Vendredi 5 mai 2017: Bruxelles commémore l’an I de la disparition de Papa Wemba

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Le décor est déjà planté. Ce vendredi 5 mai 2017, la capitale belge va commémorer l’an I de la mort de Papa Wemba. Ce sera au travers d’une grande cérémonie initiée par la famille de l’artiste établie à Bruxelles dont Bouboule, Marie-France ainsi que de nombreux fans de Papa Wemba parmi lesquels de grands couturiers qui étaient des habilleurs du Chef coutumier du village Molokaï mais aussi des sommités artistiques venus de par le monde. Toutes ces personnalités arrivent en abondance de plusieurs pays de la planète, particulièrement de la France et du Japon, pour honorer cette icône qui, tout au long de sa vie artistique, tout au long de sa carrière, a su donner un plus à la culture contemporaine.

Les observateurs avertis restent unanimes d’avouer que Papa Wemba est un artiste grenier qu’on ne présente plus.  Il a pu pendant plus de trois (3) décennies d’affilées fait rayonner son art en y apportant de nombreux clichés dont se serviront encore longtemps des générations à venir.

Jules Shongo (Shungu), congolais de naissance,  a vu le jour le 14 juin 1949 à Dongo, secteur Longombe, territoire de Lubefu dans l’actuelle province de Sankuru. A 11 ans il débarque à Kinshasa avec ses parents. Fils de papa Kekumba et d’une pleureuse, maman Dembo Liyondjo qu’il accompagnait, de temps en temps, dans des veillées mortuaires, cet enfant s’est alors inspiré de la vocation de sa mère pour s’intéresser à la chanson alors qu’à l’opposée son père voulait faire de lui un journaliste où un avocat.

En 1969, alors qu’il n’a que 20 ans, Jules Shongo (Shungu) débute comme chanteur au sein de l’orchestre Stukas de Gaby Lita Bembo. Il participe, une année plus tard, à la création d’un des principaux groupes zaïrois des années 70 : l’orchestre Zaïko Langa Langa, qui dépoussière la rumba traditionnelle. Il se retrouve ainsi avec d’autres amis pour la refondation de l’orchestre « Bel guide » qui opta pour  l’appellation de Zaïko  (Zaïre ya bankoko)  (Zaïre, le pays de nos aïeux). Shongo est ainsi compté parmi les cofondateurs du groupe et opte pour l’appellation de Jules Presley.

Par la suite, ce chanteur a évolué en sachant soigner son image de marque. A travers ses nombreux clichés, on notera que cet auteur-compositeur était tout : sapeur (parce qu’il aimait bien s’habiller et être bien parfumé), sportif (footballeur), cinéaste, troubadour (aimait secourir les autres), …

Grand formateur des idoles, Papa Wemba qui aimait s’entourer de gens venant de différents horizons, n’a pas, à un moment de s’appeler « Vieux Fula ngenge » entendez celui qui donne l’opportunité à tout le monde de s’offrir une brèche dans la vie.

De Viva-la-Musica, ce groupe musical qu’il fonda en 1977 et qui célébra sa sortie officielle, le 26 février 1977, au bar « Type K » de Tabu Ley. Un club très célèbre qui était situé sur le prolongement de l’aérodrome de Ndolo (marché simba zigida) dans la commune de Kinshasa. On retiendra  aussi que c’est depuis ce jour-là qu’à l’unanimité, ses amis qui avaient pris d’assaut ce sanctuaire pour assister au premier concert de « Viva-la-Musica », l’ont baptisé « Papa Wemba ». Nom qui lui est resté collé jusqu’à sa mort. Et comme à chaque occasion que Jules Presley Wembadio chantait partout où il est passé, il avait l’habitude de crier : « Que viva la musica », son ami Pecho wa ngongo, lui a simplement demandé de baptiser son groupe du nom de « Viva-la-Musica ». C’est ainsi que, depuis lors, l’orchestre de Papa Wemba a opté pour cette appellation…

Abidjan et Brazzaville ont commémoré la mémoire de Papa Wemba avec éclat

Comme dit l’adage : »Nul n’est prophète chez lui », c’est vraiment loin de son pays natal que l’an I de la mort de Papa Wemba a été commémoré avec faste.

A Abidjan, en Côte d’Ivoire, là où le chef coutumier du village Molokaï a soupiré pour la dernière fois, de grandioses manifestations ont été organisées en sa mémoire. En souvenir, la salle où s’était déroulée les manifestations de la 9ème édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo, FEMUA, a été baptisée « Salle Papa Wemba » et désormais, ce mansarde roulera sous ce label. Une stèle d’artiste a été construite en face devant son entrée principale, en mémoire de Papa Wemba et une unité ivoirienne de lutte contre l’insalubrité a été instituée pour assurer la propreté de cet espace hautement historique.

Mêmement à Brazzaville, de l’autre côté du fleuve Congo, ceux qui avaient connu le patron du Consortium Viva-la-Musica ne sont pas restés en laisse. Se souvenant de cet artiste prolixe qui ne cessait de louer la beauté de ce fleuve Congo, cette frontière qui sépare les deux Congo mais qui ne divise nullement les deux peuples unis par des liens séculaires inséparables et insondables, ont organisé aussi des moments de recueillement en mémoire de Papa Wemba, dont une messe pour le repos de son âme dans la paix.

Mais Kinshasa n’a pas été à la hauteur de la tâche 

A Kinshasa cependant, le public qui s’attendait à vivre, dans le vrai sens du mot, une particularité pour la célébration du premier anniversaire de la disparition de Papa Wemba a vite déchanté. Dans les couloirs l’on a susurré parce que dans l’ensemble de promesses faites par les décideurs dont la construction d’un cénotaphe où seront gardé les objets du disparu, rien n’a été fait si ce n’est que le dépôt, par le Gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango, de la première pierre pour la construction d’une stèle en mémoire de Papa Wemba. Chos qui pouvait se faire avant afin de procéder à son dévoilement lors de la célébration du 365ème jour de la mort du « Vieux Python ». De qui démontre que Kinshasa, cette ville qui a vu grandir M’Zée Kuru Yaka n’a pas glorifié le premier anniversaire de sa mort avec faste.

Bien dommage !

(Kingunza Kikim Afri )

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