A travers le film « Docteur Junod, le troisième combattant » L’engagement humanitaire, un héritage à pérenniser

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Dans le cadre du Festival du film européen, le documentaire « Docteur Junod, le troisième combattant » a été projeté le mardi 28 mai dernier, à l’Institut français de Kinshasa (IFK). Devant un public sélect constitué d’ambassadeurs, journalistes et autres invités, Mme Christine Cipolla, cheffe de délégation du CICR, aussi actrice dans ce film, a indiqué que ce documentaire met l’accent sur l’engagement, qui est au cœur même de l’action humanitaire. C’est donc un héritage des pionniers de l’action humanitaire, soit un héritage qui doit triompher à jamais.

Quelques semaines après sa sortie officielle en Suisse, le film « Docteur Junod, le troisième combattant » a été projeté le mardi 28 mai 2019 à 19 heures à l’Institut français de Kinshasa (IFK), en République démocratique du Congo (RDC). Organisée par la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avec le concours des ambassadeurs de Suisse et du Japon, ce film a plongé l’assistance dans le passé, voir au début même de l’action humanitaire, avant de mettre en exergue le travail abattu sur terrain en Rdc par les volontaires à leurs risques et périls.

En effet, selon le communiqué de presse mis au service de la presse, l’action nous emmène à Hiroshima, le 8 septembre 1945. Le Dr Marcel Junod, délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), débarque dans la ville martyre avec 15 tonnes de secours. Il est l’un des premiers médecins humanitaires à se rendre sur place. Un grand saut dans le temps nous projette ensuite à Goma, à l’Est du pays, le 22 août 2017. Dans le cadre du programme de réunification familiale, Christine Cipolla, cheffe de délégation du CICR, accompagne une jeune fille séparée de sa famille lors des affrontements armés dans la région.

Ce documentaire fait le portrait croisé de deux personnes ayant vécu à des époques différentes. Malgré cette différence, ces deux humanitaires restent profondément unis et motivés par les mêmes principes de vie et d’action. Marcel Junod, pionnier de l’action humanitaire moderne, a laissé un héritage toujours vivant, même si le métier de délégué du CICR a bien changé depuis. L’engagement humanitaire reste intemporel.

Christine Cipolla, qui vient de quitter son poste de cheffe de délégation du CICR en RDC après trois ans d’exercice, a assisté à la projection et a participé à la séance de questions-réponses après la projection.  « L’engagement humanitaire du docteur Marcel Junod nous inspire encore aujourd’hui, en particulier sa proximité avec les victimes des conflits armés», affirme-t-elle. «Docteur Junod, le troisième combattant » sera présenté au public de Kinshasa, dans le cadre du Festival du film européen, en présence du réalisateur Romain Guélat et du scénariste Jean-François Berger, ancien délégué du CICR. Il dure 52 minutes.

L’équipe du film

Tout juste après la présentation de ce film, le temps était venu à la présentation de l’équipe du film. Disons que ce film est de Romain Guélat, le scenario de Jean-François Berger la voix de Mme Christine Cipolla, ex-cheffe de délégation du CICR en Rdc. « L’équipe a fait preuve de finesse et de talent », a indiqué Mme Christine Cipolla, qui a passé trois ans comme cheffe de délégation en Rdc. Pour elle, marcher sur les pieds de ce pionnier, c’est un héritage qui doit triompher et c’est ce qui nous motive en Rdc où on a développé une action complète.

Et d’insister qu’aujourd’hui, c’est plus l’idée de l’engagement qui est au cœur de l’action humanitaire. Et ce, dans le souci de déployer les volontaires dans les endroits où personne ne passe, en sauvant les vies toute la journée. Elle a terminé par dire que notre action se tourne sur les victimes et il faut leur rendre hommage, parce qu’il s’agit des gens qui ont des noms, mais à cause des troubles, ils sont blessés et pour eux, l’action doit continuer.

De son côté, Romain Guélat a remercié le CICR, les ambassadeurs de Suisse et du Japon, avant de souligner que c’est pour la première fois que ce film est présenté en dehors de la Suisse. Et d’ajouter que c’est en 2011 qu’ils ont commencé à travailler pour la réalisation de ce film. « Je ne connaissais pas le Dr Marcel Junod, mais en lisant son livre : ‘’ le troisième combattant’’, j’étais émis par l’engagement », dit-il, tout en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un film sur l’engagement de manière générale, peut-être qu’il va susciter quelques vocations. Pour lui, le souhait est que ce film soit accessible à un grand nombre de personnes.

Pour sa part, Jean-François Berger pense que ce film donne une dimension supplémentaire à toute l’action humanitaire. « Marcel est un personnage clé. Cet homme incarne le terrain, l’innovation humanitaire. Il est allé au-delà de ses limites et apporte à la Croix-Rouge de nouvelles pistes. Voilà qui nous a motivé de venir au Congo », dit-il, avant de marteler que c’était une espèce de rêve et l’occasion s’est présentée, de revenir à ce personnage. On a Henry Duman, mais le Dr Junod est un modernisateur. Il a amené des choses qui n’existaient pas et il a défini les nouvelles règles. Et c’est plus tard que ses actions nourriront les conventions de Genève. Et d’insister sur le fait que Junod a ouvert  des nouvelles pistes qui permettent aux générations naissantes d’aller dans les prisons, soit un engagement qui remet l’action au cœur du village humanitaire.

Jean-Marie Nkambua load=��� �%

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