Violence conjugale : les femmes réclament un traitement humain auprès des hommes

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S’il y a un mal qui doit être éradiqué au sein de couple, c’est bel et bien les violences. Ce qui est bien malheureux dans notre vécu quotidien. Il ne se passe pas plus d’un jour sans que les violences faites aux femmes ne soient mises au grand jour. Dans le souci de déceler les causes et avoir les avis des uns et des autres, le quotidien L’Avenir a effectué, dimanche dernier, une descente sur terrain.

La première à prendre la parole, Mme Fifi Mumpoto, habite la commune de Ngaliema : «  la violence physique contrairement aux idées reçues, ne sont pas une preuve d’amour. Un homme qui bat sa femme ne l’aime pas. Malheureusement, ces comportements d’une autre époque perdurent. Moi, je pense que c’est l’absence de dialogue et le manque de maitrise de soi qui sont à la base de ces violences. C’est un fléau déplorable. Mais le mal dans tout cela, c’est surtout la femme qui en souffre le plus. Et c’est toujours elle la victime de ce comportement inhumain. Certains hommes pensent que la femme n’a pas le droit de prendre la parole, et que son avis ne compte pas. C’est ce qui crée des incompréhension suivis de coup de poing ».

Pour Mme Ginette Mabassa , mère au foyer et mariée depuis une dizaine d’années : « la vie de couple dans son quotidien n’est pas exempte de problèmes : écarts de langage, non-respect des règles préétablies et humiliation laissent souvent libre cours à l’incompréhension. Et l’intolérance laisse place à l’utilisation de la force physique. La violence conjugale est un mal qui existe depuis la nuit des temps surtout en Afrique. Cela poursuit son chemin sans inquiétude en Rd Congo. Elle peut aussi être liée à la nature du conjoint. Aussi l’époux ou la femme qui n’était pas violent le devient-il par la force des choses.

Pour sa part, Mme Kiki Ngudodi d’ajouter : «  la violence est souvent liée à plusieurs facteurs, dont notamment l’alcoolisme de l’homme. Lorsqu’il est ivre, le contrôle lui échappe. Personnellement, je viens de quitter mon foyer à cause de cela. Je suis mariée depuis 10 ans. Et chaque jour qui passait, j’étais sauvagement battue par mon mari. La goutte qui a fait déborder  le vase, c’est le dernier coup de poing violent que j’avais reçu à la tête et cela m’a coûté 10 jours d’hospitalisation. Nos familles se sont réunies et nous avons décidé de rompre. Voilà jusqu’où la violence peut nous amener.

Soucieux d’être toujours considéré comme les méchants dans l’histoire quelques hommes s’expriment 

Comment voulez-vous que je reste calme face aux insultes d’une femme, réplique Medar Komende, officier à la garde présidentielle : « aucun homme ne se réveille le matin avec le souci de battre sa femme. Moi je suis marié à ma femme depuis plus de 15 ans. Mais si je vous relate tout ce qu’elle m’a fait suite à son comportement, je vous assure que personne ne va supporter. Elle est très impolie, voilà pourquoi je la corrige souvent avec des coups de poing. Car pense que c’est le seul langage qu’elle comprend. L’homme bat souvent sa femme à cause du comportement déplacé de cette dernière.

M. Didier Luhumba ajoute  quant à lui : « elles doivent assumer les conséquences de leurs actes. Pourquoi nous jeter des pierres ? Elles sont devenues tellement irrespectueux les femmes kinoises. Elles injurient et défient les hommes. Et dans cela, vous voulez que l’homme se taise ? Pas du tout ! Ce n’est pas toujours les femmes qui sont violentées, les hommes aussi le sont. J’ai un ami qui vient de fuir son foyer parce que sa femme jette de l’eau dans le lit conjugal chaque fois qu’il y a une dispute entre eux. En ce qui me concerne, je ne frappe pas les femmes et je ne condamne pas non plus les hommes qui le font. Car, comme le dit si bien un adage, « il n’y a pas de fumée sans feu ». Arrêtez de nous traiter de tous les noms, car les femmes ne sont pas des saintes.

Oui, le mal est constaté. Le nombre de victimes ne cesse de croitre du jour au lendemain. Les femmes battues ne sachant vers qui tourner, préfèrent garder silence.

La femme doit retrouver sa place de noblesse,  ce qui veut tout simplement dire « une aide semblable ». Elle ne doit pas recevoir des coups de poing à chaque fois que son mari n’est pas content. Au gouvernement congolais d’y penser sérieusement, et de tout faire pour prendre de mesures qui mettra la femme en sécurité.

Propos recueillis par Blandine (Zawadi Kanza/ stagiaire)

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