Zone économique spéciale de Maluku: Les préparatifs vont bon train

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Durant trois jours, les participants venus de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères,  de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et du monde scientifique ont pris part à l’atelier  de Kinkole, dans l’objectif de valider les cinq livrables élaborés par le consultant IOS, pour la mise en œuvre de la Zone économique spéciale de Maluku. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la composante 2 des Zones économiques spéciales pilotes, qui est mise en œuvre par la Cellule d’exécution des Financements en faveur des Etats fragiles, dans le cadre du Projet de développement de pôle de croissance ouest (PDPC), d’un coût de 22 millions de dollars Us, financé par la Banque mondiale. L’atelier a accouché des recommandations qui seront communiquées au consultant, ce qui va ouvrir la voie au dossier d’appel d’offre avant la fin du mois de juin, mais aussi au lancement de la sélection de l’aménageur d’ici la fin de l’année 2018. Entre-temps, les ministres de l’Industrie et des Finances devront présenter ce rapport au conseil des ministres, afin d’obtenir la publication des décrets accordants les avantages fiscaux aux investisseurs.

C’est M. Alain Lungungu, Coordonnateur  de la Cellule d’exécution des Financements en faveur des Etats fragiles  qui a clôturé, vendredi dernier cet atelier, qui s’inscrit du reste dans le cadre de la composante 2 des zones économiques spéciales pilotes, qui est mise en œuvre dans le cadre du Projet de développement de pôle de croissance ouest, financé par la Banque mondiale. C’était en présence de M. Auguy Bolanda, chargé de mission de l’Agence des Zones économiques spéciales et des participants.

En effet, la Rdc est confrontée à un défi de taille, celui de son développement. Ainsi, des efforts sont menés afin de trouver les voies et moyens d’un développement durable. Et ce développement n’est possible qu’à travers l’industrialisation. C’est comme ça que la Rdc, dans le cadre de son programme d’émergence, a décidé de recourir à la stratégie des Zones économiques spéciales (ZES). Pour implanter ces ZES au pays, il y a des préalables. Il faut d’abord avoir un cadre  juridique. Ce cadre juridique a été mis en place, à travers la loi portant  régime des Zones économiques spéciales. Mais cette loi devait être appliquée, d’où la nécessité des mesures d’application. Raison pour laquelle, parmi les livrables adoptés, il y a trois qui concernent les mesures d’application de cette loi. Comme pour dire qu’aujourd’hui, à l’instar des pays voisins, la Rdc a une proposition qui va permettre que  les Zones économiques soient attractives. Il ne reste qu’aux ministres de l’Industrie et des Finances de présenter ce projet  de décret au gouvernement, pour son adoption et la publication des décrets.

« Aujourd’hui, il y a 5 livrables qui ont été adoptés par le conseiller en transactions qui appuie le gouvernement  dans le cadre de la sélection de l’aménageur de la zone économique spéciale. Comme prochaines étapes, il y a des recommandations qui ont été formulées et nous allons les communiquer au consultant, ce qui va ouvrir la voie au dossier d’appel d’offres, avant la fin du mois de juin, mais aussi au lancement de la sélection de l’aménageur. Notre souci, notre challenge, c’est de recruter un aménageur d’ici à la fin de l’année 2018 », a expliqué à la presse Alain Lungungu, Coordonnateur  de la CFEF.

Soulignons que la partie congolaise devait s’approprier les livrables, afin de donner son avis sur la conclusion proposée par le consultant. « A l’issue de ces travaux, d’une manière générale, les  livrables ont été acceptés. C’est vrai, la partie congolaise a fait certaines suggestions. Comme dans tout  travail fait par un consultant, il va tenir compte des avis émis par la partie congolaise, avant d’élaborer son rapport final », a expliqué le Chargé de mission, avant d’expliquer le travail d’un aménageur, qui est en quelque sorte l’investisseur de référence, parce que parmi les livrables qui ont été adoptés, il y a un sur le Partenariat Public Privé. L’Etat va contractualiser avec un privé qui va développer la zone, la gérer. C’est lui qui porte le gros des investissements. Même dans  le cadre de cet accompagnement, il est prévu que la Banque mondiale apporte 22 millions de dollars Us pour appuyer le gouvernement et permettre à ce que les premières infrastructures  soient mises en place. Le reste sera apporté par les autres.  Disons qu’il faut au moins 100 millions de dollars Us pour réaliser cette zone de Maluku.

Les participants s’expriment

Le premier à s’exprimer, un chef des travaux à l’Université de Kinshasa, Faculté d’Economie. Pour lui, l’Université a été conviée à cet atelier pour examiner les livrables du consultant chargé de proposer des stratégies pour la structuration des Zones économiques spéciales en Rdc. « Comme vous le savez, la stratégie des Zones économiques spéciales permet à chaque pays de s’industrialiser. Le consultant a présenté un modèle macro-économique qui intègre plusieurs aspects », dit-il, tout en martelant que nous avons un potentiel immense dans plusieurs secteurs d’activités, notamment dans le secteur agricole. Il est normal que nous puissions avoir des structures capables de transformer ce potentiel en véritables richesses. Voilà pourquoi une des stratégies adoptées par le monde, c’est d’identifier les Zones économiques spéciales et qui bénéficient des facilités et d’une réglementation spéciale, pour permettre à ce qu’on  puisse réaliser une attractivité au niveau des investissements directs étrangers, permettre aux entreprises de s’installer au pays, transformer les produits et créer de l’emploi et partant, créer de la richesse.

Mme Cynthia Aridja, responsable des questions fiscales à la Fédérations des entreprises du Congo (FEC), a témoigné toute sa satisfaction par rapport au travail qui a été fait.  Parce qu’à l’en croire, c’est un bon projet non seulement pour les opérateurs économiques, mais aussi pour le développement de la Rdc. « Aujourd’hui, l’économie de la Rdc est largement tournée vers l’extérieur et nous subissons les conséquences fâcheuses. Avec ce projet, nous estimons que  ça sera une relance pour le développement du pays, ainsi que son industrialisation », explique-t-il.

Et de renchérir qu’il était question de discuter par rapport à la procédure, mais aussi sur le plan de l’arsenal juridique. Parce que nous ne pouvons pas démarrer dans le vide. Il faut des soubassements légaux qui permettront à ces investisseurs de venir dans notre pays.  C’est bien les ateliers, mais que les autorités fassent tout pour que les textes soient signés, que les investisseurs arrivent. C’est vrai que la loi sur les ZES a été publiée, reconnait-t-elle, mais il y avait une certaine ambiguïté par rapport aux avantages fiscaux. Aujourd’hui, les investisseurs déplorent toujours la pression fiscale qu’ils subissent en Rdc. Par rapport à la ZES, nous avons voulu faciliter certaines choses, accorder les exonérations, pour faciliter l’industrialisation de la Rdc. Nous n’attendons que le décret sur les avantages, insiste-t-elle.

(JMNK)

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