Verdict contre la Lucha: L. Mende s’insurge contre l’ingérence des partenaires

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Le Gouvernement congolais s’est insurgé contre les réactions de ses partenaires, qui ont multiplié des attaques contre la Justice congolais au lendemain de la condamnation des activistes du mouvement Lucha, appelant au chaos en République démocratique du Congo.

Face à la presse hier, le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a jugé la position de ses partenaires, notamment la Belgique, la France, les Usa, le Bcnudh, inappropriée lorsqu’on sait que ce mouvement prône l’anarchie dans un Etat des droits, dont les institutions ont été légalement mises en place, avant d’insister sur l’indépendance de la Justice. C’est inacceptable lorsqu’on voit des partenaires de vieilles démocraties, cherchant à s’interposer dans le verdict qui a condamné les activistes de la Lucha à deux ans de servitude pénale.

Malheureusement, les carottes sont cuites. Le verdict est tombé. Et les partenaires devront se conformer. Car, personne ne peut s’égaler à la justice, qui évolue en vase clos et attend de tout le monde respect et soumission.

« Le fait est tout à fait inhabituel et inacceptable car il viole délibérément l’un des fondamentaux des relations internationales. En effet, il révèle un mépris à l’égard de la Constitution et des lois congolaises qui consacrent l’indépendance des institutions judiciaires aussi bien du Gouvernement congolais lui-même qu’à celui de toute autre puissance étrangère », a répliqué le ministre congolais des Médias et porte-parole du Gouvernement.

A cela, Lambert Mende insiste sur le principe universel du double degré de juridiction, prévu en Rdc. Lequel principe réserve aux seuls juges la responsabilité de corriger, le cas échéant, les abus, réels ou supposés, d’autres juges. « Ces principes sont sacrés pour tout État de droit digne de ce nom et sont scrupuleusement respectés dans les trois Etats dont les exécutifs se permettent de monter au créneau contre le pouvoir judiciaire congolais », est revenu le ministre d’un ton monté, avant d’affirmer ceci : « C’est sur cette base que le Gouvernement congolais rejette leur démarche cavalière. La Rdc en souscrivant comme tous les autres pays aux instruments internationaux garantissant la liberté d’expression et les droits de l’homme, n’a pas plus qu’un autre Etat de la planète, renoncé à appliquer ses propres textes législatifs qui sont du reste conformes auxdits instruments internationaux ».

Dans ce procès, Kinshasa a dit déplorer particulièrement le fait que organisations internationales et des gouvernements étrangers se permettent à l’encontre des institutions congolaises ce qu’ils se gardent eux-mêmes dans leurs propres Etats, à savoir : émettre officiellement des jugements de valeur sur un verdict judiciaire au lieu de se limiter à recommander aux justiciables qu’ils voudraient aider de faire appel à une juridiction supérieure.

Une visite fructueuse

S’exprimant à cet effet, le porte-parole du Gouvernement congolais a apprécié avec des mots justes le passage du Secrétaire général des Nations Unies en terre congolaise. C’est un passage bien vu, et qui a permis, a dit le ministre, de noter que la situation en Rdc et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs reste au premier rang des priorités des Nations Unies.

Cependant, pour cette cinquième visite, le Sg Ban Ki-moon est venu participer à la conférence sur les investissements du secteur privé dans les pays de la région des Grands Lacs organisée sous les auspices du bureau de son Envoyé spécial, M. Saïd Djinit et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

C’est un vrai coup de pousse que cette conférence a donné au regard des potentialités, dont regorge la Rdc et la sous- région. Tout ceci est à capitaliser. Ainsi, Ban Ki-moon salue les progrès réalisés par les Etats membres, même si beaucoup reste encore à faire. Et ici, il faut le dire, les dirigeants en sont bien conscients afin d’arriver à l’inclusivité tant souhaitée. D’où l’appel pathétique lancé par la conférence de Kinshasa à la contribution du secteur privé, dont les investissements sont hautement souhaités et aux acteurs politiques de tous les pays et de toutes tendances pour qu’ils s’abstiennent de compromettre l’assurance dont les investisseurs ont besoin que leurs placements ne seront pas menacés par des crises politiques et sécuritaires.

Cette conférence a été aussi une belle interpellation à l’endroit des acteurs politiques, qui sont sortis malheureusement du cadre pour donner un autre objectif au passage du Secrétaire général des Nations Unies. Ce dérapage est justement à relever parmi les causes, qui déroutent, mieux écartent le pays de ses priorités. Pourtant, les choses ont été claires comme l’eau de la source lors de ces assises.

Ici, le porte-parole du Gouvernement a fustigé le comportement de ces acteurs politiques, qui ont vu dans cette visite, l’occasion à chercher à être rassurés quant aux élections devant marquer la fin du mandat de Joseph Kabila. Toute honte bue, réplique L. Mende, soulignant que le Secrétaire général de l’Onu n’a pas vocation à se substituer au peuple congolais et à ses institutions comme la Ceni ou, le cas échéant, la Cour Constitutionnelle.

Cette position du ministre appelle un certain respect envers le peuple congolais et ses institutions légalement établies. Et les Congolais devront en être fiers pour défendre cela. Tous ceux avec qui il s’est entretenu, Lambert Mende a rappelé que le Secrétaire général des Nations Unies les a exhortés à s’engager dans un dialogue politique constructif et placer les intérêts de la population au centre de leurs débats. C’est un appel fondamental, qui n’attend qu’une dose de volonté des Congolais pour tirer le pays de la boue politique où l’on veut le placer.

Il en est de même pour le processus électoral déclenché par la Ceni. Ici encore, Ban Ki-moon a appelé toutes les parties prenantes à tout mettre en œuvre afin que les élections soient crédibles, inclusives et conformes à la Constitution.

Enfin, disons que ce passage du n° 01 de l’Onu a lavé, mieux a dédouané la Rdc de ces fausses accusations portées sur ses troupes en Mission internationale à Bangui, en République centrafricaine dans le cadre de la Minusca. Ban Ki-moon a bien contraire loué la bravoure des Congolais et leur disponibilité remarquable dans la restauration de l’autorité de l’Etat dans ce pays encore très fragile à la suite des conflits ethniques et tribaux entre Seleka, Balaka…

Plan stratégique, critiqué à tort

Abordant le dernier point de son adresse à la presse, le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement est revenu sur cette question, qui a malheureusement été critiquée à tort dans l’opinion.

Ainsi, se voulant plus explicite afin éclairer la lanterne de l’opinion, Lambert Mende précise que le Plan Stratégique de Développement de la Rdc du Chef de l’Etat est une mise en œuvre de l’invitation contenue dans l’hymne national appelant tout Congolais, à quelque catégorie sociale qu’il appartienne, à mettre la main à la pâte pour contribuer à bâtir un pays plus beau qu’avant.

Et donc, déclare le ministre, prétendre comme le font les pourfendeurs du Plan Stratégique du Président que pareille stratégie participe d’une violation de la constitution est tout simplement aberrant.

« Nous avons entendu avec ahurissement une critique concernant cette initiative dans laquelle un acteur politique s’est permis de dire que le fait que les articulations de ce Plan Stratégique de Développement de la Rdc, couvraient deux décennies constituait la preuve que le Président Joseph Kabila veut s’accrocher au pouvoir jusqu’en 2035, alors que les Congolais sont habitués à vivre au jour le jour et n’ont pas besoin de projets à long terme… », a fait remarquer le ministre, qualifiant cela d’une véritable insulte à l’intelligence des hommes et des femmes qui vivent dans ce pays.

(Yassa)

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