Victimes de traumatismes divers: Des policiers chargent les terroristes Kamwina Nsapu

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Une vue des prévenus
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Hypnotisés, avant d’être blessés mortellement par les miliciens Kamwina Nsapu ayant attaqué, le 09 mai 2017 les tentes se trouvant à l’entrée de la permanence de l’UDPS à la 11ème rue Limete, trois policiers qui se sont constituées parties civiles, notamment M. Mugeni, Tshimenga Mutombo et Moke Beya ont chargé, mieux ont responsabilisé ces présumés terroristes, qui ont tout rejeté en bloc. Dans leurs dépositions, les trois policiers de garde cette nuit-là ont affirmé qu’il y a eu attaque, que celle-ci a été attribuée à un groupe appelé Kamwina Nsapu et que tous ont reconnu le cri  de guerre qu’ils ont entendu et qui est attribué au même groupe. L’affaire se poursuit demain jeudi  01er février 2018.

A l’audience foraine d’hier à la prison militaire de Ndolo, le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe a appelé à la barre, la prévenue Mashakale Nancy, protocole à la permanence de l’UDPS à la 11ème rue Limete résidentiel. De toutes les questions lui posées, cette veuve et mère d’enfants n’a reconnu aucun fait porté à sa charge. Et ce, pendant qu’elle dit avoir signé librement et avoir lu le procès verbal établi par l’Officier du Ministère public et dans lequel elle reconnaissait les faits. Dans ses observations, le Ministère public a demandé au Tribunal de constater la stratégie arrêtée par le prévenu, celle de tout nier. « A l’audience passée, le prévenu a dit qu’elle a été violée devant ses enfants et sa petite sœur par le Ministère public et/ou par les gens envoyés par le Ministère public. Aujourd’hui, elle dit qu’elle n’a pas été violée chez elle à la maison, mais au niveau du Pont Matete avec sa petite sœur », a-t-il dit, avant de soutenir que le prévenu a signé librement le procès verbal et a dit reconnaitre les faits mis à sa charge.

Et de renchérir que nous connaissons ce que ce le viol. En plus, dans le procès verbal de l’Officier du Ministère public, nulle part le prévenu dit qu’il a été violé. En plus, le Code de justice militaire prévoit le dépôt des mémoires uniques et vous l’avez parcouru, nulle part il n’est renseigné qu’elle a été violée. Il a terminé par demander au Tribunal de ne pas se laisser distraire par cette affaire du viol, parce que les aveux sont éloquents. Confrontée à Katapa Anny et Edo Kashama, la prévenue est restée de marbre. Voilà qui a poussé une des parties civiles à dire qu’un voleur qui a volé les œufs, peut aussi voler les bœufs. 

Les trois policiers témoignent

Poursuivant l’instruction, le Tribunal a appelé devant la barre, les policiers constitués en parties civiles, qui étaient de garde le jour de l’attaque. Il s’agit de Mugeni, Tshimenga Mutombo et Moke Beya. Les trois ont raconté comment ils ont été, le 09 mai 2017, au point chaud de la 11ème rue en face de la permanence de l’UDPS, attaqués par les miliciens Kamwina Nsapu, aile de Kinshasa. « Nous assurons 7 policiers à assurer la sécurité du lieu. En service depuis le 7 mai, on devait être relevés 48 heures après, soit le 9 mai. Une femme du nom de Nancy est venue nous menacer avec sa collègue sur une moto. Et c’était la période où l’UDPS voulait construire le mausolée pour enterrer le lider maximo décédé le 1er février 2017 en Belgique », a indiqué M. Mugeni, avant d’ajouter que c’est sous la pluie vers 3h45’ qu’il a été hypnotisé, avant de recevoir un grand coup de couteau sur son œil droit. Par la suite, enchaine-t-il, ils ont brûlé le véhicule de marque Kamaz et Edo Kashama s’est même battu contre le renfort appelé à cet effet.

Interrogé à cet effet par la presse, le Bâtonnier Frederick Diamano, avocat de la partie civile Rdc s’est exprimé au sujet d’une certaine contradiction dans la narration des faits par les policiers du groupe mobile d’intervention : « Vous savez, c’est  tout à fait normal parce qu’il s’agit là des personnes qui ont vécu les faits, chacune de sa façon. On vous a parlé déjà de deux tentes, vers le Boulevard. Donc, étant donné qu’il s’est agit d’une attaque vraiment surprise, les gens étaient endormis, c’est tout à fait normal lorsque les gens se réveillent, qu’ils racontent les événements de leur façon. Toutes les déclarations sont concordantes, peut-être quelques précisions. Il n’y a pas contradiction sur le fond », dit-il, parce qu’il faut d’abord savoir, qu’est-ce que le Tribunal est entrain de faire ? Que sont les infractions qui sont poursuivies ? Tous disent qu’il y a eu attaque, tous disent que cette attaque est attribuée à un groupe Kamwina Nsapu. Tous reconnaissent le cri qu’ils ont entendu et qui est attribué au groupe Kamwina Nsapu. C’est ça l’infraction. Quant à savoir si tel avait une arme ou était habillé de telle couleur, ce n’est pas ça l’affaire. L’affaire, c’est ce que tout le monde dit, l’existence de l’attaque, l’existence de la destruction, des coups et blessures.

Et de renchérir, le Tribunal ne sera totalement éclairé qu’à l’issue de l’enquête. Parce qu’il ne faudra pas être embarqué par certaines considérations de la partie prévenue qui croit à un petit fait et que le prévenu doit être acquitté. Non ! L’instruction est en cours, les preuves sont entrain d’être recherchées, il y  en a que l’on peut trouver à la dernière minute. A la fin, on demandera toujours au prévenu, quel est ton dernier mot. Il y a des prévenus qui, à cette étape disent, excusez-moi, j’ai mal fait ; J’ai tué et que Dieu me pardonne, nous sommes en pleine instruction.

Pour sa part, Me Kasongo, avocat de la défense a rétorqué en disant : « Quelqu’un qui est accusé devant le Tribunal a pour réflexe l’auto-défense. La dame prévenue était malade depuis 2011, incapable de faire un petit pas. Dans ces conditions, comment pouvez-t-elle poser les actes qui lui sont reprochés ? La dame est dans l’incapacité physique de poser les actes dans leur nature. Il faut l’expertise médicale », souligne-t-il, tout en demandant au Tribunal de reprendre tout à zéro et de rejeter les procès verbaux originaires. « Nous avons préféré que le Ministère public sollicite une réquisition médicale. Est-ce qu’une femme qui ne sait pas marcher devant le juge, peut-elle commettre ces infractions ? Les renseignant évoquent les faits qui se sont passés la nuit. Les trois parties civiles ne sont apparues qu’aujourd’hui, soit à la 14ème audience… Comment ont-ils reconnu que cette arme était FA dans l’obscurité ? Ils sont venus déposer un montage, parce qu’ils sont incohérents », dit-il.

Qu’à cela ne tienne, les témoignages faits par les trois policiers doivent avoir fait très mal au prévenu Mashakala Nancy. Le procès qui se poursuit ce jeudi 1er février 2018 nous réserve encore d’autres surprises, mieux, d’autres révélations. Qui vivra verra !

(Jean-Marie Nkambua)

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