Violences à Kinshasa: Les présumés auteurs interdits de quitter le pays!

par -
0 791
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Le PGR a requis de la DGM d’interdire toute sortie de Kinshasa et du territoire national leur est interdite

*Au cours d’une communication hier à Kinshasa, le Procureur général de la République a indiqué avoir instruit la Police nationale congolaise de rechercher activement partout où ils se cachent, les auteurs matériels et intellectuels des faits infractionnels graves d’assassinats, de pillages, de vols à l’aide des violences, des tentatives de viol et de viol. Et ce, que ça soit dans les hôpitaux ou dans certaines maisons privées. Sont visés ceux qui auront directement exécuté et ceux qui auront coopéré à cette exécution, ceux qui auront fourni une aide, et ceux, par des discours, des calicots ou des placards affichés auront provoqué la commission de ces faits graves

* De même, le Directeur général de la Direction générale de migration (DGM) a été requis pour interdire toute sortie de Kinshasa et du territoire national des auteurs de ces faits graves. Désormais, la plupart des dignitaires qui font l’objet des poursuites judiciaires et qui, brusquement, tombent malades pour être évacués par la suite, ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Du 19 au 20 septembre 2016, plusieurs combattants identifiés comme appartenant au Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, et dont le président du Comité de sage n’est autre que le sphinx de Limete, se sont illustrés par les pillages, les viols, le vandalisme de quelques résidences des personnalités identifiées d’avance et des sièges de certains partis politiques membres de la Majorité présidentielle. Ainsi, la permanence du PPRD/Funa  et la Ligue des jeunes/Limete 6ème rue, le siège du Congrès national congolais (CNC) 4ème rue, celui du RCD/Goma, de l’ARC, du PDC ont été pillés avant d’être brûlés.

De même, des écoles telle « Mme de Sévigné » du député Willy Bakonga, des stations d’essence, boutiques et magasins n’ont pas échappé à cette barbarie. A ceci, s’ajoutent les assassinats et autres actes causés par la même bande. C’est pour donner suite aux cris lancés non seulement par la population mais aussi par les victimes de ces pillages que le Procureur général de la République a lancé les poursuites judiciaires à l’endroit de tous les auteurs matériels et intellectuels.

Il l’a dit hier, après une réunion qu’il a présidée et qui a réuni tous les services de sécurité du pays. De prime abord, il a expliqué que depuis un certain temps, il avait habitué la presse à des communications sous forme de mise en garde, de prévention, etc. Mais aujourd’hui, dit-il,  « je voudrais porter à votre connaissance que l’époque de mise en garde est révolue, cette époque est terminée ».

Il a aussi rappelé que la dernière fois, lorsqu’il s’est adressé à la presse dans la salle de réunions, surtout lorsqu’il abordait la pertinente question de l’article 64 alinéa 2 de la Constitution, il avait fait allusion à un adage latin qui se traduit en ces termes : « il est convenable que la loi avertisse avant de punir ».  « Nous ne sommes plus à l’époque de l’avertissement », insiste-t-il. D’ailleurs, la mission de l’organe de la loi, la mission du PGR n’est pas de prévenir les infractions, mais de réprimer celles-ci. Et nous avons le rôle de rechercher et de punir les infractions commises sur le territoire de la Rd Congo.

Une cruauté inouïe

S’agissant des faits d’une cruauté inouïe commis à travers la ville de Kinshasa depuis le 19 septembre dernier, souligne Flory Kabange Numbi, je veux faire l’application stricte de l’article 10 du décret-loi n°199 du 26 janvier 1999 portant organisation des manifestations et réunions publiques en Rdc. Cette disposition légale dit : « Les faits infractionnels commis à l’occasion des manifestations publiques ou réunions publiques sont réprimés conformément à la loi pénale ». Cette loi pénale, en son article 21 du Code pénal livre I, énumère les personnes que l’on doit considérer comme les personnes hauteurs d’une infraction.

Et d’expliquer que la loi parle de ceux qui auront directement exécuté et ceux qui auront coopéré à cette exécution. La loi parle également de ceux qui auront fourni une aide, sans cette assistance, les faits ne se seraient pas commis. La loi parle également de ceux qui, par des discours, des calicots ou des placards affichés, auront provoqués la commission de ces faits graves.

« Je veux donc appliquer sévèrement cette loi », clame le PGR. La Police nationale congolaise a, depuis hier, reçu mission de rechercher activement les auteurs matériels et intellectuels de ces faits graves d’assassinats, parce qu’il y a eu mort d’hommes, pillages, de vols à l’aide des violences, des tentatives de viol et de viol. De même, la Police a aussi reçu depuis hier la mission de les rechercher partout où ils se cachent. Que ça soient dans les hôpitaux ou dans certaines maisons, ils doivent être dénichés.

Au cours de sa communication, le PGR a indiqué avoir requis du Directeur général de la Direction générale de migration (DGM) d’interdire toute sortie de Kinshasa et du territoire national des auteurs de ces faits graves.  Il a terminé par rappeler que « dans le passé, vous avez constaté comme moi, que la plupart des dignitaires qui font l’objet des poursuites, ne passaient pas leurs séjours à la prison et brusquement tous tombaient malades et étaient hospitalisés dans des centres de santé. « Il y a en même à qui nous avons permis, sur conseil de leur médecin, d’aller se faire soigner à l’extérieur, vous connaissez ce qu’ils sont devenus. Il n’en sera plus le cas aujourd’hui », insiste-t-il.

Gare à la victimisation

Après la commission de ces faits infractionnels graves qui ont laissé les Congolais dans l’émoi et dans l’étonnement, seule la justice est capable de rétablir l’équilibre rompu et permettre une réparation susceptible de mettre un terme à la violence populaire. Mais vu comment le processus électoral en Rd Congo est vite perçu comme bouc-émissaire, il n’est pas interdit que l’on assiste à une certaine politique d’auto-victimisation.

Sinon, ceux qui ont lancé l’opération « Toyebi ndako » n’ont plus intérêt à se cacher, surtout que certaines indiscrétions indiquent même que des listes de politiciens et opérateurs politiques membres de la Majorité présidentielle seraient remis au casseur. Voilà qu’ils n’ont pas eu du mal à se présenter au PPRD/Funa et Limete, sans oublier au CNC/Limete, ou en certaines résidences privées.

Peut-être qu’il faudra trouver un lien entre d’une part, la nécessité de rendre justice aux auteurs de ces faits infractionnels graves, parce que c’est de leur droit  et, d’autre part,  l’urgence de conclure un accord sensé engager tout le monde au dialogue politique national et inclusif qui se tient à la Cité de l’Union africaine (UA).

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse