Vers la dérive environnementale de la RDC

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« Chaque Congolais invité à poser des actions d’atténuation du changement climatique »

  • Conseil du président exécutif de « Environnement sain sans frontière »

En décembre prochain se tiendra à Paris la Conférence internationale sur l’environnement. Un sujet d’actualité qui préoccupe l’opinion internationale. Celle de la République démocratique du Congo n’est pas en reste.

C’est dans cet ordre d’idées que « Environnement sain sans frontière » présidé par Alain Botoko Ikeka a organisé une conférence-débat durant trois jours. Ces assises auxquelles ont participé des chercheurs, des notabilités, des députés, … se sont achevées hier mercredi. Cependant, l’organisateur a regretté l’absence de certaines personnalités bien ciblées (nationales et/ou expatriées) qui n’aient pas répondu à l’invitation sans présenter les excuses d’usage.

 Les raisons profondes de ces assises

Pourquoi avoir organisé ces assises en ce moment précis ? Le président exécutif de cette structure Alain Botolo Ikeka y répond : « C’est pour alerter l’opinion des Congolais qui doivent savoir que leur pays, la RDC, a des potentialités énormes dans le domaine environnemental mais qui court vers la dérive y relatif si chacun ne s’assume pas pour poser des actions d’atténuation de changement climatique. »

Il ajoute que le bassin du Congo, grâce à l’étendue de ses forêts, est l’un des trois poumons du monde, les deux autres étant le bassin de Bornéo en Asie et le bassin de l’Amazonie au Brésil. Le Brésil, poursuit-il, est fort avancé dans le domaine environnemental car toutes ses forêts sont informatisées. Et s’il y a par exemple un incendie quelque part, les détecteurs le signalent et aussitôt sont largués des hélicoptères pour l’éteindre. La biodiversité du bassin de Bornéo est évaluée à 9,2 millions de kilomètres carrés qui est celle des Etats-Unis d’Amérique et équivaut à plus de 4 fois celle de la RDC.

Pour Alain Botolo, tout doit être quantifié dans le bassin du Congo : la quantité des espèces végétales, animales, la faune et la flore, la quantité d’eau dans le sous-sol, la quantité des minéraux dans le sous-sol, la quantité de pétrole, … C’est une entreprise laborieuse dans la mesure où elle requiert beaucoup d’argent à la hauteur des milliards de dollars américains. « 1 km carré d’investigation géologique coûte, selon le type d’experts, 5 à 300 dollars. Pour la RDC qui a 2.435.000 km carrés, ce sont des milliards US. Cet argent, on peut l’avoir avec des fonds verts (10 milliards USD). Ce sont des fonds consentis par des pays nantis octroyés aux pays pauvres pour atténuer les effets du changement climatique. Jusqu’ici, 7 pays y ont contribué : USA, Grande Bretagne, Canada, Japon, Italie, France, Australie. La RDC est l’un des dix premiers pays qui vont bénéficier de ce fonds, à hauteur de 240 millions USD. Mais, pour en bénéficier, le pays doit pouvoir présenter des projets solides en matière d’environnement ».

La RDC vit un dérèglement climatique inquiétant

Le président exécutif de « Environnement sain sans frontière » affirme que le pays a grandement besoin de cet argent car, dit-il, la RDC vit un dérèglement climatique inquiétant. Il en donne des illustrations concrètes.

L’étiage constaté à Inga est l’un des effets de ce dérèglement climatique qui sévit tant à l’Est qu’à l’Ouest du pays. A l’Equateur, plus précisément à Bumba par exemple, les récoltes ont drastiquement diminué à cause de la baisse grave de la pluviométrie. De 1.800 mètres cubes par an, elle est tombée à 1.400 mètres cubes. La côte Ouest est gravement menacée par une canicule infernale. A Muanda, la pluviométrie a baissé sensiblement ; il n’a plus les 4 mois de saison sèche et 8 mois de saison pluvieuse.

Tous ces facteurs (changement de la pluviométrie, la vitesse du vent, la température, …) influent gravement sur l’environnement et provoque des maladies qui causent même des mutations génétiques. On ne doit pas s’étonner à ce qu’on rencontre des formes de malaria qui résistent aux produits anti-paludéens et le cancer de peau chez les albinos.

Les Congolais invités à poser des actions d’atténuation du changement climatique

Face à cette situation peu enviable, dit encore Alain Botolo, les Congolais n’ont pas d’autre choix que de changer des habitudes en posant des actions d’atténuation du changement climatique.

Il en a cité quelques-unes : faire une agriculture forestière (cohabitation des cultures et des forêts), donner de l’énergie électrique à la population pour qu’elle ne coupe plus du bois de forêt (chaque année, la RDC perd 700 ha, créer des éco-villages (villages construits selon les techniques appropriées pour leur gestion durable.

Pour cette entreprise, chaque Congolais quels que soient son rang et ses responsabilité (gouvernant, société civile, école, église, …) doit prendre conscience des menaces qui pèsent sur l’humanité dont la RDC. Les Congolais doivent se prendre en charge pour atténuer les changements climatiques et s’y adapter.

Le Projet YALI, une initiative heureuse du président Obama

Enfin, Alain a félicité le président Obama des USA qui a conçu le Projet YALI (Young African Leaders Initiative) qui donne l’opportunité aux jeunes de créer des entreprises qui fonctionnent avec des énergies vertes. Des pays comme le Ghana, le Sénégal, le Kenya, le Nigeria, … s’y sont déjà investis.

(Denis Lubindi)  

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