Yves Cuypers : « La BCDC a atteint tous ses objectifs 2017 »

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M.Ives Cuypers, Directeur général de la Banque Commerciale du Congo (BCDC) a présenté, le vendredi dernier, dans un hôtel de place, les états financiers de cette institution bancaire plus que centenaire, de l’exercice comptable 2017. Il ressort de ce bilan que l’année 2017 aura été plus que satisfaisante au regard des incertitudes évoquées. Celles-ci ne doivent évidemment pas se prolonger indéfiniment au risque de finir par reporter le retour à un cycle de croissance économique dans lequel la banque s’inscrira et, par conséquent, renforcer la solidité de ses fondamentaux et donc la confiance du marché. Mais le Dg est toutefois satisfait du fait que la BCDC ait atteint tous ses objectifs, et espère que 2018 sera aussi bon que 2017.

En présence de l’actionnaire majoritaire, George Forrest ; de l’Etat congolais, de Pascal Kinduelo, président du Conseil d’administration et d’autres invités de marque, le Directeur général de la BDCD a présenté son rapport annuel 2017 articulé autour de trois principaux volets. Il s’agit du descriptif de l’environnement économique et monétaire de l’année 2017, de la présentation des principaux indicateurs du bilan et de la performance de la BCDC. Il a chuté par aborder un thème très sensible auquel le secteur bancaire congolais porte la plus grande attention : la relation avec les banques internationales.

2017 : un exercice satisfaisant dans un contexte dégradé

De prime à bord, Yves Cuypers a expliqué qu’à l’instar de l’année 2016, l’exercice 2017 s’est déroulé dans un contexte réglementaire instable dans un environnement économique dégradé. « Le redressement économique amorcé l’été dernier et confirmé à la fin de l’année dernière a permis de respecter l’ensemble des ratios de la banque, qu’il s’agisse de la couverture des risques, de la préservation de la liquidité, de la conservation des fonds propres et d’obtenir un résultat net positif », dit-il, avant d’affirmer qu’il est désormais impératif que le front réglementaire se stabilise et que la banque opère sa révolution numérique indispensable dans un contexte de mondialisation accrue.

Au sujet de l’exercice 2017, le Directeur général de la BCDC a tenu à préciser qu’il avait certaines craintes. « Vous savez que le ralentissement économique  en Rdc était  lié à la chute des cours des matières premières et cela a entrainé le gel de l’exploitation de certaines mines. Par conséquent, l’impact sur la société civile elle-même, les recettes fiscales et sur l’activité bancaire. Et donc, quand nous avons commencé 2017, on avait des craintes et nous avons construit un budget avec des réalisations en deçà et un effort au cours du premier semestre. Quand vous avez un cycle bas, vous avez un retard », dit-il, avant d’expliquer que quand le cycle monte, la reprise est aussi lente. Il fallait quelques mois, au cours du dernier trimestre 2017, pour que les choses reviennent à la normale.

Aussi, le Dg de la BCDC constate qu’après un fort dérapage du franc congolais qui a ouvert l’année à 1.230 CDF pour 1 Usd, la dévaluation s’est poursuivie pour passer à 1500 CDF vers le 30 juin, puis à 1700 CDF au mois d’août 2017. Avec une certaine stabilité à 1.550 CDF depuis le mois d’octobre, le marché monétaire est entré depuis la fin de 2017 et le début de 2018 dans une période d’accalmie. Une accalmie bienvenue sur le front du cours de change, car elle a un impact important sur la réserve obligatoire de la BCDC qui lui a budgétairement fortement pénalisée en 2017. Ce qui a représenté pour la Banque un coût additionnel de 4,6 millions de dollars.

L’exercice 2018 aussi bon que 2017 ?

A cette occasion, le Directeur général a sensibilisé les participants sur l’importance pour le système bancaire congolais de se conformer aux exigences internationales. « Une des particularités de cette édition porte sur la présentation plus développée du rapport financier dans ses aspects de la gestion prudentielle et l’adéquation des fonds propres », indique le communiqué de presse mis à la disposition de la presse, et qui ajoute que c’est dans ce contexte général que le budget 2018 s’inscrit sur le même schéma que celui de 2017, c’est-à-dire gérer et réduire les risques, gérer et préserver la liquidité, s’adapter aux nouvelles normes réglementaires, développer les multiples aspects de la gouvernance et de la conformité en particulier, qui devient un sujet de plus en plus important, tout en continuant à dégager un résultat positif.

« Nous profitons de cette tribune pour faire passer des messages sur les spécificités du secteur bancaire. Il y a trois ans, c’était la solvabilité et la stabilité des banques en Rdc. Il  y a deux ans, c’était le taux d’intérêt et quelles sont les conditions à la baisse de ce taux d’intérêt ? Cette année, nous avons parlé de conformité, du respect de la législation nationale et internationale dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme », renseigne-t-il.

C’est au regard de tout ce qui précède, que M. Yves Cuypers estime que espère que 2018 sera aussi bon que 2017. Mais il reste prudent quant à la fin de l’année : « On ne sait jamais ce que nous réserve  comme surprise la fin de l’année. Je ne parle pas ici des facteurs qui ne sont pas économiques. On va faire une évaluation et des provisions qu’il faut faire sur les risques (fiscaux, judicaires ou conjoncturels) afin de les couvrir. Aujourd’hui, toute chose étant égale par ailleurs, on devrait avoir un exercice 2018 qui soit aussi bon que 2017 ».

JMNK

 

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