Venues comparaitre aux Tribunaux de paix d’Assossa et de Ngaliema: Les victimes de Songo Mboyo remercient Jeanine Mabunda pour le suivi de leur dossier

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Une délégation de femmes victimes des violences sexuelles de Songo Mboyo (province de la Mongala) a été reçue ce mardi 24 avril, au Bureau de Mme le Représentant Personnel du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants.

D’après Me Lisika Lambert : « la délégation de femmes victimes est venue de Songo Mboyo pour comparaitre personnellement au procès qui les oppose à Me Kamba et Mme Marie Boyela ». La délégation a mis à profit son séjour à Kinshasa pour remercier Mme Mabunda et son Bureau qui suivent de près leur dossier. A cette occasion, les victimes de Songo Mboyo ont témoigné de vive voix leur gratitude à Mme le Représentant Personnel du Chef de l’Etat.

Selon Me Lambert, le dossier est en cours devant les Tribunaux de Paix de Kinshasa, respectivement Assossa et   Ngaliema. L’accusée, Mme Boyela se trouve présentement en détention à la Prison de Makala pour le détournement des fonds destinés aux victimes. L’affaire a été mise en délibérée, la prochaine audience prévue pour le 05 avril 2018. La Présidente du Groupe des victimes, Mme Marie Bongole, n’est pas passée par le dos de la cuillère : « Depuis 2006 jusqu’à présent, nous attendons que la Justice se penche sur notre dossier parce que nous sommes, en effet, persuadées et avons des preuves que l’argent que nous avions reçu ne représentait pas ce qui avait été débloqué pour ce faire », a-t-elle relevé.  La Présidente Bongole Marie a persisté n’avoir rien reçu de Mme Boyela qui, a-t-elle témoigné, l’avait chassée comme une chienne. Ainsi, elle demande à la Justice congolaise de faire son travail. « Cette dame a falsifié de fausses pièces d’identité et en fait usage afin de bénéficier des sommes destinées aux victimes de Songo Mboyo que nous sommes. Pour sa part, Mme Liyolo a demandé au gouvernement de ne pas laisser impunie cette faussaire. « Nous voulons notre argent », a-t-elle scandé. Le Bureau du Représentant Personnel leur a remis une enveloppe pour leur séjour à Kinshasa.

Pour rappel, cette affaire remonte à l’année 2003, où il y a eu viol massif de femmes à Songo Mboyo, dans la province de la Mongala. Après le procès au premier degré et au second, la Cour militaire de l’ex-Province de l’Equateur a condamné le Gouvernement de la RDC comme civilement responsable à payer aux victimes 5.000$ en avril 2006. 8 ans après la décision de justice, soit le 11 septembre 2014, le Gouvernement de la République a libéré ses fonds qui malheureusement ont été détournés, au lieu de 4.500$ comme acompte, les victimes n’ont reçu que trois cent mille (300) mille Francs congolais, soit 300$.

En fait, l’argent décaissé par le Gouvernement de la RDC avait été détourné avec la complicité de Mme Marie Boyela, une des victimes, sur présentation de fausses attestations de perte des pièces.

Devant ce cas de détournement, les victimes vont initier une procédure devant le Tribunal de paix d’Assossa et de Ngaliema. Devant le Tribunal de paix d’Assossa, Mme Boyela est sous le coup de la procédure de faux et usage de faux ainsi que de détournement de deniers privés.  Tenant compte des éléments du dossier, l’officier du Ministère public a requis la peine de 15 ans de prison, en vertu de l’article 85 du Code Pénal congolais.

La prévenue Mme Marie Boyela face aux victimes de Songo Mboyo

Une audience a eu lieu au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK) le mercredi 02 mai 2018.  Au cours de cette audience, le Tribunal de Paix d’Assossa jugeait Mme Marie Boyela pour détournement des fonds destinés aux victimes. A cette occasion, les victimes ont comparu. L’accusée, Mme Marie a reconnu les faits. Les avocats ont plaidé, et le Tribunal a pris l’affaire en délibéré et les parties sont en attente de la décision du Tribunal.

Dans l’affaire opposant les victimes de Songo Mboyo à Maitre Kamba, l’audience était prévue le vendredi 04 mai dernier. Maitre Kamba n’a pas comparu. Le Tribunal a des difficultés de lui notifier d’exploit de justice car son domicile n’est pas connu. Maitre Lambert a jugé de le notifier à domicile inconnu par voie d’affichage. Cela prendra trois mois.  Dans ce cas, les victimes pourront repartir, l’avocat conseil fera le suivi du dossier. C’est le premier volet judiciaire. Pour remédier à cette situation, Me Lambert, le Conseil des victimes, envisage la possibilité d’une notification d’exploit de justice à domicile inconnu.

Le deuxième volet de ce dossier est disciplinaire. Maitre Kamba est poursuivi en disciplinaire devant le Conseil de l’Ordre des avocats de Kinshasa. Les victimes ont témoigné devant le Conseil de l’Ordre, en indiquant qu’elles ne lui avaient donné aucun mandat de les représenter ni de percevoir des fonds auprès du ministère de la Justice. Tenant compte des faits qui lui sont reprochés, Maitre Kamba court le risque d’être radié du Barreau des avocats.

(Rebecca Muzama Tuzizila/Cp)

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