scrutins du 30 décembre 2018, contenant la compilation et le traitement des résultats, l’annonce des résultats provisoires, le contentieux des résultats et l’annonce de résultats définitifs (IV) ; les élections législatives et provinciales de Beni ville, Beni territoire, Butembo et Yumbi et les élections indirectes des sénateurs et des gouverneurs (V) et enfin, la conclusion générale et les recommandations (VI).

Avant de décliner les recommandations, le Bishop Abraham Djamba a indiqué que le processus électoral est jugé démocratique et crédible lorsqu’il garantit l’intégrité du vote reflétant la libre expression des électeurs. Il poursuit en disant que ce processus électoral a connu des aspects positifs bien que d’autres rendent nécessaires des efforts d’amélioration, le processus ayant été entaché de plusieurs irrégularités et d’allégations de fraude, pour les scrutins indirects.

S’agissant des aspects positifs, il y a lieu de citer l’organisation effective des scrutins, globalement dans le calme ; la liberté laissée globalement aux candidats pour battre campagne ; la forte mobilisation des citoyens pendant tout le processus électoral, etc.  Quant aux aspects à améliorer, il conviendrait de retenir : la nécessité de la recherche du consensus autour du processus électoral et de l’utilisation de la machine à voter ; l’empêchement de battre campagne électorale au candidat de l’Opposition présidentielle dans trois villes ; l’amélioration de la qualité de la formation des agents des BVD ; le respect des procédures en ce qui concerne la compilation et la transmission des résultats, ainsi que leur publication, le traitement des contestations électorales, …

A titre illustratif, la MOE Symocel ne dispose pas à ce jour, des informations lui permettant de juger de l’intégrité des résultats des élections du 30 décembre 2018, en l’absence de l’affichage des résultats ventilés par bureau de vote. « Par ailleurs, la MO Symocel a constaté l’inadéquation entre la présidentielle, gagnée largement par l’opposition et les législatives nationales et provinciales, largement en faveur de la majorité, ce qui remet à jour le déséquilibre de forces entre compétiteurs observé dans les réformes électorales, et surtout la problématique des frais prohibitifs de dépôt de candidature et du financement des activités des partis politiques, mécanisme pouvant garantir aux compétiteurs l’égalité des chances », indique le communiqué, qui ajoute que les scrutins indirects ont été entachés de graves irrégularités. L’ampleur des allégations de corruption et la violation du secret de vote ont vicié le vote de la plupart des grands électeurs, notamment dans l’élection des sénateurs et des gouverneurs.

Ainsi, des recommandations ont été formulées pour notamment évaluer les réformes électorales intervenues entre 2015 et 2017 notamment le seuil légal de représentativité et les taux des frais de dépôt de candidature, de sorte à en tirer les conclusions adéquates ; clarifier les dispositions de la loi électorale et de ses mesures d’application relatives aux procédures de gestion et de traitement des résultats et la prise de mesures contraignantes pour leur publication ; restructurer la CENI en vue de l’amélioration de son organisation et son fonctionnement, prenant e compte les évolutions et leçons tirées des processus électoraux passés et en cours, etc.

JMNK

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Depuis un certain moment, non seulement des altercations règnent entre les responsables de la société congolaise de distribution d’eau et d’électricité (SOCODEE) et la société Virunga Sarl au sujet de la gestion d’une ligne moyenne tension destinée à fournir de l’énergie électrique dans le territoire de Nyiragongo et dans la ville de Goma, ainsi que des tensions montent d’un cran au sein des populations civiles dans le territoire de Nyiragongo vers Kasenyi au Nord de la ville de Goma.

Dans une communication axée autour de la desserte de l’électricité dans les quartiers  à faible revenus de Goma, Virunga Sarl a tenu à éclairer l’opinion tant nationale que locale sur la situation qui prévaut sur son réseau en pleine construction et cela nécessite une compréhension commune et une attitude propice au développement. Abordée par votre rédaction, Me Joël Wengamulayi, Directeur des Relations publiques et communication au sein de Virunga Sarl s’est penché sur différents faits démontrant leur souci de travailler pour le bien être de la population et son implication dans la protection de la nature.

Au sujet des faits et incidents survenus sur terrain, le juriste précise que le réseau de distribution que construit la Virunga  Sarl se trouve entièrement dans l’aire géographique décrite par les concessions de distribution de l’électricité susmentionnées, une ligne d’approvisionnement moyenne tension pour raccorder ce réseau à la ligne en provenance de Matebe part en amont de la sous station d’arrivée d’électricité qui se trouve à l’entrée de la ville de Goma en territoire de Nyiragongo, contrairement à la régulation séparant les concessions, il s’est avéré l’implantation des lignes cote à cote ce qui nécessite la concertation de solutionner ce différend.

En date du 13 Mai 2019, des incidents sont survenus sur le chantier de la ligne de distribution, plus précisément au niveau de Ngangi 1. Des incidents émaillés des insultes et menaces proférées à l’encontre des agents, imposition d’un arrêt des travaux menés par Virunga Sarl sans avoir écouté sa position, usage abusif de la force publique perturbant ainsi l’ordre et la quiétude du chantier. Face à toutes ces agitations et altercations ayant même occasionné la destruction de matériels et équipements du chantier sans un moindre comportement contraire à la loi manifesté par les agents déployés sur le terrain, le porte-voix de cette société  de droit congolais détenue à 100% par la fondation Virunga dans le cadre du contrat de partenariat public-privé signé entre la Fondation Virunga et le Gouvernement par le truchement de l’Institut congolais pour  la conservation de la nature (ICCN) précise qu’ils ont saisi même l’autorité concédant et l’autorité de régulation du secteur de l’électricité, seule habilitée par la loi à réguler le secteur en RDC pour départager les opérateurs du secteur ayant ces différends.

Les besoins en électricité de la ville de Goma étant loin supérieurs à la fourniture actuelle, les conflits ne devraient pas exister entre les acteurs dont les zones de distribution sont bien définies de manière non conflictuelle par l’autorité concédant qu’est le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, insiste-il. Dans le même ordre d’idée, Joël Wengamulayi précise que leur organisation a proposé des pistes de solutions assurant la sécurité des usagers conformément aux normes électriques et s’inscrivant dans la légalité établie par les concessions octroyées à chaque entreprise par l’autorité compétente, prouvant son attachement indéfectible à un climat apaisé.

Pour rappel, après que le Gouvernement provincial du Nord-Kivu ait concédé à Virunga en date du 5 Mars 2016 une concession de distribution de l’énergie produite par la centrale de Matebe en territoire de Rutshuru et Virunga ait signé en date du 5 Juillet 2016 avec l’entreprise SOCODEE un contrat de fourniture avantageuse au prix facilitant la revente de l’électricité pour booster l’industrie dans la ville de Goma, la société Virunga avait adressé en date du 13 Février 2018 une demande de concession auprès du Gouvernement provincial  pour la fourniture de l’électricité dans certains quartiers de Goma sans préjudices aux dispositions des contrats existants et c’est en date du 25 Septembre 2018 que l’exécutif provincial du Nord-Kivu avait concédé à Virunga une concession de distribution d’électricité à Goma dans les quartiers Majengo, Mabanga Nord, Kasika, Katooyi, Ndosho, Mugunga, Keyshero et Lac vert, des quartiers à faible desserte en électricité au chef-lieu du Nord-Kivu.

Mathy-Darcruz Olemba

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C’est ce qui justifie la présence à Tshikapa depuis mercredi 15 mai d’une forte délégation des Forces armées et la Police Nationale Congolaise. La mission est conduite par le chef d’Etat-Major, le Général Adjoint Amisi Kumba. Selon le chargé de la presse et communication des Forces armées de la Rdc à l’Etat-major général, le Major Kubelo, la mission consiste à sensibiliser et encourager les militaires et les Policiers en leur transmettant le message du Commandant suprême des Forces armées et la PNC pour leur comportement exemplaire et irréprochable avant, pendant et après les élections. Amisi Kumba devra, sur instructions du chef d’Etat-Major général, le lieutenant général Mbala Munsense et recommandations du Commandant suprême des Forces armées et de la Police, soumettre les unités de la deuxième zone de défense déployées dans le secteur opérationnel grand Kasaï au contrôle des FARDC et de la PNC. Des dispositions fermes vont être prises sur place pour toutes les barrières illégales, pour  ainsi exécuter la décision de voir le souverain primaire vive dans la paix.

« Je vous transmets le message de félicitations et d’encouragement du commandant suprême des Forces armées et de la Police Nationale Congolaise, le Président Félix Tshisekedi pour votre comportement exemplaire et irréprochable avant, pendant et après élections », parole du Général Amisi Kumba, chef d’Etat-Major général adjoint adressée aux militaires et policiers de Tshikapa au cours d’une parade mixte. L’armée et la Police sont apolitiques, que vos frères, amis, connaissances et parents politiques ne vous y impliquent pas. La politique amène la division, le tribalisme et la haine. Voilà pourquoi l’on va bientôt procéder à la permutation dans le souci de combattre l’esprit de tribalisme. Selon Amisi Kumba, le social des Forces armées et de la Pnc est une préoccupation majeure du Commandant suprême. « Vous devez user de votre patience », ajoute l’intéressé, avant d’insister sur le fait  que le tout nouveau Gouverneur l’a rassuré qu’il va être très regardant à ce sujet. Un autre message clé c’est l’appel de Félix Tshisekedi aux insurgés qui se trouvent encore en brousse d’y sortir et d’intégrer dans la vie, que ceux qui veulent servir la nation s’intègrent dans l’armée et la PNC.

Le Général Amisi Kumba a interdit la présence des militaires et policiers dans les mines. C’est ici qu’il rassure que le chef de l’État, Félix Tshisekedi est au courant des tracasseries dont sont victimes les populations, plus graves même les cultivateurs qui payent 2000 à 5000 Fc dans les barrières illégales installées par vous, un déshonneur pour l’armée et la Police. Sur instructions du Commandant suprême et du chef d’Etat-major général, toutes les barrières sont supprimées.

Ces missions rentrent dans le cadre d’ un contrôle des FARDC et de la Pnc pour toutes les unités de la deuxième zone de défense déployées dans le secteur opérationnel Grand Kasaï et l’exécution des instructions du Président de la République données au chef de l’Etat-Major général Mbala Munsense. Mission terminée à l’étape de Tshikapa, Amisi Kumba et la délégation mixte Pnc-FARDC quittent la ville, direction Kananga Malandji wa Nshinga, chef-lieu de la Province du Kasaï Central.

Laurent Lukengu