Vendredi 30 novembre à Kinshasa: Le mouvement « She Decides » voit le jour en RD Congo

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Créé en début de l’année 2017, le mouvement international « She Decides » est désormais implanté en République Démocratique du Congo. La cérémonie du lancement de ce mouvement qui va permettre aux filles de la RD Congo de décider sur leurs corps, leurs vies et de leurs avenirs sans en rendre compte à qui que ce soit, a eu lieu le vendredi 30 novembre 2018 à Kinshasa. C’était en présence de plusieurs jeunes filles et garçons de la Capitale, des autorité politico- administratives de la République, dont notamment la ministre Provinciale du Genre, Education et Environnement, Thérèse Olenga Kalonda, ainsi que de quelques partenaires dont l’Ong internationale IPAS, et des agences des systèmes des Nations Unies dont notamment l’Onu Femme RDC, l’UNFPA, ainsi que DKT et ABEEF ND. La ministre nationale du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa a été représentée par la directrice juridique de son ministère, Mme Annie Kenda. Cette initiative propre à AFRIYAN va permettre aux jeunes filles congolaises d’avoir la bonne information par rapport à la Santé sexuelle et reproductive (SSR), afin d’atteindre les dividendes démographiques et le Développement Durable que recherchent l’Afrique.

« She Decides », en anglais, qui veut dire en français « Elle décide », est chapeauté par la présidente du réseau AFRIYAN RDC, Laurence Kabasele.

D’entrée de jeu, elle a exprimé son satisfecit de lancer ce mouvement mondial en RD Congo qui est soutenu par plusieurs hautes personnalités du monde, des jeunes et des célébrités, en vue de permettre aux filles de décider de leurs propres vies, mais aussi et surtout de leurs corps.

« Avec She Decides, nous pouvons atteindre les dividendes démographiques et les objectifs de développement durable. Chaque seconde compte pour les femmes », a dit Laurence Kabasele.

Pour sa part, le Docteur Jean-Claude Mulunda qui représentait l’Ong Internationale IPAS à cette activité, a dans sa première allocution, félicité les jeunes de la RDC pour leur engagement pour le changement. Ce, tout en réitérant l’engagement d’IPAS d’accompagner « She Decides » dans l’accomplissement de leur mission, qui vient renforcer la mise en œuvre effective du Protocole de Maputo en République Démocratique du Congo qui l’a ratifié en juin 2008 et publié dans le journal officiel le 14 mars 2018.

« Le DSSR est lié à la femme, et personne ne peut l’empêcher d’en décider », a dit JC Mulunda.

Après ces premières allocutions, l’on a assisté à la présentation du mouvement mondial « She Decides », ayant pour mission d’avoir un monde où chaque fille et femme peut décider de ce qu’il advient de son corps, de sa vie et de son avenir sans en rendre compte.

« Le terrain change, le récit change, She Decides est un espace pour rester ensemble et continuer à faire pression, à inspirer, à agir et à faire grandir le mouvement, en vue d’un monde où toutes les femmes et filles peuvent décider sans en rendre compte », a dit la présentatrice dudit mouvement.

Dialogue entre jeunes et décideurs

Après les différentes présentations dont celle du ministère de la santé publique, les deux maitres de cérémonies ont annoncé un dialogue entre les participants, internautes et décideurs ainsi que différents partenaires. Une occasion pour les jeunes de poser des questions et recevoir la bonne information ou réponse à qui de droit.

Dans sa prise de parole, la ministre provinciale du Genre, Education et Environnement, Thérèse Olenga Kalonda a d’abord parlé du processus d’éradication, par le gouvernement de la République en collaboration avec la Police Nationale Congolaise (PNC), du phénomène « Ujana ». Elle a par ailleurs salué cette initiative de plus qui va faire prévaloir les droits des femmes et a encouragé AFRIYAN RDC et tous les partenaires qui rendent possible cette initiative, dont l’Ong internationale IPAS.

Pour sa part, Jean-Claude Mulunda d’IPAS a salué les efforts fournis par le gouvernement de la RDC dans la mise en œuvre de l’article 14 alinéas 2 point C du Protocole de Maputo, sur la légalisation des avortements sécurisés. Une façon pour la RDC de mettre fin aux avortements clandestins et ainsi sauver les vies des femmes et jeunes filles. Donc, les avortements sécurisés conformément à cette disposition du Protocole de Maputo n’est plus une question tabou en République Démocratique du Congo.

Représentée par la directrice juridique du ministère du Genre, Annie Kenda, la ministre Chantal Safou a promis d’offrir un cadre d’échange convivial entre les adolescentes et décideurs à tous les niveaux en vue de mener un plaidoyer auprès de ces derniers pour l’amélioration des conditions des jeunes filles face aux différents problèmes liés à leur santé sexuelle et reproductrice.

La RDC est le premier pays francophone qui bénéfice de cette initiative. Un pays où, selon les statistiques EDS-RDC 2013, au moins 65% des filles ont leur premier rapport sexuel avant l’âge de 18 ans. Au moins 27% de toutes les grossesses proviennent d’adolescentes âgées de 15 à 19 ans qui ont déjà eu une naissance vivante (EDS-RDC-2013).

Bernetel Makambo

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