Utilisation de la machine à voter: Des experts britanniques donnent leur quitus

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Les experts britannique Westminster fondation for democracy ont livré hier les conclusions de leur étude sur la machine à voter. A la CENI, on trouve ce rapport objectif et on ne constate pas les craintes de fraude ou un appel au non usage de cette machine comme on est déjà habitué à l’entendre. Ce rapport présente des points forts et des recommandations (qui sont déjà en grande partie en cours d’exécution à la CENI), surtout du côté sensibilisation et formation des témoins et observateurs des partis politiques et de la société civile. Ce document est donc pour la CENI une contribution technique à exploiter.

C’est dans une salle pleine à craquer de Reine de la paix dans la commune de la Gombe, que les experts de la fondation Westminster pour la démocratie ont présenté leur rapport sur la machine à voter. Un rapport, comme il convient bien de le rappeler, qui n’est pas à confondre avec la certification de la machine à voter. C’était en présence de la classe politique du pays (Majorité présidentielle, Opposition politique et Société civile), de l’ambassade de Grande Bretagne en République démocratique du Congo et des experts de la fondation Westeminster pour la démocratie.

Dans son mot de circonstance, le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, tout en donnant le bien-fondé ou les avantages de la machine à voter, a fustigé le comportement  de certains acteurs politiques qui, à 98 jours de la fin de ce cycle, créent des motifs non fondés pour d’autres négociations en vue d’aboutir à une transition. Il a lancé un appel à la classe politique, l’invitant à avoir pitié du peuple congolais. « Il serait triste que des marches aient été organisées pour réclamer l’organisation des élections et qu’au moment où l’on approche de la tenue des scrutins, l’on cherche d’autres raisons de ne plus participer à ces élections tant réclamées », constate-t-il.

A l’occasion, il  a diffusé quatre messages : la société civile, les églises, les partis politiques et/ou regroupements politiques doivent inviter les électeurs à consulter les listes électorales qui ont été affichées au début de ce mois ; les églises, la société civile et les partis politiques doivent s’approprier la machine à voter, en vue de former et sensibiliser leurs membres en général et leurs témoins en particulier ; la CENI ne voudrait pas être mêlée dans les contradictions entre Majorité et Opposition et appelle tous les acteurs à maitriser et à respecter la charte et le code de bonne conduite et enfin, chaque église, parti politique qui le désire enverra ses membres à la maison des élections, dans les aéroports et ports, au stade et en d’autres lieux publics, on peut inviter la CENI à sa paroisse ou en son siège à travers tout le pays, pour bénéficier d’une démonstration sur l’utilisation de la machine à voter.

Soutien unanime

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et la CIME ont apprécié à sa juste mesure ce rapport des Britanniques. La CENCO qui n’a cessé d’appeler au consensus pour la machine à voter, pense que ce qui a été fait constitue l’amorce de ce processus. Mgr Milenge a réclamé de la CENI les matériels électoraux pour la sensibilisation des fidèles. Pour sa part, la CIME a insisté sur la paix sans lequel il n’y aurait pas de processus électoral apaisé.

Par la suite, il s’en est suivi des questions et réponses  des participants, qui ont voulu savoir quels sont les termes de référence qui ont été exploité par les experts ? Quid de la faisabilité des recommandations et quel est le cadre légal de la machine à voter ? A ces questions et à d’autres, la CENI, à travers son Secrétaire exécutif national  a précisé que le calendrier électoral n’est pas un outil exhaustif qui reprend les activités essentielles. En effet, dans l’arsenal juridique électoral congolais, il n’existe aucune interdiction relativement à l’utilisation de la machine à voter. Or, il est de principe que ce qui n’est pas interdit est permis. Bien plus, toutes les dispositions pratiques en matière électorale ne sont pas uniquement dans la loi. C’est le cas de stylo ou de l’encre indélébile dans le bureau de vote, etc.  « La CENI possède le pouvoir d’édicter les mesures d’application d’une recommandation ou d’une loi. Dans le cas d’espèce, les mesures d’application de l’Accord et de la loi électorale existent et sont connues par toutes les parties prenantes au processus électoral. Ces dernières mesures d’application ont force de loi et sont publiées au Journal Officiel », dit-il.

A l’issue de cette séance, l’on a noté qu’en dépit des explications fournies par la CENI, les positions de l’opposition n’ont évolué de rien. D’ailleurs, ayant posé beaucoup de questions une bonne partie des membres de l’opposition est sortie de la salle, avant même les réponses de la CENI. Signe que la question de la machine à voter va continuer à diviser les Congolais et nombreux sont ceux-là qui risqueront d’être distrait et de ne pas se préparer à fond pour non seulement participer aux élections du 23 décembre 2018, mais aussi de les gagner.

JMNK

 

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