Vendredi dernier dans un point de presse: P. Muabilu : « La Majorité présidentielle n’est pas un fourre-tout »

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* Dans un point de presse animé le vendredi dernier, la Majorité présidentielle a aligné cinq de ses enfants terribles pour réagir à la démarche des signataires de la lettre ouverte au chef de l’Etat. Parmi ceux-ci, l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala, initiateur du Congrès national congolais (CNC), membre de la Majorité présidentielle, a indiqué que le temps du vagabondage politique était fini, et que c’en était trop pour ces collègues qui ont excellé dans la récidive

* Profitant de ce face-à-face avec la presse, la Majorité présidentielle a voulu apaiser les esprits qui se surchauffent pour rien sur le respect par le chef de l’Etat, Joseph Kabila de la Constitution de la République. C’est une eau douce qui a été apportée par le panel, assurant à haute voix que la Constitution de la République sera respectée dans toutes ses facettes pour un Congo fort

Tout juste après la réunion du bureau politique de la Majorité présidentielle, qui a conduit au constat selon lequel les auteurs de la lettre ouverte adressée au chef de l’Etat s’étaient auto-exclus, le temps était venu pour les têtes couronnées de cette famille politique de réunir la presse, pour lui donner la bonne version de faits. C’était le vendredi dernier lors d’un point de presse, animé par le bureau politique de la Mp.

Pour se livrer à cet exercice, le choix n’a pas été fait au hasard. C’est ainsi que le dévolu était tombé sur l’honorable Pius Muabilu Mbayu Mukala, président du Congrès national congolais (CNC) et président du Groupe parlementaire Terre d’Avenir ; Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du Gouvernement ; l’honorable Emmanuel Ramazani Shadari, président du Groupe parlementaire PPRD ; Willy Makiashi, Vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale.

Réagissant à la démarche des signataires de la lettre ouverte au chef de l’Etat, l’homme fort du Mont Amba et initiateur du Congrès national congolais (CNC), parti politique membre de la Majorité présidentielle, a indiqué que le temps du vagabondage politique est fini, et que c’en était trop pour ces collègues qui ont excellé dans la récidive.

«  La famille politique du chef de l’Etat n’est pas un fourre-tout. Ce n’est pas la première fois qu’ils écrivent au chef de l’Etat. C’est la troisième fois qu’ils posent ce problème. Nous avons déjà été à Kingakati, ils se sont amendés. Quant il y a des problèmes au sein de la Majorité présidentielle, on en parle et il y a des textes qui prévoient ce qu’il faut faire. Vous n’êtes plus de la Majorité, vous vous auto-excluez… », a-t-il déclaré, avant de se moquer de ce départ qui n’influence en rien le poids numérique de la plate-forme. Il a aussi précisé que ces exclus en signant cette lettre ouverte, n’avaient pas pris soin d’informer leurs collègues, moins encore leur base. Conséquence, ils se retrouvent pratiquement seuls dans le bateau après que plusieurs de leurs compagnons se soient désolidarisés d’eux et continuent à manifester leur soutien à Joseph Kabila.

Et donc, en agissant ainsi, a dit l’honorable Pius, «  ils ont triché avec leurs propres organes, ils ont triché avec leurs propres députés, pour la plupart. Je suis en train de vous dire qu’en ce moment, beaucoup de signataires de cette lettre sont en train de regretter ».

Soulignons que parmi les signataires de cette lettre ouverte, figure le MSR, l’ARC, l’UNAFEC, … dont les délégués seront obligés de démissionner de leurs postes de responsabilité pour qu’ils reviennent à la Majorité présidentielle, avant que celle-ci n’en choisisse d’autres. C’est le cas du ministère du Plan, du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, du deuxième rapporteur du Sénat, du conseiller du chef de l’Etat en matière de sécurité, etc.

Se référant à la loi, le député Emmanuel Shadari, président du groupe parlementaire PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd), qui se trouvait aussi dans le panel des intervenants, a fait savoir que la Majorité présidentielle entend poursuivre cette démarche à tous les membres du Gouvernement, à tous les membres qui sont dans les exécutifs provinciaux, à tous ceux qui sont dans la territoriale, les entreprises publiques et ailleurs, pour qu’ils libèrent les postes. Et ce, avant de souligner que cette décision est conforme aux principes lorsqu’on partage le pouvoir.

Les faits parlent d’eux-mêmes

Tenté de retracer les faits, Lambert Mende Omalanga, initiateur de la Convention des Congolais unis (CCU) et membre du Bureau politique de la Majorité présidentielle (MP) a fait savoir qu’il aurait été particulièrement malaisé pour la plate-forme du pouvoir d’avoir un   débat dans le cas d’espèce. « Nous sommes allés en réunion du bureau politique élargie à nos amis du Palu pour avoir ce débat sur le mémorandum de nos collègues. Ils étaient tous là, ils ont répondu à l’invitation du Secrétaire général, Aubin Minaku. Curieusement, pendant la réunion, ils se sont mis debout et nous ont quittés », a-t-il décrit, avant de s’interroger sur la manière dont ce débat démocratique allait se tenir lorsque les signataires décident de partir.

L’assistance, constituée des députés lors de ce point de presse de la MP

Il était clair, a dit le ministre congolais de la Communication et des Médias, que les signataires de cette lettre n’étaient plus avec nous. «  Ils ont créé délibérément un incident lorsqu’il n’est plus possible de parler entre personne de bonne compagnie, il faut tirer les conséquences ; on ne peut plus faire ensemble cette compagnie dont il faut se séparer. Voilà tout », a indiqué le camarade L. Mende, précisant que ce sont eux qui ont pris l’initiative de rompre. Il s’agit là, d’une auto-exclusion et qu’à cet effet, les amis devront prendre toutes les conséquences de leur décision.

Profitant de ce face-à-face avec la presse, la Majorité présidentielle a voulu apaiser les esprits qui se surchauffent en vain et pour rien sur le respect par le chef de l’Etat, Joseph Kabila de la Constitution de la République.

C’est une eau douce qui a été apportée par le panel, assurant à haute voix que la Constitution de la République sera respectée dans toutes ses facettes pour un Congo fort. Ainsi, le Vice-premier ministre en charge du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance sociale, Willy Makiashi du Palu, partenaire à la MP, estime que le fait de chercher à savoir si le chef de l’Etat va respecter la Constitution, viole cette même Constitution, parce que personne n’a le droit de se prononcer en dehors de la Constitution. «  Le président de la République a toujours dit que la Constitution est à respecter et elle sera respectée. Ce qu’il dit, c’est ce qui est constitutionnel, sortir de là, c’est anticonstitutionnel », a-t-il affirmé.

Même son de cloche pour Lambert Mende, qui a précisé ici qu’il n’existe aucune disposition juridique congolaise qui oblige n’importe quelle famille politique à faire des choses qui ne relèvent pas de sa compétence. Ainsi, martèle-t-il, l’idée de savoir si l’élection du président sera organisée le 17 novembre de l’année prochaine, relève du calendrier électoral. Or, a-t-il poursuivi, la MP n’est pas habilitée à organiser les élections selon la Constitution. Il n’y a que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui a cette compétence.

(Yassa)

 

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