Vient de paraitre « Femmes en larmes esperantes » de Stella Shamamba

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Vient de paraitre depuis samedi 12 mars dernier chez le libraire, un nouvel ouvrage intitulé « Femmes en larmes espérantes » le livre a été porter sur fonds baptismaux par Marie-Louise Mwange, conseillère au cabinet du chef de l’Etat du collège diplomatique.

Ce nouvel ouvrage « Femmes en larmes espérantes » proposé dans le monde du livre qui s’ajoute dans le domaine des violences sexuelles, vient encore un accent sur les avancés de consensus de ce fléau. En vue de mettre les nouveaux lecteurs dans le bain de la lecture de l’ouvrage, l’auteur a donné un bref résumé.

Mme Stella Shamamba indique que ce livre traite de la dissonance cognitive dans l’accompagnement psychosocial des femmes, victimes des violences sexuelles à l’Est de la république démocratique du Congo, RDC. Les violences sexuelles constituent une des causes majeures des problèmes de santé physique et mentale dont souffrent un nombre de plus en plus croissant des femmes à l’Est de la RDC.

Les séquelles psychiques et émotionnelles qu’engendrent les violences sexuelles sont durement ressenties par ces femmes pour que nous puissions en priorité y attacher de l’attention et inscrire le fléau des viols parmi les maux à combattre avec acharnement.

Blessées au plus profond de leur être, sans ressources pour la plupart ; contaminées par des maladies sexuellement transmissibles, parfois mortelle comme le SIDA ; laissées sans soins médicaux, ses femmes, victimes de violences sexuelles souvent en chaine en l’occurrence sont répudiées par leurs mari, stigmatisées dans leurs familles et communautés respectives, voire accusées d’être responsable du sort qui leur est arrivé ou ; occultent, voire dénient elles-mêmes, le sort qui est le leur.

Ces femmes croient sans faillir que leurs bourreaux, ne seront jamais inquiétés, au contraire ils les narguent, les harcèlent, d’autre part, elles voudraient ne pas suivre ce qui est dit comme cela leur est proposé dans l’accompagnement psycho-social.

Elle se pose dans son livre des questions telles que, dans quelle mesure les stratégies de communication et de plaidoyer adoptées par les hôpitaux de Panzi à Bukavu et Heal Africa à Goma, contribuent-elles à la prise de conscience et au règlement des conséquences pernicieuses des violences sexuelles à l’égard de la femme à l’Est de la RDC? Dans quelle mesure, ces stratégies
favorisent-elles les conditions au changement de comportement ? Et enfin, Que
faire pour que ces stratégies débouchent réellement à plus de réussite dans le court
terme?

Pour répondre, elle va de l’analyse des récits et témoignages sur le profil des répondantes ayant déclaré avoir subi des violences sexuelles, sur l’intervalle de confiance des questions en fonction des caractéristiques des répondantes (en ) ; Notre principale hypothèse de travail s’est confirmée dans la mesure où :

« Les stratégies de communication et de plaidoyer adoptées par les hôpitaux de Panzi à Bukavu et Heal Africa à Goma se sont avérées tout compte fait, payantes. Alignées sur les difficultés qu’éprouvent les victimes de violences sexuelles à parler et à être écoutées, elles leur ont offert la possibilité de dire, de témoigner de leur expérience traumatique personnelle, aussi bien du point de vue événementiel que de ses conséquences psychologiques.

Ces stratégies plaident également pour une prise de conscience face aux conséquences néfastes des violences sexuelles à l’égard de la femme à l’Est de la RDC. Elles contribuent significativement pour un changement positif de comportement en modifiant des manières de faire des individus, en se basant sur les facteurs internes et externes, qui les entourent.

En effet, le regroupement réalisé suite au dépouillement de nombreux témoignages et récits, nous a donné la possibilité de nous apercevoir combien les deux institutions hospitalières offraient aux victimes de violences sexuelles, la possibilité de dire, de témoigner de leur expérience traumatique personnelle, et ce faisant d’entamer un processus de libération des traumatismes subis, même si les souvenirs ou les stigmates physiques demeuraient encore.

Les analphabètes s’en mêlent !

En effet, communiquer sur la violence sexuelle constitue un véritable défi pour ces
femmes essentiellement jeunes, de 12 à 45 ans; de niveau d’instruction faible, près de 70 d’analphabètes; mariées à plus de 57 et mères dans 4 cas sur 10; d’un état de santé physique et psychologique pitoyable, plus de 85 ; victimes d’un rapport sexuel contre volonté, de 64 à 70 et d’actes arrachés sous contrainte et menace des armes, dont 82 à 86 d’abus sexuels avec pénétration vaginale et 75 à 81 d’abus avec pénétration anale, etc.

Aussi, à la lecture des indicateurs dits significatifs, nous nous sommes rendu compte que les stratégies des hôpitaux de Panzi à Bukavu et Heal Africa à Goma plaidaient également pour une prise de conscience face aux conséquences néfastes des violences sexuelles à l’égard de la femme à l’Est de la RDC comme le font voir les 80 à 86 d’opinions qui mettent leur espoir sur la promotion de la prévention pour endiguer les violences sexuelles basées sur le genre.

Pour terminer et malgré les efforts consentis pour une prise de conscience face aux
conséquences néfastes des violences sexuelles et une contribution plus qu’appréciable de deux institutions au changement positif de comportement, il demeure cependant, des cas de dissonance cognitive difficile à corriger eu égard à la profondeur des frustrations endurées comme en démontre la faible marge de confiance exprimée en considération de l’infléchissement de la courbe de la stigmatisation.

La présente analyse vise à attirer l’attention du public, particulièrement celui du
monde scientifique sur une catastrophe que vivent sur base journalière depuis plus
d’une décennie, des dizaines de milliers de femmes, de jeunes filles, voire de petits
enfants pour des cas les plus graves (violences sexuelles avec comme objectif
d’anéantir un groupe, d’affaiblir ou d’annuler l’exercice par les femmes de leurs droits
humains et libertés fondamentales) et des centaines de milliers pour des cas plus ou
moins graves (viols pour assouvir le plaisir sexuel, agressions sexistes, prostitution
forcée … ).

Cet ouvrage se veut proposer des stratégies de cheminement vers l’établissement d’un esprit de communication qui permet mieux aux uns et aux autres de parler de façon simple et factuelle pour un changement cognitif et/ou comportemental visant l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

(Mamie Ngondo)

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