Après les conclusions de l’interinstitutionnelle: Début des auditions sur les allégations de corruption des députés provinciaux et sénateurs

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Lors de cette réunion interinstitutionnelle consultative du lundi 18 mars 2019, un seul point a été inscrit à l’ordre du jour, à savoir l’évaluation du déroulement des élections sénatoriales. Après avoir échangé et écouté les avis et considérations des participants, bien entendu le chef de l’Etat qui est le Garant de la constitution,  et après la lecture de l’article 160 alinéa 2, le Président de la République a pris trois décisions importantes : suspension de l’installation des Sénateurs,  l’élection des gouverneurs est également suspendue et renvoyée  à une date ultérieure.

Enfin, il a instruit au Procureur Général près la Cour de Cassation de mener les investigations pour dénicher les sénateurs et députés provinciaux trempés dans la corruption et les poursuivre en procédure de flagrance ; donc les corrupteurs et les corrompus pour qu’ils soient sévèrement sanctionnés. « Le Président de la République a insisté qu’il s’est battu pour combattre les antivaleurs et ça ne peut pas continuer à se reproduire sous son régime. Il va continuer à se battre pour que ces antivaleurs disparaissent en Rdc », a indiqué Basile Olongo, Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité ad intérim.

En exécution de ces mesures, le Parquet général près la Cour de cassation confirme le début des auditions sur les allégations de corruption dont font l’objet les députés provinciaux et les sénateurs nouvellement élus. Selon la radio onusienne qui donne cette information, Une équipe des hauts magistrats vient d’être déployée en province pour superviser l’instruction des faits dénoncés et dont le parquet a été saisi.

Selon l’Avocat général près la Cour de cassation Jacques Melimeli, qui a accordé une interview ce mercredi 20 mars à la même radio, la célérité sera de mise et ces enquêtes aboutiront certainement à des poursuites. « Je confirme déjà que dans certains parquets généraux de notre pays, les auditions ont commencé. Le Procureur Général près la Cour de Cassation a déjà décidé de déployer une équipe de hauts magistrats pour aller superviser tous les procureurs généraux qui sont en train d’enquêter et d’instruire sur tous ces dossiers relatifs aux actes de corruption dénoncés. La célérité sera de mise. La répression sera rapide, mais aussi certaine », promet Jacques Melimeli.

Le Parquet général près la Cour de cassation a été saisi par des plaintes qui lui avaient été adressées et il avait déclenché l’action publique depuis plusieurs jours. « Depuis, il y a aussi des allégations de la corruption lors du scrutin des sénateurs qui avaient été dénoncées. Dès qu’un fait infractionnel est dénoncé, le ministère public déclenche l’exercice de l’action publique pour constater l’infraction, identifier les auteurs, les coauteurs et les complices, réunir les éléments de preuve à charge ou à décharge », rappelle Jacques Melimeli.

L’on apprend que le PGR a réquisitionné les sociétés de téléphonie mobile Airtel, Vodacom, Orange et Africell pour l’aider dans cette tâche en faisant le traçage, mieux les mouvements des appels au cours de la période suspecte. De la même, il nous revient que les preuves de corruption se constituent avec une vitesse incroyable. En deux jours seulement, la moisson est fructueuse. Les compagnies de téléphonie mobile réquisitionnées par les services du PGR ont fourmi aux enquêteurs des relevés téléphoniques, des conversations et des SMS mettant en cause les corrupteurs et les corrompus. Qui vivra verra !

Soulignons que le Front Commun pour le Congo (FCC), le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), de même que le Mouvement de libération du Congo (MLC), ont démontré que l’Interinstitutionnelle n’avait pas qualité d’adopter ces mesures. De ce fait, cette réunion viole la constitution de la République, selon laquelle, un parlementaire ne peut pas être poursuivi pour le vote opéré par lui. De même, ils estiment qu’en suspendant l’installation des Sénateurs et l’élection des Gouverneurs de provinces, l’Interinstitutionnelle s’est immiscée des pouvoirs exclusifs à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

JMNK

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