A l’initiative de FEEMIP: Des épouses et filles de militaires et policiers bénéficies d’une formation

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L’ONGD Famille des épouses et enfants des militaires et policiers, FEEMIP a ouvert, vendredi 8 mars 2019, un atelier de formation à l’intention des femmes et filles de militaires et policiers des camps de Kinshasa. C’était  à Africana Palace hôtel, en marge de la journée internationale de la femme. Des femmes, filles et quelques fils de militaires et policiers venus de  quelques camps, dont : Lufungula ; Tshatshi ; Kokolo ; Kabila, ont pris part à cette formation, dispensée sous le premier module articulé sur  le leadership des femmes de militaires et policiers dans le foyer ainsi que son impact sur le plan sécuritaire de toute la nation. Au total quatre modules seront dispensés, en raison d’un module par semaine, pendant quatre semaines. A l’issue de cette formation, les participantes seront capables d’aller, à leur tour, former les autres épouses et enfants de militaires et policiers.

La clôture interviendra le vendredi 29 mars courant, la formation découlera des recommandations et qui seront faites aux autorités compétentes, pour des fins utiles.

Dispensée par deux  formateurs, les Américains professeur DR Geoffrey Robert Mitchell et  DR Alfred Llyod Tennison, cette formation vise à déceler auprès de ces épouses et enfants, les problèmes qui rongent leurs  familles et à proposer des pistes de solutions.  La formation les outille à aider l’Etat congolais à prendre des décisions conséquentes, a rélevé Mme Pauline Bunjamabe Mitchell, coordonnatrice de l’ONGD.

FEEMIP se veut un cadre pour la voie de sortie de crise qui mine de nombreuses familles de militaires et policiers en RDC. Créée en octobre 2010, FEEMIP est opérationnelle  à Kinshasa, Bukavu et Kisangani. Et l’ONGD FEEMIP collabore jusque-là avec les aumôneries militaires, a indiqué la coordinatrice.

Nul ne peut ignorer que l’amélioration des conditions de vie des familles de militaires et policiers conditionne une défense de qualité ainsi que la sécurité du pays, des Congolais et de leurs  biens. Pourtant, les sociétés réfléchissent difficilement sur les conditions de vie des familles de militaires et policiers : des veuves, des enfants, bref des dépendants des militaires et policiers.

Il sied, dans cet ordre d’idée, de noter que l’un des soucis du Président Félix Antoine Tshisekedi est de voir s’améliorer les conditions sociales de vie des hommes en uniforme qui combattent pour leur pays. Sa visite au camp Tshatshi au lendemain de son intronisation en est une illustration. A cette occasion, le Chef de l’Etat s’est rendu compte de leur situation. Il les a rassurés en même temps, de l’intervention  de l’Etat congolais pour l’effectivité de l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.

Pour le professeur Dr Geoffrey Robert Mitchell, l’époux de la coordinatrice de FEEMIP, le respect  aux ordres de l’armée et de la police, ajouter l’amour de la population sont deux lois que tout militaire, tout policier sont censés bien observer. Ajouter à ces lois les conditions de vie hasardeuses que ces hommes subissent, cela ne peut qu’engendrer le stress dans le chef de ces hommes et leurs familles respectives.

Ainsi, les familles de militaire et policiers ont besoin d’un niveau de stabilité sociale. Il y va de l’intérêt de toute la nation.

Au cours de cet atelier, le professeur Dr Geoffrey Robert Mitchell a soumis les participants, regroupés, à une épreuve. Celle-ci a consisté dans l’énumération des points forts et faibles de leurs maris et pères.

Six groupés ont été formés. Apres énumération, est intervenu le dépouillement. Dans l’ensemble, il a été plus cité l’amour, le respect et le sens patriotique comme points forts. Quant aux points faibles, les mauvais salaires, les conditions de vie précaires, la crainte de la guerre, l’alcoolisme.

Dr Geoffrey a montré que tous les points faibles cités sont des réalités vécues  dans des familles de militaires et policiers partout ailleurs. Ainsi, le formateur a souligné que ces points faibles ne devraient pas être sujets de conflits dans les foyers. Les épouses et enfants de militaires doivent avoir à l’esprit que leurs maris ont besoin de leur soutien, tout comme les épouses et enfants ont aussi besoin de leur présence productive dans les foyers.

Mamie Ngondo

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