Verckys Kiamwangana aux commandes de la Socoda

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 * L’analyste culturel et Journaliste Jeannot Ne Nzau Diop tranche la poire

Depuis le vendredi 16juillet 2015, la Société congolaise des droits d’auteurs et des droits voisins (Socoda) a un nouveau conseil d’administration. C’était au terme de l’assemblée générale extraordinaire et élective de cette structure gardienne des droits d’auteurs organisée pendant trois jours, c’est-à-dire, du 14 au 16 juillet, au salon rouge du Ministère des Affaires étrangères à  Kinshasa.

Au terme de cette élection, le saxophoniste aux poumons d’acier Kiamwangana Mateta Verckys, patron des éditions Vévé, a été élu président du Conseil d’Administration.

Selon la loi la créant, la Soneca avait une durée de trente ans. Depuis 1999, elle a sombré dans l’illégalité. Plusieurs comités de liquidation de cette entreprise n’arrivaient pas à conclure l’exécution de cette liquidation. A son arrivée en 2008 à la tête du ministère de la Culture et des Arts, le ministre Esdras Kambale avait mis en place le comité de finalisation de la liquidation de la Soneca, car cela tirait en longueur depuis 1999.

Et Bwenzey a été désigné directeur général de la Soneca pour finaliser la liquidation de la Soneca. Mais Esdras Kambale a ensuite été remplacé par Jeannette Kavira Mapera comme ministre de la Culture et des Arts en février 2010. En 2011, l’ordonnance présidentielle n°11/022 du 18 mars 2011 portant autorisation de création d’une société coopérative dénommée Socoda a été signée. Mais en février 2012, on n’a plus parlé du comité de finalisation, mais plutôt d’un comité de suivi et de clarification de la Soneca, s’éloignant ainsi d’un bond du processus de liquidation.

Au départ, le comité Mondonga qui était à la tête de la nouvelle société Socoda, créée en mars 2011, bénéficiait de la confiance de tous. L’accumulation d’abus, aussi bien du comité Jacques Mondonga que celui de Paulin Mukendi qui l’a succédé, a fortement préjudicié la Socoda dont l’image a été ternie au sein de l’opinion. Cela a poussé Verckys Kiamwangana qui était membre du conseil d’administration du comité Mondonga, a introduit une plainte contre le comité Mondonga et aussi contre le comité Mukendi au Tribunal de grande instance de la Gombe. La majorité d’acteurs du domaine ont alors réclamé l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire et élective de la Socoda. « Moi personnellement, j’ai réclamé cette assemblée car les animateurs principaux de cette nouvelle société n’inspiraient pas confiance. C’est la première fois qu’une assemblée générale des artistes soit organisée dans le cadre de la Soneca ou Socoda. Cela n’a jamais eu lieu depuis 1969 à la création de la Soneca. Kiamwangana est donc le premier dirigeant élu de la Soneca. Je pense que l’on doit l’accompagner dans sa nouvelle tâche

Homme d’expérience, Verckys a déjà dirigé la Soneca dans les années 1970 et début 1980. Il jouit d’une bonne réputation d’avoir rétrocédé les droits d’auteurs des artistes. En tant qu’éditeur et producteur congolais, il a déjà édité plus de 3500 œuvres phonographiques (disques vinyles, cassettes et Compact Disc). Il collabore avec les sociétés de droits d’auteurs européennes notamment la Sabam en Belgique) et la Sacem en France. Sans omettre les sociétés de droits d’auteurs africains dont celles de l’Afrique centrale, de l’Ouest, de l’Est et Australe (BCDA du Congo Brazzaville, du Bénin, du Cameroun, du Kenya, de la Zambie, etc.).

Le journaliste Jeannot Ne Nzau Diop, analyste culturel et actuel chef de la cellule communication de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et président de l’Organisme pour la protection et la promotion des arts et de la culture OPPAC qui a en son sein la Société de documentation, d’information et de numérisation des archives culturels (Sodinac) est formel à ce sujet et ne mâche pas ses mots en démontrant aux journalistes qu’en tant que tels ils font aussi un grand travail qui mérite d’être récompensé quoi qu’on en dise. Il lance une interpellation : « Avec notre structure dénommée Organisation pour la protection et la promotion de la bonne utilisation de la propriété intellectuelle des journalistes (OPPIJ), j’invite les journalistes à adhérer à cet organisme pour constituer une force et bénéficier enfin des droits pour nos œuvres diffusées et publiées sur Internet ».

Une initiative à encourager.

(Kingunza Kikim Afri)

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