Usage excessif ou riposte régalienne des FARDC ? Violences à Kamanyola : l’UE et la Monusco condamnent

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Suite aux affrontements mortels qui ont eu lieu vendredi dernier à Kamanyola (province du Sud-Kivu) dans lesquels 38 réfugiés (24 hommes, 13 femmes et un enfant) et un militaire congolais ont été tués et plus d’une centaine de personnes blessées, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et l’Union Européenne dénoncent l’usage excessif de la force. La Rdc qui vit une douloureuse histoire avec la présence des rebelles rwandais des FDLR, connait mieux que quiconque  le danger d’un accueil des réfugiés.   Voilà pourquoi le pays de Joseph  Kabila doit ouvrir l’œil et le bon pour que ces citoyens étrangers n’aggravent l’insécurité et à travers eux, provoquer la déstabilisation du pays.

« La MONUSCO a immédiatement apporté les premiers secours et a distribué de la nourriture et de l’eau. Elle a également assuré la protection des quelques 1 500 réfugiés rassemblés à l’extérieur de la base MONUSCO. Au lendemain des affrontements, la MONUSCO et le Haut-Commissariat des Nations pour les réfugiés (HCR) ont déployé des équipes sur le terrain pour aider et évacuer les blessés, le HCR fournissant également des conseils psychosociaux », explique la Monusco, qui dit avoir évacué par hélicoptère et par la route 32 réfugiés burundais grièvement blessés de Kamanyola vers les hôpitaux de Goma et Bukavu.

« Nous continuerons à protéger les personnes qui en ont besoin et à encourager le dialogue afin de faciliter une résolution pacifique et digne de la situation », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Maman Sidikou.

Soulignons que la MONUSCO a également soutenu les premiers efforts de médiation, lesquels ont été renforcés par la visite, hier à Kamanyola, du Représentant spécial adjoint du Secrétaire général. David Gressly, accompagné de représentants du HCR, s’est entretenu avec les autorités locales ainsi qu’avec les réfugiés burundais afin de résoudre la question de l’enregistrement complet et de la réinstallation ultérieure des réfugiés loin de la frontière burundaise et ceci conformément aux lois et politiques internationales et nationales.

La MONUSCO mène également des enquêtes, y compris une enquête sur les droits de l’homme, pour établir les circonstances exactes de ces actes violents. La MONUSCO condamne l’usage excessif de la force qui a résulté en un nombre élevé de victimes civiles, y compris des femmes et des enfants. La MONUSCO réaffirme que les forces de sécurité devraient disposer des moyens et de la formation nécessaires pour utiliser des techniques non létales de maintien de l’ordre public.

Pour leur part, la Délégation et les Ambassades des Etats Membres de l’Union européenne s’associent aux Nations-Unies dans la condamnation des violences qui ont eu lieu le 15 septembre 2017 à Kamanyola et qui ont provoqué la mort de dizaines de demandeurs d’asile et réfugiés burundais et d’au moins un militaire congolais, ainsi que plus d’une centaine de blessés. Les forces de sécurité congolaises ne peuvent avoir recours à la force de façon disproportionnée, elles doivent respecter les standards internationaux. La Délégation et les Ambassades des Etats Membres de l’UE présentent leurs condoléances aux familles de victimes, ayant quittés leurs foyers à cause de la crise qui sévit dans leur pays. Une enquête doit être menée et les responsables poursuivis.

Comme nous avons eu à le dire, l’histoire renseigne que la déstabilisation de la Rdc a été le fruit des réfugiés étrangers qui ont profité de l’hospitalité légendaire des Congolais pour leur porter le coup fatal. Cette question ne doit pas être traitée à la légère, surtout lorsqu’on sait que tous ces réfugiés qui pullulent l’Est de la Rd Congo, que ça soient les ADF/NALU ou les FDLR, ils n’ont jamais causé un moindre dégât dans leur pays d’origine. Par conséquent, seule la Rdc est obligée de porter le poids d’une insécurité qui est fomentée par les pays voisins. Que dire lorsque les réfugiés sont excessivement armés ? Quel comportement une armée républicaine doit-elle afficher ? Sinon, lorsque les réfugiés sont armés et qu’ils se mettent à attaquer, une armée normale ne peut que riposter. En plus, qui a armé les réfugiés ? Les conventions internationales leur permettent-elles de se déplacer avec les armes ? La Rdc ne voudrait plus vivre ce qu’elle vit actuellement avec les FDLR, et la communauté internationale devra aider les réfugiés à retourner chez eux, ou à aller dans un autre pays de la région.

(JMNK)

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