Vingt films en compétition au FESPACO 2017

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Du 25 février au 4 mars prochain, vingt films seront en compétition pour le grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Devenu le plus grand rendez-vous du cinéma africain depuis un temps, le Fespaco a reçu cette année 1 000 films qui ont été présentés, ce qui fait une hausse de 30 % par rapport à 2015. Vingt ont été retenus pour concourir pour le grand prix l’Étalon d’or du Yénnenga, a annoncé lors de la conférence internationale de lancement du prix à Abidjan, le délégué général du Fespaco, Ardiouma Soma.

Selon la même source, les réalisateurs des 20 films en course sont issus de 15 pays du continent africain et de la Guadeloupe. Parmi eux, deux Ivoiriens et trois Burkinabès. Les autres sont originaires du Maroc, de la Tunisie, de la Guadeloupe, du Bénin, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Tanzanie, du Cameroun, de l’Éthiopie, de l’Algérie et de l’Afrique du Sud.

Description des films 

Le film de Samuel Mathurin Codjovi et Jean de Dieu Konan. « Karus, un jeune démuni, mène une vie banale, se débrouille dans la collecte d’ordures pour survivre. Jusqu’au jour où, tentant de secourir une jeune fille qui se fait violer, il assiste à la mort accidentelle de celle-ci. De là part un long et périlleux supplice pour lui. Entraîné dans la colère d’un homme puissant qui veut à tout prix mettre un nom sur le meurtre de sa fille. Même s’il faut que ce soit celui d’un innocent. » Un thriller haletant déjà présenté dans deux festivals internationaux.

Réalisé par Said Khallouf, et déjà choisi pour concourir aux présélections de la prochaine cérémonie des Oscars, qui se tiendra en février 2017 à Los Angeles, A mile in my shoes raconte l’histoire de Said, un adolescent qui a toujours vécu dans la misère et la souffrance, qui décide de se venger d’une société cruelle et intolérante », explique le réalisateur dans le synopsis qui accompagne la bande-annonce publiée sur sa chaîne YouTube.

« À partir de cette trame, le film évoque des problèmes sociaux qui, évidemment, ne sont pas propres à notre société : enfants de la rue, viol, exploitation humaine, violence contre les femmes, autorité parentale outrancière ».

Incontournable depuis sa sortie en 2015, Wùlu (« Le chien », en bambara) est un film tourné entre le Sénégal et le Mali avec le comédien Ibrahim Koma et la chanteuse Inna Modja. Le film parle de Ladji, « un jeune qui cherche à s’en sortir et va en trouver le moyen en entrant dans le crime organisé ». Son réalisateur, le Franco-Malien Daouda Coulibaly, qu’on ne présente plus, reconnu pour ses courts-métrages. Il était une fois l’indépendance et Tinyè So (« La maison de la vérité », en bambara) a désormais son Scarface malien.

Zaïrianisation sous les pellicules!

« Au Sahel, dans une famille aristocratique, une jeune fille se languit de son amoureux qui tarde à venir l’épouser. Ici, les histoires d’amour ne concernent que les femmes. Elle se décide donc à aller consulter la marabout familial. Celle-là lui apprend que pour se marier, il faut la main de Dieu.. » Entre amour et tradition, un film engagé de Rahmatou Keïta. La réalisatrice et journaliste aux multiples distinctions. Notamment avec Al’lèèssi… une actrice africaine, son premier long métrage, sélectionné dans les plus prestigieux festivals du monde : Cannes, Berlin, Los Angeles, New York, Chicago… L’auteur a été plusieurs fois récompensé pour ce film relatant l’histoire des pionniers du cinéma africain.

Un film de fiction du Béninois Sylvestre Amoussou. « Le président de la République d’un pays africain imaginaire, qui souffre de voir les richesses naturelles de son pays uniquement exploitées par des entreprises occidentales, décide de nationaliser tous les moyens de production installés sur son territoire par des étrangers : puits de pétrole, mines d’or, de diamants, Évidemment, les Occidentaux apprécient peu : « C’est nous qui avons foré ces puits, nous qui avons creusé ces mines » ! Les Africains répondent : « Exact, mais c’est notre sous-sol » ! Un combat féroce s’engage alors, où tous les coups sont permis. Surtout ceux qui sont interdits. Qui va gagner ? Cette histoire, bien sûr, est une fiction. Pour l’instant. Mais allez-y savoir… ».

(OM)

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