Vacciner c’est prévenir: La fièvre jaune tue à petit feu

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Ceux qui banalisent la vaccination contre la fièvre jaune doivent savoir qu’après infection lors d’une piqûre de moustique, le virus se réplie dans les ganglions lymphatiques et infecte en particulier les cellules dendritiques. Il atteint ensuite le foie et les hépatocytes, probablement indirectement à travers des cellules corporels.

Ceci entraîne une dégradation des granulocytes éosinophiles et une libération de cytokines. Ainsi, l’on constatera l’apparition de corps de councilman dans le cytoplasme des hépatocytes.

Dans ce cas, il sera remarqué une évolution fatale de la maladie qui entrainerait une insuffisance cardiaque ou une défaillance multi-viscérale associée à un fort accroissement des niveaux de cytokine, c’est-à-dire, d’un choc cytokinique.

Il sied de signaler qu’après cette période, l’incubation muette, très courte, s’observe pendant cinq jours, suivie d’une invasion brutale avec malaise, maux de tête violents, sensation de coup de barre dorsal et poussée fébrile à 39 degrés.

Du diagnostic de la fièvre jaune

Le diagnostic se fait sur l’aspect de la courbe de température et les signes d’examen. Après une période d’incubation de 3 à 6 jours, les symptômes typiques qui apparaissent sont la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des douleurs dans le dos.

La langue rouge, le visage livide et le rougissement des yeux peuvent également être des symptômes de la maladie. Dans certains cas, des organes internes tels que le foie, les reins et le cœur peuvent être touchés. Il peut y avoir une hémorragie du tube digestif.

Le sujet vomit alors du sang noir. N’est-ce pas cela la mort physique ?

Quid du traitement ?

Jusqu’à ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique de la fièvre jaune qui est une maladie virale. Seul un traitement symptomatique est possible contre la fièvre et la déshydratation. Il permet d’améliorer l’évolution de la maladie dans les cas les plus graves, mais il est peu accessible dans les zones défavorisées.

L’extrême fragilité du malade demandera une grande prudence dans l’application d’un tel traitement. Dans ce cas, le malade devra être isolé sous moustiquaire pendant au moins six jours.

Que donc retenir de la prise en charge ?

Il est à noter que, puisqu’il n’existe pas de traitement, voilà pourquoi la vaccination préventive est importante. L’on traite essentiellement les symptômes de la maladie et soutient le patient, en particulier, en le réhydratant.

Des actions plus lourdes sont nécessaires pour les cas les plus graves, comme des transfusions sanguines ou des dialyses. A savoir que la plupart de malades voient leur état s’améliorer au bout de 3 à 4 jours.

Toutefois, dans 15 % des cas, la maladie évolue vers une forme plus grave, parfois compliquée par un ictère dû à une défaillance du foie et/ou une insuffisance rénale causée par une protéinurie. Si la maladie progresse, le sujet délire et tombe dans le coma. L’hypotension et la déshydratation sont également courantes.

La fièvre jaune est donc mortelle dans 50 à 80 % des cas graves. La mort survient 6 à 7 jours après le début de l’incubation. En somme, vacciner, c’est prévenir !

 

(Pamphile Kayombo)

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