Utilisation de la machine à voter: Washington s’oppose, Kinshasa s’en tient

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Les Etats-Unis ont à nouveau critiqué jeudi le recours à des machines électroniques à voter pour l’élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo, qui présente, selon Washington, “un risque énorme et inutile”, indique notre source. A la Ceni par contre, on pense que le soupçons dirigés contre la machine à voter en prenant appui sur les insuffisances bien connues du vote électronique, sont totalement non fondées, le vote dont question étant bel et bien à bulletins papiers et la machine ne servant qu’à l’impression in situ du choix de l’électeur sur le bulletin de vote à glisser dans l’urne sous la même procédure de dépouillement et de compilation que celle suivie en 2006 et en 2011, conformément à la législation congolaise.

En réclamant un vote avec des “bulletins-papier”, l’ambassadeur américain adjoint aux Nations Unies Jonathan Cohen a mis en garde contre un système inopérant, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en RDC. “L’utilisation de machines à voter pour la première fois pour des élections critiques représente un risque énorme et inutile. Que feront les autorités congolaises si ces machines à voter qui n’ont pas été testées ne fonctionnent pas le jour des élections?”, a demandé le diplomate américain. “Avez-vous un plan de secours, si oui, lequel?”, a-t-il insisté.

En février, les Etats-Unis avaient déjà parlé d’un “énorme risque” à utiliser des machines à voter de manière électronique. L’émissaire de l’ONU à Kinshasa, l’Algérienne Leila Zerrougui, intervenant par liaison vidéo, a reconnu des “progrès significatifs” dans le processus électoral. Mais elle a déploré dans le même temps la persistance de “suspicion” et de “méfiance” au sein de la population, citant notamment le problème des machines à voter.

“Plus de 50% de la population est analphabète” et les électeurs “auront des difficultés à utiliser la machine à voter”, a abondé Justine Masika Bihamba, invitée à s’exprimer devant le Conseil au nom d’une plateforme réunissant 35 organisations civiles luttant contre les abus sexuels et une meilleure prise en compte de la société civile dans le pays.

Pour Kinshasa, “la machine devant servir à imprimer le bulletin de vote est appelée à tort machine à voter”. “La machine ne votera pas à la place de l’électeur”, a souligné l’ambassadeur congolais Ignace Gata Mavita. “Elle imprimera les bulletins que l’électeur ira mettre dans l’urne”, a-t-il ajouté. Il sied de souligner que la machine à voter permet l’allègement de la logistique, la réduction du nombre des bulletins invalides et un gain considérable de temps dans le circuit de vote par rapport aux bulletins de taille surdimensionnée utilisés jusqu’alors.

La RDC “ne peut se permettre des élections manquant de crédibilité”, a cependant souligné l’ambassadrice adjointe des Pays-Bas, Lise Gregoire-van Haaren. Il faut “rétablir la confiance” dans le processus électoral, a aussi fait valoir l’ambassadeur français, François Delattre, en demandant à la Commission électorale Ceni “de faire preuve de transparence pour que tous les citoyens aient accès aux machines et puissent se familiariser avec”.

Lise Gregoire-van Haaren a espéré que le report d’une visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à Kinshasa, qui devait avoir lieu en juillet, ne se transformera pas en “annulation”. Selon des diplomates, un projet est en cours pour une visite avant décembre des quinze membres du Conseil de sécurité en République démocratique du Congo. Elle pourrait avoir lieu en octobre, selon plusieurs diplomates.

(JMNK)

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